RANDO ECRINS - Randonnées dans le Parc national des Ecrins RANDO ECRINS - Donnez votre avis

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YELLOWSTONE (PARC NATIONAL)

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Le plus ancien parc national au monde !

Le parc national de Yellowstone a été créé en 1872 aux Etats-Unis d'Amérique. Il protège un site exceptionnel situé au pied des montagnes rocheuses, dans les états du Wyoming, du Montana et de l'Idaho.

Bisons, grizzlis et volcans

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Bisons pâturant - par Daniel Mayer

Situé dans une zone volcanique, le parc abrite de nombreux geysers et des sources chaudes à l'activité spectaculaire, pour le plus grand plaisir des visiteurs ! Il préserve également des forêts très étendues où vivent beaucoup de grands mammifères représentatifs de la faune d'Amérique du Nord.

Les plus marquants sont le bison d'Amérique qui compte aujourd'hui entre 2 000 et 3 000 individus dans le Parc contre quelques dizaines en 1872, et le grizzli.

Un pionnier dans l'Ouest américain

La création du Parc national de Yellowstone a marqué une étape très importante dans la protection de la nature. A l'époque, c'était très nouveau de préserver des espaces naturels pour protéger la nature et permettre aux futures générations de les découvrir.

Les aires protégées dans le monde

Aujourd'hui, plus de 100 000 sites sont protégés dans le monde, ils couvrent une surface plus grande que l'Inde et la Chine réunies. Mais beaucoup d'efforts restent à faire pour protéger la biodiversité !

Et en France ?

En France, il y a actuellement 10 parcs nationaux :
- Les parcs nationaux de la Vanoise, des Ecrins et du Mercantour dans les Alpes,
- Le parc national des Pyrénées à la frontière avec l'Espagne,
- Le parc national des Cévennes,
- Les parcs nationaux de Port-Cros et des Calanques en Méditerranée,
- Les parcs nationaux de la Guadeloupe, de la Réunion et de la Guyane dans les départements d'outre-mer.

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Nom : Yellowstone National Park
Pays : Etats-Unis d'Amérique
Date de création : 1er mars 1872
Superficie : 8983 km² (898 300 hectares) : c'est un peu plus que la superficie de la Corse.
Géologie : le plateau de Yellowstone est le théâtre d'un volcanisme actif depuis plusieurs millions d'années. Cela explique la présence de très nombreux geysers et sources chaudes. Le plus célèbre est le « Old faithful geyser » (le « vieux geyser fidèle »), qui entre en activité toutes les heures !
Flore : Le territoire du Parc de Yellowstone est constitué principalement de forêts, surtout des forêts de pins. Le plus abondant est le pin tordu (Pinus contorta). Mais on y trouve également des prairies, des zones humides et des lacs.
Faune : Le parc abrite de nombreuses espèces d'animaux, parmi lesquelles l'ours noir, le grizzli, le loup gris, le bison d'Amérique, le puma, le wapiti, l'élan...

 

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Site officiel du Parc de national de Yellowstone

Site officiel de Parcs nationaux de France

Présentation du Parc national des Écrins

2010-plaquette-generale-fraTélécharger : icon Document général de présentation du Parc national des Écrins - Français (2.66 MB) 

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LA VALLÉE

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Pour l'habitant de la plaine ou de la ville, la vallée, c'est déjà la montagne : c'est plus haut que là où il habite. Le montagnard, lui, « descend dans la vallée » pour aller au village, faire des courses, rencontrer des amis... Mais au fait, une vallée, c'est quoi exactement ?

Deux montagnes et une rivière qui coule au milieu

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Une vallée, c'est deux montagnes et une rivière qui coule au milieu, dans le fond de vallée. Les montagnes de chaque côté de la rivière forment des « versants », qui peuvent monter très haut en altitude. Par exemple, le village de la Chapelle en Valgaudemar est niché à 1100 mètres d'altitude, au pied du versant qui monte à l'Olan. Ce sommet culmine à 3564 mètres d'altitude, 2500 mètres plus haut que le village !

Comment se forme une vallée ?

On distingue deux sortes de vallées en montagne, selon la façon dont elles se sont formées. Les vallées glaciaires, creusées par des glaciers, ont la forme d'un « U » ou d'une auge. Les vallées fluviales sont creusées par le torrent ou la rivière. Elles peuvent être en forme de « V », ou bien former des gorges étroites ou des canyons si l'érosion par l'eau est forte.
Il existe aussi un troisième type de vallée : les vallées tectoniques, formées par des mouvements de la croûte terrestre.

Comment l'homme occupe-t-il la vallée ?

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En montagne il y a des contraintes : la pente peut être forte, le fond de vallée peut être inondé, des avalanches descendent en hiver et le soleil n'éclaire pas certains endroits... Pour construire ses villages et cultiver ses champs, l'homme a dû apprendre à composer avec son milieu et à se protéger des risques naturels.
Le village est souvent situé sur l'adret ensoleillé. Il est construit à l'écart des couloirs d'avalanches et du lit du torrent. Une forêt ou des rochers situés plus haut peuvent le protéger le cas échéant.
Les terrains les moins pentus sont utilisés pour les cultures et les prairies de fauche. La forêt est cantonnée dans les terrains plus pentus ou très rocheux, qui ne sont pas cultivables.

7 vallées pour le massif des Écrins

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Depuis les plus hauts sommets des Écrins, sept vallées principales descendent en formant une étoile : la Vallouise, le Briançonnais, l'Oisans, le Valbonnais, le Valgaudemar, le Champsaur, et l'Embrunais. Toutes ont été creusées par les grands glaciers qui occupaient le massif il y a des milliers d'années.

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Liens :

pour voir avec tes parents ou ton enseignant (plus difficile) :

Les 7 grandes vallées du massif
Le Briançonnais, aux portes de la haute montagne
Le Champsaur, jardin alpin du pays bocager
L'Embrunais, la montagne éclaboussée d'eau et de soleil
L'Oisans vertical, vallée des pionniers
Le Valbonnais, paisible et escarpé
Le Valgaudemar, un Himalaya au sud des Alpes
La Vallouise et ses vallées cachées

Livres :

Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi », Parc national des Ecrins
« Copain des Alpes », éditions Milan jeunesse

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de VALLÉES.

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LE TÉTRAS LYRE

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Une drôle de nuit

Par une fraîche nuit de mai, une maison du Parc national des Ecrins s'éclaire vers 3 heures du matin. D'ou vient cette animation, ces gens qui vont et viennent, repartent sac au dos et lampe au front ? Ce sont les agents du Parc national des Ecrins, accompagnés de gardes-chasse, de gardes-forestiers, d'accompagnateurs en montagne, de chasseurs... qui partent en comptage. Le but ? Mieux connaître les populations de tétras lyre du Parc des Ecrins en particulier et des Alpes en général..

Un, deux, trois...

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Illustration par Pierre-Emmanuel DEQUEST

Après une à deux heures de marche, les "compteurs" arrivent à proximité de la place de chant. Des roucoulements, des chuintements se font entendre... Les petits coqs sont au rendez-vous ! Un mâle, puis deux, puis trois, la queue déployée en forme de lyre, arpentent la neige sur un replat bien dégagé, dessinant des ronds, sautant, se lançant les uns contre les autres... Il s'agit d'impressionner les autres mâles mais aussi et surtout de séduire les femelles ! Celles-ci, beaucoup plus discrètes, s'approchent prudemment, restant à couvert sous les vernes.
Les agents notent le nombre de mâles et de femelles observés ou entendus lors de leur parcours et redescendent ensuite dans la vallée où les résultats sont compilés avec ceux des autres équipes.

Une espèce fragile

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Pourquoi compter les tétras lyre ? Le petit coq des Alpes est aujourd'hui en voie de régression.

Les comptages permettent de mieux connaître l'espèce et de surveiller l'évolution de ses effectifs. De cette manière, on peut voir s'il est possible de relier sa diminution actuelle à des causes particulières.

Ainsi, on peut agir sur les causes de diminution du tétras-lyre et l'aider à se maintenir.

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Nom latin : Tetrao tetrix 
Ordre : Galliformes 
Nom commun : tétras lyre, petit tétras, petit coq de bruyère, petit coq des Alpes... 
Répartition : Depuis les Alpes françaises et l'Europe du Nord jusqu'à la Mandchourie et la Corée du Nord 
Différences mâle - femelle : mâle et femelle sont bien différents. Le plumage du coq est noir luisant avec des reflets bleutés. Il est relevé par une tâche blanche sur l'aile et deux gros « sourcils » rouge vif, les caroncules, bien visibles au printemps. Les plumes de la queue se déploient en formant une « lyre ». La femelle est brun-gris, finement rayée de roux et de noir, et se confond parfaitement avec la végétation et le sol. Cela lui permet de passer inaperçue et la protège en partie contre les prédateurs : ce camouflage naturel est appelé « homochromie », ou encore « mimétisme ».
Longueur : 41 à 55 cm (du bout du bec au bout de la queue)
Envergure : 65 à 80 cm (d'un bout de l'aile à l'autre)
Poids moyen des mâles : 1.3 kg 
Poids moyen des femelles : 950 g
Mode d'alimentation : le régime alimentaire du tétras varie en fonction des saisons : petits insectes, fleurs, feuilles, petits fruits et baies en été et automne, bourgeons et aiguilles de conifères en hiver. 
Reproduction : après les parades nuptiales qui ont lieu d'avril à juin, la femelle pond 5 à 10 œufs dans un nid à même le sol. Quelques heures après l'éclosion, début juillet, les poussins nouveau-nés quittent le nid : on dit qu'ils sont « nidifuges ». Ils resteront avec leur mère jusqu'à l'automne. 
Espérance de vie : 10 ans

 

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Liens :

pour voir avec tes parents ou ton enseignant (plus difficile) :

Lire l'article « Compter sur le flair ! » : comptage des nichées des perdrix bartavelle
C'est à l'aide de chiens d'arrêt que l'on estime le succès de la reproduction de la perdrix bartavelle. Une opération de ce type a eu le 18 août sur un site de la commune de Réallon.

 

2010-11-cahier-galliformes1Télécharger  : icon Le cahier Galliformes de montagne - 2006 (4.29 MB)

Un cahier thématique consacré à ces oiseaux emblématiques a été réalisé en 2006. Il s'inscrit dans la collection "Territoire Ecrins", initiée avec un premier numéro sur les glaciers et conçue pour partager des connaissances et l'expérience des personnels en charge de la conservation des patrimoines avec les acteurs, habitants et utilisateurs de cet espace naturel protégé.

 

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Télécharger : Fiche technique icon Pastoralisme - tétras-lyre et pastoralisme (1.12 MB)

 

 

 

 

Livres :

BT 1057 : « Le tétras-lyre »
« 80 animaux des montagnes » - collections les minis guides nature des Parcs nationaux de France - Editions Libris (Glénat)
Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi »
Cahier thématique « galliformes », collection « Territoires Ecrins », Parc national des Ecrins.

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de TÉTRAS-LYRE.

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LE LIÈVRE VARIABLE

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Un animal mystérieux et insaisissable

Bien peu de personnes ont eu la chance de voir un lièvre variable.

En France il ne fréquente que les Alpes, dès 1200 m d'altitude, mais le plus souvent au dessus de 2000 m.

Il vit la nuit.

Il est assez peu abondant.

Enfin il se confond dans le milieu car il est tout blanc l'hiver et gris brun l'été.

Difficile dans ces conditions de pouvoir l'observer !

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Variable car il change de couleur

A l'automne, le lièvre variable change de poil et devient tout blanc. Ainsi, il se fond complètement dans les paysages enneigés de nos montagnes, échappant à la vue pourtant exercée de ses prédateurs. Grâce à cette couleur il économise aussi de l'énergie car le blanc ne rayonne pas la chaleur. En été, gris au milieu des blocs de rocher, il passe tout aussi inaperçu.

Le lièvre variable, c'est un concentré d'adaptations à la montagne

Le lièvre variable est beaucoup plus rond que le lièvre d'Europe, son cousin des plaines. Cela lui évite de perdre trop de chaleur, car cette forme diminue la surface en contact avec l'air ambiant. Il a aussi des oreilles plus courtes, ce qui réduit encore les pertes d'énergie.

Ses pattes arrières très poilues sont aussi très larges et font office de raquettes lorsqu'il y a de la neige poudreuse.

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Ses incisives sont plus fortes que celles du lièvre d'Europe. Il peut s'attaquer à des écorces et des rameaux plus durs. Son système digestif lui permet de digérer le bois. Il est capable de manger a peu près n'importe quel végétal, parcourt de très grandes distances et fréquente tous les milieux de la montagne à la recherche de nourriture.

Les jeunes lièvres grossissent très vite pour pouvoir affronter l'hiver : de 100 g à la naissance ils atteignent près d'un kilo à 1 mois.

Impossible à voir, mais facile à détecter

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Bien qu'il soit difficile à observer, on sait facilement s'il est présent. Ses traces en hiver dans la neige sont caractéristiques, même de loin, et comme il se déplace beaucoup, on en croise souvent en montagne.

Il fait aussi de très nombreuses crottes (près de 400 par nuit) qu'il sème sur son passage : lisses et rondes, comme formées de sciure, on les identifie aisément.

Une tache orange dans la neige ? c'est sans doute l'urine du lièvre variable.

Une coupure nette en biseau sur les rameaux lui sert aussi de signature.

Le lièvre variable dans les Ecrins et ailleurs

Dans le cœur du Parc national des Ecrins le lièvre variable est présent mais assez rare. Il est beaucoup plus abondant en Scandinavie et en Ecosse.

Dans les Alpes, le lièvre variable est toujours chassé.

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Nom latin : Lepus timidus
Ordre : Lagomorphes
Nom commun : blanchon ou blanchot
Répartition : Alpes, Ecosse, Irlande, Scandinavie, Japon
L'espèce est apparue lors des glaciations du quaternaire, à proximité des glaciers, dans des conditions rudes d'un climat de haute montagne. Lorsque les glaciers se sont retirés avec le réchauffement de la planète, les lièvres variables les ont suivi, vers le nord et vers les sommets, donc dans les Alpes et en Scandinavie. Dans le même temps, le niveau des océans est monté, et des populations de lièvres se sont retrouvées prisonnières dans des îles comme au Japon ou en Ecosse.
Différences mâle - femelle : Impossible de distinguer le mâle de la femelle, même si en général la femelle est plus grosse.

Couleur : blanc en hiver avec le bout des oreilles noir, gris à gris brun en été avec le ventre blanc. En été, il n'a pas de noir sur la queue comme le lièvre d'Europe.

Longueur tête + corps : de 50 à 65 cm dans les Alpes.
Poids : dans les Alpes, en moyenne, 2.7 kg pour les femelles et 2.4 kg pour les mâles.
Mode d'alimentation : le lièvre variable est herbivore, c'est à dire qu'il mange des végétaux : des légumineuses et des graminées en été, des herbes sèches sur les zones déneigées en hiver, mais aussi des bourgeons, des écorces, des rameaux ligneux (avec une préférence pour les saules et les rosiers) et parfois en période de disette des aiguilles de résineux.
Reproduction : La période de reproduction a lieu de mars à octobre. Les femelles font 2, voire 3 portées par an de 3 à 5 jeunes qui naissent couverts de poils et quittent aussitôt la zone de mise bas. On dit qu'ils sont nidifuges.
Espérance de vie : 8 ans environ
Prédateurs : l'aigle royal, le renard ou l'hermine

 

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Livres :

livre-lievre« Le lièvre »
Collection faune sauvage
Editions HESSE

 

 

« 80 animaux des montagnes » - collections les minis guides nature des Parcs nationaux de France - Editions Libris (Glénat)

Télécharger le cahier pédagogique « icon La montagne cest quoi ? (1.51 MB) »

 

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LE SENTIER

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« Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue. »
(Poésies (1870 - 1871), Sensation) Arthur Rimbaud

Le savais-tu ?

Plus de 600 kilomètres de sentiers sillonnent le massif des Écrins. Plus de 700 000 personnes les empruntent chaque année : visiteurs, mais aussi bergers, gardiens de refuges... Certains sentiers sont parcourus depuis si longtemps que leur origine se perd dans notre mémoire.

Il était une fois...

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À l'origine il n'y avait pas de sentiers. Ce sont les hommes qui les ont créés pour se déplacer entre la maison et les champs, la forêt, entre les villages, d'une vallée à une autre... Les sentiers ne servaient pas à se promener. Les montagnards les empruntaient pour aller couper du bois, faucher l'herbe, conduire les animaux en alpage... Mais aussi faire du commerce entre vallées. Les sentiers étaient importants pour l'économie montagnarde. Ils permettaient aussi aux habitants de maintenir un lien entre des villages isolés.

Des voies romaines à travers les Alpes

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Les Romains ont construit des voies, véritables « routes » en partie pavées, pour desservir tout leur empire. Certaines passaient dans les Alpes, reliant la Gaule à Rome : la via Domitia conduisait d'Arles à Milan par Sisteron, Gap, Briançon et Montgenèvre. Une autre voie reliait le Champsaur par le col de Manse, en direction de Grenoble. Ainsi, les déplacements étaient plutôt facilités autour du massif des Écrins !

Passerelles, murets et pavages

En montagne, pas de ligne droite ! Le sentier doit passer à flanc de versant, enjamber des torrents, traverser une forêt dense, franchir un seuil ou une gorge... La montée peut être rude, la descente aussi ! Le sentier en lacets permet de s'élever ou de descendre régulièrement. Des murets peuvent le soutenir dans les pentes raides. Une passerelle aidera à franchir un torrent, un pavage renforcera le sentier... C'est au prix de cet entretien constant que les sentiers continuent à guider nos pas en montagne !

... Et dans le Parc national des Ecrins ?

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Plusieurs sentiers de grande randonnée parcourent le massif des Ecrins.

Parmi eux, le célèbre « GR 54 » fait le tour de l'Oisans et des Ecrins, en une douzaine de jours. Cet itinéraire permet d'admirer des panoramas remarquables sur les sommets des Ecrins.

 

Quelques citations sur les sentiers (pour rêver ou réfléchir) :

« Les sentiers durent plus longtemps que les empires car ils répondent à des besoins plus sérieux » - Samivel
« Les sentiers battus n'offrent guère de richesses. Les autres en sont pleins. » - Jean Giono (La chasse au bonheur)
« Délaisse les grandes routes, prends les sentiers » - Pythagore
« Si haute soit la montagne, on y trouve un sentier » - Anonyme

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Liens :

Lire l'article, Deux sentiers revus et corrigés

Dans le Valgaudemar, la variante du GR54 entre le Col de Colombes et le Pas de l'Olan a nécessité la réparation d'une portion de sentier. Dans le Valbonnais, c'est l'itinéraire entre Valsenestre et le Lac Labarre qui est remodelé.
Juillet 2010

Lire l'article, Mobilisation sur le sentier du vieux-Chaillol

Une quarantaine de volontaires se sont retrouvés pour un gros travail d'entretien sur ce sentier emblématique. En deux jours, l'itinéraire qui conduit au col de la Pisse a retrouvé une assise conforme à sa fréquentation et à sa renommée.
Juin 2010

Lire l'article, Travaux de soutènement sur le sentier des Crevasses
Un important travail de confortement et de sécurisation du sentier a été réalisé cet automne sur cet itinéraire qui, au départ du Col du Lautaret, permet de rallier le refuge de l'Alpe de VIllar d'Arène et le col d'Arsine.
Octobre 2009

Lire l'article, Fournel : l'aménagement d'un passage délicat
Sur l'itinéraire de la grande cabane dans le vallon du Fournel, l'une des variantes du GR54, le passage dit de "Malafosse" a été aménagé. De quoi rassurer les randonneurs... et les ânes qui ravitaillent l'alpage.
Juillet 2009

Livres :

2010-11-cahiersentierCahier thématique « sentiers », collection « Territoires Ecrins », éditions Parc national des Ecrins : icon Le cahier sentiers - 2009 (3.25 MB)

En 32 pages, ce "cahier" fait le point sur le travail accompli dans les Écrins, s'intéressant aux origines des sentiers, à la philosophie du sentier (usages, fréquentation, responsabilité...), aux techniques de gestion et aux très concrets savoir-faire mis en jeu chaque année.
Cahier thématique donc, mais aussi cahier technique qui aborde le patrimoine sentier et ses enjeux aujourd'hui dans un territoire rural en profonde mutation. C'est pourquoi, le document fait largement appel aux témoignages des principaux acteurs/utilisateurs du sentier.

Fiche technique : icon Sentiers (13.46 MB)

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de SENTIERS.

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LA REINE DES ALPES

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La reine des prairies de fauche

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La Reine des Alpes est une des fleurs alpines les plus connues, du fait de sa beauté et sa proximité avec l'homme. Elle étale ses inflorescences bleu-violet dans les prairies de fauche d'altitude. Ses feuilles en forme de cœur sont bordées de dents légèrement épineuses mais non piquantes : rien à voir avec un chardon !

La reine des Alpes aime la lumière et les sols profonds et humides. Elle fréquente à l'origine les couloirs d'avalanche, où les arbres ne peuvent pas s'installer.

En raison de sa beauté et de sa rareté, elle a été le premier emblème du Parc national des Ecrins. Celui-ci abrite les plus importantes populations de cette plante dans le vallon du Fournel.

Sa majesté est très sensible !

Victime autrefois de la cueillette, la reine des Alpes a fort à faire aujourd'hui avec les modifications de son milieu. En effet, la fauche tardive pratiquée autrefois dans les prairies subalpines lui convenait parfaitement. Mais avec l'exode rural, certaines prairies ont peu à peu été remplacées par la forêt. Or le chardon bleu n'aime pas l'ombre ! De plus, les prairies restantes sont souvent fauchées plus tôt ou pâturées au printemps.

Ce changement de pratiques est défavorable à la plante dont les graines n'ont plus le temps de mûrir... Aujourd'hui la reine des Alpes a besoin de notre bienveillance pour continuer à illuminer les prairies de son bleu profond. C'est pourquoi elle est protégée dans tous les pays où elle pousse.

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Sous les feux des projecteurs

Pour protéger, il faut connaître ! De nombreuses études sont menées sur la reine des Alpes dans le vallon du Fournel et dans d'autres localités alpines. Des scientifiques étudient la biologie de cette espèce. Ils cherchent à comprendre son fonctionnement dans son environnement.

Ces études ont permis de découvrir des aspects inconnus de la vie de la reine des Alpes : par exemple, on sait aujourd'hui qu'elle peut vivre une centaine d'années ! Ces découvertes permettent de mieux agir pour sa préservation.

Prendre soin de la reine des Alpes...

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Les chercheurs, le Parc national des Ecrins, l'Office national des Forêts et les éleveurs discutent et mettent en place ensemble des mesures pour protéger la reine des Alpes : report de pâturage, fauche tardive...

Dans le vallon du Fournel, ces mesures ont permis d'augmenter fortement le nombre de pieds de reine des Alpes en quelques années, au grand bonheur des abeilles, très attirées par ces fleurs pleines de nectar.

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Nom latin : Eryngium alpinum 
Famille : Apiacées 
Nom commun : Reine des Alpes, panicaut des Alpes... autre nom : chardon bleu des Alpes, et pourtant ce n'est pas un chardon, même si elle y ressemble ! 
Répartition : la reine des Alpes, comme son nom l'indique, est présente uniquement dans l'arc alpin. Son aire de répartition est très fragmentée, c'est à dire qu'elle est présente dans des lieux éloignés les uns des autres. 
Hauteur : environ 1 m.
Floraison : juillet-août. Les toutes petites fleurs blanches, serrées les unes contre les autres, forment une « tête » allongée, elle-même blottie dans une corbeille de feuilles épineuses d'un bleu profond. 
Graines : les graines sont mures et prêtes à être dispersées au mois d'août. 
Espérance de vie : la plante peut vivre une centaine d'années, c'est énorme pour une plante herbacée ! C'est la racine, bien à l'abri sous la neige, qui garde les réserves emmagasinées pendant l'été et prépare les bourgeons pour l'année à venir. Par contre, la graine est fragile et ne survit pas plus de trois ans, c'est très peu pour une graine !
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Liens :

pour voir avec tes parents ou ton enseignant (plus difficile) :

2010-11-ft-pasto-reinealpesTélécharger la fiche technique « Reine des Alpes et pratiques agricoles » : icon Pastoralisme - reine des alpes et pratiques pastorales (1.1 MB)

L'évolution de l'agriculture (taille des exploitations, mécanisation, diminution de la main d'œuvre) ces dernières décennies a entraîné une déprise agricole et une modification des pratiques qui ne favorisent pas la Reine des Alpes. On assiste à un abandon de la fauche des prairies d'altitude au profit du pâturage... Quelles pratiques définir pour maintenir cette espèce rare et protégée ?

Lire le dossier, Botanique : de l'inventaire au suivi
Lors de leurs relevés de terrain, les agents du Parc national des Écrins utilisent un ordinateur de poche pour cartographier la flore patrimoniale. Il s'agit désormais de montrer "comment évolue la répartition géographique d'une espèce" et non plus seulement où elle se trouve. La Reine des Alpes est l'une des espèces suivie.
Juin 2010

Lire l'article : Les bonnes fées de la flore
Mardi 13 juillet 2010 dans le Fournel, la naissance du réseau pour la Conservation de la flore Alpes-Ain a été officialisée... sous le regard des Reines des Alpes qui commencent à fleurir. Tout un symbole.
- avec un encadré sur les travaux de recherche sur cette espèce dans le Fournel et ailleurs.

 

Livres :

« A la découverte des fleurs des Alpes », Parc national des Ecrins, collection « Les guides de terrain des parcs nationaux de France », éditions Libris
« 80 fleurs des Alpes », collection Les miniguides nature des parcs nationaux de France, éditions Libris
Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi », Parc national des Ecrins
« Copain des Alpes », éditions Milan jeunesse

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de REINE DES ALPES.

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LE PIN SYLVESTRE

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Rose... comme un saumon !

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Le pin sylvestre est un conifère. Il se distingue de tous ses cousins, les pins, sapins, épicéas et autres mélèzes, par ses longues aiguilles regroupées par deux, vrillées, mais surtout par son écorce rose-orangée, couleur saumon dans la partie supérieure de l'arbre.

Un pionnier en montagne...

Le pin sylvestre est une espèce rustique : il ne craint ni le gel, ni la sécheresse, et il peut pousser sur des sols très pauvres. Par contre, il craint la concurrence d'autres arbres, notamment les sapins et les épicéas. C'est pourquoi on le trouve surtout dans des milieux que les autres espèces ne supportent pas bien : sols sablonneux, terrains rocheux pauvres...

... qui devient bonsaï en altitude

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Le pin sylvestre possède un tronc qui peut être bien droit et atteindre 40 mètres dans de bonnes conditions.

Mais lorsqu'il pousse haut en altitude, il doit s'adapter au froid qui y règne une bonne partie de l'année ainsi qu'au vent et à la sécheresse prononcée. Il prend alors une allure plus petite, parfois tourmentée, qui le fait ressembler à un bonsaï.

Le gîte et le couvert pour une espèce rare : le papillon Isabelle

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C'est dans les branches de l'arbre, juste au niveau des aiguilles, qu'au mois de mai, chaque année, le magnifique et très discret papillon Isabelle vient pondre ses œufs. En effet, sa chenille se nourrit exclusivement d'aiguilles de pin sylvestre.

Ce papillon est très difficile à apercevoir : d'une part, il est nocturne, d'autre part, l'adulte ne vit que quelques jours, le temps de se reproduire et de pondre ses œufs pour entamer un nouveau cycle.

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Nom latin : Pinus sylvestris 
Famille : Pinacées 
Nom commun : pin sylvestre 
Répartition : l'aire de répartition du pin sylvestre s'étend depuis les montagnes et plaines d'Europe de l'Est et du Nord jusqu'en Sibérie et Scandinavie à l'Est, jusqu'à l'Europe de l'ouest (Espagne).
Hauteur : jusqu'à 40 m 
Floraison : mai-juin 
Fruits : le cône ou pomme de pin n'est pas vraiment un fruit, c'est un organe qui protège la graine. 
Graines : les graines, munies d'une aile, sont dispersées par le vent 
Espérance de vie : environ 500 ans
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Livres :

« Arbres et arbustes de montagne », Parc national des Ecrins, éditions Glénat
Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi », Parc national des Ecrins
« Copain des Alpes », éditions Milan jeunesse
« 80 arbres et arbustes de montagne », collection Les miniguides nature des parcs nationaux de France, éditions Libris

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de PIN SYLVESTRE.

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LA NEIGE

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La neige, premier cadeau attendu des fêtes de Noël, promesse de jeux et de glissades, de plaisirs et de rire, symbole de l'hiver, sur laquelle on peut lire la vie invisible des animaux. Mais qu'est-ce qui fait tomber la neige ?

Un flocon...non, un cristal de neige

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Lorsque l'eau s'évapore du sol, elle devient vapeur d'eau. Plus la vapeur monte, plus elle se refroidit et devient... gouttelettes d'eau. Peu à peu, un nuage se constitue.

Si ces gouttelettes rencontrent de microscopiques poussières, elles sont irrésistiblement attirées et se colmatent à elles comme autour d'un noyau pour former un « germe de glace ». Il fait alors quand même bien froid, en dessous de moins 3° C !

À chaque condition atmosphérique, sa géométrie

Un germe de glace est de forme hexagonale (6 côtés). Il grossit en attirant d'autres gouttelettes et en les soudant sur ses 6 angles ou ses 6 cotés ou ses 2 faces, construisant peu à peu un cristal en forme d'étoile, de plaquette ou de colonne... et même de grésil ou de grêle suivant la température, l'humidité et la turbulence dans le nuage. Il existe plusieurs centaines de formes différentes !

Et c'est la chute !

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À force de grossir, les cristaux de neige deviennent lourds et, comme la pomme, tombent. Mais le danger est présent : si la température pendant leur chute est supérieure à 3°C, ils fondent, pas de belle neige seulement des gouttes de pluie !

S'il fait assez froid et sec (-5°C) et que le vent ne les malmène pas, ils s'assemblent en flocons légers et recouvrent le sol d'un duvet blanc : c'est la peuf ! (poudreuse pour les adultes).

Couche après couche

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Une fois au sol, la neige se transforme, se tasse : la cohésion entre les cristaux est plus ou moins forte.

Chute après chute, l'empilement des couches successives constitue le manteau neigeux.

Les scientifiques creusent dans ce manteau pour détecter la présence d'une couche fragile : si cette couche se brise, toute la masse de neige qui repose sur elle se met à glisser en avalanche.

Pourquoi la neige protège du froid ?

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Quand les flocons atteignent le sol, ils emprisonnent de l'air entre eux.

Le manteau neigeux est constitué de 50 à 90% d'air : rien de tel pour s'isoler du froid.

Sous le manteau, la végétation est à l'abri du gel, du vent et de la sécheresse ; dans le manteau, certains animaux se creusent des abris, comme les igloos des esquimaux.

Manteau mais aussi réserve

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Au printemps, en fondant, la neige redevient lentement eau, imbibant les sols, alimentant les cours d'eau, torrents, cascades, reconstituant les réserves d'eau douce nécessaires à la vie végétale, animale et humaine.

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Liens :

pour toi :
2010-chut-tracesdouces Télécharger le document « Chuut, cest l'hiver » : icon Dépliant Chuut - traces douces (2.81 MB)

Depuis plusieurs années, avec ses partenaires du milieu montagnard, le Parc national des Écrins s'efforce de construire une sensibilisation au respect de l'hiver et de ses patrimoines. Il soutient aussi des propositions alternatives pour d'autres découvertes du milieu naturel enneigé.
Une invitation à faire "traces douces"... et spatules de velours !


2010-11-cristoLa créativité des cristaux de neige, diaporama sur le site L'internaute

 


pour voir avec tes parents ou ton enseignant (plus difficile) :
Connaître la neige : les bases sur le site de l'ANENA (Association nationale pour l'étude de la neige et des avalanches)

Livres :

BT : « La neige »
BT : « Les avalanches »
Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi », Parc national des Ecrins
« Copain des Alpes », éditions Milan jeunesse
Robert Bolognesi, La neige : connaître et observer la neige pour mieux prévoir les avalanches, Nathan nature, 2002

CDRom-DVD :

CD rom et DVD « neige et avalanches » de l'ANENA

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de NEIGE.

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LE MÉLÈZE

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Le mélèze est très présent dans les Alpes du Sud. Dans les Ecrins, on le trouve surtout dans le Briançonnais, la Vallouise, l'Embrunais et le Champsaur.

Un conifère...

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Comme tous ses cousins les sapins, épicéas et autres pins, le mélèze porte des pommes de pin, appelées « cônes », et ses feuilles sont des aiguilles.

Il produit une résine ambrée, abondante, qui lui permet de lutter contre le froid et contre les attaques de certains parasites.

...qui ne pique pas !

Mais contrairement aux autres conifères, cet original se distingue par ses aiguilles souples, non piquantes, qui tombent en automne.

En effet, le mélèze est le seul conifère de nos régions qui perd ses feuilles chaque hiver : on dit qu'il a des aiguilles « caduques ».

A chaque saison sa couleur

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Au printemps, les jeunes cônes couleur framboise apparaissent en premier. Puis les aiguilles donnent au mélèze sa couleur vert tendre pendant la belle saison.

A l'automne, les mélèzes prennent une belle couleur jaune doré, puis virent au roux de plus en plus foncé.

L'hiver, le mélèze a un aspect un peu triste, donnant l'impression qu'il est mort. Mais bien vite ce sera le printemps et à nouveau il revêtira sa douce parure verte !

La tordeuse le fait « roussir »

Certains étés, les mélèzes roussissent dès le début de la saison : les arbres sont attaqués par la chenille d'un petit papillon, appelé « tordeuse du mélèze », qui dévore la base des aiguilles.

Lorsque ces chenilles sont très abondantes, c'est toute la forêt de mélèze qui se dessèche en plein été. Cette attaque peut durer deux ou trois ans.

L'arbre de lumière

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Le mélèze a besoin de beaucoup de lumière pour se développer. Il pousse sur des pelouses ou des sols nus.

La forêt de mélèzes laisse passer la lumière jusqu'au sol, ce qui permet le développement de nombreuses espèces végétales et animales en sous-bois : anémones, géraniums, airelles, sorbiers des oiseleurs s'installent au pied des arbres. Insectes, oiseaux et mammifères trouvent dans ces plantes gîte et alimentation !

Un arbre à tout faire

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Le mélèze est depuis très longtemps utilisé par l'homme pour la construction des maisons. Son bois sert pour les poutres des charpentes et les bardeaux des toits.

On l'utilise aussi pour fabriquer toutes sortes d'objets: abreuvoirs, gouttières, meubles, portes...

Le sous-bois herbeux est pâturé par les moutons.

Sa résine entrait autrefois dans la composition de nombreux produits et médicaments.

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Nom latin : Larix decidua 
Famille : Pinaceae 
Nom commun : mélèze d'Europe 
Répartition : Alpes et Europe centrale. En France, on le trouve principalement dans les Alpes du Sud, entre 1000 et 2400 mètres d'altitude
Hauteur : jusqu'à 40 m de haut 
Floraison : en mai 
Fruits : petits cônes qui libèrent leurs graines en hiver.
Graines : petites et légères, elles sont munies d'une aile qui leur permet d'être emportées par le vent 
Espérance de vie : + de 1000 ans !
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Liens :

2010-11-ft-melezeTélécharger la fiche thématique « Le mélèze » : icon Le mélèze (629.75 KB)


Livres :

BT nature : « Le mélèze »
« Arbres et arbustes de montagne », Parc national des Ecrins, éditions Glénat
Cahier pédagogique « La montagne c'est quoi », Parc national des Ecrins
« Copain des Alpes », éditions Milan jeunesse
« 80 arbres et arbustes de montagne », collection Les miniguides nature des parcs nationaux de France, éditions Libris

DVD :

« Un arbre de lumière : le mélèze », collection « De sentiers en découvertes », DVD n° 1, Parc national des Ecrins / Xavier Petit 

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de MÉLÈZE.

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LA MARMOTTE

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Pas de randonnées réussies sans avoir le plaisir de voir ou entendre quelques rondelettes marmottes ou marmottons jouant autour d'un terrier sur la pelouse alpine, la lande ou au milieu d'un éboulis.

Son terrain préféré

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Elle vit à la montagne. Elle installe son terrier à l'adret, c'est à dire sur un versant sud où la neige fondra plus vite au printemps.

Mais, lorsqu'il fait trop chaud l'été, elle descend faire la sieste dans le terrier. La famille peut creuser 3 sortes de terriers : celui d'été pour la reproduction, un terrier d'hiver, profond et bien aménagé, et des terriers « sauve qui peut » en cas de danger. Un long bouchon d'herbe et de terre ferme le terrier d'hiver.

Mais pourquoi tant de travail ?

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L'hiver sera rude et long, autant bien se loger ! La marmotte creuse avec les pattes avant et dégage la terre avec les pattes arrière. Ça use ses griffes qui poussent sans cesse.

Les petits terriers servent à se mettre à l'abri des prédateurs rapidement : au printemps, la marmotte affaiblie est une proie facile.

L'adulte qui guette, se dresse : un cri bref pour l'aigle, un cri plus long et répété pour le renard ou l'homme.

La colonie : plusieurs familles se partagent un territoire

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Les marmottes ont un odorat très développé qui leur permet de se reconnaître entre elles. Elles frottent leurs joues sur les pierres pour marquer le territoire.

Les marmots de la marmotte sont des marmottons. Ils adorent jouer. Ils se mordillent, se courent après, se sautent dessus. S'il y a danger, la mère les attrape par le derrière pour les mettre à l'abri.

Les jeunes restent 2 ans avec la famille, leur croissance est ralentie par l'hibernation.

Comment supporter un long hiver à la montagne ?

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Faire du ski, aller visiter les pays chauds ? La marmotte, elle, choisit d'hiberner.

Avant de plonger dans un profond sommeil qui durera 6 mois, elle se vide les intestins en mangeant certaines plantes. Puis les battements de son cœur ralentissent, sa respiration se fait très lente. Elle se réveille 4 à 5 fois dans l'hiver pour aller aux toilettes. Dans l'obscurité du terrier, ses moustaches, les « vibrisses », lui permettent de se guider.

Son épaisse fourrure la préserve du froid. Au printemps, Miss marmotte sortira maigre comme un coucou !

Est-ce que la marmotte aime la pizza, les biscuits ?

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Même si la marmotte à l'air d'aimer çà, ne lui donne pas à manger. C'est un animal sauvage.

Elle est herbivore et sait trouver la nourriture qui lui convient.

Le sais-tu ?

La marmotte peut être aussi le fruit du marmottier.

C'est une sorte de prune, dont l'amande servait à faire de l'huile dans la région de Briançon.

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Nom latin : Marmota marmota
Famille : sciuridés. C'est la famille des écureuils . La marmotte alpine est un écureuil terrestre. Elle a des cousins dans le monde, en Himalaya, dans les Rocheuses et jusqu'en Sibérie !
Nom commun : marmotte des Alpes
Longueur : 45 à 65 cm + la queue : 15 à 25 cm
Couleur : gris brun avec des reflets plus ou moins jaune ou roux
Poids : 4 à 8 kg suivant la saison : 4 kg au printemps, 8 kg là l'automne quand elle est grassouillette.
Mode d'alimentation : la marmotte est un rongeur herbivore. Afin de passer l'hiver tranquille, il lui faut avaler 30 à 70 kg d'herbe en 6 mois. Pas le temps de faire la grasse matinée ! Par contre, elle ne boit pas, les plantes tendres et juteuses ou gorgées de rosée au petit matin lui apportent l'eau dont elle a besoin. 
La marmotte est cæcotrophe, ah bon ! Comme le castor, elle digère deux fois ses aliments en ravalant ses crottes molles. 
Reproduction : Au sein du groupe, seuls le mâle et la femelle dominante ont le droit de se reproduire . L'accouplement a lieu deux semaines après le réveil. Cinq semaines plus tard naissent les petits sans poils et aveugles. La maman les allaitera pendant huit semaines.
Espérance de vie : 10 ans environ
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Liens :

Pour télécharger la fiche « Marmotte » du Parc national des Ecrins : icon La marmotte (1.04 MB)

Pour voir avec tes parents ou ton enseignant :

Lire l'article, Champsaur : 106 marmottes à Charnière
La population est stable sur le plateau. C'est ce qu'ont pu constater les gardes-moniteurs qui les ont dénombrées ce matin.
29 avril 2010

 

Livres :

« La marmotte » - Collection Les carnets de la Huppe, éditions Glénat
« La marmotte » - Editions Hesse
BT « La marmotte », PEMF
« La marmotte qui ne voulait pas siffler » Sagault A., Cortot H., éditions de l'Envol
« 80 animaux des montagnes », Collection « Les miniguides nature des parcs nationaux de France », éditions Libris
Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi »
« Copain des Alpes », éditions Milan jeunesse
Revue : La Salamandre: n°181

DVD :

« Une histoire de marmotte », collection « De sentiers en découvertes », DVD n° 2, parc national des Ecrins / Xavier Petit (mettre sur le site internet)

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de MARMOTTE.

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L'ISABELLE DE FRANCE

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Par une belle nuit de mai...

C'est le crépuscule... Un grand et beau papillon vert, aux ailes zébrées de brun et marquées d'ocelles orange, volette dans les branches d'un pin sylvestre.

Il se pose sur une petite branche et dépose un petit amas de grains ronds à la base des aiguilles. Il s'envole et répète le même manège un peu plus loin : la femelle de l'Isabelle est en train de pondre ses œufs, dernier acte de sa courte vie d'adulte.

Beau et discret !

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Grande comme la main, avec sa belle couleur verte, l'Isabelle devrait se voir facilement !

En fait, elle passe la journée dans les branches de pins, où les rayures de ses ailes l'aident à se confondre dans le feuillage, la dérobant aux regards. Elle ne se déplace qu'à la nuit tombée.

Le mimétisme de ses ailes, son comportement nocturne et sa rareté, expliquent pourquoi il est difficile de l'observer.

Fragile beauté

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La sous-espèce française est présente uniquement dans les Alpes du Sud, principalement dans les vallées de la moyenne et haute Durance et de ses affluents directs.

Elle est essentiellement liée aux forêts de pins sylvestres.

Les modifications de son habitat, les collectionneurs peu respectueux, l'éclairage nocturne ainsi que certaines pratiques forestières (plantation de clones de pins sylvestres résistants à un insecte ravageur mais nocifs pour l'Isabelle...) contribuent à la raréfaction de ce si joli papillon.

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Nom latin : Graellsia isabellae 
Ordre : Lépidoptères 
Nom commun : Isabelle, Isabelle de France
Répartition : Montagnes d'Espagne, Pyrénées et Alpes du Sud en France
Différences mâle - femelle : les mâles ont une « queue » (prolongement des ailes inférieures) nettement plus longue que les femelles. Par ailleurs les antennes des mâles sont plumeuses alors que celles des femelles sont filiformes. Enfin, l'abdomen de la femelle est plus arrondi et volumineux que celui du mâle. 
Envergure : jusqu'à 10 cm
Mode d'alimentation : la chenille se nourrit des aiguilles du pin sylvestre. Les adultes ne se nourrissent pas. 
Reproduction : en mai-juin, les adultes sortent de leur chrysalide. Sitôt sortie, la femelle émet des substances odorantes qui vont attirer fortement les mâles : ces substances s'appellent des phéromones. Les œufs sont déposés sur un pin sylvestre, à la base des aiguilles ou sur les petites branches proches. La chenille va se développer pendant 5 à 6 semaines, grignotant les aiguilles de l'arbre. Au terme de cette période, elle se transforme en chrysalide dans le tapis d'aiguilles mortes du sous-bois. Elle passera un ou deux hivers à ce stade avant de se transformer, par un beau jour de mai, en adulte qui recommencera un nouveau cycle. 
Espérance de vie : 1 à 2 ans pour la chrysalide ; quelques jours pour l'adulte.
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Liens :

pour toi :
Le pin sylvestre (fiche ressource Jeunes découvreurs)


Livres :

« Insectes et autres petites bêtes de montagne », collection « Les guides de terrain des parcs nationaux de France », éditions Glénat
Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi »

DVD :

« Un papillon rare, l'Isabelle », collection « De sentiers en découvertes », DVD n° 4, parc national des Ecrins

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LE GYPAÈTE BARBU

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Le plus grand rapace d'Europe

Avec son envergure impressionnante et sa queue en forme de losange, le gypaète se distingue bien des autres rapaces d'Europe.

On le reconnaît aussi à son dos gris ardoise, contrastant avec sa tête et son corps teintés d'orange ou crème, parfois blancs. De près, on voit bien sa petite « barbiche » noire, formée par des plumes qui pendent de chaque côté du bec.

Un revenant dans les Alpes !

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Victime de persécutions, le gypaète a disparu des Alpes au 20e siècle.

Un programme international de réintroduction a permis son retour : à partir de 1986, de jeunes oiseaux nés en captivité ont été relâchés dans divers sites de l'arc alpin.

Depuis cette date, plus d'une centaine d'oiseaux a été relâchée. Quelques uns sont morts, mais beaucoup ont atteint l'âge adulte. Aujourd'hui, une quinzaine de couples reproducteurs sont installés dans les Alpes.

Les lâchers pourront bientôt s'arrêter lorsque la population de gypaètes alpine sera capable de se renouveler toute seule, sans l'aide de l'homme...

Des os au menu

Le gypaète se nourrit essentiellement d'os, principalement d'ongulés. De ce fait, il intervient en dernier sur les carcasses d'animaux morts, après les autres charognards.

On pourrait penser que ce n'est pas un régime très riche, mais en réalité les os contiennent beaucoup de protéines, des graisses et des minéraux.

Par ailleurs, l'estomac bien adapté du gypaète digère très bien les os grâce à ses sucs digestifs puissants.

Pas bête, le gypaète !

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Lorsque les autres charognards ont consommé les muscles et les organes de l'animal mort, le gypaète se saisit des os et les ingère d'un coup.

Certains sont cependant trop gros pour lui : fémur, tibia, omoplate... Il s'envole alors avec ces os et les laisse tomber d'une grande hauteur sur des rochers, afin de les briser. Il peut alors en avaler les morceaux.

Cette technique lui a valu le surnom de «casseur d'os».

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Nom latin : Gypaetus barbatus 
Ordre : Accipitriformes 
Nom commun : Gypaète barbu, casseur d'os, phène des Alpes ... 
Répartition : Pyrénées, Alpes, Himalaya, Afrique 
Différences mâle - femelle : mâle et femelle se ressemblent tellement qu'on ne peut pas les différencier par une simple observation. 
Longueur : 1.10 à 1.50 m (du bout du bec au bout de la queue) 
Envergure : 2.70 à 2.85 m, d'un bout de l'aile à l'autre
Poids : 5 à 7 kg
Mode d'alimentation : essentiellement des os. 
Reproduction : A l'âge adulte (vers 7 ans), les gypaètes sont prêts à former un couple. Mâle et femelle resteront fidèles l'un envers l'autre toute leur vie. Chaque année, le couple élève un jeune dans une aire aménagée dans une falaise. La période de reproduction est très sensible pour le gypaète, soumis à de rudes conditions du milieu (intempéries, difficultés pour trouver la nourriture, dérangement ...). Enfin, quatre mois après sa naissance, si tout va bien, le jeune gypaète pourra prendre son premier vol ! 
Espérance de vie : 20-30 ans (50 ans en captivité)
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Liens :

Lien vers la fiche thématique « Vautours » + fiche observation

2010-02-gypa-vallouise-entLire le dossier : Le retour des vautours
Avec le printemps, le gypaète observé en Vallouise cet hiver semble avoir rejoint l'Embrunais. Il séjourne à Réallon depuis quelques temps. Comme dans la vallée de l'Onde, il est souvent en conflit avec les aigles, très territoriaux à cette période, ce qui donne lieu à de belles joutes acrobatiques.
Avril 2010

Lire la brève : Dernier lâcher de gypaète barbu dans les Alpes du Sud - juin 2009

Lire l'article : Huit gypaètes barbus observés
Entre Écrins-Dauphiné et Ubaye, la prospection du 16 octobre 2010 a été fructueuse... mais concentrée sur le massif du Parpaillon.

 

Livres :

« Le gypaète barbu » - Collection « Les carnets de la huppe », éditions Glénat
« Gypaète » - Collection Faune sauvage, éditions Hesse
« 80 animaux des montagnes », Collection « Les miniguides nature des parcs nationaux de France », éditions Libris
Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi »
« Copain des Alpes », éditions Milan jeunesse


A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de GYPAÈTE BARBU.

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L'ÉGLANTIER

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Ça pique ...

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Quand on se promène autour des villages de montagne, on traverse souvent d'anciens champs qui ne sont plus cultivés.

Ils sont en friche et envahis maintenant par de nombreux arbustes épineux tels que aubépines, genévriers ou églantiers.

... mais c'est bon !

Les églantiers donnent de belles fleurs roses ou blanches qui vont se transformer en fruits rouges, ovales ou ronds, les cynorrhodons. Hum !

C'est aux premières gelées d'automne qu'il faut ramasser ses fruits bourrés de vitamine C pour en faire d'excellentes confitures.

Mais attention à ne pas les avaler crus car ils contiennent des poils qui pourraient irriter la gorge : les poils à gratter !

Transport de graines

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Les oiseaux, eux, ne craignent pas le poil à gratter. Certains se nourrissent en hiver de cynorrhodons. Puis ils s'envolent et font leurs fientes plus loin, bien plus loin...

Ils évacuent avec elles les grains contenus dans les cynorrhodons.

C'est ainsi que loin, bien plus loin de l'arbuste, ces petits grains laissés par les oiseaux vont donner de petits églantiers ...

Le bédégar et le cynips

On peut observer parfois sur les églantiers de drôles de boules rouges tout ébouriffées : les bédégars. Ils sont fabriquées par l'arbuste lorsque la femelle d'une sorte de minuscule guêpe nommée cynips de l'églantier y pond ses œufs.

Le bédégar abrite et nourrit les larves de l'insecte, de petits asticots qui, une fois devenus grands, le quitteront.

Un montagnard : le rosier à fruits pendants

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Il existe de nombreuses espèces d'églantiers. Certains vivent dans les plaines et les collines, d'autres en montagne. Ils habitent généralement dans les lieux chauds et secs.

Cependant, l'un d'entre eux se distingue. Il s'appelle le rosier à fruits pendants car ses cynorrhodons sont penchés quand ils sont mûrs. On le nomme aussi rosier des Alpes. Il vit en altitude jusqu'à 2500 mètres dans les endroits ombragés et frais. Il a de magnifiques fleurs rose foncé et ne pique pas car, la plupart du temps, il n'a pas d'épines.

De l'églantier au rosier

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Les hommes se sont mis à domestiquer les végétaux comme les animaux.

Les fleurs des églantiers leur ont tellement plu qu'ils ont cultivé ces arbustes de façon à rendre leurs fleurs de plus en plus grosses et de plus en plus belles : ce sont les roses.

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Nom latin : Rosa sp (il existe de nombreuses espèces d'églantier, toutes ont pour nom de genre « Rosa »). 
Famille : Rosaceae 
Nom commun : Eglantier, rosier sauvage, cynorrhodon, gratte-cul ... 
Aspect : arbustes à fleurs roses ou blanches, à 5 sépales, 5 pétales, de nombreuses étamines et de nombreux carpelles. Aiguillons (épines) courbés ou droits. Feuilles divisées ayant de 5 à 9 folioles selon les espèces.
Répartition : On trouve des rosiers sauvages dans les régions tempérées et subtropicales de l'hémisphère nord. 
Hauteur : jusqu'à 3 m de haut 
Floraison : de mai à août, selon les espèces et l'altitude 
Fruits : l'églantier fournit aux oiseaux des fruits pleins d'énergie, ceux-ci le lui rendent bien en disséminant ses grains et en leur fournissant, par leurs fientes, un engrais naturel ! 
Espérance de vie : 30 à 50 ans
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Livres :

- Arbres et arbustes de montagne
Editions libris, collection Les guides de terrain des parcs nationaux de France

- Saveurs de fruits sauvages A.J. et B Bertrand
Editions de Terran

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS d'ÉGLANTIER.

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LE CHAMOIS

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Un animal représentatif de la montagne

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Le chamois est le plus connu des animaux de montagne. On le trouve dans toutes les montagnes d'Europe : Alpes, Jura, Vosges, mais aussi Pyrénées, où il est appelé isard.

L'été, il reste dans les versants frais, à l'ombre, à l'ubac, se nourrissant d'herbe tendre toute fraîche de rosée le matin ou déjà lourde d'humidité le soir.

Le reste de la journée il rumine, il surveille son territoire, il se repose, préparant ses forces pour affronter le dur hiver qui sera très vite là.

Sa belle robe claire d'été se transforme en un épais manteau sombre au poil dru et à la bourre épaisse en hiver.

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Eterlou dans la neige - par Martial BOS

Chez le chamois, mâles et femelles se ressemblent. En juin pas de risque de se tromper, les mères sont avec leurs petits qui jouent sur les névés : sauts, cabrioles, danses et glissades, c'est la fête de la vie ! Les mâles solitaires se tiennent à l'écart de ces remuants rassemblements.

Le tout jeune chamois est appelé chevreau. A un an, lorsque ses cornes atteignent la taille de ses oreilles, c'est un éterlou. Chez les adultes, le mâle est appelé bouc et la chèvre désigne la femelle.

 

Le chamois, c'est l'antilope des montagnes !

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Il allie la grâce à l'aisance dans ses déplacements que ce soit dans les éboulis, les pentes raides, les passages rocheux ou sur la neige dure.

Son allure fragile n'est qu'apparente. Robuste et fort, il a un cœur puissant que tous les alpinistes lui envient et qui lui permet d'accomplir des efforts étonnants comme de gravir 1000 m de dénivelé en 15 minutes !

L'automne, saison des amours

Les amours des chamois ont lieu fin novembre début décembre, aux premières neiges. Elles sont l'occasion de belles poursuites et de sévères batailles entre mâles.

La femelle met bas en mai un chevreau qui ne quitte pas sa mère d'un sabot pendant toute une année, avant de prendre son indépendance.

Un milieu de vie pas toujours facile...

Le principal « prédateur » du chamois, c'est l'hiver. Ensuite c'est l'homme car le chamois est un gibier apprécié, mais il y a aussi l'aigle qui s'attaque aux jeunes isolés, le renard qui ne pourchasse que les jeunes, le loup et le lynx quand ils sont présents.

Le chamois dans les Ecrins et ailleurs

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Le seul massif des Ecrins abrite aujourd'hui environ 15 000 chamois contre 3 000 seulement à la création du parc voici presque 40 ans.

En tout il y a environ 50 000 chamois dans les Alpes françaises.

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Nom latin : Rupicapra rupicapra
Ordre : Ongulés
Nom commun : Chamois ou Isard (dans les Pyrénées)
Répartition : montagnes d'Europe
Différences mâle - femelle : Chez le chamois le mâle et la femelle se ressemblent beaucoup. La femelle est plus fine que le mâle, ses cornes sont moins grosses. Si on observe avec des jumelles, on reconnaît le mâle à son pinceau pelvien.
Couleur : brun foncé en hiver, beige en été
Longueur : 1.20 m (du nez au bout de la queue)
Hauteur au garrot : 70 à 80 cm
Poids : 25 à 40 kg, certains mâles peuvent peser jusqu'à 60 kg.
Mode d'alimentation : le chamois est herbivore, c'est à dire qu'il mange des végétaux : pâturins, trèfles, fétuques et diverses herbes, mais aussi arbustes tels que le sorbier en été. Bourgeons, herbes sèches, aiguilles de conifères et quelques plantes basses qu'il trouve en grattant la neige avec ses pattes en hiver.
Reproduction : La période de reproduction a lieu en novembre, et la femelle met bas en juin un chevreau, parfois deux. Ces jeunes seront sevrés à 6 mois et deviendront indépendants à un an. On les appelle alors « éterlous ».
Espérance de vie : 15 à 20 ans

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Des liens pour en savoir plus

pour toi :

fiche-chamois-1

 

 

Fiche thématique « Le Chamois » à télécharger :icon Le chamois (1019.13 KB)

 

 

 

Lire l'article : Sauvetage d'un chamois au lac de la Douche

Emmanuel et Claire, en randonnée à skis, racontent leur rencontre insolite avec un chamois pris dans une avalanche, au lac de la Douche.

 

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Lire l'article : L'hiver en noir et blanc

avec une petite vidéo sur laquelle on voit que les chamois ont adopté une livrée noire pour capter la chaleur du pâle soleil d'hiver. On peut noter aussi l'aspect "rondouillard" que leur donne ce poil épaissi.

 

pour voir avec tes parents ou ton enseignant (plus difficile) :

chamois01_000052_592x296Lire l'article : Comptages chamois : les méthodes évoluent
Des évolutions dans les modes de comptages sont nécessaires. Depuis septembre 2008 et en lien avec les autres parcs nationaux de montagne, les agents des Écrins mettent en œuvre un nouveau protocole.

 

2010-chut-tracesdoucesTélécharger le dépliant « Chuut - traces douces » : icon Dépliant Chuut - traces douces (2.81 MB)

Et lire le dossier Chuut, c'est l'hiver, publié en décembre 2009

Depuis plusieurs années, avec ses partenaires du milieu montagnard, le Parc national des Écrins s'efforce de construire une sensibilisation au respect de l'hiver et de ses patrimoines. Il soutient aussi des propositions alternatives pour d'autres découvertes du milieu naturel enneigé.
Une invitation à faire "traces douces"... et spatules de velours !

 

Livres :

« Le chamois » - collection faune sauvage - éditions HESSE
« Le chamois » - collection «carnets de la Huppe » Editions Libris (Glénat)
BT Chamois
Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi »

Voir la boutique en ligne du parc

Littérature:

« Trag le chamois » de SAMIVEL éditions Delagrave 1978

DVD :

« Un portrait de chamois », collection « De sentiers en découvertes », DVD n° 1, parc national des Ecrins / Xavier Petit

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de CHAMOIS.

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LE BOUQUETIN DES ALPES

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C'est une belle matinée de printemps. Les gardes-moniteurs, accompagnés de vétérinaires, observent les bouquetins descendus chercher l'herbe printanière.

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La harde, une trentaine de boucs, est calme. Certains sont couchés, d'autres broutent, quelques-uns s'affrontent : cabrés sur leurs pattes arrières, ils se jettent l'un sur l'autre et entrechoquent violemment leurs cornes.

Ces joutes, que l'on peut observer toute l'année, permettent d'établir la hiérarchie au sein d'une harde.

La capture

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Après avoir chargé son fusil téléanesthésique, un garde-moniteur vise la cuisse d'un des bouquetins, et tire. La seringue, repérable à son pompon rouge, part avec un claquement sec et se plante dans la cuisse de la bête. Le bouquetin tressaille, court sur quelques mètres, puis s'arrête.

Au bout de quelques minutes, il baisse la tête, puis ses jambes fléchissent et il s'écroule, endormi par le produit anesthésiant. Pendant son sommeil, les vétérinaires mesurent l'animal, l'examinent et lui font une prise de sang. Les gardes le préparent pour le transport vers le massif où est prévue la réintroduction.

Quinze animaux iront ainsi fonder une nouvelle population, loin des parois rocheuses de leur naissance.

Trop confiant, il a failli disparaître...

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Face à un danger, le bouquetin ne s'enfuit pas : il se réfugie dans une paroi rocheuse où il se croit à l'abri.

Cette stratégie lui a permis pendant des millénaires d'échapper aux prédateurs terrestres. Mais elle s'est révélée inefficace face à l'homme après l'invention de l'arbalète et du fusil.

Résultat, le bouquetin a failli disparaître au 19e siècle. Il n'a dû sa survie qu'à la protection mise en œuvre par l'Italie qui hébergeait la dernière population de bouquetins.

...avec l'aide de l'Homme, il revient pas à pas dans les Alpes

Les réintroductions successives ainsi que sa protection dans les autres pays des Alpes ont permis au bouquetin de re-coloniser peu à peu tout l'arc alpin.

La première réintroduction en France a eu lieu dans le massif des Cerces, en 1959.

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Dans le massif des Écrins, trois réintroductions ont eu lieu : en 1977 dans l'Embrunais (qui n'a pas fonctionné), en 1989 dans le Valbonnais, et en 1994-1995 dans le Champsaur. Depuis, de véritables populations se sont installées et investissent progressivement les vallées du massif.

L'as du rocher

Insensible au vertige et très agile, le bouquetin affectionne les parois rocheuses abruptes.

Son sens de l'équilibre et ses sabots adhérents, véritables « chaussons d'escalade », lui permettent de passer là où aucun autre mammifère ne peut le suivre.

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Nom latin : Capra ibex 
Ordre : Ongulés 
Nom commun : Bouquetin, bouquetin des Alpes 
Répartition : Arc alpin 
Différences mâle - femelle : le mâle adulte (bouc) est trapu et possède de longues cornes striées mesurant jusqu'à 1 m de long et pesant jusqu'à 8 kg. Pour pouvoir supporter ce poids, son crâne est large, son cou possède des muscles très développés et sa nuque est puissante. La femelle (étagne) est plus petite et ses cornes, plus fines, ne dépassent pas 30 cm de long. Son pelage est plus clair que celui du mâle. 
Couleur : brun clair en été, plus foncé l'hiver 
Longueur : 1.30 - 1.50 m (mâle), 1 - 1.25 m (femelle)
Hauteur au garrot : 90 cm (mâle), 75 cm (femelle) 
Poids : l'étagne pèse entre 40 et 50 kg, certains mâles peuvent peser jusqu'à 120 kg. 
Mode d'alimentation : le bouquetin est herbivore. Comme le chamois il s'alimente tôt le matin et le soir en fin de journée. Il passe le restant de la journée à ruminer. Il se nourrit de graminées, de légumineuses, de rhododendrons ou de mousses et peut même digérer les lichens. 
Reproduction : La période de reproduction a lieu de mi-décembre à mi-janvier. La femelle met bas un cabri tous les un à deux ans, en juin. 
Espérance de vie : 15 à 20 ans, jusqu'à 22 ans
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Liens :

pour toi :

Lire l'article Des bouquetins réintroduits en Chartreuse
Des agents du Parc national des Écrins ont participé aux opérations de captures de bouquetins en Belledone, en vue de leur réintroduction en Chartreuse.
Mai 2010

Lire l'article, Bouquetin des Cerces : l'hiver meurtrier
La population est amputée du quart de ses membres. Les plus faibles, principalement des cabris et de vieux animaux n'ont pas vu le printemps.
Le cinquantième hiver de la plus ancienne colonie réintroduite en France aura été tristement mémorable.

Mai 2010

Lire l'article et voir la vidéo : Quand un bouquetin brasse dans la neige...
Un vieux bouquetin mâle de 16 ans, membre de la colonie des Cerces (Briançonnais) brasse dans la neige à la recherche de quelques buissons de cynorrhodons. Il a été filmé par une petite équipe de garde-moniteurs du secteur au-dessus du Casset.
janvier 2010

Lire l'article : Un site d'hivernage des bouquetins en Vallouise
Les soupçons étaient fondés. L'équipe du secteur a observé ce matin sept ibex, perchés dans des falaises à 2500 mètres d'altitude.
mars 2010

 

A voir aussi : Nouvelles bouquetins de la colonie du Champsaur

pour voir avec tes parents ou ton enseignant :

Lire le dossier : Les pérégrinations des bouquetins réintroduits dans le Champsaur
5000 observations en quinze ans : les cartes que nous vous présentons sont le fruit de cette surveillance des bouquetins de la colonie Vieux Chaillol - Sirac dans le Parc national des Écrins. Depuis leur réintroduction, ils ont exploré tout le sud du massif, avec des habitudes différentes selon les saisons.
Février 2010

Livres :

« Le bouquetin » - BT nature
« Bouquetin », Collection des Parcs nationaux de France, éditions Hesse
« Le bouquetin des Alpes », Collection « Les carnets de la Huppe », éditions Glénat
« 80 animaux des montagnes », Collection « Les miniguides nature des parcs nationaux de France », éditions Libris
Cahier pédagogique « la montagne c'est quoi »
« Copain des Alpes », éditions Milan jeunesse

DVD :

« Le retour du bouquetin », collection « De sentiers en découvertes », DVD n° 3, parc national des Ecrins

A VENIR : TELECHARGER la SELECTION du PARC NATIONAL DES ECRINS de PHOTOS de BOUQUETIN DES ALPES.

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FICHES RESSOURCES

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Connais-tu le massif des Ecrins ? Pour tous ceux qui y vivent ou y séjournent, c'est un fabuleux terrain de découvertes !

Cet espace te propose de découvrir quelques aspects du massif et du Parc national des Ecrins. Clique sur une des fiches ci-dessous et tu trouveras des textes et des photos pour illustrer des mots qui évoquent les Ecrins, la montagne et la protection de la nature.

Le bouquetin des Alpes Le chamois
L'églantier Le gypaète barbu
L'Isabelle de France La marmotte
Le mélèze La neige
Le pin sylvestre La reine des Alpes
Le sentier Le tétras lyre
La vallée Yellowstone (parc national)
Le lièvre variable
 

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Portraits sonores des Ecrins

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Le portrait de Germain Turc, ancien guide du massif des Ecrins
C'est l'histoire d'une vie qui relate l'histoire de toute une époque !

A voir et écouter sur le site du centre de l'oralité des Hautes-Alpes Pierres qui roulent

Ainsi que le 31 portraits sonores et photographiques réalisés pour les 40 ans du Parc national : Caractères d'altitude

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