Rien de nouveau sous le soleil : le glacier blanc continue de maigrir. Au bilan de l'année 2011, un recul du front de 76 mètres et une perte de 83 cm d'eau, en moyenne sur l'ensemble du glacier.
Avec un retrait de 76 m cette année, le recul du front est de 620 m depuis 1986 (date de la mesure maximale de la dernière petite crue), soit 25 m de moyenne par an.
Si on regarde que les 10 dernières années, le retrait est même de 32 m par an. "Cela semble donc s'accélérer et, en la matière, les prévisions du GIEC (groupe international sur l'évolution du climat) ne sont pas optimistes !" rappelle Martial Bouvier qui, au sein du Parc national, est chargé de coordonner le suivi des programmes "glaciers".
Voici le diagramme mis à jour des bilans du glacier Blanc : 6,34 mètres d'eau, soit 7 m d'épaisseur (en moyenne pour l'ensemble du glacier) de perdus en 12 ans. Et plus de 30 millions de mètres cubes d'eau évacués par la Durance !
Les 100 derniers mètres du front du glacier qui étaient protégés par une couverture de pierres, ne sont plus rattachés à la partie vivante du glacier. Désolidarisée de la partie blanche supérieure, cette glace morte va disparaître.
Dans le Briançonnais, deux couples de circaètes Jean-le-blanc ont niché cette année de part et d'autre du col du Lautaret et élevé chacun un jeune jusqu'à l'envol. Une découverte et un record d'altitude pour la reproduction de ce rapace dans les Écrins.
A l'approche de l'hiver, les circaètes Jean-le-Blanc fréquentant notre massif sont déjà repartis vers l'Afrique, où leurs proies, essentiellement des serpents et des lézards, n'hibernent pas.
La nidification des circaètes est connue de longue date sur les parties basses du massif des Écrins où les reptiles sont nombreux. Dans le Briançonnais, secteur d'altitude où les observations de circaète chassant dans les alpages à plus de 2000 m sont régulières, nous n'avions pas de données sur sa reproduction.
Des prospections ont été conduites cette année pour rechercher d'éventuels reproducteurs. Elles ont permis la découverte de deux couples répartis de part et d'autre du col du Lautaret. Le couple de la Guisane niche dans un pin sylvestre à 1550 m d'altitude tandis que le couple de la Haute-Romanche niche dans un mélèze à environ 1600 m, établissant ainsi le record d'altitude de nidification pour cette espèce dans les Écrins.
Le couple de la Haute-Romanche a aussi la particularité d'être le seul couple connu ayant construit son aire sur un mélèze, probablement du fait de l'absence du pin sylvestre qui est, de loin, l'arbre préféré du circaète.
En altitude, les conditions climatiques plus rigoureuses peuvent provoquer des échecs plus fréquents de la reproduction du circaète Jean-le-Blanc.
"Cette année, chaque couple a élevé un jeune jusqu'à l'envol autour du 20 août. Il faut dire que le printemps a été précoce et agréable, conditions qui ont favorisé l'activité des reptiles et permis une chasse abondante" commente Frédéric Goulet, alors garde-moniteur dans le secteur. En effet, les serpents et autres lézards sont particulièrement sensibles aux conditions météo et ne se montrent guère en cas de printemps humide et froid. Si le circaète mâle peut se rabattre sur des proies de substitution comme la grenouille, il aura du mal à nourrir sa femelle et son jeune lors de longues périodes de mauvais temps.
Sur l'image, ci-dessus, un couple de circaètes Jean-le-Blanc au nid avec leur petit. Il ne s'agit pas de l'un des couples du Briançonnais mais d'une image prise par Robert Chevalier, garde-moniteur du Parc national, passionné de photographie animalière.
Dans le Valgaudemar, les agents du Parc national n'ont pas réussi à délivrer un chamois pris au piège d'un parc à moutons resté en alpage. L'animal a fini par s'enfuir avec une partie du filet accrochée dans les cornes. Ce qui augure mal de sa survie.
Les filets rendent de grands services aux bergers en alpage pour faire des parcs ou bloquer un passage entre deux alpages voisins. Le plus souvent ils sont placés aux mêmes endroits d'une année sur l'autre et les animaux sauvages, habitués à leur présence, s'y prennent rarement l'été.
De plus la présence d'animaux domestiques éloigne la faune sauvage et la présence du berger sur l'alpage permet une veille et une réactivité rapide en cas de problème. Il n'en va plus de même en fin d'estive, lorsque le troupeau a quitté l'alpage. Le filet devient un véritable piège, notamment pour les chamois lors de leurs courses folles en période de rut.
Conscients de ce risque, les agents du Parc national rappellent en cas de besoin aux éleveurs la nécessité de retirer les parcs avant l'hiver. Tous n'y accordent pas forcément d'importance et il arrive que, finalement, ce soient les agents du Parc national qui montent enlever les filets...
C'est le cas de figure qui s'est produit la semaine dernière dans le Valgaudemar. Le 15 novembre, alors qu'ils démontaient un parc, Dominique Vincent et Olivier Warluzelle, deux agents du Parc national des Écrins, ont vu un chamois se prendre les cornes dans un filet quelque 200 mètres de dénivellée plus bas.
"Le temps de descendre et la bête avait déjà déterré quelques piquets et faisait des mouvements violents pour se libérer en décrivant un arc de cercle" relate Dominique Vincent, garde-monitrice.
La vidéo ci-dessous montre le stress de l'animal pris au piège.
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"Nous n'avons pu la libérer que partiellement de son filet. Le chamois est parti en emportant un morceau de filet enroulé sur les cornes. Malgré nos efforts, nous n'avons pas réussi à le capturer pour lui retirer le reste. On sait qu'avec ce filet dans les cornes et qu'il traîne derrière lui, ses chances de survie sont limitées".
Deux jours plus tard, Dominique Vincent est remontée pour localiser le chamois afin d'envisager une intervention par téléanesthésie : l’animal, fortement entravé, était toujours dans le secteur .
Le temps de récupérer des produits anesthésiants et l'intervention pouvait avoir lieu. Eric Vannard, garde-moniteur dans le Briançonnais, qui a eu l'occasion de pratiquer ce genre de tir lors d'opération de captures de chamois et de bouquetins, est venu prêter main forte à l'équipe du Valgaudemar. Dominique Gauthier, responsable du laboratoire vétérinaire départemental, s'était déplacé également. Mais, cette fois, le chamois est resté introuvable... Le versant a été ratissé en vain.
Les deux jours suivants, les recherches ont été faites à la jumelle par un agent sans résultat.
Le chamois est-il mort ou s'est-il libéré de son filet ?
En 2006, un randonneur nous avait transmis des images d'un chamois dont les cornes s'étaient prises dans un filet, dans le Valbonnais.
M. Teyssier, originaire de la Loire avait réussi à libérer l'animal qui avait néanmoins conservé une partie du filet enroulée dans ses cornes.
Nous avions publié son témoignage dans l'Echo des Ecrins :
«Durant ma carrière de sapeur-pompier volontaire, j'ai participé à des sauvetages de chiens, de chats, de vaches, de chevreuils et même d'une corneille ! En revanche, je n'aurais jamais pensé être confronté à un chamois ! Pourtant, lors d'une randonnée à Valsenestre près de la cantine des carrières, j'ai remarqué la danse insolite d'un caprin.
En me rapprochant, j'ai constaté qu'il s'agissait d'un chamois dont les cornes s'étaient emmêlées dans le filet d'un parc à moutons. Après l'avoir immobilisé, j'ai réussi à le libérer. Si un garde découvre un bouc portant une coiffure orange incongrue, voilà donc l'explication.»
Dimanche, une mouette pygmée a fait une halte sur le lac du Lauvitel, dans l'Oisans. Elle n'a pas échappé aux jumelles de deux agents du Parc... plutôt surpris par cette observation inhabituelle
Une mouette pygmée au Lac du Lauvitel - dimanche 16 octobre 2011
Dimanche matin 16 octobre, vers 10h le soleil illumine enfin le lac Lauvitel. En week-end dans le secteur, Hervé Cortot, agent du Parc profite du paysage doré de l'automne.
Sur le lac, point blanc sur fond bleu-vert. Ce pourrait être une mouette qui s'agite. "Cela vaut un coup de jumelle". Sans doute une mouette rieuse ? Voire ! A bien regarder, elle est plus petite, plus ronde, un manteau gris, elle picore à la surface de l'eau, sans cesse en mouvement.
Elle sera revue l'après midi par Jérôme Forêt, chef du secteur de l'Oisans, et Gilles Yoccoz, membre du conseil scientifique, passant près du lac vers 14h puis au retour de leurs travaux dans la réserve intégrale, vers 16h. La conclusion sera la même : une mouette pygmée juvénile, sans doute en migration de retour de l'Est de l'Europe...
Seulement six observations de cette mouette sont mentionnées dans la base de données faune du Parc entre 2001 et 2009 : 5 sur Serre-Ponçon, 1 au plan d'eau du Champsaur... mais c'est la première mention pour l'Oisans.
La veille, du côté de Curbans (Hautes-Alpes), c'est Pascal Saulay, un autre agent du Parc spécialisé dans l'image qui photographiait... une mouette pygmée !
Les 100 derniers mètres du front du glacier qui étaient protégés par une couverture de pierres, ne sont plus rattachés à la partie vivante du glacier. Désolidarisée de la partie blanche supérieure, cette glace morte va disparaître.
Le phénomène était attendu depuis 2 ou 3 ans. Il est intervenu cet été vers la mi août. Les 100 derniers mètres de la langue du glacier blanc ne sont plus rattachés à la masse "vivante" du glacier.
On devine la gorge où se situe aujourd'hui le nouveau front, et le torrent qui en sort.
En effet, l'extrémité de la langue du glacier Blanc était recouverte de pierres (comme le sont les glaciers noirs) qui lui offrait une couverture de protection. "Cette partie vient d'être abandonnée par la partie blanche qui fond plus vite. La glace morte sous laquelle s'engouffre le torrent issu du nouveau front, disparaîtra dans les années à venir" résume Martial Bouvier, garde-moniteur au Parc national et chargé des suivis des programmes "glaciers". "Le nouveau front du glacier Blanc, situé donc une centaine de mètres plus haut, présente un aspect très étroit au fond d'une petite gorge".
L'ancien front devient un morceau de glace « morte » qui n'est plus relié au glacier.
Le torrent qui sort du nouveau front s'engouffre sous la glace morte
Les dernières mesures nécessaires au calcul du bilan de masse pour 2011 auront lieu début octobre. Le bilan de l'année devrait rester négatif, avec une perte moyenne sur l'ensemble du glacier de l'ordre 80 cm, toujours mesurée en hauteur d'eau. Ce bilan correspond à la différence entre la neige tombée et la fonte de l'été.
Le nouveau front du glacier Blanc va poursuivre son retrait l'année prochaine pour se situer rapidement sur un petit replat, avant de retrouver des pentes plus sévères les années suivantes.
Depuis 1986, alors que la dernière petite crue était à son maximum, le glacier Blanc a reculé de 620 mètres, soit une moyenne de 25 mètres par an.
Au vu des résultats des derniers comptages, l'année 2011 serait un moins bon cru que la précédente. Il faut attendre les observations complémentaires de l'été pour étoffer l'analyse...
Deux opérations de dénombrement des bouquetins de la colonie « Valbonnais-Oisans » ont été conduites par les équipes des secteurs de l'Oisans et du Valbonnais efficacement soutenues par des agents de l'office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), de l'office national des forets (ONF et RTM) et par quelques naturalistes passionnés.
Les « ultra-matinaux » avaient rendez-vous à 4 heures trente du matin pour rejoindre sur les crêtes ventées. D'autres étaient déjà à pied d'œuvre, adeptes du bivouac et de nuitées en cabanes d'alpage résonnant encore des anecdotes contées par les « vieux » gardes à la besace pleine des souvenirs nostalgiques de l'époque de la réintroduction de l'ongulé prestigieux en cette parcelle de terre alpine.
A l'aide de jumelles, et autres télescopes, toutes et tous ont scruté la moindre vire, le plus petit couloir, le plus petit carré d'herbe improbable niché au détour d' une arête, depuis les schistes du Petit Renaud jusqu'aux confins du glacier des Arias.
Les pentes de ces sommets mythiques, véritable échine entre Oisans et Valbonnais offrent aux bouquetins des zones d'une quiétude absolue dont ils ont grand besoin.
Voilà pour la partie « terrain », celle du recueil des données. Il restait ensuite à dépouiller les 20 fiches de comptage remises par les 30 observateurs, répartis en 19 équipes.
Les chiffres ont alors rendu leur verdict, froid et abrupt pour l'année 2011 :
19 cabris, 9 éterlous (nés en 2010), 34 étagnes (femelles adultes), 30 mâles adultes et 6 indéterminés. Soit un total de 98 individus... contre 126 en 2010.
En effet, en 2010, on comptait 29 cabris, 5 éterlous (nés en 2009), 51 étagnes (femelles adultes) et 41 mâles adultes.
2011, moins bon cru que 2010 ?
Il est prématuré et peu prudent de se risquer à porter un jugement précipité sur la différence entre ces deux années. Les observations vont se poursuivre et celles que vous ferez seront utiles. Pour cela, n'hésitez à contacter les équipes dans les secteurs (Oisans : tél. 04 76 80 00 51, Valbonnais : tél. 04 76 30 20 61)
Pour améliorer vos observations, exercez donc votre acuité visuelle avec le jeu du bouquetin du Lauvitel (cliquer sur le lien ci-dessous)
La présence avérée de l'écrevisse américaine constitue une menace pour notre autochtone, l'écrevisse à pied blanc.
Les services de la Gendarmerie, de l'Office national de l'Eau et des Milieux aquatiques (ONEMA) et du Parc national des Ecrins ont uni leurs efforts pour poursuivre le recensement des écrevisses en Valbonnais. Pour celles et ceux qui ont suivi les épisodes précédents, la présence de l'écrevisse américaine (orconectes limosus) avait été confirmée il y a deux ans.
Mauvaise nouvelle, cette espèce susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques est toujours bien acclimatée dans le plan d'eau de Valbonnais. Plus de trente individus ont été vus ou capturés en quelques dizaines de minutes, gage d'une population florissante ! Rappelons que l'introduction d'orconectes limosus dans les eaux libres est un délit.
Une bonne nouvelle pour finir, austropotamobius pallipes, c'est à dire l'écrevisse à pieds blancs (en photo ci-dessous), dite aussi écrevisse autochtone a été repérée dans les petits ruisseaux annexes de la plaine du Moulinat. Toujours menacée par les fluctuations de débits et les modifications de son habitat, l'écrevisse à pieds blancs mérite toute notre attention.
L'équipe du Parc du Valgaudemar et les bénévoles de l'association "Aspres autrefois" tentent de reconstituer un ancien four à chaux à Aspres-les-Corps.
Deux journées de travail ont permis de mettre à jour la structure d'un ancien four à chaux à Aspres-les-Corps.
C'est à la demande de l'association de valorisation du patrimoine « Aspres autrefois » que l'équipe du Parc des Ecrins du secteur du Valgaudemar s'est mobilisée avec l'aide d'Yves Baret, architecte du Parc, pour engager un travail de restauration du four à chaux.
La marmite du four a été dégagée.
C'est aussi à l'invitation de Catherine Charles, très impliquée dans les projets de cette association, que le jeudi 7 juillet, le personnel du parc et quelques membres de l'association ont commencé à dégager la construction.
Difficilement identifiable, le four avait été tronqué dans les années cinquante pour élargir un chemin agricole.
En fin d'après-midi, leurs efforts ont été largement récompensés quand le plan complet de l'édifice a été dégagé.
Le lendemain, c'est avec une plus grande mobilisation des bénévoles de l'association que ces ouvrages, longtemps invisibles, ont retrouvé leur place dans le paysage du village.
Il faudra encore de belles journées de labeur partagées pour consolider les maçonneries existantes et restituer, d'abord par le dessin ensuite peut être par des travaux, ce four dont la forme et le fonctionnement posent aujourd'hui encore pas mal d'interrogations.
Il semble que le four à chaux d'Aspres-les-Corps fonctionnait en utilisant du charbon (petri).
Reconstitution du four d'Aspres-les-Corps - dessin Yves Baret
Cette fin de semaine, du 22 au 24 juillet 2011, la SGMB propose la 9ème édition de "fours en fêtes" qui se déroulera à Villard Saint-Pancrace, à côté de Briançon : fabrication de chaux, de plâtre, de poix.... Animations, démonstrations, conférences....
Les parcelles de Gérard Félix et de Pierre Salvi présentent, l'une comme l'autre, un excellent équilibre agri-écologique. Le jury n'a pu trancher : elles représenteront les Écrins au concours agricole national des prairies fleuries.
C'est sous la pluie et un ciel couvert que le concours agricole national des prairies fleuries, cuvée 2011, a eu lieu en Valbonnais-Oisans, ce mercredi 8 juin.
Six agriculteurs présentaient six parcelles dans la catégorie « prairie de fauche maigre ». Ils ont reçu la visite des membres du jury composé d'un expert en agronomie/fourrage, d'un expert en botanique et d'un expert en apiculture et faune sauvage.
Le jury parcourant sous la pluie la parcelle de Gérard Felix, lauréate à Lavaldens.
Présidé par Alain Haret, agriculteur et membre du conseil d'administration du Parc national, le jury a parcouru les 6 parcelles pour évaluer les propriétés écologique et agricole de chacune d'entre elles, le but étant de trouver leur meilleur équilibre entre les deux. A la fin de chaque visite, en présence de l'agriculteur, une restitution des données recueillies était réalisée. A la fin de la journée, le jury a délibéré et donné une note pour chaque parcelle.
La deuxième parcelle gagnante est celle de Pierre Salvi à Chantelouve.
Pour cette année, il n'a pas réussi à déterminer le vainqueur : ce sont deux ex-aequo qui ont été désignés pour représenter les Écrins devant le jury national : deux agriculteurs gérant deux parcelles de manière différente et qui obtiennent un excellent équilibre agri-écologique. Les lauréats du concours sont donc Gérard Félix, avec une parcelle située dans la combe de Vaunoire (commune de Lavaldens) et Pierre Salvi (GAEC du Taillefer) avec une parcelle située au niveau du col d'Ornon (commune de Chantelouve).
Les autres participants du concours étaient les suivants : Pierre Poncet qui a présenté une parcelle au lieu dit Le Pay à Lavaldens, Nicole Bernard-Brunet qui a proposé une parcelle au lieu dit les Verneys à Valbonais, Henri Darnon avec une parcelle à la Chapelle en Valjouffrey et Aimé Baret (GAEC de l'Enverset) pour une parcelle au lieu-dit les Doras sur la commune du Périer.
La remise des prix aura lieu dans le courant de l'été.
Elle est rare dans les Écrins... où elle a sans doute été amenée dans le passé. Récemment, les botanistes du parc national l'ont (re)trouvée, dans le Valgaudemar et le Valbonnais, le plus souvent dans de vieux murs qui ne sont pas son milieu d'origine.
Il est des plantes qui ne ressemblent à aucune autre. C'est le cas de la scrofulaire du printemps (Scrophularia vernalis). Sa haute taille, sa pilosité mollement glanduleuse, sa tige carrée à larges feuilles dentées et sa tonalité d'ensemble vert-jaune forment un ensemble qui attire irrésistiblement l'œil du premier botaniste venu.
Son aire de répartition couvre toute l'Europe centrale et méridionale des Pyrénées à la Russie.
Et pourtant, il s'agit d'une espèce fort méconnue, qui vit là où personne n'irait chercher une espèce rare : parmi des banalités reconnues telles l'ortie dioïque, la vergerette du Canada ou le brome stérile.
Or, ce printemps 2011, la chance a souri aux botanistes du Parc national des Écrins.
Tout d'abord, ce sont deux localités déjà connues dans la littérature qui sont retrouvées : celle du Bas Lieu en Valgaudemar et celle de Chabrand en Valbonnais. Puis, ce sont trois nouvelles qui sont découvertes : une au Séchier (Valgaudemar) et deux dans le Valbonnais, à Gragnolet et aux Verneys.
De quoi réjouir Pierre Salomez, botaniste au Parc national. A quelques jours de la retraite, il ne manque pas une occasion d'ajouter quelques informations dans les bases de données du Parc. « Les habitats de l'espèce ont été précisés dans les Écrins » ajoute t-il : « il s'agit des vieux murs de pierres sèches, des jardins à l'abandon ou des haies humides et fraîches . Refusant la maison amoureusement entretenue tout comme la ruine dévorée par la forêt, la scrofulaire de printemps choisit la résidence secondaire de moyen standing ».
S'il parle de résidence secondaire, c'est que, dans les Écrins, les origines de cette scrofulaire posent question : « l'absence de l'espèce dans son biotope primaire (clairière au sein de la hêtraie sapinière) suggère qu'elle n'est pas autochtone dans ce territoire... et peut-être même en France ».
« Son introduction remonte sans doute à l'Ancien Régime comme atteste sa présence aux abords des grandes abbayes (Cluny) ou des châteaux royaux (Vizille) » analyse Pierre Salomez. « Probablement a-t-elle été plantée dans les "jardins de simples" où les religieux du Moyen Age cultivaient plantes médicinales, alimentaires et magiques. Pour autant, Scrophularia vernalis n'est citée dans aucun document récent traitant de la pharmacopée traditionnelle. Espérons que la rénovation du patrimoine bâti laisse subsister cet élément du patrimoine végétal égaré chez les humains. »
Deux nouvelles stations de renoncule à tête d'or récemment découvertes et quelques autres raretés ont jalonné une journée de formation destinée aux agents des deux secteurs isérois
Cinq nouvelles espèces et trois autres extrêmement rares ont été trouvées en 2010 dans le Parc national des Écrins. C'est à l'occasion de travaux sur l'évolution de la végétation qu'elles ont été repérées.
263 animaux ont été observés lors d'un récent comptage. Après un hiver 2009-2010 très rude pour les ongulés, l'hiver 2010-2011 a été particulièrement clément et aucun cas de mortalité n'a été constaté.
La population de bouquetins des Cerces se remet doucement. Prés d'un quart de la colonie n'avait pas survécu à l'hiver 2009-2010, très rude pour les ongulés (lire l'article).
Un comptage a eu lieu vendredi 6 mai dernier. Cette opération de dénombrement mais surtout d'échantillonnage et de suivi a rassemblé plus de 30 agents de l'ONCFS, de l'ONF et des gardes moniteurs sur un territoire allant de La Grave au Monêtier-les-Bains.
263 animaux ont été observés. L'hiver 2010-2011 a été particulièrement clément et aucun cas de mortalité n'a été constaté.
Les 9 cabris qui avaient survécu à l'hiver rigoureux sont toujours présents. Mais ce mauvais passage a également eu des incidences sur les naissances de juin 2010. Ce printemps, seuls 11 nouveaux cabris ont été observés. On espère d'heureux événements pour la mi-juin...
Enivrés par l'herbe fraiche du printemps, deux jeunes bouquetins s'essayent aux combats(vidéo Christian Couloumy - Parc national des Écrins - mai 2011)
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Une chèvre de trop
Deux chèvres domestiques avait été laissées à l'abandon l'hiver dernier près du col du Lautaret malgré les démarches des gardes moniteurs auprès du propriétaire afin qu'il récupère ses bêtes. Si l'une n'a pas survécu à l'hiver, l'autre s'est rapprochée des bouquetins. Elle évolue maintenant avec eux, ce qui pose désormais un réel problème sanitaire. Les chèvres domestiques et les bouquetins sont très proches génétiquement et des hybridations entre eux ont déjà été observées. Ces accouplements entre faune sauvage et faune domestique sont des facteurs de transmission de maladies. Lire aussi le dossier : Chamois : diagnostics de santé
La population de bouquetins des Cerces en quelques chiffres :
263 bouquetins en mai 2011 (dont 2 indéterminés)
11 cabris et 9 éterles ou éterlous (animaux de 2 ans en juin)
Ce sont les près de fauche et les pâturages du Valbonnais, notamment au col d'Ornon, qui représenteront les Écrins au concours national agricole des prairies fleuries en 2011.
Pour la première édition, l'an dernier, c'est la haute-Romanche qui portait les couleurs du massif.
Cette initiative est le fruit d'une collaboration entre les espaces protégés (parcs régionaux et nationaux), la profession agricole (chambres d'agriculture, syndicats d'AOC, d'apiculture...) et des associations de gestion et de protection de la nature.
Le concours récompense la qualité agro-écologique des prairies, c'est à dire le meilleur équilibre entre production fourragère et biodiversité.
L'organisation précise du concours localement, dont la date du passage du jury, reste à définir en fonction de la végétation... en avance pour l'instant.
A lire aussi, pour en savoir plus :
Deux prairies des Écrins au concours national - Juillet 2010 L'exubérance des fleurs de la parcelle de Jean-Michel Juge, éleveur à La Grave et l'originalité des espèces recensées sur celle de Marie-Cécile Faure, exploitante à Villar d'Arène, ont séduit le jury. Ces deux prairies fleuries d'altitude représenteront les Écrins au concours agricole national.
Prairies fleuries : un concours agricole national ! - Février 2010 Pour le Parc national des Écrins, c'est le site de la haute-Romanche qui a été retenu. Les agriculteurs de ce secteur pourront soumettre des parcelles de leur exploitation au jury qui expertisera, début juillet, la richesse en espèces de leurs prairies de fauche.
C'est un site internet qui rassemble des documentaires et des créations sonores réalisés essentiellement dans le massif, à l'initiative du Centre de l'Oralité alpine (Conseil général des Hautes-Alpes) et du Parc national des Écrins. Une contribution à la mémoire du territoire.
"Pierres qui roulent" est un mini-site internet qui propose d'écouter des documentaires sonores, des reportages, des créations sonores, des bruitages alpins... Il plonge ainsi l'auditeur dans les massifs d'ici - et parfois d'ailleurs - dans le vécu de ceux qui les découvrent, les parcourent, les habitent, les dessinent, et tout simplement les vivent.
Pierres qui Roulent est une co-réalisation du Parc national des Ecrins et du Centre de l'Oralité alpine (Conseil général des Hautes-Alpes) dédiée à la valorisation des enquêtes orales réalisées dans le massif... et parfois au-delà de ses confins. Toutes les réalisations produites pour ce site utilisent ces fonds sonores pour donner à entendre la parole de ceux qui vivent le massif.
Le choix de construire des documentaires de création est une priorité pour "Pierres qui Roulent" avec la volonté de privilégier des formats courts (entre 2 et 15 minutes) et l'ambition de nourrir ce site de nouvelles créations.
Ce site fait la part belle aux documentaires sonores, aux créations sonores, aux cartes postales sonores et aux extraits sonores de films... Vous l'aurez compris, le maître-mot est le son, aussi branchez-vous sur de bonnes enceintes ou prenez vos casques !
Un exemple : "Chemins" ou la rencontre de plusieurs voix de la montagne pour dire le sentier...
... entre le plaisir de se laisser guider par lui, le désir de s'en écarter, la capacité à l'intérioriser ou de le prolonger en soi.
Réalisation : Alain Paillet Production : Centre de l'Oralité Alpine (Conseil général des Hautes-Alpes) et Parc national des Ecrins - Durée : 13'38 - Décembre 2010
Avec les voix de : Benjamin Alphand, Jean-Claude Armand, Alain Barban, Honoré Baridon, Caroline Bouchard, Lionel Daudet, Chantal Durdan, Bruno Gauthier, Marie-Claire Hourcade, Marc Lourdaux, Marie-Geneviève Nicolas, Jean-Pierre Nicollet, René Rizzardo, Pierre Salomez, Olivier Senn et René Siestrunck.
(Collecte orale conduite par Laetitia Cuvelier, 2008, Julia Montredon et Marc Mallen, 2008)
« Pierres qui roulent » a été créé avec la complicité et la technicité de ((son-art)) productions
Témoignez, témoignez... Il en restera quelque chose !
"En s'associant avec le Centre de l'Oralité alpine porté par le Conseil général des Hautes-Alpes, le Parc national des Ecrins a fortement fait progresser ses propres initiatives dans le domaine des recueils de témoignages oraux concernant les territoires des Ecrins, les représentations et les métiers de l'altitude" souligne Claude Dautrey, responsable du service accueil-communication au Parc national des Écrins.
En trois années et par-delà le travail de structuration des fonds, le Centre de l'Oralité Alpine et le Parc national des Ecrins ont réalisé notamment une enquête son et vidéo sur les métiers de guides et de gardiens de refuges. Deux films en ont été tirés : « Paroles de guides » et « Gardiens, gardiennes ». Un travail similaire est en cours autour des paroles de gardes-moniteurs.
Des enquêtes orales concernant le caractère du massif des Ecrins ont également été réalisées auprès de trente « grands témoins » et un film construit autour de ces témoignages : « Les Ecrins, esquisse d'un caractère ».
On peut aussi citer les enquêtes autour de la notion de "territoires des confins", le lancement d'une collection de carnets « Portraits de l'Alpe » qui rassemble CD audio, textes d'auteurs et travaux photographiques d'auteurs, les installations de bornes interactives de restitution et de lieux d'écoute associés à des vitrines du territoire, un programme de projections-débats dans divers lieux de diffusion (cinémas, espaces audiovisuels,...) des communes du massif des Ecrins...
"L'ambition générale est de construire des fonds sonores, des interprétations photographiques et des travaux d'auteurs autour des relations qu'entretiennent les habitants avec leur territoire en l'habitant, en y travaillant, en le parcourant."
L'ensemble de la démarche participe de la constitution de fonds sonores et visuels qui servent les projets locaux les plus divers tout en organisant une mémoire du territoire.
Au-delà des protocoles d'étude destinés à comprendre et anticiper l'impact des aléas climatiques sur les alpages, c'est bien le dialogue et les échanges noués entre les partenaires de ce programme qui sont immédiatement constructifs.
Éleveurs, bergers, techniciens agricoles, pastoralistes, chercheurs et agents du Parc national des Ecrins : ils étaient une quarantaine à se retrouver ce mardi 22 mars à Châteauroux pour une journée de bilan et d'échanges autour du programme "Alpages sentinelles".
Cette journée annuelle de "bilan" est l'occasion pour tous de partager des savoir-faire, des expériences, des réflexions... Que l'on soit chercheur au CNRS, berger, éleveur ou technicien pastoral, chacun apporte sa contribution. En cela, déjà, le programme "Alpages sentinelles" est un lieu de dialogue original et particulièrement riche.
Voilà quatre ans que le Parc national et ses partenaires ont mis en place cet observatoire partagé, afin de suivre l'évolution conjointe des espaces naturels et des activités pastorales sous l'effet des conditions climatiques. Le programme tient compte aussi des événements que connaissent, dans le même temps, les exploitations d'élevage.
Sur une dizaine d'alpages dits "sentinelles", différents paramètres physiques, naturels et humains sont étudiés pour comprendre et anticiper l'impact des aléas climatiques sur l'ensemble des alpages du Parc national des Ecrins.
Cette année, deux alpages de l'Argentière-la-Bessée (Crouzet et Grande Cabane) ont fait l'objet d'une présentation plus approfondie quant aux données accumulées pendant ces premières années de suivi. Un tour d'horizon moins détaillé a aussi permis de faire le point sur les conditions d'exploitation de l'année passée, pour l'ensemble des alpages du dispositif.
Dans les remarques générales, on remarque que l'enneigement tardif a retardé la pousse de l'herbe au printemps 2010. Certains éleveurs ont même décalé leur montée à l'alpage pour tenir compte de ce phénomène. Ensuite le mois de juin a été particulièrement froid... Pourtant, malgré ce début d'estive relativement pénalisant, la ressource en herbe a été globalement suffisante. Il en restait même à l'automne... mais l'arrivée précoce de la neige n'a pas permis de la "faire manger". En vallée, c'était aussi "plutôt une bonne année" pour les foins.
Des outils pour décider ensemble
Il faudra attendre encore plusieurs années de mesures et d'analyses avant de pouvoir déduire de véritables résultats pour ce programme à long terme. Mais tous ces échanges, complétés par ceux qui ont lieu pour la mise en œuvre des différents protocoles de suivis sur les alpages et dans les exploitations, sont particulièrement utiles pour gérer les variations d'une année à l'autre.
C'est aussi l'occasion d'aborder d'autres difficultés récurrentes comme celles liées au foncier, aux risques de prédation qui modifient radicalement les conditions de garde, à l'intérêt de "conserver un bon berger pendant plusieurs années", à l'arrivée possible des campagnols qui nécessite d'intervenir dès les premiers signes pour limiter les dégâts d'une pullulation ensuite incontrôlable.
Pour la partie plus scientifique du programme, Sandra Lavorel, chercheur au laboratoire d'écologie alpine (LECA), a expliqué comment s'organisera le suivi de la ressource en herbe, initié l'an dernier, et qui complètera de façon plus objective les informations consignées par le berger.
Tous les autres protocoles d'études se poursuivent : le suivi de déneigement par satellite, les mesures météorologiques, les lignes de lecture de la végétation, les pratiques pastorales, le fonctionnement des exploitations... Des capteurs expérimentaux ont été mis en place sur un alpage pour enregistrer les niveaux d'humidité dans le sol.
"On s'est doté des outils qui nous semblent les mieux adaptés pour pouvoir prendre ensemble des mesures si on devait affronter à nouveau une période de sécheresse comme entre 2003 et 2005" résume Richard Bonet, responsable du service scientifique au Parc national des Écrins. "On espère que l'on aurait alors assez d'éléments d'information pour piloter des évolutions éventuelles dans les pratiques pastorales. C 'est un pari sur l'avenir."
En tout cas, l'intérêt de la démarche mise en œuvre dans les Écrins commence à faire des émules. Les alpages sentinelles des Écrins font des petits... en Vanoise notamment.
Ils représentent une variété de situations, de caractéristiques naturelles dans les sept secteurs du Parc national. Ils accueillent des troupeaux locaux ou des grands transhumants. Tous sont gardés. Bergers et éleveurs sont motivés et impliqués dans le suivi. La gestion est individuelle ou réalisée par un groupement pastoral. En vallée, les exploitations qui utilisent ces alpages développent différentes productions : ovins ou bovins viande, vaches laitières...
Pour tous les passionnés, deux bilans détaillés et illustrés des suivis réalisés dans les Écrins sont disponibles.
Les aigles royaux font l'objet de suivis réguliers dans les Écrins. Le bilan de l'année 2010 est marqué par les résultats du grand comptage. Les autres prospections ont permis de découvrir 6 nouvelles aires, portant ainsi à 263 le nombre total répertorié fin 2010.
"La saison de reproduction 2011 est lancée comme le montre cette magnifique photographie prise par Jean Guillet aux marges du Parc national des Écrins" signale Christian Couloumy, chef de secteur du Parc national et coordinateur des programmes "rapaces".
Pour le gypaète barbu dans la zone Écrins-Dauphiné, 2010 se présente comme une bonne année avec 171 observations.
Elles sont pratiquement toutes localisées sur l'est de la zone. Quelques individus sont identifiés grâce aux décolorations du plumage : Elena, Condamine, Zufall (bague), Stephan, Parouart et Vaulabelle. Un adulte séjourne quelques mois en Vallouise puis se déplace en Embrunais début mars où il restera jusque début mai. Le Val d'Escreins reste parcouru en début d'année mais est déserté ensuite.
Enfin, c'est dans le massif des Cerces que s'attardent plusieurs oiseaux, survolant tour à tour la Savoie et les Hautes-Alpes.
Le bilan du comptage de mars 2010 confirme la relative prospérité de la population des Écrins. La présence d'individus en plumage juvénile (34% de la population) contribue à la progression constatée.
Dans le Valgaudemar, ce dispositif européen finance l'entretien par les arrosants et les travaux de restauration pour les canaux situés dans le site Natura 2000.
La corvée du canal. Elle revient souvent aux mêmes. Pour ces journées de chantier, on retrouve ceux qui ont vraiment besoin du canal, généralement parce qu'ils sont agriculteurs. Certains viennent aussi donner un coup de main par habitude, par tradition. Ce sont souvent des "anciens" qui ont toujours fait ça... et qui continuent d'utiliser le canal pour arroser leur potager.
Si le problème de l'entretien des canaux d'arrosage n'est pas une spécificité du Valgaudemar, ceux qui sont situés dans des sites inscrits "natura 2000" peuvent bénéficier de soutiens particuliers.
Dominique Escalle est agriculteur dans le Valgaudemar. Pour lui, les canaux sont essentiels à son activité professionnelle. Au printemps dernier, les travaux d'entretien annuel du canal de la Motte qu'il préside ont été subventionnés dans le cadre d'un "contrat" mis en œuvre pour cinq ans. "C'est un plus. Cela permet de financer le dédommagement des personnes qui viennent faire l'entretien" souligne t-il, soit une trentaine de personnes sur deux à trois jours de travaux. Car le cumul des cotisations annuelles des arrosants (48 euros par ha) est bien inférieur au budget total de l'ASA (association syndicale autorisée) qui gère le canal.
"Quand il y a des travaux plus importants, il faut monter des projets pour trouver des financements" précise encore Dominique Escalle. Pour cela, les techniciens des services de l'État apportent une aide appréciable pour la mise en œuvre administrative et financière de tels programmes.
Ce type de contrat d'entretien concerne quatre canaux du Valgaudemar, pour environ 2500 euros chacun entre 2010 et 2014 : le canal de la Motte, celui de Saint-Eusèbe, le Grand canal de la Motte et celui de La Chapelle. L'entretien est essentiellement manuel. L'intervention mécanique est exceptionnelle.
Dominique Escalle, Hervé Moynier et Bernard Nicolas président respectivement l'association de gestion du Canal de La Motte, de Saint-Eusèbe et du Grand canal de la Motte. Ces trois canaux font l'objet de contrats d'entretien soutenus par Natura 2000. Pour l'ASA du Canal de La Chapelle-en-Valgaudemar, présidée par Julien Bellon, deux contrats d'entretien et de remise en œuvre de la prise d'eau sont engagés.
Du local au global
Ces contrats concernent des portions de 500 à 1000 mètres de canaux situés dans le site Natura 2000 que le Parc national des Écrins est chargé d'animer. Une démarche qui permet de rassembler les financements de l'État, de l'Europe et du Parc national, également chargé de l'instruction technique et financière des contrats de ce type sur son territoire.
Le canal de la Chapelle-en-Valgaudemar fait l'objet d'un programme plus conséquent (18000 euros), lié à la remise en œuvre de la prise d'eau.
Le canal des Herbeys va bénéficier lui aussi de financements pour son entretien. Avec un volet complémentaire en communication (panneau, film) afin de faire connaître les enjeux liés à la présence des canaux.
"L'objectif global de ces contrats est de maintenir le réseau des canaux gravitaires, source de maintien des zones humides en aval du site notamment. Il est utile aussi pour les espèces à préserver au niveau européen et présentes en aval de la zone : sonneurs à ventre jaune, écrevisses à pattes blanches et prairies de fauche sub-montagnardes" explique Matthieu Villetard, chargé de mission au Parc national des Écrins.
"Au delà de la préservation d'espèces et de milieux (habitats) d'intérêt européen, le maintien de ces canaux participent directement à la constitution d'une Trame verte et bleue, inscrite dans le Grenelle Environnement. L'enjeu est donc à la fois national et local pour la qualité de notre patrimoine naturel et paysager."
Trente abris ont été installés dans la forêt autour de Molines-en-Champsaur. Une opération conjointe de l'ONF et du Parc national pour mieux connaître les espèces qui fréquentent ce site Natura 2000.
« Forêts, landes et prairies de fauches des versants du col d'Ornon » : ce site Natura 2000 exceptionnel est en pleine élaboration. Des groupes de travail thématiques vont définir enjeux et propositions de gestion, en lien avec les acteurs locaux de ce site qui concerne huit communes de l'Oisans et du Valbonnais.
Les communes de Chantelouve et Valjouffrey vont conserver des vieux arbres dans leur forêt. Une mesure en faveur de la biodiversité, contractualisée dans le cadre des actions menées sur le site Natura 2000 de la Muzelle.
Pour mémoire : Le Parc national des Écrins est devenu « animateur officiel » du site Natura 2000 du Valgaudemar à la suite d'une décision de son conseil d'administration, en 2009, et relative à l'application réglementaire d'un décret du ministère relatif à l'animation des sites Natura 2000 dont la surface se situe en majorité dans le cœur du Parc national.
Ce rôle d'animation se fait sur la base d'actions proposées dans un DOCOB (document d'objectif) qui a été validé le 16 juin 2005 par l'ensemble des acteurs locaux et services de l'état au sein d'un COPIL (comité de pilotage).
A noter que le réseau Natura 2000 des Hautes-Alpes s'est vu attribuer le "Grand Prix Natura 2000" dans la catégorie "Actions de réseaux". Il a été remis le 13 décembre à Paris à Jean-Claude Dou, maire de Puy-Saint-Eusèbe et représentant l'ensemble des présidents des Comités de Pilotage des sites Natura 2000 du département.
Des amphibiens et des chauves-souris sont de sortie en ce début janvier. Des observations inédites et très précoces de ces animaux, habituellement en léthargie, sont mentionnées dans le Champsaur. Et dans les autres vallées du massif ? Vos témoignages sont les bienvenus !
La période de redoux que nous connaissons actuellement n'est pas sans conséquences sur la petite faune, notamment les animaux sujets à des phases de léthargie comme les chauves souris, les reptiles et les amphibiens.
Début janvier, Rémy Pascal, accompagnateur en montagne, signale un crapaud commun écrasé sur les pistes de ski de fond de la base de loisirs d'Orcières à 1250 m d'altitude.
Un autre crapaud est mentionné par Olivier Ariey-Jouglard, accompagnateur également, le 7 janvier à Saint-Michel de Chaillol, à 1300 m d'altitude.
Dans le même temps, d'autres observations de crapauds communs et de salamandres sont enregistrées aux alentours de Gap, ou encore des chauves souris en vol à Briançon.
En plongeant dans les bases de données à sa disposition (celles du Parc national, du Crave ou encore "Faune-PACA"), Marc Corail, garde-moniteur dans le Champsaur, réalise un rapide "historique" des données connues dans les Écrins qui permet de mieux situer ces observations, inédites, réalisées dans le Champsaur en ce début janvier 2011.
Ce que l'on a déjà vu dans les Écrins
Dans les Ecrins, chez les chiroptères, il n'est pas rare en février, lors d'un redoux passager, d'observer des pipistrelles de Kuhl chassant autour des lampadaires les rares papillons de nuit déjà actifs ou bien d'entendre les « tsic » puissants des molosses de Cestoni en quête des premiers insectes volants.
Le crapaud commun est rarement observé dans les Écrins avant début mars.
Dans le territoire du parc national toujours, le crapaud commun n'est guère observé avant début mars, bien qu'il existe 3 mentions en février, toutes à basse altitude, autour du lac de Serre-Ponçon. Deux autres mentions en février par le CRAVE concernent, elles, le Sud des Hautes-Alpes.
Enfin de manière tout à fait exceptionnelle, Michel Bouche, agent du Parc national, observait le 8 janvier 2007 un crapaud commun à Baratier à 800 m d'altitude puis un autre à Puy-Sanières, à 1150 m d'altitude, dix jours plus tard.
Toujours en 2007, année assez exceptionnelle sans doute, on signalait une chauve-souris le 19 janvier au plan d'eau d'Embrun... et des chenilles processionnaires à Chalvet (Embrun, 1000 m).
Parfois la salamandre tâchetée se déplace en hiver. Il est arrivé que l'on observe le lézard des murailles lors de belles journée en janvier... à l'adret !
Chez les amphibiens, la salamandre tachetée est sujette à des déplacement hivernaux occasionnels, parfois même sur la neige. Pourtant, dans les Ecrins, seules quelques très rares mentions concernent les mois de janvier (3) et de février (1), toujours à basse altitude dans le Valbonnais et le Valgaudemar.
La Grenouille rousse, réputée pour pouvoir pondre dans des plans d'eau parfois encore partiellement gelés n'est pas signalée avant mi février, excepté toutefois une observation de pontes un 31 janvier à Entraigues à 820 m d'altitude.
Toutes les espèces mentionnées ci-dessus ont des moeurs nocturnes et ne sortent donc pas aux heures les plus chaudes de la journées.
Chez les reptiles, il arrive que le lézard des murailles (17 mentions) ou le lézard vert (une seule mention) profitent de belles journée de janvier pour tenter une petite excursion dans les adrets ensoleillés et déneigés.
Transmettez vos observations !
Dans le cadre d'un observatoire du changement climatique, toutes ces observations précoces seront sans doute à l'avenir regardées avec beaucoup plus de vigilance, sans que l'on puisse présager pour le moment de l'impact de ces modifications sur les populations animales.
Dans ce cadre, toutes vos observations naturalistes peuvent intéresser les scientifiques et nous vous invitons à vous rapprocher des secteurs du Parc national ou des associations locales qui enregistrent ces informations.
Des outils permettent aussi aujourd'hui une saisie en ligne de vos données, ce qui permet un échange encore plus riche et interactif.
Après des pointes de silex, ce sont des peintures rupestres qui ont été découvertes en Vallouise cet été, sur l'un des sites prospectés par les équipes d'archéologues français et britanniques.
Quelques traits parallèles dans les tons ocres sur une roche de calcite, bien abritée, à plus de 2000 mètres d'altitude. Non loin de là, d'autres traces de ce pigment dont quelques fragments sont retrouvés sur le sol. Et puis cet autre élément dans lequel, à bien y regarder, on peut voir la représentation d'un quadrupède... Ce n'est pas la Vallée des Merveilles mais l'émotion de la découverte est bien là. En particulier pour les archéologues du Centre Camille Jullian (Aix-en-Provence) et de l'université de York (GB) qui, depuis une dizaine d'années, prospectent et fouillent dans les Écrins.
Seul l'œil averti d'un archéologue pouvait repérer l'histoire potentielle de ces pâles traces dans le rocher. En haut à droite, la représentation d'un quadrupède reste à confirmer.
A la recherche d'objet en silex... ou lors du second portage du matériel dans le massif de l'Eychauda : l'archéologie d'altitude demande de l'organisation.
D'ordinaire, les initiatives en matière de balisage sauvage sont peu appréciées dans le cœur du parc national mais cette fois, ces traces humaines viennent enrichir les connaissances sur les occupations anciennes et successives de la haute montagne et du parc national !
La présence humaine durant la Préhistoire a été mise en évidence dans plusieurs zones d'altitude du massif (entre 1900 et 2560 mètres) par l'équipe de Florence Mocci (CNRS, Centre Camille Jullian, Aix-en-Provence) et de Kevin Walsh (Département d'Archéologie, Université de York, GB)
Des vestiges de campement mésolithiques et néolithiques (9000-3000 ans av. J.-C.) et des structures pastorales bâties apparaissant dès 2500 ans av. J.-C. ont été ainsi mis au jour entre 2100 et 2400 m d'altitude (vallées de Chichin, Serre de l'Homme, Haut Fournel, plateau de Faravel, Eychauda, Grands Fonds....).
Pointe de silex et peintures rupestres
La campagne de fouille 2010 aura été particulièrement fructueuse pour l'équipe d'archéologues qui, cette année, travaillait sur les communes de Freissinières et de Pelvoux.
Tout d'abord, c'est au-dessus du Lac de Faravel, à plus de 2560 m d'altitude, qu'ils ont enregistré une première découverte marquante : une pointe de flèche en silex taillée il y a plusieurs milliers d'années avant notre ère.
Pointe de flèche préhistorique (Néolithique final) ou "armature pédonculée à ailerons peu marqués", découverte à 2475 m d'altitude (Freissinières)
D'autres gisements et de nombreux outils en silex recueillis sur les hauts plateaux de Freissinières témoignent d'une importante fréquentation de la moyenne et haute montagne durant la Préhistoire.
Seul l'œil averti d'un archéologue pouvait repérer l'histoire potentielle de ces pâles traces dans le rocher. Et encore. C'est le dernier jour de la campagne de fouilles de cet été 2010 que les peintures ont été découvertes.
Les premières analyses au microscope électronique d'un fragment de peinture recueilli sur le sol montrent que le pigment rouge est constitué d'une ocre, c'est à dire d'une argile rouge contenant un peu de pigment à base d'oxyde de fer... Ce pigment est fort classique dans la peinture rupestre.
D'autres analyses sont nécessaires
"Le style des peintures ne permet pas, à première vue, de situer chronologiquement la composition. Des comparaisons peuvent être effectuées avec d'autres ensembles rupestres qui, dans l'arc alpin, vont du Néolitique à l'âge de Fer mais des analyses complémentaires sont indispensables" souligne Florence Mocci.
Des études complémentaires seront nécessaires pour étudier, relever ces représentations rupestres et les interpréter. En tout cas, "la découverte de ces peintures rupestres d'altitude est totalement inédite et unique, à ce jour, dans cette partie des Alpes méridionales françaises et du Parc national des Écrins" ajoute l'archéologue.
Parallèlement, une discrétion certaine autour de son emplacement sera la garantie de sa préservation. Si, actuellement, ces peintures ont été relativement protégées, notamment de l'action des pluies, elles sont néanmoins assez altérées. Des morceaux de roche ont sans doute déjà disparu. Un fragment peint a été découvert au sol...
On peut imaginer que d'autres éléments d'art rupestre ont pu exister qui, en raison de la consistance des roches locales ou de leur situation, n'ont pas résisté à l'action naturelle du temps.
Autant dire que ces quelques traces retrouvées méritent le plus grand respect et une protection adaptée à leur rareté.
Pour mémoire, tous les travaux archéologiques (prospections, sondages, fouilles) sont réalisés sous l'autorité du Service Régional de l'Archéologie PACA qui est le seul organisme habilité à autoriser et à délivrer les autorisations.
Relevés au GPS différentiel par V. Dumas (CCJ) de la petite cabane pastorale de Faravel XIV (Ier s. apr. J.-C), à 2400 m d'altitude
Pour en savoir plus
Une conférence, mardi 18 janvier 2011 : Pour partager les résultats archéologiques et environnementaux acquis depuis plusieurs années dans le Parc national des Écrins, Florence Mocci, animera une conférence le mardi 18 janvier à 19h à la maison de la vallée de Freissinières à l'invitation de la Communauté de Communes du Pays des Écrins, de la Direction Régionale des Affaires Culturelle, du Parc national des Écrins et du Centre Camille Jullian-CNRS.
Une belle découverte pour les archéologues qui, depuis une dizaine d'années, travaillent dans les hautes vallées du Parc.
Consulterle site internet du centre Camille Jullian, laboratoire d'archéologie méditerranéenne et africaine de l'Université de Provence, du CNRS et du Ministère de la Culture
Moins forte qu'en 2009, la tendance au retrait est confirmée cette année encore par le bilan chiffré du suivi des glaciers dans les Écrins.
A l'échelle du globe, l'année 2010 devrait être la plus chaude de tous les temps avec une température moyenne de 14.58 °C. Pour les glaciers des Écrins, elle comptera dans les années plutôt calmes...
Sur de longues périodes, la tendance est pourtant nette : dès lors que les températures du globe ne cessent de grimper, l'effet est constaté sur nos glaciers dont le retrait se poursuit.
Pour le glacier Blanc, la fonte de l'été 2010 (ablation de 184 cm) a été plus forte que l'épaisseur de neige tombée durant l'hiver 2009-2010 (accumulation de 169 cm). Le bilan de masse est donc négatif de - 15 cm.
"Ces chiffres ne correspondent pas à des hauteurs de neige mais à des hauteurs d'eau" précise Julien Guilloux qui, avec Martial Bouvier, coordonne le suivi des glaciers dans les Écrins. "Pour donner une image, c'est comme si le glacier Blanc avait perdu sur l'ensemble de sa surface une « lame d'eau » de 15 cm d'épaisseur. En 2009, le glacier Blanc avait perdu bien plus, avec un lame d'eau de 87 cm d'épaisseur."
Pourquoi calculer des hauteurs d'eau ? "Car la neige comme la glace contiennent de l'air dans des proportions toujours différentes ! Seule une équivalence en cm d'eau permet de calculer exactement la masse perdue par le glacier Blanc".
Le recul s'accélère
Les principaux glaciers du Parc national des Écrins sont également suivis au niveau de leur front glaciaire. Il s'agit de mesurer la distance entre un point fixe (un gros rocher le plus souvent) et le front du glacier, c'est à dire la partie la plus basse.
Les mesures ont commencé au siècle dernier sous l'égide des services RTM, chargés de la Restauration des Terrains en Montagne. Aujourd'hui, ce sont les agents du Parc national qui poursuivent ce travail.
Les mesures 2010 montrent un recul du front de 22 mètres au glacier de la Pilatte, un recul de 10 mètres au glacier du Chardon. Là encore, c'est l'étude du résultat des suivis sur de longues périodes qui nous apporte des informations intéressantes.
Ainsi, le recul du glacier Blanc a été de 9 mètres par an durant ces 146 dernières années. Mais depuis 24 ans, le front a reculé de 540 m soit 22,5 m par an. Ce recul s'accélère encore puisque durant les 10 dernières années, le front a régressé de 290 m soit une vitesse moyenne de 29 m par an !
Pour en savoir plus :
Télécharger le cahier thématique sur les glaciers :
Un mâle était posté ce début de semaine au-dessus de Briançon. C'est la première fois que l'on observe un membre de la colonie des Cerces aussi bas et aussi loin à l'Est de son territoire.
Un randonneur est passé mardi après-midi à la Maison du Parc à Briançon pour faire part de son observation : un bouquetin posté au-dessus de la ville, aux abords du Fort des Salettes.
« C'est la première fois que l'on observe un bouquetin aussi bas et aussi loin à l'Est de la colonie des Cerces » souligne Cyril Coursier, agent du Parc national dans ce secteur. Avec son collègue, Frédéric Goulet, ils se sont rendus sur le site et ont pu, à leur tour, observer ce beau mâle d'environ huit ans qui regardait la ville et les voitures...
« Il s'agit sans doute de l'un des bouquetins qui passent l'été sur les crêtes de Peyrolles. Les grosses chutes de neige des derniers jours l'ont vraisemblablement poussé vers la vallée ».
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Entre Écrins-Dauphiné et Ubaye, la prospection du 16 octobre a été fructueuse... mais concentrée sur le massif du Parpaillon.
Lors de la prospection internationale des gypaètes barbus (lire aussi l'article Participez à la prospection des gypaètes), le 16 octobre, 49 postes d'observation ont été tenus par 106 observateurs dans le Dauphiné.
C'est en limite Écrins-Ubaye, sur le massif du Parpaillon-Col de Vars que l'essentiel des oiseaux a été observé. Un gypaète indéterminé a été également repéré au loin par une équipe vers le col du Lautaret.
« Jamais ce comptage n'avait fourni d'aussi bons résultats : a minima, 8 gypaètes différents ont été observés» commente Christian Couloumy, responsable des programmes « rapaces » au Parc national des Écrins.
« Pour éviter les doubles comptages avec la zone voisine de l'Ubaye, coordonnée par François Breton (Parc national du Mercantour) nous avons convenu avec lui d'un « partage équitable » des oiseaux ».
Les images réalisées au Parpaillon par Yann Bridet et Géraldine Sarton
BilanEcrins -Dauphiné : 2 juvéniles marqués ELENA BV 613, CONDAMINE BV 586 (Parpaillon) 1 adulte imparfait (Parpaillon) 1 adulte parfait avec mue vers RPG10 (Parpaillon) 1 gypaète indéterminé dans le massif des Cerces (Ponsonnière)
Bilan Ubaye : 3 adultes parfaits (dont un à collier complet vu au Parpaillon) 1 juvénile 1ere année non marqué (observé seulement côté 04).
Pour cette prospection, les conditions météorologiques étaient inégales sur la zone avec des brouillards bas plus ou moins intermittents sur l'ouest du massif des Ecrins et un temps plus clément vers l'est à partir de Saint-Clément.
Les observateurs qui ne se trouvaient pas au Parpaillon se sont "contentés" des observations d'aigles, vautours, tétras lyre, tichodrome, bouquetins... et du chant des lagopèdes pour certains !
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À Molines-en-Champsaur, un débardage à cheval est réalisé dans une forêt domaniale du cœur du parc national. Le choix de cette technique a permis d'éviter la création d'une piste forestière. Lire la suite