Les soupçons étaient fondés. L'équipe du secteur a observé ce matin sept ibex, perchés dans des falaises à 2500 mètres d'altitude.
Depuis quelques années des bouquetins (venus du Champsaur où ils ont été réintroduits) sont observés l'été dans la vallée de l'Onde (Vallouise). Plus récemment, des observations printanières et automnales pouvaient laisser supposer qu'ils y passaient l'hiver...
"En effet, le relief complexe, les difficultés d'observation, les dangers objectifs ne rendent pas la tâche facile sur ce site. Fin 2009, ayant pu observer des bouquetins jusqu'en novembre, nous étions convaincus qu'ils passeraient l'hiver ici et nous avons décidé de mettre le paquet pour tenter de trouver le site d'hivernage" explique Thierry Maillet, chef de secteur en Vallouise.
"Aujourd'hui, une nouvelle opération collective dans le froid intense de ce début mars, nous a enfin permis de trouver les bouquetins : 4 femelles, 2 cabris et un mâle ont été observés. Ils étaient perchés dans des falaises à 2500 m d'altitude."
Une nouvelle information qui vient confirmer l'implantation de la colonie champsaurine dans le massif.
Douze minutes pour dire l'essentiel de ce programme à la fois pragmatique et prospectif. La parole est donnée aux différents partenaires de cette initiative pastorale et scientifique dans le Parc national des Écrins.
Ils sont éleveur, berger, chercheur, pastoraliste, agent du Parc national... partenaires du programme Alpages sentinelles dans le Parc national des Écrins.
Vous pouvez les écouter grâce à un reportage sonore réalisé par Denis Richard (son'art) lors de la journée de restitution de ce programme qui a eu lieu en janvier 2010 à Champoléon.
Laurent Giraud, éleveur et Michel Bisson, berger, répondent aux questions de Denis Richard (Son-art). Écoutez ce reportage qui donne la parole aux différents partenaires du programme, institutions, scientifiques et acteurs de terrain...
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Pour le Parc national des Écrins, c'est le site de la haute-Romanche qui a été retenu. Les agriculteurs de ce secteur pourront soumettre des parcelles de leur exploitation au jury qui expertisera, début juillet, la richesse en espèces de leurs prairies de fauche.
Les agriculteurs comptent parmi les acteurs du maintien de la biodiversité. Le concours agricole "prairies fleuries", dont le lancement officiel est prévu au salon de l'agriculture ce mercredi 3 mars à Paris, rappelle cette réalité agri-environnementale trop peu souvent valorisée.
Dans le cadre de "2010, année internationale de la biodiversité", les Parcs naturels régionaux et les Parcs nationaux de France organisent avec les Chambres d'agriculture, les syndicats d'AOC fromagères, les syndicats d'apiculture et des associations de gestion et de protection de la nature ce premier concours national d'excellence agri-écologique, "prairies fleuries".
Pour la première fois en France, des prix récompenseront les agriculteurs qui relèvent le défi du maintien de la richesse en espèces de leurs prairies de fauche ou de pâture.
La haute-Romanche représentera les Écrins
Les prairies de la haute-Romanche, façonnées en terrasses face à la Meije forment un paysage d'exception qui traduit l'adaptation des hommes à la pente. Ce sont ces espaces agricoles qui, pour le Parc national des Écrins, sont proposés pour participer au concours national des "Prairies fleuries".
Assez diversifiée et encore bien présente, l'agriculture des Écrins est essentiellement tournée vers l'élevage, principalement celui des ovins pour la viande. Le cheptel bovin laitier est en forte régression, peu à peu remplacé par des troupeaux de vaches allaitantes. L'élevage de génisses laitières, caractéristique du site choisi pour le concours, est assez bien représenté dans le massif.
La Haute-Romanche se situe au nord du massif des Écrins dans le département des Hautes-Alpes. Il compte deux communes : La Grave et Villar d'Arène qui forment un canton de 786 habitants. Les prairies couvrent essentiellement le versant de l'adret sur un substrat sédimentaire constitué de terrasses et de vallons d'altitude face à la haute montagne cristalline, dominée par la Meije qui culmine à 3983 m.
Environ 300 ha de ces surfaces en herbe sont encore fauchées par une vingtaine d'agriculteurs, de 1500 à 2000 m d'altitude. Le spectacle offert par ces prairies en terrasses, dans un paysage de haute montagne, est remarquable.
La diversité biologique des prairies qui composent ce territoire est notable pour plusieurs raisons : - le site, de par sa localisation géographique, est reconnu pour sa richesse biologique. Il abrite d'ailleurs trois sites Natura 2000 : Lautaret/Combeynot, Emparis/goléon et Zone de Protection Spéciale (ZPS) Écrins, au titre de la directive "oiseaux" - les prairies de fauche sont situées dans les étages montagnards et subalpins - l' histoire de ces prairies est plurielle : certaines sont fauchées depuis des siècles ; d'autres ont d'abord été aménagées pour être cultivées et sont aujourd'hui fauchées. - la fauche de ces prairies jusqu'à des altitudes élevées (2100m) est réalisée chaque année jusqu'aux premières neiges.
À noter également que les sols sont assez profonds et permettent une bonne productivité fourragère.
Malgré les caractéristiques difficiles de ces lieux, l'agriculture est encore bien présente et si le nombre d'exploitation diminue, le cheptel bovin n'a jamais été aussi important. De jeunes agriculteurs se sont encore installés ces dernières années. La production de génisses est la principale activité bovine du canton. Les bêtes sont élevées jusqu'à l'âge de 3 ans puis vendues, prêtes à vêler, aux agriculteurs de la zone Reblochon notamment. Ces mêmes exploitations ont développé ces dernières années la vente directe de viande bovine en caissettes. Quelques exploitations sont spécialisées en ovins viande. D'autres, plus récemment installées, produisent des fromages de chèvre.
Le principal enjeu agri-environnemental réside dans le maintien de la fauche des prairies. En effet, depuis quelques années, la question de la rentabilité de la fauche se pose sur certaines exploitations face à la forte demande en pâturages pour des animaux extérieurs au canton. Certains agriculteurs ont arrêté de faucher pour prendre un statut "d'entrepreneur de garde". Bergers pendant la belle saison, ils achètent donc la totalité du fourrage nécessaire à l'hivernage de leurs bêtes. Ces mutations d'activités ne favorisent pas le maintien des terrasses, de la biodiversité mais ont également des conséquences sur la stabilité des sols. Depuis 2000, des pullulations de campagnols, accentuent ces phénomènes.
"Le concours prairies fleuries est une bonne occasion de communiquer sur le rôle de l'agriculture de montagne, élément incontournable pour le maintien de ces paysages et de la biodiversité" souligne Pierre-Yves Motte, président de la Chambre d'agriculture des Hautes-Alpes... mais aussi du Conseil économique social et culturel du Parc national des Écrins.
L'équilibre agri-écologique... récompensé
Ce concours entend montrer que production et biodiversité peuvent se rejoindre. Il récompense le meilleur équilibre agri-écologique, décliné en qualités agronomiques, environnementales et paysagères, ou encore en qualité gustative des produits de l'élevage et de l'apiculture.
Pour apprécier ces qualités de la prairie, le concours se fonde sur des critères scientifiques pour les différents enjeux et catégories de prairies permanentes.
Un prix récompensera dans chaque catégorie, au niveau local et national, les exploitations dont les prairies présentent le meilleur équilibre entre production de fourrage de qualité et préservation de la biodiversité.
Dans le but de promouvoir une démarche simple et appropriable par tous, c'est la présence de certaines espèces de fleurs facilement reconnaissables qui sera déterminante de qualité agro-écologique de la parcelle proposée. Les prairies doivent participer pleinement au fonctionnement fourrager des exploitations. Les agriculteurs pourront présenter les parcelles de leur choix, qu'ils aient ou non souscrit des mesures agri-envrionnementales dans leur Parc.
Au tout début juillet, au moment propice pour la végétation dans le secteur retenu, un jury local visitera les parcelles. Plusieurs prix pourront être attribués (pour la qualité fourragère, pour la qualité mellifère, etc....). La parcelle gagnante au final sera celle qui présentera le meilleur équilibre entre toutes ces composantes. C'est également celle qui sera sélectionnée pour représenter le territoire au concours national.
Le jury national fera son choix à la fois sur les critères observés sur les parcelles et sur l'importance ou l'originalité de la place de la parcelle dans l'exploitation et dans le territoire.
Les Prix nationaux seront attribués en octobre 2010 lors du Congrès annuel des Parcs naturels régionaux qui se déroulera dans le Parc de la Montagne de Reims, en Champagne-Ardennes.
Renseignements Contact au Parc national des Écrins : Muriel Della-Vedova, tél. 04 92 40 20 55 Contact à la Chambre d'agriculture des Hautes-Alpes : Jean-Luc Coussy au 04 92 52 53 14
Un gypaète est venu chercher des noises à un aigle royal... juste au-dessus d'un groupe d'agents du Parc national en exercice en Vallouise. Quelques images du ballet...
D'abord juste un point dans le ciel. Ils ont vu arriver le gypaète, au loin. Ce 26 janvier, en fin de matinée, les agents du Parc en exercice de secours sur le terrain savaient qu'ils avaient des chances de l'apercevoir. Vallouise, c'est le nom qui a été donné au Gypaète qui, depuis quelques mois, séjourne dans la vallée de l'Onde. "A l'échelle internationale, on a décidé de nommer les oiseaux par le nom du lieu où ils sont observés. En ce moment, dans les Hautes-Alpes, on surveille deux gypaètes : Escreins (dans le val d'Escreins) et Vallouise" précise Christian Couloumy, coordinateur des programmes "rapaces" pour le Parc national des Écrins.
Ils n'imaginaient sans doute pas qu'ils allaient assister à une aussi belle observation...
Alors que le gypaète arrivait au-dessus d'eux, ils ont remarqué que le ciel était aussi occupé par un aigle royal.
Querelle de territoire ? Sans doute. Visiblement, c'est le gypaète qui cherchait la dispute...
Pendant plus de 10 mn, les deux grands rapaces se sont chamaillés sous le regard des observateurs époustouflés. Malgré ses quelque deux mètres d'envergure, l'aigle royal semblait vraiment beaucoup plus petit que d'habitude à côté du gypaète qui le houspillait !
Les deux oiseaux se sont ensuite séparés...
Voici quelques images de cet exceptionnel ballet aérien.
C'est un ouvrage de référence pour tous les amoureux de papillons. Fruit de 10 ans de travail de spécialistes amateurs et professionnels, cet atlas rassemble 160000 données dont celles relevées par les agents du Parc national des Écrins et concerne pas moins de 240 espèces !
Du littoral méditerranéen aux sommets des Écrins, en passant par les collines et plateaux de haute Provence, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur recèle un patrimoine naturel souvent ignoré : sa faune entomologique, particulièrement riche en papillons (lépidoptères).
Près de 220 espèces de rhopalocères (papillons de jour) sur les 250 existantes sur le territoire national métropolitain volent dans la région !
Cet atlas est le fruit de dix années d'un travail associatif mais aussi le recueil de parfois toute une vie d'observations réalisées par des spécialistes, amateurs et professionnels.
Près de 160 000 données saisies et validées provenant de 550 contributeurs sont valorisées à travers ces pages.
L'ouvrage n'a pas la prétention d'être exhaustif quant à la distribution des espèces mais il fournit une photographie fiable de leur situation géographique ces trente dernières années. Il permet, pour la première fois à l'échelle administrative des six départements de la région, de dresser un état des lieux et de repréciser leur statut, au moment où des modifications profondes et rapides de nos espaces naturels sont en marche.
Cet atlas constitue un ouvrage de référence pour les naturalistes, les aménageurs et tous ceux qui portent une attention particulière à l'évolution de notre patrimoine naturel.
Deux associations sont les chevilles ouvrières de cet ouvrage consacré aux papillons de jour (rhopalocères et zygènes) de la Région PACA : Proserpine et l'OPIE Provence-Alpes du Sud.
A leurs côtés, le Parc national des Écrins a trouvé tout naturellement sa place. L'établissement est fortement engagé dans un programme de connaissance des patrimoines naturels, culturels et paysagers. Inventaires, protocoles de suivis, cartographie et organisation des bases de données et études et programmes de restauration/valorisation s'appliquent à tous. Concernant les papillons, le Parc national des Écrins a fait réaliser des études par des entomologistes, puis les agents du Parc ont pris le relais pour compléter les inventaires. Un groupe de travail s'organise autour de programmes insectes. Les journées de formation assurées par des entomologistes, les stages de formation et suivis de programmes sont autant d'occasions de se forger une culture naturaliste commune.
Pour ce qui est de l'atlas des papillons en Provence-Alpes Côte d'Azur, le Parc national des Écrins a fourni quelque 10 000 données qui contribuent à faire le point sur l'état de conservation des papillons diurnes en PACA. L'exigence de conservation de la biodiversité favorise le croisement des données naturalistes et des usages de l'espace et permet d'engager des programmes de conservation fondés sur les bonnes pratiques en matière agricole, d'aménagement et d'activités de pleine nature.
Papillons de jour - Rhopalocères et Zygènes - Atlas de Provence-Alpes-Côte d'Azur 92 pages au format 21 x 28cm, 240 espèces traitées, 450 contributeurs passionnés, 540 cartes et graphiques, 160 000 données. OPIE Provence - Proserpine - Parc national des Écrins - Naturalia publications Commander l'ouvrage sur la boutique en ligne du Parc national des Écrins
Pour en savoir plus : "Insectes et autres petites bêtes en montagne", le guide de découverte réalisé par le Parc national des Écrins : lire l'article
"Le Lauvitel, zone Interdite" : un titre journalistique pour le reportage réalisé sur le thème de la réserve intégrale pour l'émission "montagne" de France 3 Rhône-Alpes... sans y pénétrer. Marc de Langenhagen, le réalisateur, a relevé le défi... avec l'aide des agents du Parc national des Écrins et de scientifiques qui suivent l'évolution des milieux dans cet espace soustrait à la fréquentation et aux pratiques humaines.
"C'est la nature, sous cloche. Un espace hors du temps, où les hommes sont interdits.
Seule une petite poignée de scientifiques, très pointus dans leur discipline respective, est tolérée dans ce vallon d'altitude, au cœur de l'Oisans, et du parc national des Écrins." Le premier sujet de l'émission "Chroniques d'en haut", diffusée sur France 3 Rhône-Alpes le samedi 30 janvier dernier, était consacré à la réserve intégrale du Lauvitel.
"Cet espace d'environ 700 hectares, c'est la Réserve Intégrale du Lauvitel. Benoît Dodelin est l'un des rares scientifiques à pouvoir pénétrer ce sanctuaire. Un sanctuaire car dans cette forêt d'altitude, on laisse le bois mort, pourrir tranquillement. Et c'est bien ce qui intéresse Benoît : à l'aide de pièges à insectes, il examine la biodiversité d'une forêt où l'homme n'intervient plus, ne gère plus. Car on estime que 30% des espèces d'une forêt n'existe que grâce aux arbres morts. La Réserve est naturellement protégée des intrus : de part et d'autre, des pentes escarpées et dangereuses. Ou bien pour les plus téméraires, un lac à traverser, le lac du Lauvitel. Comme d'autres lacs du Parc National des Ecrins, il est depuis quelques années scrupuleusement ausculté : on prend sa température. Et l'on y prélève du zooplancton, nourriture de base des poissons.
Comment le changement climatique influe-t-il sur la biodiversité de ces lacs d'altitude ? Comment les espèces de poissons vont-elles évoluer ? C'est l'enjeu de ces recherches menées par l'Université de Provence, avec l'aide des gardes du Parc national des Écrins. Le Lauvitel, un laboratoire scientifique... à ciel ouvert."
Le reportage a été réalisé par Marc de Langenhagen (Mécanos productions) avec l'aide d'agents du Parc national et de partenaires scientifiques qui suivent l'évolution de cette réserve intégrale.
L'émission sera diffusée le mardi 09 février prochain à 09h00 sur TV5 Monde réseau France Belgique Suisse puis le mercredi 10 février et le jeudi 11 février sur TV5 Europe (hors France- Belgique-Suisse). Rien d'annoncé pour l'instant en région PACA mais on peut visionner l'émission sur le site de la chaine.
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Pâturer... assez, trop, pas assez ? La gestion d'un alpage est un vrai métier... qui doit aussi faire avec des contraintes qui lui sont totalement extérieures : évolutions du climat, des politiques agricoles, des mesures et des interlocuteurs...
Pour se faire une idée globale de ces interactions, le programme des "alpages sentinelles" a été créé par les partenaires de l'agriculture au sein du Parc national des Écrins. Fin janvier, à Champoléon, des éleveurs, des bergers et les organismes concernés ont fait le point sur les premières avancées de cette initiative qui commence à intéresser d'autres massifs.
"Ce que nous voulons, c'est que nos alpages gardent leur potentiel et continuent de nourrir nos bêtes" : Charles Pelissier, président du groupement pastoral d'Ancelle (Champsaur), compte parmi les éleveurs qui suivent de près et contribuent aux travaux réalisés sur les "alpages sentinelles" du parc national des Écrins.
À Champoléon (Hautes-Alpes), dans les locaux de la maison du berger, une trentaine de personnes ont participé à une réunion de restitution des premiers "résultats" enregistrés sur les neuf alpages actuellement suivis dans ce programme expérimental. Voilà trois ans, le Parc et ses partenaires (*) ont mis en place cet observatoire partagé, afin de suivre l'évolution conjointe des espaces naturels et des activités pastorales sous l'effet des conditions climatiques, en tenant compte aussi des multiples événements que connaissent, dans le même temps, les exploitations d'élevage.
Si tout va bien, ils formeront à terme un réseau de 14 alpages "sentinelles", choisis dans les différents secteurs du Parc national des Écrins, dans les Hautes-Alpes et en Isère. Plusieurs paramètres y sont suivis : la ressource pastorale, les pratiques, la pluviométrie, les évènements marquants, la biodiversité, le déneigement...
Images satellites et parcours du troupeau
Éleveur dans la vallée de la Durance, Laurent Giraud partage les mêmes préoccupations que son homologue du Champsaur : "pour la profession, c'est important d'avoir des références pour faire évoluer les pratiques dans le bon sens". Chaque été, pendant qu'il fait les foins en vallée, une partie de ses bêtes rejoint l'alpage de Crouzet, dans la vallée du Fournel (L'Argentière-la-Bessée). Voilà quelques années, constatant que la sécheresse avait eu un impact sur la végétation, il a réduit l'effectif du troupeau en estive. Une décision qui convient à son berger, Michel Bisson, lui aussi totalement engagé dans la gestion de cet alpage qui cumule à peu près toute la panoplie des mesures "agri-environnementales".
Comme les autres bergers impliqués concrètement dans le programme des "Alpages sentinelles", Michel relève le pluviomètre installé près de sa cabane, il note et analyse les événements qui marquent sa saison d'estive, mentionne l'organisation des parcours du troupeau, le calendrier de pâturage... Il est la mémoire concrète de l'alpage qu'il partage avec les techniciens pastoraux et les agents du Parc national des Écrins.
Toutes ces données vont être croisées avec les informations rassemblées par les autres partenaires du programme : les relevés des stations météorologiques, l'évolution du déneigement du territoire à partir d'images satellites, celle de la végétation, des milieux, des paysages... mais aussi les enquêtes réalisées auprès des éleveurs sur leur manière de s'organiser sur leur exploitation. "L'alpage est la clef de voûte des systèmes d'élevage montagnards" souligne Jean-Pierre Legeard, directeur du CERPAM. Dans l'étude réalisée par les chambres d'agriculture et le CEMAGREF auprès des éleveurs retenus dans le programme, le pâturage d'estive représente jusqu'à 40% de l'alimentation des animaux. Et pendant que les bêtes se nourrissent de la bonne herbe des montagnes, les éleveurs ont le temps de faire les foins en vallée...
L'alpage, un lieu de dialogue
Quand la ressource en herbe manque, quelle est la marge de manœuvre du berger ou de l'éleveur ? S'ils expliquent leurs manières de s'adapter, les résultats observés sur les "alpages sentinelles" peuvent aussi leur donner d'autres perspectives.
Le travail des scientifiques et celui des praticiens sont au cœur de cet observatoire partagé. Et quand il s'agit de trouver un "moyen simple" d'estimer la ressource en herbe (phytomasse), les bergers et les éleveurs peuvent aussi avoir des idées. Car pour l'instant, les scientifiques n'ont pas encore résolu ce casse-tête...
D'ores et déjà, le programme "Alpages sentinelles" est une occasion supplémentaire d'échanger, de comprendre les préoccupations et contraintes des professionnels comme celles des gestionnaires d'espaces naturels... avec le souhait d'avancer ensemble.
Ainsi, dans les débats, les problèmes liés à la maîtrise du foncier et aux changements des politiques agricoles sont abordés avec ceux de l'évolution de la biodiversité et de la préservation des espèces... Des éléments fondamentaux à prendre en compte dans l'écriture de la charte du Parc national des Écrins.
Reportage sonore
Laurent Giraud, éleveur et Michel Bisson, berger, répondent aux questions de Denis Richard (Son-art). Écoutez ce reportage qui donne la parole aux différents partenaires du programme, institutions, scientifiques et acteurs de terrain...
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Les partenaires du programme « alpages sentinelles »
Le Parc national des Écrins CERPAM : Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée FAI : Fédération des alpages de l'Isère Les éleveurs et bergers des alpages retenus dans l'étude. Les chambres d'agriculture des Hautes-Alpes et de l'Isère. DDT : Direction départementale des Territoires - Service Agriculture CEMAGREF de Grenoble : Organisme public de recherche pour l'ingénierie de l'agriculture et de l'environnement LECA : Laboratoire d'écologie alpine LTHE : Laboratoire d'études des Transferts en Hydrologie et en Environnement Olivier Senn, phytoécologue
Voici les traditionnelles nouvelles de la colonie de bouquetins réintroduits dans le massif du vieux Chaillol-Sirac.
Les quartiers d'estive d'altitude sont abandonnés au profit des zones d'hivernage, grands versants rocheux exposés au sud.
Les saisons se succèdent, chacune apportant charme, nourriture, couleurs, odeurs. Mais il en est une d'amour et de jeûne, l'hiver. Pour les bouquetins, la saison des amours assure la vie future puis, la privation alimentaire. Il faut dégager les herbes sèches de la neige ou prendre des risques sur d'étroites vires pour saisir la touffe de fétuque.
De nouveau, c'est à skis ou raquettes qu'une centaine de personnes dont les gardes-moniteurs du Parc national des Ecrins avec le renfort des agents de l'ONF et l'ONCFS, accompagnateurs en montagne, élèves vétérinaires et amis des bouquetins a recensé en décembre et janvier les bêtes sur les zones d'hivernage connues. Près de deux cents bouquetins (195) sont observés (nous en avions compté 230 cet été) dont 38 cabris (42 cet été), 15 de 2ème année, 81 femelles, 62 mâles. Nous estimons la colonie à 340 individus.
Où sont donc réfugiés ces placides mammifères ?
La Motte-en-Champsaur : l'aiguille de Jartier en abrite une douzaine. La Chapelle-en-Valgaudemar : dans le pilier du Pigeonnier, nous en avons observé une dizaine. Vallouise : enfin, après une dizaine d'années de vaines prospections, nous découvrons une dizaine d'ibex vers Rascrouset. Freissinières : à Dormillouse, vers le torrent des Baridons, 3 bouquetins sont dans les vires. Champoléon : 80% des bouquetins de la colonie sont observés sur toute la rive droite du Drac Blanc sur les pentes du Puy des Pourroys jusqu'à celui de la Chaumette.
Parmi les pionnières, vues durant ces journées, trois sont à Champoléon : CORA au Puy des Pourroys, CLOCHETTE sur les pentes de Crupillouse, FALAISE avec son cabri dans les barres du Puy des Auberts. CARESSE est dans le groupe de Vallouise. PARADISO et MYRTILLE ont été vues cet automne sur Champoléon. BEATRICE, l'étagne habituellement sur le Valgaudemar, n'a pas été observée depuis le 30 mai.
La maladie caséeuse a fait une nouvelle victime cet automne : un mâle de 9 ans est trouvé mort sur le sentier du Ministre à la Chapelle-en-Valgaudemar. C'est le troisième retrouvé cette année atteint par cette bactérie. Lire l'article : Un bouquetin retrouvé mort dans le Valgaudemar
Le printemps prochain, une nouvelle colonie devrait voir le jour sur le massif de Chartreuse. Les bouquetins seront prélevés sur les colonies de Belledonne et Vanoise.
Fidèles observateurs, ou vous qui allez vous passionner de bouquetins, pensez à nous faire parvenir vos observations, en contactant les gardes-moniteurs ou en adressant un courriel à
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
ou encore par téléphone au 04.92.55.95.44.
Un vieux bouquetin mâle de 16 ans, membre de la colonie des Cerces (Briançonnais) brasse dans la neige à la recherche de quelques buissons de cynorrhodons. Il a été filmé par une petite équipe de garde-moniteurs du secteur au-dessus du Casset.
"On savait qu'il y avait deux vieux mâles dans les versants sud de ce secteur. Et les vieux, on les veille..." explique Cyril Coursier. En effet, en cas de décès d'un individu, récupérer le cadavre et/ou les cornes pour les faire analyser par le laboratoire vétérinaire, permet d'avoir des éléments d'informations sur l'évolution des différentes populations.
"On pensait qu'ils se trouvaient à l'abri du bois et finalement celui-ci était à peine plus haut. On l'a surpris en arrivant en skis. Dès qu'on l'a vu, on s'est arrêté. Alors il s'est éloigné, en brassant dans la neige. Une fuite tranquille, à la manière d'un bouquetin..." raconte Claire Broquet, garde-monitrice. "On a vu qu'il avait utilisé des traces de ski pour se déplacer plus facilement d'un buisson à un autre".
Les images donnent une bonne idée des efforts nécessaires à ces animaux pour se déplacer... Autant d'énergie prise sur les réserves, alors que la recherche de nourriture et d'endroits propices au repos reste l'activité principale de la faune sauvage en hiver. Aussi, le mieux est de ne pas les approcher pour limiter les fuites répétées, même si l'aspect placide et tranquille du bouquetin donne l'impression qu'il n'est pas dérangé...
Des habitants d'un hameau de Vallouise ont eu le privilège d'observer cette chouette, posée sur la rambarde de leur terrasse, pendant près de deux heures en pleine journée.
Sur la rambarde d'un chalet du hameau du Grand Parcher, une chouette hulotte est restée pendant environ deux heures ce vendredi 8 janvier.
"Elle s'est posée mais n'est pas restée toujours immobile. Elle nous a vus mais ne semblait pas génée par notre présence. Elle a changé de place, elle sautait et semblait très intéressée par les oiseaux alentours..." raconte Jean-Lin Paul qui a réalisé des photos, "sans flash pour ne pas lui faire peur" précise t-il.
Il nous a transmis ces images pour avoir confirmation qu'il s'agissait bien d'une chouette hulotte. Une belle rencontre, assurément, et un beau cadeau de début d'année pour son épouse... passionnée par les chouettes !
"La caractéristique de la chouette hulotte, ce sont ses yeux complètement noir" précise Michel Bouche, technicien au Parc national des Écrins. En pleine journée, l'oiseau garde plutôt les yeux fermés (encore que...) mais "compte-tenu de la coloration du plumage, il s'agit bien de cette espèce".
"Il est assez fréquent d'observer des chouettes hulottes près des habitations. Généralement, ce sont les jeunes qui s'approchent assez facilement des lieux de vie."
De plus, "en ce moment les micro-mammifères sont sous la neige et donc plus difficiles à attraper. Elles se rabattent alors sur les passereaux et ce sont souvent les colonies de moineaux qui en font les frais" ajoute Damien Combrisson, garde-moniteur.
"Il arrive en hiver, lorsque les conditions sont difficiles, ce qui est le cas en ce moment, que des animaux sauvages s'approchent des habitations. Des témoignages concernent également des mammifères (cerfs, chevreuils) et aussi d'autres oiseaux (faucon pèlerin, perdrix bartavelle)" précise encore Christian Couloumy, responsable du programme "rapaces" au Parc national.
A moins qu'elle ne soit posée au sol et visiblement en mauvais point, quand on a à faire à une chouette ainsi perchée, le mieux est de la laisser parfaitement tranquille...
Dans le cas contraire et en cas de doute, vous pouvez toujours contacter le centre de soins de la faune sauvage 04-05 : Tél : 04 92 54 74 31 ou 06 77 97 21 22 et en Isère : Tél. 04 76 90 31 06
Située en face du village de Villar d'Arène, la coulée tombée dans la nuit de Noël était formée d'une neige très lourde. Elle a arraché des arbres centenaires. La veille, une spectaculaire avalanche de poudreuse est partie dans la face nord de la Meije. L'aérosol a "plâtré" des fenêtres à La Grave !
Les événements naturels remarquables ou exceptionnels, mentionnés par les agents du Parc national, sont "conservés" dans les archives de l'établissement. Ils viennent abonder la "mémoire" du territoire qui, par ailleurs, fait aussi l'objet de travaux d'enregistrement et de collecte de témoignages.
Pendant la période de Noël, deux avalanches ont fait l'événement en haute-Romanche.
L'avalanche dite de la combe du Puy, située en face du village de Villar d'Arène, est tombée pendant la nuit de Noël.
Éric Vannard, garde-moniteur du Parc national dans ce secteur, la qualifie d'avalanche "centenaire" car ce sont des arbres de cet âge là qui n'ont pas résisté lors de son passage.
"Elle était descendue dans les années 30, avec un volume plus important mais avec une trajectoire et un impact différents" précise t-il. "Cette année, la neige était très lourde. La coulée s'est arrêtee dans la Romanche où elle a formé un barrage pendant quelque temps puis la rivière a ensuite refait un passage au travers de la masse de neige accumulée".
"Avec le gros redoux et les pluies diluviennes qui ont suivi les chutes de neige de la nuit du 22 au 23 décembre, il y a eu de nombreuses autres avalanches sur le secteur. Mais c'est avant les pluies qu'a eu lieu la plus importante, une immense avalanche de poudreuse que l'on peut voir sur "you tube" ! Toute la face nord de la Meije est descendue d'un coup. La cassure de départ, très visible est un trait continu depuis le Serret du savon, en passant par la Brèche de la Meije jusque sous la pointe Trifide. Le souffle est allé jusqu'à la Grave où les fenêtres ont été "plâtrées". !"
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On peut saluer le réflexe de l'auteur de cette vidéo, Mathieu, un jeune habitant de La Grave pour avoir réalisé ces images !
Un vautour moine, en Oisans, puis un jeune aigle, dans le Briançonnais : handicapés par le froid, deux oiseaux ont été récupérés à une dizaine de jours d'intervalle...
Le 14 décembre dernier, Denis Fiat (Parc national des Écrins, secteur de l'Oisans) récupère un vautour moine marqué dans la plaine de Bourg d'Oisans. Posé au fond de la vallée au Bourg d'Oisans, l'oiseau a sans doute eu des difficultés pour redécoller, en raison du manque de vent et du grand froid. Il s'agit de "SAPIE" un oiseau né en 2005 et relâché par Christian Tessier en novembre 2008 à Rémuzat dans les Baronnies.
Cet oiseau a été observé à plusieurs reprises cet été dans le massif des Écrins. Denis le relâche sur les pentes de l'Alpe d'Huez et quelques jours après, Christian Tessier l'observe sur son lieu de lâcher, à Rémuzat !
Le 23 décembre, Éric Vannard (Parc national des Écrins, secteur du Briançonnais) récupère un jeune aigle, capturé sur la DZ de l'hélicoptère de la gendarmerie à Briançon. Il va passer le réveillon au centre de soins de la faune sauvage.
"Vraisemblablement affamé, l'oiseau s'est sans doute rapproché de la ville" explique Christian Couloumy, coordonnateur du programme "rapaces" au Parc national des Écrins.
"D'après sa taille, il s'agit d'une jeune femelle. Elle est particulièrement vigoureuse et l'on espère pouvoir lui rendre la liberté dès sa convalescence achevée."
L'article de Sylviane Garcin, paru dans l'édition de Noël du Dauphiné Libéré des Hautes-Alpes :
C'est suffisamment rare pour marquer les esprits. Un jeune aigle royal affamé et fatigué a été sauvé mercredi en fin d'après-midi.
Le rapace s'était réfugié sur un branchage contre le grillage de la DZ (dropping zone), l'hélistation du détachement aérien de la gendarmerie à Briançon. À un moment où l'hélicoptère était de surcroît très sollicité. Les militaires ont donc prévenu les pompiers.
«Nous avons réussi à le faire descendre de sa branche», raconte un pompier qui a effectué le secours. «Nous l'avons ensuite enveloppé délicatement dans une couverture. Les yeux cachés, c'était plus facile pour le mettre dans notre cage».L'aigle royal a ensuite été emmené à la caserne. Les pompiers ont appelé le Parc national des Écrins et l'oiseau a été récupéré par deux personnes du centre de recherche alpin sur les vertébrés (Crave).«Ils lui ont déployé les ailes et les pattes», poursuit le sapeur-pompier briançonnais qui voyait un spécimen de cette espèce protégée en France pour la première fois. L'aigle royal a ensuite été emmené par le Crave dans leurs locaux du sud du département.
« D'après eux, il a environ un an et il est issu d'une naissance des deux ou trois couples qui vivent dans le Briançonnais », rapporte le pompier.
Le jeune rapace, très fragile à cet âge, semblait avoir souffert des très mauvaises conditions météorologiques de ces derniers jours.
Il faudra néanmoins attendre 48 heures pour savoir s'il est sorti d'affaire. Malgré tout, l'oiseau royal est entre de bonnes mains et ses jours ne devraient pas être en danger.
L'aiglon, une femelle particulièrement vigoureuse va passer le réveillon au centre de soins de la faune sauvage Aquila.
Et en ce jour de Noël, nous espérons tous qu'elle pourra à nouveau voler de ses propres ailes au-dessus des sommets du Briançonnais.
Sylviane GARCIN Paru dans l'édition 05A du 25/12/2009
Les rencontres sont pourtant rares avec ce rapace nocturne. La petite chouette a été observée à Réotier et à Crots
Belles rencontres automnales avec des chevêchettes pour deux agents du Parc national des Écrins dans l'Embrunais.
Le 6 novembre dernier, Michel Bouche se trouve à proximité de la cabane de Vallon Clapier (commune de Crots) : "une petite pellicule de neige a recouvert le sol dans un mélézin coupé de clairières. Le soleil vient juste de passer la crête et un chant plaintif et régulier se fait entendre. Je l'imite, et après quelques minutes une chevêchette vient se poser à quelques mètres de moi. Il faudra revenir ce printemps vérifier si cet oiseau est cantonné au secteur et susceptible de se reproduire..."
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Chevêchette d'Europe - Vidéo Parc national des Écrins - Damien Combrisson
Fin octobre, un autre site à chevêchette a été découvert à Réotier par Damien Combrisson, garde-moniteur du Parc national des Écrins, en Embrunais également. Féru de digiscopie (prise de vue à distance, associant un appareil photo et une longue-vue), il a réalisé ces images, partagées ici avec vous.
Chevêchette d'Europe : c'est le plus petit rapace nocturne d'Europe (16 à 19 cm selon que l'on a à faire au mâle ou à la femelle). Si les rencontres restent rares, on peut parfois la repérer en journée, grâce aux petits oiseaux qui la harcèlent sans relâche.
À l'échelle régionale, les acteurs de l'environnement travaillent à établir les éléments de cet outil d'aménagement du territoire en faveur de la biodiversité. Des travaux qui ont vocation à alimenter les décrets d'application de la loi dite "Grenelle 2"
Si la trame verte et bleue reste quelque chose d'encore bien mystérieux pour beaucoup, en coulisses, les acteurs de l'environnement sont au travail. Plusieurs réunions de travail ont eu lieu en Région PACA, dont le 10 novembre dernier à Buoux (Lubéron) dans le cadre du Schéma régional de cohérence écologique (SRCE).
Mais...qu'en est-il exactement ?
Cédric Dentant et Hervé Cortot, du Parc national des Écrins y participaient. Ils tentent ici de nous éclairer sur la démarche.
Reprenons depuis le début : la notion de trame verte et bleue est issue - prenez votre souffle ! - de la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement (1) du 3 août 2009 (loi n° 2009-967). Cette approche repose sur la prise en compte dans la gestion environnementale non plus des seuls espaces naturels exceptionnels ("réservoirs de biodiversité" - comme un parc national par exemple), mais également des corridors écologiques et surfaces végétalisées ou aquatiques qui les relient. Ainsi, l'article 23 de la loi susnommée précise : "Pour stopper la perte de biodiversité sauvage et domestique, restaurer et maintenir ses capacités d'évolution, l'Etat se fixe comme objectifs : - la constitution, d'ici à 2012, d'une trame verte et bleue, outil d'aménagement du territoire qui permettra de créer des continuités territoriales. - [...]"
Cette trame verte et bleue, une fois établie, contribuera à diminuer la fragmentation des habitats (et ainsi endiguer leur perte), maintenir la biodiversité, faciliter le déplacement d'espèces sauvages, etc. Le tout basé non plus sur une approche essentiellement patrimoniale de la biodiversité, mais sur une approche fonctionnelle, que ce soit à l'échelle du paysage ou de la population.
Il va de soi que la mise en pratique de tels objectifs ira aussi loin que l'utopie pragmatique permettra de le faire...
Cohérence et solidarité écologique
Pour donner corps à ces objectifs, rien de tel que de rassembler plusieurs dizaines de cerveaux d'acteurs de l'environnement pour les faire travailler ensemble. C'est la démarche menée dans le cadre du SRCE (Schéma régional de cohérence écologique) au Château de l'environnement, à Buoux (Luberon), pour expliciter concrètement 40 propositions d'actions.
Le SRCE est animé en PACA par les 5 parcs naturels régionaux (Camargue, Alpilles, Luberon, Verdon, Queyras), associés à des laboratoires de recherche (le Centre d'écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE, Montpellier), et l'Institut méditerranéen d'écologie et de paléoécologie (IMEP, Marseille).
Les propositions d'actions, établies au fil des différentes rencontres organisées par le SRCE, ont vocation à alimenter les contenus des décrets d'application de la loi dite "Grenelle 2".
Et plus les réflexions avancent, plus la question jusque là propre aux parcs nationaux de "solidarité écologique" pointe le bout de son nez : l'aboutissement de la trame verte et bleue serait de prendre la forme de la solidarité écologique ! En somme, il s'agit de l'exportation de ce concept à l'ensemble du territoire national.
S'il reste bien des filtres institutionnels avant que de telles propositions puissent espérer être transposées en textes réglementaires, la vitalité du réseau des acteurs de l'environnement en PACA aura tiré un bien grand bénéfice à de telles rencontres.
Il a obtenu le grand prix du meilleur film lors de l'édition 2009 du festival international du Film Nature de Namur (Belgique) qui a eu lieu du 15 au 24 octobre dernier. Le jury a souligné l'intense émotion qui se dégage de ce film à travers des images étonnantes et un commentaire qui touche au plus juste.
"Me rendre invisible, ne pas exister..." C'est dans l'abri d'un rocher ou immobile dans son affût que Jean-Michel Bertrand cherche à disparaître. Il nous invite dans les coulisses de la prise de vue solitaire, en pleine montagne. La patience et la discrétion seront les conditions de la magie. "Vertige d'une rencontre" est le fruit de plusieurs années de tournage au fil des saisons, essentiellement dans le Champsaur. La vallée natale du réalisateur est redevenue son lieu de vie et chaque jour une occasion de se fondre dans le paysage, de voir et comprendre "la place de chacun". "Le temps est un ami" dit-il pour parler de sa "quête". La quête affichée : voir l'aigle, trouver son nid, le suivre, le vivre sans être vu...
Le rapace majestueux est un prétexte, sa recherche est l'occasion de montrer toutes les autres merveilles. La richesse de la nature "ordinaire" suscite l'émotion. Elle est cachée mais bien vivante. Ce n'est pas une leçon de chose. Juste, on "pousse la porte" et on se laisse porter par le ballet des coqs, la balade de l'écureuil, le plongeon du cincle, l'éclosion de la soldanelle, l'explosion des cascades, le soleil rasant de l'automne. La joyeuse course des jeunes chamois sur les névés est un moment d'exception. Le réalisateur se met en scène témoignant du quotidien de sa passion, de sa complicité avec l'âne qui porte son matériel et lui permet d'être là, prêt à saisir l'instant, la lumière, l'envol, la rencontre. La voix de Charles Berling accompagne ces images de nature.
À la fin du mois dernier, son film a reçu le Grand prix du festival de Namur et il a frôlé le prix du public. Une belle consécration pour le réalisateur champsaurin et pour le regard qu'il porte sur la nature qui l'entoure.
Voici quelques extraits du communiqué de presse du festival.
Des centaines de personnes ont assisté au gala de clôture du Festival du Film Nature. Une soirée haute en couleur qui a vu "Vertige d'une rencontre" de Jean-Michel Bertrand recevoir le Grand Prix du film professionnel. Le jury a souligné l'intense émotion qui se dégage de ce film à travers des images étonnantes et un commentaire qui touche au plus juste (...)
Le Festival du Film Nature de Namur est unique en son genre. D'abord parce qu'il permet à des cinéastes amateurs et à des cinéastes professionnels de diffuser leur production dans des conditions techniques exceptionnelles. Ensuite parce qu'il est devenu au fil des ans un lieu de rencontre entre passionnés de Nature, grand public désireux d'en savoir plus et familles soucieuses d'initier leurs enfants aux beautés de la nature. En 15 ans, ce Festival est devenu un des plus importants d'Europe et des cinéastes du monde entier s'y pressent dans l'espoir d'obtenir un des précieux sésames. (...)
Une fréquentation record
12 000 personnes ont visionné les films sélectionnés (amateurs et professionnels), 20 000 visiteurs sont passés par le Village Nature regroupant près de 40 associations actives dans le secteur. Plus de 200 films ont été envoyés au comité de sélection et plus de 2500 photos ont été soumises au choix du jury du concours international Canon de la photo nature. (...)
On peut trouver le film "Vertige d'une rencontre" en DVD, avec en bonus, un moment d’échanges entre le réalisateur et Christian Couloumy, responsable du programme “rapaces” au Parc national des Écrins ou encore l’enregistrement de la bande son avec les musiciens d’Opus 04/05 dans les studios d’Alys, à Manteyer (05). Un livre, sorte de “carnet de route” de Jean-Michel Bertrand dont les propos sont traduits par Corinne Bruno et portés par les aquarelles de Martine Noblet, a été édité lors de la sortie du film en 2008.
Le Parc national des Écrins est partenaire de ces réalisations, le DVD et le livret sont notamment en vente dans les Maisons du Parc etsur la boutique en ligne.
Quelques 150 à 200 grues cendrées ont survolé l'Embrunais dans l'après-midi de dimanche.
Leurs cris et leur vol, en V ou en Y, sont spectaculaires. En migration vers la péninsule ibérique voire l'Afrique du Nord, quelque 150 à 200 grues cendrées ont traversé le ciel de l'Embrunais ce 1er novembre. Christian Couloumy, chef de secteur du Parc national des Écrins se trouvait à Vars vers 16h : "Elles volaient à environ 3500 m d'altitude et se dirigeaient WNW, des Crêtes de Vars vers le Pic du Clocher. En 2007, j'avais observé un vol d'une cinquantaine de grues le 4 novembre au Mont-Guillaume... 4 jours d'écart ! D'autres observateurs les ont-t-ils vues aussi, celles-ci ou d'autres ?"
En quoi consiste une "tournée de fin d'estive" ? Échanges de savoir-faire dans les alpages... L'expérience des Écrins est transmise aux équipes d'autres parcs nationaux
Le Parc national des Écrins et le CERPAM (Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes Méditerranée) ont accueilli des agents des parcs nationaux des Pyrénées, des Cévennes, du Mercantour et de la Vanoise pour une formation sur les tournées de fin d'estive Les 30 septembre et 1er octobre, c'est dans le Champsaur que cette formation technique était proposée.
La méthode des "tournées de fin d'estive" est basée sur l'utilisation d'une "grille" permettant d'évaluer le niveau de consommation de l'herbe par les troupeaux en alpage. Elle s'échelonne entre l'absence de trace de pâturage... jusqu'à l'excès (surpâturage), en notant des niveaux de "raclage".
L'alpage est ainsi parcouru au cours de la journée et une "note" est attribuée à chaque secteur visité. Cette méthode est utilisée dans le cadre des diagnostics pastoraux ou pour le suivi des mesures agri-environnementales. L'intervention d'Olivier Senn (à droite, photo du bas) écologue expert auprès du Parc, a permis d'aborder la technique des "lignes de lecture permanentes", un outil de mesure de l'évolution de la végétation, utile dans le suivi des alpages notamment.
C'est l'expérience du terrain, qui a permis de définir les paramètres d'un "diagnostic pastoral" en lien avec les différents protagonistes de l'alpage. Cette méthode s'est construite voilà plus de vingt ans, sur l'alpage du Saut du Laire, avec l'appui déterminant du berger, André Leroy. Toujours d'actualité, il s'agit d'une expertise de l'alpage pour sa gestion durable, qui intègre le fonctionnement des différents quartiers, les données géographiques (relief, végétations..), les équipements pastoraux, les parcours du troupeau... et les enjeux environnementaux."D'une façon générale, la réalisation d'un diagnostic pastoral favorise les échanges entre toutes les personnes concernées : la commune, l'éleveur, l'ONF, le berger, le Parc, le gardien du refuge... C'est l'occasion pour tous de mieux comprendre et prendre en compte les préoccupations et contraintes de chacun" souligne Muriel Della-Vedova, chargée de mission "agriculture" au sein du Parc national des Écrins.
Les tournées de fin d'estive sont nées de cette même approche partenariale. En 2005, avec la succession d'au moins trois années de sécheresse, les agents du Parc avaient tiré la sonnette d'alarme : certains alpages semblaient surpâturés. Les mêmes partenaires ont abordé calmement le problème et ils ont décidé de mettre en place un dispositif permettant d'intervenir rapidement en cas de problème soupçonné. Depuis, les "tournées de fin d'estive" permettent une expertise concrète et contradictoire sur le terrain, avec le berger, l'éleveur, le propriétaire de la "montagne" (commune, ONF) et des agents du Parc et/ou des techniciens du CERPAM. S'il y a un problème, encore faut-il savoir d'où il vient. Est-ce une question de gestion? De chargement (effectifs ou durée de pâturage) ? Une vision partagée doit permettre de repérer le problème... et d'y remédier. Et ces "tournées" sont autant d'occasions de mieux se connaître... et de se parler.
A noter que le dossier du prochain journal du Parc national, l'Écho des Écrins, à paraître dans le courant du mois de novembre, sera consacré à la problématique des alpages.
Outre l'intérêt de ces échanges et de ces transferts d'expériences, les collègues des autres Parcs nationaux ont pu apprécier la beauté de des paysages des Écrins
Au moins huit gypaètes ont été observés sur la zone Ubaye/Écrins lors de la prospection réalisée samedi 10 octobre. Et ce, malgré des conditions météorologiques pas optimales.
"Les conditions météorologiques n'ont découragé ni les observateurs d'observer (une centaine au total), ni les gypaètes de voler ! La journée du samedi 10 octobre est très fructueuse sur la zone de dauphinoise, pourtant réduite en raison de la météo" indique Christian Couloumy, responsable des programmes "rapaces" au Parc national des Écrins.
Pour mémoire, cette prospection s'inscrit dans le cadre d'une opération internationale, à l'échelle de l'arc alpin. Pour en savoir plus, lire l'article annonçant cette prospection
Pour la zone Écrins/Ubaye, les photographies, les heures de contact permettent, en concertation avec le dispositif du Mercantour/Ubaye (animé par François Breton, du Parc national du Mercantour), l'évaluation suivante :
Un couple en Haute Ubaye
Un adulte autour de Saint-Paul/Ubaye plus bas dans la vallée
Un adulte dans le Val d'Escreins (différent du précédent)
1 adulte sur le plateau d'Emparis (le lendemain 11/10)
1 oiseau tête noire patrouillant en Ubaye (revu en Embrunais le lendemain ?)
2 têtes noires ensemble (prises de serres, cassages d'os) sur le vaste plateau d'Emparis
1 adulte à Vallouise (idem Escreins ?)
1 juvénile au Morgon (idem tête noire Ubaye ?)
Ce sont donc 8 individus différents au moins et peut-être 10 en hypothèse maximum qui ont été observés sur l'espace Ubaye/Ecrins.
Une prospection "Gypaète barbu" d'ampleur internationale est organisée le samedi 10 octobre depuis le Mercantour jusqu'aux Alpes orientales autrichiennes. Le Parc national des Écrins vous propose d'y participer dans plusieurs vallées du Dauphiné.
La méconnaissance profonde du Gypaète barbu et de son mode de vie ainsi qu'un attachement excessif aux mythes et fables a conduit à sa disparition dans les Alpes au début du 20ème siècle. Un vaste programme de réintroduction est mis en place depuis une vingtaine d'années sur tout l'arc alpin. L'année 1997 offre une grande récompense avec la première reproduction en nature. Deux noyaux de la population composent aujourd'hui la population, l'un dans les Alpes nord occidentales (Savoie, Haute-Savoie, Valais), l'autre dans les Alpes centrales (Engadin, Stelvio). Une quinzaine de couples se reproduit et la population est constituée d'environ 130 individus dans les Alpes.
Le suivi des gypaètes s'organise à l'échelle de l'arc alpin dans le cadre de l'IBM (International Bearded Vulture Monitoring). Actuellement, seuls les gypaètes nés en captivité et destinés au renforcement de la population par la réintroduction sont bagués et certaines de leurs plumes des ailes ou de la queue sont décolorées. Ces marques permettent de les identifier jusqu'à l'âge de 2 à 3 ans, âge des premières mues.
Pourquoi organiser une prospection maintenant et quoi observer ?
La prospection organisée le 10 octobre prochain a pour objectif de repérer des individus sur la zone, de contribuer à l'évaluation du nombre d'individus minimum sur l'arc alpin et connaître la répartition par classe d'âge.
C'est à l'automne que l'on peut observer les parades nuptiales qui se caractérisent par des jeux aériens du type vol synchrone, offrande, courbette... C'est à cette époque également que le site est choisi et que le nid est construit dans une cavité ou grotte, toujours dans une falaise. Vous pourrez ainsi peut-être observer des transports de branche ou de laine, que ce soit dans le bec ou les serres. Les accouplements interviennent environ 2 mois avant la ponte. L'observation d'accouplement s'effectue en général au début du jour ou en fin d'après midi sur un promontoire rocheux et se font en vue de l'aire... Toute observation est intéressante à répertorier : prenez attention à la couleur de la tête, les contrastes de couleur corps/ailes et la présence de mues ou de marques, de bagues. Dans tous les cas, les photos, même de mauvaise qualité, sont intéressantes. Le gypaète reste rare dans le Dauphiné mais l'année 2009 a été riche en observations dans les Écrins.
Déroulement de la journée du samedi 10 octobre 2009 :
Observation sur des postes fixes de 10h à 16h. Le nombre de postes (équipe de 2 ou 3 personnes) et leur localisation dépendront du nombre de participants. Les postes sont accessibles facilement (en voiture ou à pied).
Un guide d'identification du Gypaète barbu, une fiche et une carte d'observation vous seront transmis pour cette journée.
Le Parc national des Écrins est responsable du suivi en Dauphiné. Il est en charge d'organiser cette prospection sur les départements des Hautes-Alpes, de l'Isère et de la Drôme.
Pour tous renseignements et/ou faire connaître votre désir de participer, contacter Christian Couloumy, tél. 04 92 43 23 31 ou par courriel :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
ou l'un des secteurs du Parc national des Écrins.
Sur le site Natura 2000 du bassin de Bourg d'Oisans, les agents du Parc national ont prospecté les plantes et insectes qui vivent au bord de la Romanche et du Vénéon. Ils surveillent aussi la présence d'éventuelles espèces envahissantes.
8 septembre 2009. L'équipe du secteur de l'Oisans, renforcée par des gardes-moniteurs d'autres secteurs du parc national des Écrins, arpentent le site Natura 2000 de la plaine du Bourg d'Oisans. Au programme, un parcours de recherche sur environ 4,5 km des rives de la Romanche et du Vénéon. La prospection est réalisée à pied. Les agents du Parc recherchent notamment deux plantes envahissantes : l'ambroisie et l'arbre aux papillons.
"L'absence d'ambroisie, Ambrosia artemisiifolia, dans un biotope pourtant favorable à l'espèce, est une bonne nouvelle" souligne Pierre Salomez, botaniste au service scientifique du Parc. La destruction de cette plante allergisante introduite d'Amérique du Nord est obligatoire (arrêté préfectoral du 7 mars 2000).
La présence de l'arbre aux papillons, Buddleja davidii, arbuste introduit de Chine a été constatée : "les individus adultes sont encore rares mais les jeunes et les plantules abondent annonçant une extension prochaine en concurrence avec la végétation de la région." A suivre donc.
La dynamique fluviale forme des îles de graviers et de sable entourées par les bras du Vénéon. Le partage des observations permet à chacun de progresser dans la connaissance des espèces végétales et animales qui vivent dans le paysage alluvial.
Une nouveauté : le trèfle des rochers Une plante d'intérêt patrimonial a été trouvée : le trèfle des rochers, Trifolium saxatile. Il est représenté par quelques tiges desséchées, ce qui est normal pour une espèce annuelle, après la floraison qui a eu lieu en juin-juillet. Cependant, quelques touffes stériles au feuillage dense et grisâtre sont aussi observées faisant penser que tous les individus de cette plante ne sont pas annuels mais que certains peuvent étaler leur croissance sur une durée plus longue.
Criquet des torrents : des variations importantes Le criquet des torrents, Epacromius tergestinus, a été découvert ici en 1999 par des biologistes, sur le sable humide parmi la végétation clairsemée et les amas de branchages échoués. Ils évaluaient leur nombre à quelques milliers en 2003. Depuis, les agents du parc national effectuent une veille début septembre sur cette population de criquets pour estimer leur abondance : quelques centaines en 2004, une cinquantaine en 2007 et quelques dizaines en 2009. "La cause de la diminution des effectifs est inconnue" indique Didier Brugot qui coordonne le suivi des invertébrés au Parc. "Cependant, on suppose que les variations importantes d'abondance ne mettent pas en péril la population. Ces insectes sont en effet soumis à la dynamique naturelle des crues qui modifie le paysage alluvial et ils doivent donc reconquérir périodiquement les îlots enserrés par les bras de la rivière."
Le trèfle des rochers et le criquet des torrents ont tous deux besoin pour survivre de milieux alluviaux peu modifiés par les activités humaines, ce qu'ils trouvent sur cette portion du cours de la Romanche car les digues laissent entre elles une largeur d'environ 250 m pour l'épandage des crues.
Un criquet des torrents femelle de coloration grise typique sur un galet poli par les eaux. Une autre femelle à la coloration verte inhabituelle sur une plage sableuse humide.
Un poussin a pris son envol au Périer mais la présence d'un petit n'a pas pu être confirmée à Chantelouve.
Vous avez peut-être suivi ce printemps le feuilleton du Valbonnais, avec la découverte de deux nouveaux couples de circaètes sur les territoires des communes de Chantelouve et du Périer (voir l'article).
Un suivi de ces deux sites a permis de confirmer la naissance d'un poussin au Périer (naissance estimée vers la mi-juin), tandis que la présence d'un poussin n'a pu être confirmée à Chantelouve. "Début août, le jeune circaète du Périer a commencé son « entraînement » au vol : déplacement dans l'aire, agitation des ailes, mais point d'exercice spectaculaire ! A la fin du mois d'août, son envol était imminent....et bientôt, ce sont vers des contrées plus lointaines qu'il s'envolera !" relate Marion Digier, technicienne de l'environnement au secteur du Parc national.
"Ce grand rapace qui paraît si fort est cependant sensible au dérangement pendant sa période de reproduction. En effet, si "madame" circaète, dérangée pour une quelconque raison venait à abandonner son nid trop longtemps, son œuf (ou son poussin), pourrait se faire « croquer » par le premier prédateur à l'affût...voire ne plus trouver les conditions favorables à sa survie (une chute de température de l'œuf par exemple pouvant entraîner l'arrêt du développement embryonnaire)...."
Vous l'aurez compris, du mois d'avril jusqu'à l'envol des jeunes, prudence....afin d'éviter tout dérangement qui pourrait être dommageable à la survie du jeune.
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Depuis septembre 2009, un gypaète adulte a élu domicile dans la vallée de Vallouise. Et depuis début février, un jeune l'a rejoint, facilement reconnaissable à sa tête noire. Ils volent avec les aigles et vont casser des os sur d'inaccessibles rochers. Lire la suite.