La maison de la montagne d'Ailefroide à Pelvoux s'est construite progressivement comme l'ascension d'une grande voie. L'ultime étape s'est déroulée le jeudi 29 juillet 2010.
Après la construction du bâtiment qui abrite les points d'accueil et d'information des visiteurs, la mise en place d'une exposition permanente présentant le territoire et ses ressources complète cet équipement. Avec ce dernier volet, la maison a été inaugurée officiellement à la fin juillet.
Plusieurs personnalités sont venues saluer l'achèvement de ce projet. Sur la photo, de gauche à droite devant le ruban inaugural : Michel Sommier (directeur du Parc national des Ecrins), Cyrille Drujon d'Astros (président de la communauté de communes du Pays des Ecrins), Gérard Sémiond (maire de la commune de Pelvoux), Nicolas Chapuis (préfet des Hautes Alpes), Joël Giraud (député et vice président de la Région PACA) et Jean-Pierre Chomienne (commissaire de la DATAR Alpes).
En effet, ce projet de maison de la montagne s'est construit en trois grandes phases.
En 2005 débutait la construction de "l'écrin" de ce programme : le bâtiment, vite investi par l'office de tourisme intercommunal.
Une seconde phase de travaux correspondant à l'aménagement du point d'accueil et d'information, à l'équipement de la salle audiovisuelle et à l'achat d'un fond documentaire sur l'alpinisme et la montagne a pu être réalisé grâce à l'appui du Parc national des Ecrins et d'un programme financier européen. Axé sur la qualité de l'accueil et de la découverte, le programme LEADER + « Dans les Ecrins » a été en effet une réelle opportunité pour réaliser cet équipement.
La troisième et dernière phase concernait la mise en place d'une exposition permanente réalisée par Didier Onde.
Il s'agit d'un outil d'interprétation du territoire permettant à ceux qui découvrent pour la première fois ce site d'en percevoir toutes les richesses et les potentiels de découverte et d'activités. L'histoire de la vie dans les refuges constitue le fil rouge de cette interprétation.
Si vous souhaitez découvrir ce nouvel équipement, il est ouvert tous les jours jusqu'au 31 août de 10h à 13h et de 15h à 19h.
Des projections et débats sont organisés les lundis, mercredis et vendredis à 18h.
Dans cette programmation, le Parc national vous propose la projection du multivision « Un parc comme un écrin » suivi d'une discussion avec un garde-moniteur le vendredi 13 août et le mercredi 25 août.
Lors de la fête de la nature en juin dernier, le webzine Son-art a effectué un reportage vidéo de la sortie organisée par Damien Combrisson, garde moniteur dans l'Embrunais.
L'idée de cette animation, découvrir le métier de garde moniteur. La dizaine de personnes ayant participé à cette sortie est donc partie aux côtés de Damien pour une tournée de terrain sur la commune de Réallon. Au départ des Gourniers, ils se sont rendus à la cabane du Pré d'Anthony. Sur leurs parcours, ils ont pu faire une magnifique observation de chamois. C'était la première observation de cabris de l'année pour Damien et le public, ravi, a pu observer à la longue-vue ces chamois tout proches du chemin.
Ensuite au passage d'un ruisseau, une discussion a été engagée autour des saumons de fontaine, seule espèce introduite dans le Parc national.
Le reportage de Denis Richard pour Son-Art webzine : Pour une lecture plus fluide, lancer le reportage, mettre en pause pour le "chargement" des images, pendant plusieurs minutes, avant de le visionner.
Pour échanger avec les gardes sur leurs métiers et sur les richesses du territoire, nous vous proposons les "rencontres avec un garde". Elles peuvent prendre différentes formes selon les secteurs : points fixes en pleine nature où les gardes installent une longue-vue pour permettre des observations, rendez-vous dans un lieu d'accueil ou dans un refuge.
Les lieux de rendez-vous (valable jusqu'à fin août) : Embrunais : tous les jeudis à partir de 10h à la Chapelle Saint-Marcellin (45 min de marche à partir du hameau des Gourniers). Vallouise : le 11 août à 16h au refuge du Glacier Blanc et au refuge de Dormillouse, le 18 août à 16h au refuge des Bans, les 13 et 25 août à 18h à la maison de la montagne à Ailefroide. Briançonnais : tous les mardis à 17h au centre d'information du Lautaret et tous les jeudis à 17 au centre du Casset. Oisans : le lundi 16 août de 10h à 13h au Pré des Selles (arrivée au lac du Lauvitel - 1h30 de marche depuis la Danchère) et les jeudis 12 et 26 août de 10h à 13h aux abords du refuge du Carrelet (1h de marche à partir de La Bérarde). Valgaudemar : tous les mardis à partir de 18h à Molines en Champsaur et tous les mercredis à partir de 17h au refuge du Gioberney. Champsaur : tous les mercredis à 11h au point info du Parc national à Prapic.
Les richesses du territoire, les balades incontournables, la maison du Parc et les lieux d'accueil : toutes ces infos sont déclinées dans la plaquette de l'Embrunais. La petite dernière arrivée dans la collection des fiches générales pour les secteurs !
L'idée est toujours de s'inscrire dans le format de la documentation gratuite du Parc, tout en renouvelant petit à petit la gamme des fiches à thème proposée aux visiteurs avec, entre autres, une fiche générale propre à chaque secteur qui présenterait de manière synthétique le territoire, carte de localisation à l'appui. Un projet partagé puisque les communes et les élus locaux y participent dans le cadre de la charte.
Le Briançonnais, le Valbonnais et le Champsaur ont déjà leur plaquette depuis l'an dernier. Celle de Vallouise est téléchargeable sur le site et existera au format papier cet automne avec celle de l'Oisans (en construction). Le Valgaudemar enfin fermera la marche !
Une montée en refuge... au rythme des observations naturalistes et des pauses dessins.
L'Aiguille des Arias, l'Olan, la vallée glaciaire de Font Turbat : apprendre à regarder la montagne autrement, à prendre le temps, à poser quelques lignes sur une feuille de dessin.
Ce jeudi 22 juillet et vendredi 23 juillet, un petit groupe de dessinateurs en herbe a cheminé jusqu'au refuge de Font Turbat, accompagné par Robert Ramos, artiste-peintre local et Marion Digier, garde-monitrice au parc national des Ecrins. La grosse averse de fin de journée n'a pas entamé la bonne humeur des participants et la soirée s'est finie bien au chaud au refuge de Font Turbat, au son de l'accordéon et des accords de piano...Chopin à 2200 m d'altitude...
Une seconde montée en refuge est prévue les lundi 9 août et mardi 10 août 2010. Inscrivez-vous dès maintenant, en réservant à la maison du Parc à Entraigues - 04-76-30-20-61.
Tous les mois un certain regard, une belle image... à vous de vous faire votre histoire !
La sélection photographique du nouveau calendrier donne la part belle à la diversité des ambiances : effets d'ombres et de lumières sur une crête, jeux d'eau, secrets de la nuit... Des villages aux altitudes glacées, on s'arrète volontiers pour quelques respirations animalières. Un calendrier qui met de la montagne dans le quotidien de l'année 2011 !
Les auteurs de ces pages sont tous des agents du Parc : Mireille Coulon, Robert Chevalier, Marc Corail, Denis Fiat, Dominique Vincent et Pascal Saulay. Un tel objet n'est pas l'expression de la raison mais bien celle d'un certain regard, d'une sensibilité. Les interprétations appartiennent à chacun. Ce sont elles qui nous rassemblent autour d'un projet de territoire collectif, partagé et idéalisé : une aventure humaine à construire ensemble !
En vente dans les Maisons du Parc et sur notre boutique internet (14€).
Livre d'images, agenda et répertoire d'adresses sur l'environnement et la protection de la nature, l'agenda 2011 des Parcs nationaux de France fait aussi sa sortie ! En petit format cette année (15x20cm) il est encore plus pratique d'utilisation et n'a rien perdu de sa richesse d'illustration : Vanoise, Ecrins, Mercantour, Port-Cros, Calanques, Cévennes, Pyrénées, Guyane, Guadeloupe et la Réunion. Une co-édition Terre Sauvage et Parcs nationaux de France.
En vente dans les Maisons du Parc et sur notre boutique internet (12,90€).
La nouvelle maison du Parc dans le Valgaudemar et les premiers éléments de la charte. Ce sont les deux sujets à la "une" du dernier journal du Parc national des Écrins.
Avec les premières images de la toute nouvelle maison du Parc à La Chapelle-en-Valgaudemar, la dernière édition de l'Écho des Écrins met en valeur cet équipement que découvrent les visiteurs depuis le début de l'été.
Les habitants de la vallée en étaient les premiers invités le 3 juillet dernier : lire l'article.
A l'issue du conseil d'administration du Parc national des Écrins qui a eu lieu le 9 juillet dernier, les grandes ambitions que portera la future charte sont réunies dans un document, toujours en consultation. Dans ce journal, on peut prendre connaissance des grandes thématiques abordées.
Pour connaître le contenu de cet avant-projet détaillé, on peut le télécharger sur le site internet du Parc.
Les habitants des vallées des Écrins devraient recevoir le journal du Parc dans le courant de la deuxième semaine du mois d'août. Les boites à lettres affichant un stop-pub ne pourront hélas pas en être destinataires. D'ici quelques jours, il sera néanmoins possible de se procurer l'Écho des Écrins dans les maisons du Parc (sur demande auprès de l'hôtesse) ou dans les mairies des communes du Parc national.
Lors de la réforme des parcs nationaux en 2006, le comité scientifique du parc s'est transformé en conseil scientifique. Le législateur a voulu réaffirmer le rôle de conseiller dévolu à cette assemblée dans les domaines de la connaissance et de la recherche.
Il lui a confié, en sus, un rôle plus large en matière d'éthique et d'appui à l'établissement Parc national. Consulté pour avis lors des aménagements en zone coeur, le conseil participe à la vie de ce territoire. Dans cet esprit, depuis le début des travaux sur la Charte, le conseil se tient informé, examine les documents produits, vérifie leur cohérence avec les grandes orientations nationales, propose des pistes et se prononce sur les synthèses.
Il est ainsi au coeur du projet et dispose de représentants au comité de pilotage de la Charte et au CESC. Il fournira aussi des éléments de méthode pour l'évaluation intermédiaire puis finale du projet de territoire.
Cette assemblée, constituée de membres bénévoles reconnus pour leurs travaux dans les sciences naturelles et sociales, est en mesure d'apporter à la démarche un regard un peu « décalé ». C'est une instance qui mélange les générations, les spécialités, les approches et combine ainsi les regards. C'est un « plus » pour ce territoire exceptionnel.
Marie-Hélène Cruveiller, directrice du CEMAGREF Présidente du Conseil scientifique du Parc national des Écrins
L'ancien refuge du Pelvoux, situé juste à côté de l'actuel, ouvre ses portes. Avec des pièces de musée qui parlent de l'histoire locale de l'alpinisme. Sous la conduite du gardien, on peut le visiter... et même y dormir.
"Les gens, ça les fait rêver !" Deux à trois fois par jour, Nicolas Chaud, le gardien du refuge du Pelvoux devient guide de musée... dans le refuge Lemercier, situé juste à côté.
Cet ancien refuge de bois a été aménagé avec des bas flancs et "décoré" avec des objets qui rappellent l'histoire de l'alpinisme. D'anciennes chaussures de montagne, une vraie corde "d'époque", une lanterne, un poêle, une carte ancienne, des récits d'ascension... Une ambiance qui rappelle l'épopée de l'alpinisme dans ce secteur des Écrins.
Restauré en 1997, sous la houlette de Louis Chiorino et une équipe de compagnon du devoir, le vieux refuge Lemercier servait surtout de lieu de stockage... "Quand je suis arrivé, en 2004, je l'ai organisé pour loger le personnel. Mais je trouvais vraiment trop triste que ce refuge ne soit pas vraiment valorisé" explique Nicolas Chaud.
Ce printemps, une partie de ceux qui avaient participé à sa restauration, voilà plus de dix ans, est revenue pour aménager l'intérieur. La commune, le conseil général, le CAF et le Parc national des Écrins ont apporté leur contribution et le gardien a rassemblé les objets qui lui donnent l'allure d'un "musée-vivant". Un aspect très important à ses yeux.. et apprécié des clients du refuge à qui il propose de visiter le vieux Lemercier. Au-delà de l'histoire de l'alpinisme, il leur parle du recul des glaciers, du massif... Un moment d'échange privilégié.
Son souhait est que "des gens viennent y dormir". Cela pourrait être une prestation un peu à part pour le refuge... et une ambiance particulière pour les visiteurs.
Pour contacter le refuge : tél. 04 92 23 39 47
Le refuge Lemercier, l'ancien refuge du Pelvoux, avait été restauré en 1997 par une équipe de compagnons du devoir. Ce chantier "patrimonial" s'est déroulé sous la direction de Louis Chiorino, compagnon menuisier de son état et amoureux des vieux refuges du massif, avec le soutien du Club alpin français et du Parc national des Écrins.
Les habitants de la vallée étaient les premiers invités de la Maison du Parc à La Chapelle. Samedi, ils ont visité le bâtiment, les expositions... et profité des premières projections dans un espace audiovisuel de grande qualité qui pourra être utilisé pour différentes programmations.
L'essentiel des modules et installations de la nouvelle maison du Parc du Valgaudemar sont en place. En "avant-première", les habitants de la vallée ont été invités à visiter cet équipement. Samedi, une bonne centaine de personnes est venue découvrir la maison du Parc dans sa nouvelle configuration. Finalement il n'aura pas fallu plus d'un an et demi pour mener à bien ce qui semblait au départ, difficile à réaliser.
Le siège du secteur du Valgaudemar a été installé en 1980 dans l'ancien asile Saint-paul que le Parc national a acquis à cette date. Mais le bâtiment, malgré sa valeur historique, patrimoniale et de situation au cœur du village, ne répondait qu'imparfaitement aux exigences de locaux de travail du secteur comme à l'accueil du public. Le programme a consisté à envisager une extension du bâtiment et une ouverture sur la façade Est, la seule apte à accueillir cette extension au plan du fonctionnement comme du respect de la carte des risques naturels.
Le parti n'était pas facile à prendre pour une extension "actuelle" se raccordant au bâtiment ancien.
Les habitants de la vallée qui se sont déplacés ont apprécié ce parti-pris de mélange béton-claustras de bois qui affirme une exigence de transparence et de liaison renforcée de l'extérieur vers l'intérieur et inversement.
L'ambiance très conviviale et l'excellent accueil qu'ont réservé les « goudemarous » à cet espace entièrement consacré à leur vallée récompense les efforts de tous.
Ils ont ainsi pu découvrir le bâtiment, les aménagements intérieurs et surtout les espaces d'accueil et d'information qu'ils pourront utiliser autant que de besoin dans le cadre d'une programmation partagée.
L'espace accueil/exposition/espace audiovisuel répond aux obligations d'une Maison du Parc « Ecrins », à savoir des vitrines permanentes présentant les patrimoines naturels, culturels, paysagers et humains de la vallée d'une part, un espace audiovisuel de grande qualité autonome et pilotable depuis la salle, un espace d'exposition temporaire, un espace d'accueil et de documentation. Pour cette maison, une attention toute particulière a été apportée pour l'accueil de tous les publics. Au-delà des cheminements prévus pour les personnes à mobilité réduite, celles touchées par des handicaps visuels ou auditifs pourront bénéficier d'une visite accessible et cohérente. De ce point de vue, tout n'est pas encore totalement achevé et il manque quelques éléments scénographiques qui seront mis en place cet été (maquette tactile, bande podotactile, carte en relief...).
Un outil structurant pour l'offre d'accueil
La visite des expositions permanentes et temporaires, le visionnement des films et audiovisuels, le partage très convivial d'un repas en plein air avant une séance de cinéma qui en annonce bien d'autres, ont rythmé cette après-midi saluée aussi par le maire de la commune, Jean-Claude Catelan. Pour lui, il s'agit de "travailler dans le sens de la vallée, de maintenir une vie toute l'année et le Parc y contribue".
Robert Blache (conseiller général) souhaite que les habitants s'approprient le Parc et cette maison pour l'utiliser en faveur de l'activité économique. Ce en quoi, Christian Pichoud, le président du conseil d'administration du Parc ne l'a pas démenti. Venu tout exprès pour cette ouverture en avant-première, il a mis l'accent sur la future charte du Parc qui devra porter ce projet entre le Parc national et les collectivités locales.
Cette maison et les contenus très complets qui y sont présentés constituent à n'en pas douter, un élément très fort de la reconstruction d'une offre de découverte et d'éducation totalement en lien avec le centre d'accueil communal des Glaciers et le gîte de groupe des Mélèzes situés juste à côté.
Jean-Claude Gueydan, président du syndicat d'initiative du Valgaudemar, y voit "un équipement structurant... et une note d'espoir pour la vallée". Mais il souligne aussi toute l'importance de savoir "garder le contact humain" pour accompagner les visiteurs, y compris dans une telle maison.
Associée à une vallée tout à fait exceptionnelle, la maison du Parc doit pouvoir constituer le cœur d'une offre nouvelle en matière d'accueil. C'est tout le bien qu'on lui souhaite.
Pour l'ouverture, une exposition dite de photo-constat est présentée sur les paysages du Valgaudemar.
La comparaison d'images anciennes et récentes, selon la démarche du constat photographique (un même paysage, un même cadrage), permet de "lire" facilement les évolutions, liées aux évènements naturels et aux activités humaines. Et demain, que deviendront-ils ?...
L'exubérance des fleurs de la parcelle de Jean-Michel Juge, éleveur à La Grave et l'originalité des espèces recensées sur celle de Marie-Cécile Faure, exploitante à Villar d'Arène, ont séduit le jury. Ces deux prairies fleuries d'altitude représenteront les Écrins au concours agricole national.
Campanules, sainfoins, sauges, centaurées... Fleuries ou non, les différentes espèces recensées par les experts du jury comptent pour le classement final du concours agricole national des prairies fleuries.
Dans les adrets de la Grave et Villar d'Arène, ce jeudi 1er juillet, un petit groupe d'un genre très particulier a visité dix parcelles fleuries sous le regard des glaciers de la Meije.
Ecologue, botaniste, spécialiste des espèces méllifères (celles prisées par les abeilles), représentant de l'État et des chambres d'agricultures des Hautes-Alpes et de l'Isère : les membres du jury local des prairies fleuries n'ont pas chômé. En présence de l'agriculteur, dont les modes d'exploitations comptent aussi pour le classement final, ils ont expertisé chaque parcelle candidate en recensant les espèces présentes et en les classant dans différentes catégories.
Objectif du jour, distinguer la parcelle présentant le meilleur équilibre entre les qualités écologiques (diversité), fourragères (présence de légumineuses et graminées notamment) et méllifères. L'une n'excluant pas l'autre, bien au contraire.
Fin de matinée, à Valfroide, 1925 mètres d'altitude. La prairie de Jean-Michel Juge est éblouissante de couleurs. En peu de temps, les experts comptabilisent 62 espèces végétales différentes... et ils sont à peu près certains d'en avoir oublié quelques unes. Une telle diversité fera l'unanimité. Cette prairie représentera les Écrins au concours national avec l'une des parcelles de Marie-Cécile Faure, située au col du Lautaret qui s'est distinguée pour l'originalité des espèces présentes... conjuguée à une bonne qualité fourragère.
C'est le maintien de la fauche qui favorise cette diversité : les botanistes, écologues et techniciens agricoles ne cessent de le répéter. Plusieurs éleveurs du canton font perdurer cette pratique contraignante... tout en sachant que l'achat du foin serait globalement plus "rentable". Les aides européennes et de l'État dans le cadre des mesures agri-environnementales "compensent" (et récompensent !) en partie ce travail utile bien au-delà de la seule activité agricole. Pour autant, ici, tous les éleveurs achètent du foin "à l'extérieur" pour pouvoir nourrir leurs bêtes.
Après les campagnols...
Proposée par le Parc national des Écrins pour ce concours national, la participation des paysans de la haute-Romanche est d'autant plus louable qu'ils subissent depuis plusieurs années de virulentes attaques de campagnols. Quand elles sont labourées par les rongeurs, les parcelles ne produisent plus. Ici, pas un éleveur n'y a échappé. Certains ont dû acheter la totalité de leurs stocks de fourrage... Pourtant, la capacité de régénération des prairies naturelles s'avère impressionnante. Là où, voilà deux ans, le sol était totalement à nu, des stocks de graines enfouis dans la terre ont permis de retrouver une belle diversité... Il y manque encore certaines légumineuses, comme le sainfoin, qui pourraient pourtant revenir également.
Le fenouil des Alpes qui pousse sur sa parcelle de Valfroide donne t-elle du goût aux fromages produits par Jean-Michel Juge ? Rien n'est moins sûr. Quand il viendra faucher au mois d'août, la qualité fourragère indéniable de ce foin aura considérablement baissé... et il ne le donnera pas à manger à ses laitières. Questions de pratiques. On fauche toujours en commençant par le bas...
Continuer à faucher là ? Jean-Michel Juge "ne demande pas mieux" mais il se demande si, dans 15 ans, d'autres que lui continueront... Déjà, bien des prairies de fauche ne sont plus fauchées et, au mieux, pâturées.
Ce concours national est l'occasion de reconnaître, faire connaître et valoriser ce travail aux yeux de tous, y compris des milieux agricoles nationaux et des décideurs des politiques agricoles. Aujourd'hui, dans des zones de montagne comme celles de la haute-Romanche, le maintien de la fauche est un idéal, mieux encore, c'est la diversité des pratiques agricoles qu'il est important de conserver... Et pour cela, il faut des agriculteurs qui puissent en vivre.
Le maire de La Grave, Jean-Pierre Sevrez, voit dans ce concours l'occasion de faire connaître l'importance des prairies de fauche dont la valeur est importante "à plusieurs niveaux, pour l'agriculture, sur le plan écologique, de l'esthétique des paysages et donc pour l'activité touristique également".
Les résultats du concours "prairies fleuries" dans le Parc national des Écrins
1- Jean-Michel Juge pour sa prairie situé à 1925 mètres d'altitude à Valfroide (La Grave). Il est éleveur de chèvres et de vaches laitières et producteur de fromages. Le siège de son exploitation est à situé à Ventelon (La Grave).
2- Marie-Cécile Faure pour sa prairie située au Lautaret (alt 1950 m). Elle est productrice bovins-génisses et ovins-viande. Le siège de son exploitation est à Villar d'Arène.
Voici donc les deux éleveurs dont les prairies vont concourir au niveau national. A noter que les deux parcelles sont situées sur des sites Natura 2000 des Écrins... ce qui ne constituait pas un critère dans la grille d'analyse du concours.
Le jury a ensuite décerné un prix "local" pour la qualité et le nombre d'espèces mellifères à la prairie de Jean-Jacques Sionnet, éleveur ovins-viande aux Terrasses (La Grave) et à celle de Eric Ferrier, éleveur bovins-génisses au lieu dit "le coin" (La Grave).
Le jury a tenu compte, dans l'évaluation des prairies, des grandes différences de floraison suivant l'altitude ou l'exposition. Il a souhaité saluer la participation des éleveurs de Villar d'Arène à ce concours, compte tenu des pullulations de campagnols qui les pénalisent.
Ont également participé à ce concours : - Daniel Bouillet, éleveur bovins-génisses aux Terrasses qui a présenté une parcelle sur les rivets (vallée de la Buffe) - André Faure, éleveur bovins-génisses aux cours (villar) qui a présenté sa seule parcelle encore à ce jour épargnée par les campagnols. - Michel Albert, éleveur bovins-génisses et ovins-viande à Villar d'arène qui a présenté une parcelle aux jouvencelles (Villar d'Arène).
Les parcelles les plus riches sont des parcelles d'altitude élevée. Il y a eu de longues discussions entre le jury et les éleveurs sur la valeur et la qualité de ces prairies en ce début juillet... alors que lorsqu'ils les récoltent, plus tard dans l'été, elles constituent un fourrage assez médiocre.
Deux reportages télévisés ont été réalisés à l'occasion du passage du jury dans les Écrins. Le reportage de France 2, réalisé par Benoit Gadrey et Philippe Fivet a été diffusé au journal de 13h le 2 juillet. Celui de France 3 Provence Alpes, signé de Paul-Serge Miara et François Bombard, peut être visionné sur le site de la chaîne
Une semaine sur les traces de la biodiversité, coordonnée par le Comité départemental du tourisme des Hautes-Alpes avec, entre autres partenaires, le Parc national des Écrins. De nombreux rendez-vous du 5 au 11 juillet
Des randonnées insolites à la découverte des habitats préservés de la faune et la flore de montagne, des conférences et débats avec des scientifiques, des projections de films en plein air, un village itinérant avec des ateliers pédagogiques pour comprendre les enjeux de préserver ce bel environnement : la semaine de la biodiversité aura lieu du 5 au 11 juillet dans les Hautes-Alpes... pour tous les curieux de nature !
Le Parc national s'associe à cette initiative lors à l'occasion de l'installation du « village de la biodiversité » dans les Écrins :
Lundi 5 juillet à Briançon, au Parc de la Schappe - « Laissez-vous conter fleurettes » : Film /débat présenté par Pierre Salomez, botaniste au Parc national des Écrins, à 18h Renseignements : Office du tourisme de Briançon tél. 04 92 21 08 50 - Maison du Parc tél. 04 92 21 42 15
Mardi 6 juillet devant la Maison du Parc à Vallouise : A la découverte des insectes des Ecrins avec Blandine Delenatte, garde-monitrice. Rendez-vous à 9 h à la maison du parc (Demi-journée. Réservation obligatoire la veille dernier délais). Projection-causerie à la maison du Parc à 18H : Le loup, sa biologie, son retour naturel et les moyens de cohabiter. Projection conférence par Natacha Heitz, maison de la Nature des Hautes-Alpes.
Mercredi 7 juillet sur la plage de Savines-le-Lac Conférence du Parc national des Écrins « les oiseaux de montagne » à 18h
Vendredi 9 juillet au plan d'eau de Saint-Bonnet Conférence du Parc national des Écrins à 18h : "Insectes et biodiversité"
En complément du programme, en Vallouise, des rendez-vous sont également programmés dans les refuges avec un garde-moniteur du Parc national des Écrins à 16h30, suivies d'une projection après le repas : Lundi 5 juillet au refuge des Bans : le Bouquetin, avec Jean-Philippe Telmon Mercredi 7 juillet au refuge du Glacier Blanc : le gypaète barbu et l'aigle royal, avec Thierry Maillet Samedi 10 juillet au refuge de la Juliane : les chauves-souris, avec Marie-Geneviève Nicolas Vendredi 9 juillet au refuge de Dormillouse : l'adaptation de la faune et de la flore à la vie en montagne. Projection du film « vivre en montagne, s'adapter ou disparaître », avec Robert Chevalier
Le village de la biodiversité sera également présent le jeudi 8 juillet à Guillestre, le 10 juillet à Gap au Domaine de Charance, et le 11 juillet à Laragne, sur la place des Aires.
L'Organisation des Nations unies a proclamé 2010, Année internationale de la biodiversité pour alerter l'opinion publique sur l'état et les conséquences du déclin de la biodiversité dans le monde. La biodiversité ? Elle va bien au-delà de la liste et la description des espèces vivantes qui peuplent notre planète. Étudier la biodiversité, c'est chercher à mieux comprendre les liens et les interactions existant entre les espèces et avec leurs milieux de vie. Pour en savoir plus, consultez le portail français de l'Année Internationale de la Biodiversité : www.biodiversite2010.fr
Lieu d'accueil, d'information et d'hébergement, cet outil très attendu ouvre ses portes à Saint-Christophe-en-Oisans.
Devant la toute nouvelle maison de la montagne, à la Bérarde, tous les partenaires de ce projet majeur pour la vallée du Vénéon étaient réunis ce samedi 26 juin.
L'accueil du public est au coeur de cet équipement. L'office du tourisme, le bureau des guides et le Parc national des Écrins sont réunis ici. La maison abrite aussi le secours en montagne et l'auberge des Écrins (68 lits), gérée par la commune, dans ce haut-lieu de l'alpinisme.
Ce premier été de fonctionnement va permettre à tous d'ajuster les propositions et de coordonner les énergies pour que cet outil s'intègre dans "l'offre montagne" que les professionnels et les organismes locaux tentent de redynamiser depuis quelques années.
Un toit pour vos rêves, en Oisans. Du 24 juin au 26 août, les gardiens de refuge font partager leur univers. Chaque jeudi de l'été, ils vous accueillent autour d'une animation spéciale.
Les refuges sont souvent perçus comme inaccessibles et réservés aux montagnards aguerris... "Il n'en est rien ! Les refuges sont des lieux de convivialité ouverts à tous... et, les enfants sont également les bienvenus". Voilà le message que les gardiens de refuges de l'Oisans, souhaitent faire passer.
Du 24 juin au 26 août, chaque jeudi, ils partagent leur univers autour d'une animation particulière. Pour la deuxième année, les "jeudis des refuges" seront animés par différents intervenants (naturalistes, gardes-moniteurs du Parc, artistes, astronomes...) lors d'ateliers et de soirées... Avec un tarif unique et «préférentiel» pour cette initiative.
C'est l'Oisans au sens large qui est concerné par la démarche puisque les refuges de la Haute Romanche y sont également associés. Pensez à réserver ! Tous les détails et programme complet sur www.montagne-oisans.com
Avec les agents du Parc national des Écrins
Les gardes-moniteurs du Parc national des Écrins participent à cette inititiative depuis son origine.
Pour les rencontrer, plusieurs rendez-vous :
Jeudi 22 juillet : à 15h au refuge des Clots, Hervé, garde-moniteur, vous invite à partager l'univers des papillons et des libellules à proximité du Plateau d'Emparis. Sortie à proximité du refuge, projection et échanges après le dîner. Tél. 04 76 80 03 10
Jeudi 29 juillet : à 17h au refuge du Carrelet, Serge, garde-moniteur vous invite à découvrir la vie du chamois, animal emblématique de nos montagnes - balade à proximité du refuge pour observation sur le terrain, projection et échanges. Tél. 04 76 79 25 38
Jeudi 5 août : à 10h au refuge de la Pilatte, Daniel, garde-moniteur, vous présente l'évolution des glaciers face aux évolutions climatiques. Tél. 04 76 79 08 26
Jeudi 19 août : à 10h au refuge de l'Alpe du pin (rendez-vous sur le parking des granges). De la cueillette... à l'assiette ! Pierre Salomez, botaniste au Parc national des Écrins, vous initie à la cueillette - raisonnée - des plantes comestibles de nos montagnes. Pause casse-croûte en arrivant au refuge. Puis, Sylvie vous apprend à cuisiner votre récolte que vous dégusterez au dîner. Bon appétit ! Tél. 04 76 79 52 37
Jeudi 26 août : rendez-vous vers 15h pour le goûter au Refuge Adèle Planchard (attention : 5h de marche depuis Le Pied du Col / Villar d'Arène) Rencontre - débat autour des « métiers d'altitude » avec, Patrick, guide de haute montagne et agent de terrain au Parc national des Écrins ainsi que les gardiens du refuge. Tél. 04 76 79 92 14
Les parcelles de huit agriculteurs du canton de la Grave seront visitées par un jury au tout début juillet. Il "expertisera" la biodiversité générée par leurs prairies de fauche... en observant notamment les fleurs qui s'y développent.
Les prairies de la haute-Romanche, façonnées en terrasses face à la Meije, forment un paysage emblématique qui traduit l'adaptation des hommes à la pente. Ce sont ces espaces agricoles qui, pour le Parc national des Écrins, ont été proposés pour participer au concours national des "Prairies fleuries".
Les agriculteurs comptent parmi les acteurs du maintien de la biodiversité. Le concours agricole "prairies fleuries" rappelle cette réalité agri-environnementale trop peu souvent valorisée.
2010 est l'année internationale de la biodiversité. C'est dans ce cadre que les Parcs naturels régionaux et les Parcs nationaux de France organisent avec les Chambres d'agriculture, les syndicats d'AOC fromagères, les syndicats d'apiculture et des associations de gestion et de protection de la nature ce premier concours national d'excellence agri-écologique, "prairies fleuries".
Pour la première fois en France, des prix récompenseront les agriculteurs qui relèvent le défi du maintien de la richesse en espèces de leurs prairies de fauche ou de pâture.
Huit agriculteurs de la haute-Romanche sont candidats. Leurs parcelles seront visitées par un jury le 1er juillet prochain. "La parcelle sera jugée sur sa qualité fourragère, sur sa qualité écologique (biodiversité), sur sa qualité mellifère et éventuellement sur sa qualité paysagère et visuelle" précise Muriel Della-Vedova, chargée de mission en agriculture au Parc national des Écrins. Selon ces critères, plusieurs prix pourront être attribués. La parcelle gagnante au final sera celle qui présentera le meilleur équilibre entre toutes ces composantes. C'est également celle qui sera sélectionnée pour représenter le territoire au concours national.
Ses œuvres ont trouvé leur place dans les murs, coins et recoins de l'édifice. Une occasion de découvrir ou redécouvrir l'exposition "paysages des Écrins et de l'Embrunais", en parcourant les étages de la tour, jusqu'à la terrasse panoramique.
Les sculptures de Gérard Ducret ont trouvé leur place dans la Tour brune à Embrun. La place que leur a donnée leur créateur. Gérard Ducret a installé une exposition de ces œuvres en s'inspirant de ce lieu, classé monument historique.
Gérard Ducret vit et travaille à Châteauroux-les-Alpes. Il œuvre dans plusieurs directions et passe, selon le cas, du minuscule au monumental. Il aime par dessus tout le bois, mais aussi la pierre et réalise lui même ses bronzes. Ses compositions allient métal, bois et pierre. Son travail récent parle de la condition humaine qu'il traite avec tendresse et humour.
La Tour Brune Embrun - tél. 04 92 43 49 48 • Du 12 juin au 12 septembre de 10h à 12h et de 15h à 19h sauf les dimanches après-midi et les lundis • les week-ends et jours fériés de mai, juin et de la 2eme quinzaine de septembre.
« Paysages des Écrins et de l'Embrunais » : de nouvelles présentations à découvrir en parcourant les étages de la tour, jusqu'à la terrasse panoramique sur les paysages de l'Embrunais.
Un accompagnateur-conteur et une garde-monitrice pour une découverte des plantes et de leur utilisation. C'était samedi dans le Valgaudemar.
Plantain, pissenlit, ortie... Des plantes comestibles ! En soupe ou en salade ?
Cette fois, c'était la soupe, objet de l'animation proposée par le Parc national ce samedi 12 juin à La Chapelle-en-Valgaudemar.
Dominique Vincent, garde-monitrice et Bruno Daudin, accompagnateur en montagne (et conteur !) ont acceuilli une petite quinzaine de personnes, de tous les âges et toutes venues du Champsaur ! Ils les ont conduits pas très loin du village pour une cueillette d'herbes sauvages. Des connaisseurs et des néophytes ont trouvé auprès des deux intervenants des informations complémentaires sur la reconnaissance des plantes, leurs usages culinaires et médicinaux et plein de petites histoires associées au monde végétal.
Cueillette, détermination des plantes, préparation collective... et dégustations ! Des spécialités des uns et des autres, du Mouraillou (apéritif à base de pissenlit fabriqué dans le Valgaudemar) mais aussi du sirop de fleurs de sureau ont précédé ou accompagné cette belle soupe bien verte !
Comme promis, Bruno Daudin a raconté de nombreux contes savoureux... dont la fameuse histoire de la soupe au caillou... une histoire toute simple, comme celle de ce jour-là, qui montre comment en mettant ensemble ce dont chacun dispose, on obtient un résultat bien supérieur et bien meilleur... car partagé !
Le printemps est la saison des amours... Pour les limaces aussi qui se font la cour pendant plusieurs heures avant de s'accoupler. Quelques images prises à Saint-Michel de Chaillol...
La reproduction des limaces... Vous y avez déjà pensé ? A Saint-Michel de Chaillol, en juin 2009, Marc Lecourtier a réalisé quelques images d'accouplement de ces mollusques terrestres qu'il nous a transmises.
Pour ces gastéropodes, c'est le hasard qui décide du sexe de chacun(e), car elles sont hermaphrodites : elles sont à la fois mâle et femelle comme l'escargot, le ver de terre, la sangsue. Mais la rencontre entre deux individus et l'accouplement sont tout de même nécessaires pour qu'il y ait fécondation. La glande sexuelle, une gonade unique produit des spermatozoïdes et des ovules. Tous les individus possèdent un pénis tubulaire, interne au repos, inséré latéralement à la base du vagin. L'orifice génital est situé sur le côté droit de la tête. Lors de l'accouplement, le pénis est introduit dans le vagin du partenaire où il éjecte le sperme. Le pénis de ces limaces atteint le cinquième de la longueur du corps.
Les limaces ne se reproduisent qu'une à deux fois par an et enterrent leurs œufs dans le sol. Une ponte peut contenir plusieurs centaines d'œufs qui éclosent au bout de quelques semaines lorsque la température est douce.
Les limaces vivent environ un an et meurent le plus souvent capturées par un prédateur : le hérisson, la musaraigne, le blaireau, le crapaud, l'orvet, le merle, la grive, le carabe, le staphylin, la larve du ver luisant...
A noter au passage que les limaces empoisonnées par les granules, pastilles ou poudre de métaldéhyde dans les jardins, empoisonnent et tuent les prédateurs qui les consomment ensuite...
Marc Lecourtier a réalisé ces images d'accouplement de limaces, le 24 juin 2009 à Saint-Michel-de-Chaillol, vers 1550 m d'altitude, au bord d'un chemin d'accès à une maison d'habitation. Le fil qui suspend les limaces à une branche de noisetier est une sécrétion qu'elles ont produite.
Les pénis sont tressés en une double spirale. Après l'accouplement, chaque pénis est dévaginé comme un doigt de gant puis une des limaces remonte sur le fil sécrété en direction de la branche de noisetier, suivie de l'autre qui fait de même tout en avalant le fil.
Dans le Champsaur aussi, les agents du Parc ont retrouvé de nombreux cadavres d'ongulés qui n'ont pas résisté aux rigueurs de ce long hiver ou aux avalanches.
Quelque cinquante cadavres de chamois ont été retrouvés dans la vallée de Champoléon (haut-Champsaur) entre l'hiver et le printemps.
"Les pieds de barre et les couloirs d'avalanches sont principalement les sites où nous les découvrons" précise Bernard Thomas, agent du Parc national dans ce secteur.
"Les bouquetins eux non plus n'ont pas tous échappé à la mort. Dix d'entre eux ont été retrouvés dans des avalanches : huit à Champoléon et deux à la Motte-en-Champsaur".
"Mais la vie continue ! Les cabris de chamois et de bouquetins gambadent déjà sur les vires".
Du côté du Briançonnais, le bilan de l'hiver est inquiétant pour la colonie de bouquetins des Cerces qui a été amputée d'un quart de ses membres : lire l'article L'hiver meutrier
Samedi 26 juin, 24 refuges des Hautes-Alpes vous accueillent pour une nuit et des rencontres en montagne. Selon le lieu, de la musique, du théâtre, des contes et des rendez-vous pour mieux connaître la nature. A vous de choisir !
Quelle nuit magique ! Samedi 26 juin, 24 refuges des Hautes-Alpes ouvrent les portes de leur univers, en musique, de façon théâtrale ou par des contes... En cette année mondiale de la Biodiversité dans les Hautes-Alpes, plusieurs d'entre eux proposent des animations sur la thématique de la faune, la flore et l'environnement. Le Parc national des Écrins et ses agents de terrain comptent parmi les intervenants-animateurs de ces rencontres en montagne... Découvrez-les !
Les Souffles : théâtre interactif - Concert folk et jazz - 04 92 55 22 91 Le Tourond : de la maison du berger aux contes en soirée. Rencontre le lendemain, avec la bergère et les gardes-moniteurs du Parc national des Écrins 04 92 21 13 40 L'Olan : histoire de montagne, contes insolites, magie des mots... - 04 92 55 30 88 Vallonpierre : avec Dominique Vincent, garde-monitrice au Parc national des Écrins : Les chauve-souris, soirée causerie suivie, pour ceux qui le souhaitent, d'une sortie autour du refuge à la rencontre de la nuit - 04 92 55 27 80
HAUTE-ROMANCHE (Briançonnais)
L'Alpe de Villar d'Arène : en compagnie d'Eric Vannard, garde au Parc national des Écrins, observation de la faune depuis le refuge avec des longues-vues Diaporama après le repas - 04 76 79 94 66 Adèle Planchard : rencontre et debat «les métiers d'altitude» animé par un guide de haute-montagne, un agent de terrain au Parc national des Écrins, ainsi que les gardiens du refuge - 04 76 79 92 14 Chancel : «la vie en refuge» animé par le gardien - 04 76 79 92 32 L'Aigle : les glaciers des Alpes francaises - 04 76 79 94 74 Refuge du Goléon : observation des rapaces autour du refuge - 04 76 79 95 01
VALLOUISE
La Pousterle : rando géologique en fin d'après-midi et repas en compagnie d'une conteuse - 04 92 23 14 55 La Juliane : musique et chansons - 04 92 23 47 49 Le Glacier Blanc : ateliers pédagogiques sur la sécurité en montagne et diffusion d'un film - 04 92 23 50 24 L'Ecole (Dormillouse) : histoires et légendes - 04 92 20 90 01
Dans le Valbonnais, en Embrunais et dans le Champsaur : trois lieux et quatre rendez-vous proposés par le Parc national des Écrins, samedi 22 et dimanche 23 mai, à l'occasion de cet évenement national.
Depuis trois ans, la fête de la nature permet de vivre un moment privilégié au coeur des sites naturels, en compagnie des acteurs de la protection de la nature. L'an dernier, près de 3000 manifestations ont été proposées dans toutes les régions, y compris en outre-mer. Le succès était au rendez-vous avec plus de 400.000 participants, 400 structures locales organisatrices.
Cette fête a été imaginée par des amoureux de la nature pour donner à tous le plaisir de découvrir ou redécouvrir ses richesses naturelles, pour renouer des liens forts avec l'environnement.
Cette année, pendant cinq jours, des professionnels et des bénévoles des réseaux de protection de la nature font découvrir (gratuitement) des espaces connus ou inconnus. La Fête de la nature est aussi un moment exceptionnel de sensibilisation aux urgences et aux enjeux de la protection de la biodiversité. Elle permet de s'interroger sur la place de l'homme dans la nature et sur sa responsabilité dans la conservation de la biodiversité.
Dans les Écrins, trois sites de rendez-vous
DANS LE VALBONNAIS Dimanche 23 mai Le rendez-vous proposé par le Parc national des Écrins en Isère est au programme du festival des Montagn'arts. Il s'agit d'une balade matinale au fil de l'eau pour découvrir la vie cachée de la rivière et les secrets de la plaine du Valbonnais.
Rdv à 9h30 au camping-plan d'eau de Valbonnais sur le site du festival des Montagn'arts.
EN EMBRUNAIS Samedi 22 mai Accompagnez un garde-moniteur sur sa tournée de terrain. La découverte d'un métier de nature et de ses missions. Inscriptions et renseignements au 04 92 43 23 31
DANS LE CHAMPSAUR Dimanche 23 mai Deux sorties thématiques avec un garde-moniteur dans la vallée de Champoléon. Rdv Parking Les Fermonds - pique-nique tiré des sacs.
- À la découverte des oiseaux de montagne - Départ à 5h
Pour les 10 ans du Festival, l'équipe du théâtre de la lune prépare une belle fête ! Rendez-vous du 21 au 23 mai au plan d'eau de Valbonnais
"Quelle jeunesse ! Souvenez- vous à 10 ans : le dynamisme, la curiosité, la soif d'aventures, l'enthousiasme, le charme de la naïveté... " C'est l'état d'esprit de l'équipe du théâtre de la lune, enrichi de 10 années du festival des Montagn'arts, bien établi dans son territoire... et dans la durée.
"Pour cette 10ème édition du Festival des Montagn'Arts, nous vous proposons un week-end exceptionnel alliant escapades dans les mondes imaginés des artistes invités, découvertes des richesses patrimoniales de nos territoires, sensibilisation aux dynamiques locales . Le village nomade reprend ses quartiers sur le magnifique site du plan d'eau de Valbonnai s et cette année, la programmation s'adresse à tous : des plus petits à partir de 18 mois jusqu'à 98 ans, chacun y trouvera son bonheur. Une vingtaine de compagnies et associations artistiques vont nous prendre par la main pendant ce week-end : émotion, voyage, découverte : en ressortirons-nous émerveillés, éberlués, bouleversés ?
Nous poursuivrons aussi notre balade sur les canaux à la découverte du patrimoine hydraulique qui a longtemps structuré l'économie de nos territoires : richesses à découvrir sous l'angle technique, social, poétique, artistique. Pour cet anniversaire, nous avons voulu associer encore plus d'initiatives locales : que les réseaux vivent, s'entrecroisent, s'enrichissent mutuellement.Tissons ensemble le lien social nécessaire au développement dynamique et durable de nos territoires. Accourez, prenez place et apprécions ces moments magiques."
"Le Festival des Montagn'Arts existe grâce : - aux bénévoles, voisins des vallées avec qui l'on vibre dans la préparation et la réussite des manifestations, - aux artistes qui nous ont apporté tant d'émotions lors de leurs représentations, artistes qui gardent toujours un souvenir ému des moments partagés, - aux financeurs et responsables politiques qui ont bien compris l'intérêt de la culture pour imaginer nos sociétés dans nos territoires, - et surtout au public avec qui nous aimons tant partager nos coups de coeur. Oserions-nous dire que notre action participe du « bien-vivre», du « mieux-vivre » dans nos vallées ?"
Demandez le programme... Du 21 au 23 mai, un espace animations de 10h à 18h au plan d'eau de Valbonnais, un site idéal pour passer du temps en famille et entre amis. Sur le site, on trouvera des structures musicales géantes, des jeux et ateliers créatifs en accès libre, un manège à pédale, des balades avec les ânes de Lou Pà de l'Aze, etc... Des concerts, des ateliers, des balades, expositions et.... Voir d'autre détails et le programme complet sur le site internet du Festival des montagn'arts
Réservations au 04 76 30 25 26 du 18 au 21 mai et sur place tout le week-end
Dimanche 23 mai, ce sera aussi la Fête de la Nature... avec le Festival des Montagn'arts et le Parc national des Écrins.
Le Parc national des Écrins propose une balade matinale au fil de l'eau pour découvrir la vie cachée de la rivière et les secrets de la plaine du Valbonnais. RDV 9h30 au camping de Valbonnais sur le site des Montagn'arts.
Un premier bilan avant des résultats plus complets : 148 aigles observés, contre 123 en 2005. Merci à tous les participants !
Tout au long de cette semaine de comptage des aigles royaux, nous avons partagé avec vous les résultats et ambiance au fil des jours. "Grâce à la présence, à la motivation, à la patience et à la rigueur de chacun, les opérations se sont déroulées dans les meilleures conditions" commente Christian Couloumy, coordinateur du programme rapaces et de ce comptages au Parc national des Écrins. Lire aussi le dossier publié sur ce site pour présenter cette opération Aigles royaux : le grand comptage.
Quelques remarques à chaud avant un bilan plus détaillé :
La météo capricieuse dans le Champsaur n'a pas permis de retrouver les oiseaux attendus en début de semaine, 9 seulement. Elle a contraint au report de l'opération du Briançonnais du vendredi 26 mars au lundi 29 mars.
En définitive, on note une progression globale du nombre des oiseaux (de 123 à 148 soit 20% environ). Elle concerne surtout les individus en plumage juvénile (de 30 à 49 soit un doublement) et dans une moindre mesure ceux en plumage adulte (de 90 à 99 soit 10% environ).
Les observations de terrain ont permis de vérifier une fois de plus la chronologie de la reproduction (plusieurs accouplements, des couples ont amorcé la couvaison), le caractère très territorial de l'aigle royal (de nombreux "festons" ou vols en guirlandes). Elles révèlent la possibilité de petits regroupements peu observés antérieurement (jusqu'à 6 oiseaux ensemble, souvent des "queues blanches", à plusieurs reprises les jours durant).
Ces regroupements ont essentiellement été notés sur le flanc occidental du massif des Écrins (vallée du Drac et Valbonnais).
Une analyse plus fine, autant quantitative que sur la répartition sera menée prochainement. Elle s'attachera à comparer les résultats dans le détail localement, à rapprocher le nombre juvéniles observés au nombre de jeunes produits au cours des 3 années précédentes sur le massif (potentiellement en queue blanche), à évaluer la production de jeunes et mortalité constatées depuis 2005, etc.
La presse s'est montrée très intéressée par notre projet : TF1 (20 h), France 2 (13h), France 3 Alpes-Provence, Le Parisien libéré (1 page entière), Le Dauphiné libéré (plusieurs articles), France Inter (direct à CO2 mon amour), Alpes 1, La Provence, Alpes et midi... ont délégué des journalistes sur place ! Merci à eux aussi d'avoir relayé ce grand comptage des aigles.
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Reportage de France 3 PACA le 24 mars 2010, réalisé par Paul-Serge Miara et Michel Sérane
Adobe Flash Player non installé ou plus vieux que 9.0.115!
Reportage de France 2 le 26 mars 2010, réalisé par Denis Sébastien et Ph.Fivet
Le report du comptage en Briançonnais (Guisane et Haute-Romanche) s'est déroulé aujourd'hui dans des conditions satisfaisantes au niveau de la météo et excellentes pour le dénombrement des aigles. 19 oiseaux recensés, dont 5 jeunes individus, entre la vallée du Ferrand et Briançon. Les couples territoriaux connus ont été retrouvés, les uns déjà en phase de couvaison, d'autres festonnant dans le ciel ou encore affairés à se nourrir des cadavres d'ongulés (chamois ou bouquetins) nombreux dans ce secteur au cours de cet fin d'hiver particulièrement difficile pour la faune sauvage.
Un point sur l'ensemble des opérations sera établi prochainement. Il va consister à interpréter les éventuels doublons d'un secteur à l'autre et de soustraire les oiseaux observés hors de la zone d'étude du Parc (ensemble du coeur et de la zone d'adhésion) afin de pouvoir les comparer à ceux des précédents comptages.
Les 90 observateurs qui se sont déployés sur les versants de l'Embrunais, ont profité d'une journée particulièrement riche. Les aigles bien sur, un peu plus nombreux qu'en 2005 : 27 individus aujourd'hui, dont 5 jeunes. Mais aussi la manifestation toujours émouvante de la migration de retour, avec pour ambassadeurs des grues, une cigogne noire, des milans noirs et royaux, des éperviers, des busards portés vers le nord par un vent doux sous un soleil légèrement voilé.
Un vautour fauve a croisé tout ce beau monde, cap au sud-ouest, de retour d'une probable excursion en montagne. Demain, le Briançonnais avec un rendez-vous à 8 h au Casset et la possibilité du relâcher de l'aigle à la mi- journée, si sa condition physique le permet. Il faut en effet que son plumage soit sec...
La ténacité et l'optimisme ont gagné la partie face à une météo pour le moins capricieuse.
L'apparition d'une lueur entre les flocons qui s'abattaient sur Vallouise et tout le monde s'est précipité sur les postes d'observation. Bien leur en a pris car ils ont pu bénéficier d'une accalmie de 2 heures. Le temps pour les aigles aussi de prendre l'air sous les yeux du réseau. En définitive, ce sont 23 aigles royaux différents qui ont été recensés !
Outre les aigles royaux, plusieurs observations de circaètes ont été réalisées, ce qui signe leur retour en ce début du printemps.
La "fenêtre" météorologique espérée n'a pas eu lieu ce matin dans le Briançonnais.
Dans ce secteur, le comptage des aigles royaux est reporté à lundi 29 mars. Rendez-vous à 9h, au Cassset. Les agents du Parc national auront besoin d'aide et tous les volontaires sont donc les bienvenus !
Les observateurs qui se sont retrouvés dès 8h au Casset ont bénéficié d'une présentation, en salle, sur l'aigle royal et les vautours... en espérant que les conditions extérieures allaient s'améliorer. En vain.
Faute d'aigle, les plus courageux sont ensuite allés observer les bouquetins au Pont de l'Alpe. Ambiance...
Jeudi 25 mars, en OISANS
Ce ne sont pas quelques nuages menaçants ni encore moins les quelques gouttes semées par ci par là qui viendront décourager les 80 participants venus au rendez-vous de 8 h au Bourg d'Oisans. Et ils ont eu raison car car le ciel a tenu bon et l'opération a pu se dérouler normalement : 23 aigles ont été recensés sur l'ensemble de la zone (1 de plus qu'en 2005). On dénombre 19 adultes et seulement 4 juvéniles, comme si l'Oisans n'était pas un domaine attractif pour les jeunes... aigles ! On peut imaginer que les vallons abrupts du Vénéon ou de la Lignare soient jalousement gardés par les couples locaux ?
Un couple semblait avoir amorcé la couvaison tandis que plusieurs se sont accouplés. Des transports de branches observés et toujours les vols d'intimidation, acrobaties vertigineuses, destinés aux aigles intrus de passage.
Mercredi 24 mars, en VALBONNAIS
Le beau temps du Valgaudemar a franchi les cols pour se répandre généreusement dans le Valbonnais toute la journée et contribuer largement à la réussite de la journée.
"Beaucoup de monde encore autour de l'équipe du Parc national, l'enthousiasme est intact ! Les observateurs des 21 postes repartis sur la zone ont été récompensés ! De nouveau, beaucoup d'activité dans le ciel avec toujours ces comportements manifestés par les oiseaux qui marquent la période de reproduction : accouplement des aigles, vols en festons, apports de branches dans les aires, planés des partenaires des couples..." Ce qui fut remarqué la veille dans le Valgaudemar est confirmé an Valbonnais : beaucoup d'individus en plumage juvénile qui volent en groupe (jusqu'à 5 ensemble). Au total, 31 oiseaux dénombrés (15 adultes et 16 non adultes). Un record absolu depuis 1985 dates des premières opérations.
Aujourd'hui, le comptage se déroule dans l'Oisans.
Mardi 23 mars, dans le VALGAUDEMAR
Après les nuées du Champsaur, le Valgaudemar s'est montré sous son plus beau jour !
Cette opération séduction de la météo a marché pour pour les observateurs : une bonne cinquantaine de personnes était au rendez-vous du matin à Saint-Maurice en Valgodemar. Elle a également fait mouche pour les aigles des vallées prospectées qui se sont abondamment montrés à tous les postes pour le plus grand plaisir des professionnels comme des volontaires.
Après un dépouillement pointilleux et prolongé des données collectées. Ce sont 5 couples d'aigles royaux différents qui sont dénombrés pour la zone : 12 adultes et 13 oiseaux en plumage juvénile.
Des regroupements ont rassemblé jusqu'à 7 individus simultanément dont 6 "queues blanches" (les jeunes). "Ces jeunes sont principalement contactés (10 sur les 13) à la sortie des vallées (en bordure du Drac)" précise Christian Couloumy. "On peut tenter d'expliquer cette localisation par le rejet dont ils sont souvent victimes par les couples installés au cœur des vallées".
De nouveau, des accouplements sont constatés, ainsi que la fréquentation d'aires et des vols en festons (acrobaties d'intimidation)...
Lundi 20 mars, dans le CHAMPSAUR
Le temps incertain n'a pas découragé les observateurs, volontaires ou professionnels, venus très nombreux ce matin à Pont du Fossé pour participer au comptage des aigles royaux. Sur les 90 personnes présentes, une trentaine d'agents du Parc national, des agents de l'ONF, de l'ONEMA et une bonne cinquantaine de naturalistes étaient au rendez-vous. Après le traditionnel briefing autour d'un café, les équipes se sont rendues sur les postes d'observation.
Le brouillard accroché aux versant au-dessus de 1800 m s'est légèrement élevé et a même laisser filtrer quelques rayons de soleil dans la vallée de Champoléon.
D'autres ont eu moins de chance et n'auront vu... que des nuages.
Pourtant, neuf aigles ont été dénombrés (3 jeunes et 6 adultes), certains préparant leur nid en apportant des branches. Les plus chanceux des équipiers ont assisté à un accouplement des grands rapaces !
Demain la météo est plus optimiste, c'est au tour du Valgaudemar...
Les observateurs réunis ce lundi 22 mars à la Maison de la vallée à Pont-du-Fossé
Compter les aigles : éléments d'information
Les comptages, organisés selon une méthodologie expérimentée par plusieurs parcs nationaux français, apportent des informations sur le niveau des effectifs et donnent une image de la population et de sa structure (âge-ratio) à un moment donné sur un espace connu. Il s'agit d'observer la totalité (en théorie) d'une population d'aigles dans un secteur déterminé de grande étendue (entre 250 et 350 km2) au cours d'une opération ou d'une série d'opérations consécutives. Le dispositif nécessite la participation de nombreux observateurs.
Par équipes de 2 ou 3 minimum, ils sont disposés sur le terrain en poste fixe, de manière à couvrir l'unité de comptage (espacement moyen : 2,5 km entre les postes, avec possibilité d'un léger chevauchement des observations). Équipée de talkie-walkie, chaque équipe est en mesure d'alerter les observateurs voisins de l'arrivée d'un aigle.
Chaque équipe doit disposer du matériel nécessaire : longue vue, jumelles, radio, fiche d'observations, carte de localisation, matériel de prise de notes, éléments de confort, casse-croûte !
Une durée de 4 heures d'observation est préconisée, généralement de 10 heures à 14 heures. Cette durée peut-être modifiée (décalée, réduite ou allongée selon la météo et les conditions de déroulement. Pendant la période d'observation sur le terrain, toutes les observations d'aigles sont consignées sur une fiche type : localisation, heure très précise de début et de la fin du contact, particularités individuelles de chaque oiseau (mues, couleur...)
Le « débriefing » (dépouillement, exploitation des données) est mené immédiatement après le comptage.
Les individus montrent de petites différences d'aspect comme la couleur (souvent liée à l'âge), les mues et adaptent leurs silhouettes selon les besoins de leurs évolutions aériennes.
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Les rencontres de l'image auront lieu à Bourg d'Oisans les 17 et 18 septembre. Le programme devrait réunir passionnés de photos et de montagne de tous âges ! Lire la suite.