Coulée de boue et chutes de blocs jalonnent l'itinéraire après le plateau de Charnières. Sur le replat du Saut du Laire, une énorme avalanche a coulé jusqu'au Drac dont le niveau a monté, noyant les terriers de marmottes creusés dans la pelouse. L'itinéraire est impraticable et dangereux.
Le rapport des deux gardes-moniteurs qui sont montés vendredi dernier au Saut du Laire est sans appel : d'importants travaux vont être nécessaires pour rétablir l'accès à ce site très fréquenté du Haut-Champsaur. En attendant, compte tenu de l'instabilité du terrain et des chutes de pierre, il est très fortement déconseillé d'emprunter cet itinéraire.
Michel Francou et Emmanuel Evin, gardes-moniteurs du Parc national dans le secteur du Champsaur ont découvert l'étendue des dégâts alors qu'ils allaient aux Rougnoux pour réaliser le sondage de neige mensuel destiné aux services d'EDF (gestion des barrages).
"Les vrais ennuis commencent un quart d'heure avant la chapelle de la Saulce..." raconte Michel Francou. "Une coulée de boue barre le chemin et, loin d'être stabilisée, elle continue de glisser dans le ravin, où tout en bas, bouillonne le Drac. Non seulement il faut regarder où mettre les pieds sur le terrain mouvant mais il faut regarder aussi en amont car, de là-haut, il tombe des blocs de rochers."
Alors que le clocher de la chapelle est en vue et que les agents du Parc sont soulagés d'avoir échappé aux projectiles, ils découvrent que, là encore, le sentier a été totalement emporté et que le terrain continue de glisser.
Plus loin, alors qu'ils approchent du Saut du Laire dans la neige profonde et trempée, la montagne de l'Homme attire leur attention : elle est "décapée" des deux mètres de neige qui la recouvraient...
"L'avalanche est arrivée jusque sur le replat du Saut du Laire qu'elle occupe entièrement.. sur vingt mètres d'épaisseur !"
Le Drac a été barré pendant un moment et le niveau de l'eau est monté de deux mètres, noyant la pelouse et les terriers de marmottes qui y étaient creusés. Triste fin pour les occupantes.
"La nature sélectionne les plus futées et celles qui habitent en sécurité dans le versant seront chargées de repeupler le site" ajoute Michel Francou. Outre le travail des marmottes, il pense déjà à celui qui attend les équipes d'ouvriers et les agents du Parc pour rétablir l'itinéraire.
"Avant d'engager les travaux, il faudra attendre que le terrain se stabilise et que l'essentiel des purges de pierre soit terminé" prévient déjà Daniel Briotet, le chef de secteur. "Pour l'instant, il est dangereux de dépasser le plateau de Charnières".
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Avalanche au Saut du Laire - janvier 2013 Pour la première fois depuis sa construction voilà bientôt quarante ans, la cabane pastorale du Saut du Laire, à Orcières, a été touchée par une coulée de neige
... au moins jusqu'à la fin juin, pour ne pas déranger le couple de faucons pélerins qui a installé son nid dans la falaise du Ponteil, à Champcella
Un couple de faucons pélerins s'est installé dans la face sud de la falaise du Ponteil, à Champcella (secteur de Vallouise). Après avoir contacté la commune et la FFME, les agents du Parc national des Ecrins ont mis en place deux panneaux d'information à l'intention des grimpeurs.
Il leur est demandé de ne pas grimper les parties hautes de certaines grandes voies afin de ne pas perturber la nidification de cet oiseau rare et menacé.
"Amis grimpeurs... Un couple de faucons pèlerins niche dans ce secteur. C'est une espèce suffisamment rare et fragile pour qu'un maximum de chances soient laissées à la réussite de sa reproduction. Jusqu'au 30 juin, merci de ne pas grimper les parties hautes des voies «d'accommoder », « les restes », « comme si » et « diagonale de gauche » "
Image de fond, issue du topo de Jean-Michel Cambon, "Oisans nouveau, Oisans sauvage - livre Est" - www.escalade-oisans.com
La deuxième partie du panneau donne des explications plus précise sur l'espèce :
Le Faucon pèlerin : Il est plus grand que le Faucon crécerelle. Son vol est puissant. Son dos et sa tête sont foncés. Ses joues blanches se détachent bien de cet ensemble sombre. Il se nourrit presque exclusivement d'oiseaux qu'il attrape en vol. La ponte a eu lieu vers mi-avril. Les œufs sont couvés 29 à 32 jours et les jeunes restent au nid 35 à 42 jours. Le 30 juin est donc une date qui colle au plus près à la réalité pour respecter sa tranquillité. Il n'y a pas de marge... C'est un oiseau qui a beaucoup souffert et souffre encore à l'échelle européenne du pillage de ses nids par les collectionneurs et les fauconniers (élevage pour la chasse). Ces persécutions ont entraîné une forte diminution de ses effectifs mais c'est surtout l'introduction des pesticides organo-chlorés dans l'agriculture, dans les années 50, qui a provoqué une diminution de la population de 90 %.
Devant ce triste constat, le DDT et ses dérivés ont été interdits et la population de faucons pèlerins a lentement remonté la pente. Ses effectifs sont néanmoins encore faibles et les couples connus sont suivis de près. Le Faucon pèlerin est un oiseau protégé par la loi française comme tous les rapaces.
Les 6 et 7 avril dans le Vénéon, la Gaspard'in2 devient un rassemblement ouvert à tous, quel que soit son niveau, à ski de randonnée ou en raquettes. Découverte, apprentissage ou perfectionnement avec des "pros" ! Un événement aux couleurs des 40 ans du Parc national des Écrins. Inscriptions avant le 29 mars...
Après avoir fait le bonheur des compétiteurs de ski alpinisme pendant près de 20 ans, la Gaspard'In devient un grand rassemblement de ski de randonnée et de raquettes ouvert à tous : c'est la Gaspard'in2.
Les professionnels du bureau des guides du Vénéon seront là pour vous faire découvrir la pratique d'une activité, vous perfectionner, améliorer votre connaissance du milieu autour d'ateliers sur la gestion et la prévention des risques, le choix du matériel adéquat et la sécurité en montagne.
Les parcours proposés vous permettront de découvrir un environnement sauvage, préservé au milieu des sommets les plus prestigieux comme la Meije, le Râteau, la Barre des Écrins, les Rouies, l'Olan...en plein coeur du Parc National des Écrins qui fête cette année ses 40 ans.
A cette occasion, des gardes-moniteurs du secteur de l'Oisans présenteront leur mission et les enjeux de la préservation de ce territoire. La soirée se déroulera en refuge.
Une première tranche vient d'être réalisée par l'ONF, en amont de la passerelle du Glacier blanc. La suite des travaux devrait avoir lieu au printemps prochain avec des interventions également du côté du Sélé
Un projet ambitieux a été élaboré par la Communauté de communes du Pays des Ecrins, l'Office national des forêts (ONF) et le Parc national des Ecrins afin d'améliorer les sentiers d'accès au Glacier Blanc et au Sélé.
Deux tranches de travaux sont prévues : une sous maîtrise d'ouvrage de l'ONF et l'autre sous maîtrise d'ouvrage de la Communauté de Communes.
Il s'agira d'améliorer ponctuellement la plate-forme du sentier, de retravailler des ouvrages vieillissants ou encore de fermer des raccourcis qui sont synonymes d'érosion dans ces terrains raides.
Une première tranche de travaux a été réalisée au mois d'octobre 2012 par l'ONF, en amont de la passerelle du Glacier Blanc.
Le cheminement dans la barre rocheuse en amont de la passerelle a été conforté, des emmarchements et des empierrements structurés ont été réalisés pour donner plus de lisibilité au sentier et gommer quelques difficultés pour un public de plus en plus familial.
Pour la prochaine tranche, prévue au printemps 2013, les marchés sont en cours d'instruction sous la houlette de la communauté de communes.
Vivez et racontez votre périple dans les Ecrins, en utilisant au moins une fois un mode transport eco-responsable pour vous déplacer... Une invitation lancée à tous les parcoureurs du massif par le Parc national, Mountain Wilderness et le comité départemental du tourisme.
"Changez d'approche... et transportez nous !"
C'est un appel à témoignages que lancent conjointement le Parc national des Ecrins, Mountain Wilderness et le Comité Départemental du Tourisme des Hautes-Alpes.
C'est une invitation à vivre le massif et à le raconter, à dire les joies et les galères de vos parcours simples ou complexes, engagés ou très tranquilles... en changeant d'approche pour vos déplacements. En effet, la seule contrainte est de recourir au moins une fois à l'utilisation d'un mode de transport doux (bus, train, navette, co-voiturage, vélo, stop, ...) pour vous déplacer dans le cadre de vos activités de montagne.
C'est une invitation à témoigner par le texte, la photographie, le montage sonore, la vidéo, l'illustration, la peinture ou la lettre...
A partir de cet automne 2012 et pour les quatre saisons à venir, jusqu'à la fin août 2013, envoyez-nous vos récits, aventures, petits exploits et grands moments, envoyez-nous les témoignages de vos périples éco-responsables dans le massif des Ecrins...
Emerveillements, prouesses, rêveries, escapades familiales, sorties collectives, bivouacs solitaires, plongées dans le petit peuple des herbes et des bêtes, tout nous intéresse, tout sera montré, diffusé, partagé... récompensé.
Une bonne part de ces témoignages sera mise en valeur dans le cadre des événements organisés pour les 40 ans du Parc national des Ecrins. Dans l'automne 2013, une restitution des meilleurs témoignages rassemblera les participants au cours d'une journée anniversaire pleine de convivialité, d'échanges, de montagne et de nature.
D'avance merci pour vos créations et vos envois...
Ensemble changeons d'approche... Et surtout transportez-nous !
ENVOYER VOS TÉMOIGNAGES par voie postale : Mountain Wilderness CDA ECRINS MNEI 5 place Bir Hakeim -38000 Grenoble
ou par voie électronique :
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En Oisans, quelque 70 marches en terre et en bois ont été créées ou restaurées par l'équipe du Parc national des Écrins, sur une portion du GR54 en direction du lac de la Muzelle
Plus de 300 marches, faites de terre et de bois, sont installées sur l'itinéraire du lac de la Muzelle pour faciliter le cheminement des randonneurs et limiter l'érosion du sentier.
Pour la deuxième année consécutive, d'importants travaux ont été réalisés sur cette portion du tour de l'Oisans (GR 54), entre le refuge et le lieu dit Clos du Sella, pour créer ou restaurer de nouvelles marches.
En tout, 22 traverses de mélèze de 5 mètres de long ont été héliportées sur site puis découpées et installées par les ouvriers et les agents du secteur de l'Oisans. En trois jours, soixante dix marches ont ainsi été mises en place.
Une troisième session de travaux est envisagée en 2013 afin de créer des cunettes et les revers d'eau nécessaires à l'évacuation des eaux pluviales, dont l'écoulement creuse le sentier.
Les marches de l'itinéraire du Lac de la Muzelle sont entretenues pour faciliter la progression du randonneur et limiter l'érosion du sentier (photos archives Parc national des Écrins)
Ce n'est plus une nouvelle, le réchauffement climatique continue son œuvre en réduisant la surface des glaciers et des névés. La voie normale pour l'ascension des Agneaux s'en trouve considérablement modifiée.
En effet, il y a 15 ans, l'accès au col Tuckett se faisait en crampons sur le glacier ; aujourd'hui, il faut gravir les rochers sur trois longueurs de cordes avant de poursuivre sur l'arête Sud classique du col au sommet. La Compagnie des guides Oisans-Ecrins a réalisé les aménagements nécessaires pour que cette grande classique reste à son niveau de difficulté. Cette intervention fait suite à un accord formulé par le Comité de pilotage de la convention alpinisme et escalade lors de sa réunion de juin 2011.
Le topo : itinéraire de montée sur la gauche et ligne de 2 rappels sur la droite
Pour encadrer l'équipement et les pratiques dans le Parc national des Écrins, ce document réunit neuf partenaires autour des grands principes de défense d'une montagne sauvage. La signature officielle s'est déroulée hier à la Bérarde, lors de la fête des guides.
C'est sous un soleil radieux qu'un public nombreux est venu à la Bérarde pour admirer les montagnes de l'Oisans, ce dimanche 22 juillet mais aussi pour participer à la fête des guides, rendez-vous traditionnel et festif de la vallée.
L'occasion et le site étaient tout indiqués pour la signature de la nouvelle convention alpinisme, escalade et canyonisme qui rassemble neuf partenaires sur les grands principes de la défense d'une montagne sauvage : le parc national des Écrins, la fédération française de la montagne et de l'escalade, la fédération française des clubs alpins et de montagne, la compagnie des guides Oisans-Ecrins, Moutain Wilderness, l'association des élus des communes du parc national des Ecrins, le syndicat national des gardiens de refuges et gîtes d'étape, l'office national des forêts, le ministère de la jeunesse et des sports.
Sous la présidence de Christian Pichoud, président du conseil d'administration du Parc national des Écrins et de André Vallini, président du conseil général de l'Isère, c'est Éliane Puissant, maire-adjointe de la commune de Saint Christophe-en-Oisans qui a accueilli tous les signataires sur le parvis de la maison de la montagne à la Bérarde.
Dimanche, c'était la fête des guides, marquée notamment par la traditionnelle bénédiction des piolets. Un rendez-vous organisé par les guides du Vénéon et l'Office de tourisme qui est aussi la fête du village.
Pour en savoir plus sur la convention "Alpinisme et escalade" :
Une " nouvelle " convention pour la pratique de l'alpinisme, de l'escalade et du canyoning va être signée, dimanche 22 juillet à La Bérarde. Les " règles " que se donnent ses signataires restent dans l'esprit du partenariat engagé depuis plus de vingt ans dans les Écrins sur ce sujet.
Une " nouvelle " convention pour la pratique de l'alpinisme, de l'escalade et du canyoning va être signée, dimanche 22 juillet à La Bérarde. Les " règles " que se donnent ses signataires restent dans l'esprit du partenariat engagé depuis plus de vingt ans dans les Écrins sur ce sujet.
Vingt ans après la première " Convention escalade ", un nouveau document actualisé va être signé, dimanche 22 juillet. C'est à La Bérarde (Saint-Christophe-en-Oisans), haut-lieu de l'alpinisme dans le massif des Écrins et à l'occasion de la fête des guides, rendez-vous traditionnel et festif de l'été dans le Vénéon, que les partenaires de cette réflexion signeront la nouvelle convention " Alpinisme et escalade dans le Parc national des Écrins ".
Les " règles " que se donnent ses signataires restent dans l'esprit du partenariat engagé dès 1991. L'objectif : préserver le caractère sauvage du massif et les sites à enjeux écologiques mais aussi les voies " historiques " et une " éthique " de ces pratiques.
Le Massif des Ecrins est, de longue date, l'un des espaces alpins les plus parcourus par les alpinistes. L'histoire de l'alpinisme fait aujourd'hui partie intégrante du caractère du parc national des Ecrins.
Au XIXe siècle, l'objectif était simple : accéder à tous les sommets et le faire savoir.
Les alpinistes s'y employèrent en cherchant l'itinéraire le plus aisé. Les découvreurs obstinés d'espaces inconnus (Whymper, Coolidge), les scientifiques ou militaires, en charge d'une mission d'utilité publique (capitaine Durand) ont laissé récits et cartes et les voies libres pour l'émancipation des suivants qui recherchent toujours plus de difficultés pour être reconnus dans la société des alpinistes.
Celle-ci se structure en associations pour des projets collectifs : formation de leurs membres, création des compagnies des guides mais aussi inculquer une éthique basée sur l'effort et l'engagement personnel (STD, CAF, PLM,...). La montagne est équipée selon une démarche planifiée et concertée (refuges, sentiers, câbles,...) pour faciliter l'accès à la haute montagne. Les alpinistes agissant individuellement économisent quant à eux leurs moyens de progression et de sécurité en les récupérant au fur et à mesure de leur ascension car ils sont avant tout des amateurs. D'innombrables voies sont alors ouvertes sur les faces, les piliers et les couloirs. Mais ceux qui renouvellent ces itinéraires ne peuvent assurément compter que sur la description topographique sommaire des ouvreurs et parfois sur quelques témoignages attestant l'ouverture, somme toute quelques pitons.
L'arrivée de nouveaux matériels
Les années 1980 marquent un tournant. De nouveaux matériels tels que la cheville métallique à expansion fixée dans un trou réalisé avec un perforateur permettent de gravir en sécurité les falaises compactes, sans fissure. Ces ancrages assurant la protection du grimpeur restent à demeure. C'est l'escalade en falaise, placée au rang de discipline sportive à part entière. Elle se déroule préférentiellement sur des sites de proximité à une altitude moindre sur lesquels des enjeux environnementaux surviennent et s'accroissent avec l'augmentation des équipements et de la fréquentation. C'est particulièrement le cas sur les falaises entourant les hameaux d'Ailefroide et de la Bérarde, véritables spots pour l'exercice de l'escalade.
Les usages alors employés pour la pratique de l 'escalade sont transposés dans la pratique de l'alpinisme. C'est ainsi qu'une réflexion est menée entre représentants des pratiquants et gestionnaire de l'espaces.
... et des questions d'éthique
En août 1991 à La Bérarde, le Parc national des Écrins s'associe dans cette réflexion à Mountain Wilderness et à la Fédération des clubs alpins et de montagne autour d'une table ronde pour formuler la « Convention Escalade », avec l'espoir que l'éthique sera sauve en matière de pratique de l'alpinisme et la nature préservée parce que l'espace d'un parc national se doit d'être exemplaire.
Ainsi, le 14 février 1992, la Fédération française de la Montagne et de l'Escalade, le Club alpin français, Mountain Wilderness, la Compagnie des guides, les maires, l'Office national des Forêts, le mnistère de la Jeunesse et des Sports, le Parc national des Écrins et l'association des élus des collectivités territoriales du parc conviennent-ils d'une convention définissant ce qu'ils souhaitent en matière de pratique de l'alpinisme et de l'escalade.
Février 1992, la première " convention escalade " du Parc national des Écrins, en présence du président du Conseil d'administration Roland Martin et du directeur du Parc national des Écrins, Philippe Traub.
A l'aube de l'approbation de la charte et à l'expérience des 20 ans de partenariat avec ces instances signataires, il était nécessaire de revisiter le contenu de cette convention et de définir les modalités de réglementation des pratiques.
Un nouveau partenaire, le syndicat national des gardiens de refuges et de gîtes d'étape se joint aux signataires.
Les principes de cette nouvelle convention :
- respecter la trajectoire historique de l'alpinisme dans le massif sans en dénaturer ce qui détermine son essence et ses valeurs d'ordre éthique.
- préserver des espaces de haute valeur écologique, paysagère et culturelle de façon à les transmettre aux générations futures ;
- préserver de vastes espaces de vie sauvage dépourvus d'équipements sportifs ou de loisirs de façon à permettre à l'Homme un contact avec la nature ni transformée ni adaptée pour sa présence ;
- considérer que, même si l'escalade, l'alpinisme et par extension le canyonisme s'exercent le plus souvent en harmonie avec les éléments naturels, il convient en circonstances particulières de réguler la fréquentation et de réglementer les aménagements.
La mise en œuvre préconisée dans la convention :
- Adopter un zonage des falaises de proximité (moins d'une ½ h de marche d'un accès en véhicule terrestre), distinguant celles sur lesquelles des équipements permettent l'escalade dans une relative sécurité et celles sur lesquelles l'absence d'équipement permet de réduire la fréquentation et de préserver les milieux, les espèces naturelles sensibles et la quiétude des lieux. Cette disposition est prise dans le cadre d'un arrêté du directeur en date du 29 novembre 2011.
- Adopter le régime d'autorisation de nouveaux équipements sur ces falaises et dans les canyons. Disposition également prise dans le même arrêté.
- Préserver le caractère sauvage de la haute montagne et respecter l'histoire de l'alpinisme en évitant la dénaturation des voies anciennes et en limitant les installations d'aide à la progression aux cas nécessitant un équipement de sécurité au motif d'un changement manifeste de la configuration du relief (retrait glaciaire, éboulement).
- Les interventions constituant des travaux au sens du code de l'environnement sont soumises à l'autorisation du directeur du Parc national. Il s'agit notamment des câbles, échelles fixées à demeure, passerelles et marche-pieds métalliques.
- Orienter les équipements d'escalade dans les falaises de proximité situées en aire optimale d'adhésion afin de protéger du dérangement les espèces sensibles.
- Toutes les interventions envisagées dans ces domaines font l'objet d'une consultation pour avis d'un comité de pilotage dans lequel sont représentés tous les signataires tenant compte des principes énoncés ci-dessus.
Les signataires de cette convention :
Le directeur du Parc national des Ecrins, Bertrand Galtier - Le président de la Fédération française de la montagne et de l'escalade, Pierre You - Le président de la Compagnie des guides Oisans-Ecrins, Abdou Martin - Le président du Syndicat national des gardiens de refuges et gîtes d'étapes, Jean-Claude Araman - Le président de la Fédération des clubs alpins et de montagne, Georges Elzière - Le président de Mountain Wilderness, Frédi Meignan- Le président de l'Association des élus des collectivités territoriales du parc national des Ecrins, Bernard Héritier - La directrice de l'agence 05 ou le directeur de l'agence 38 de l'Office national des forêts - Le directeur régional PACA ou RA du ministère de la santé, de la jeunesse et des sports.
L'itinéraire a été nettoyé et un aménagement de sécurité a été installé par les guides de la compagnie Oisans-Ecrins pour passer la brèche de la Meije. Une intervention encadrée par la convention Escalade dans le Parc national des Écrins.
Les gardiens de refuge de l'Oisans souhaitent vous faire partager leur univers. Chaque jeudi de l'été, ils vous accueillent autour d'une animation spéciale.
Plusieurs rendez-vous sont organisés avec des gardes-moniteurs du Parc national des Écrins.
Les refuges sont souvent perçus comme inaccessibles et réservés aux montagnards aguerris... Il n'en est rien !! Les refuges sont des lieux de convivialité ouverts à tous. Les enfants sont également les bienvenus.
Pour la quatrième année, avec l'appui d'Oisans Tourisme, les refuges du Vénéon jusqu'à la haute-Romanche deviennent une offre de destination au-delà de l'activité sportive ou de loisir que le refuge suscite généralement.
Avec les « jeudis de refuges », les gardiens de refuge souhaitent vous faire partager leur univers et proposent des tarifs spéciaux. Les gardes-moniteurs interviennent lors de différentes soirées thématiques.
Tarifs Jeudis des Refuges de l'Oisans en demi-pension (dîner + nuitée + petit-déjeuner)
L'animation est offerte - Moins de 8 ans : 10 € - De 8 à 18 ans : 19 € - Adultes : 29 €
Quelques conseils pratiques
A partir de 4 ans, les enfants peuvent s'adapter aux conditions du refuge. Pour la marche d'accès, prenez conseil auprès du gardien. Les temps indiqués sont à adapter en fonction de l'âge et de la condition physique.
Avant de partir, consultez la météo et préparez votre itinéraire. Respectez les règles de sécurité et emportez un équipement adapté aux sentiers de montagne. N'hésitez-pas à vous renseigner auprès des gardiens de refuge, offices de tourisme et bureaux des guides.
Les réservations sont obligatoires et s'effectuent directement auprès des gardiens de refuges.
Samedi 30 juin, les refuges des Hautes-Alpes ouvrent les portes de leur univers, en musique, de façon théâtrale ou par des contes... On parlera aussi des oiseaux, à l'occasion du centenaire de la LPO
Quelle nuit magique !
Le samedi 30 juin aura lieu la 11ème édition de «la Nuit des Refuges» dans les Hautes-Alpes. Cette fête populaire est une invitation à découvrir l'univers de la montagne l'été et à vivre une expérience inoubliable : passer une nuit en refuge.
Les refuges des Hautes-Alpes se situent principalement aux abords du Parc national des Ecrins, du Parc naturel Régional du Queyras et dans la vallée de la Clarée. Un cadre naturel exceptionnel, propice à la sensibilisation du public et idéal pour fêter le centenaire de la LPO !
Plusieurs animations seront consacrées aux oiseaux mais pas seulement.
L'itinéraire a été nettoyé et un aménagement de sécurité a été installé par les guides de la compagnie Oisans-Ecrins pour passer la brèche de la Meije. Une intervention encadrée par la convention Escalade et alpinisme dans le Parc national des Écrins.
Avec le retrait du glacier des Étançons, l'itinéraire de la brèche de la Meije en versant sud est devenu plus compliqué et plus dangereux.
A l'automne dernier, avec l'appui du détachement aérien et de son l'hélicoptère, deux secouristes du PGHM et quatre guides de la compagnie Oisans-Ecrins ont "nettoyé" l'itinéraire des cailloux instables et installé des points d'assurage et de rappel.
Conséquence directe du réchauffement climatique, les glaciers du massif rétrécissent.. Des itinéraires qui étaient débonnaires auparavant deviennent plus compliqués car les glaciers, en se retirant, laissent apparaître des zones minérales parfois très lisses et souvent beaucoup de terrains instables.
Cela fait plusieurs années que la Compagnie des guides Oisans-Ecrins s'occupe de mettre en place ou de rénover des équipements sur certains passages classiques :
- le passage de la brèche de la Meije (voir le nouvel itinéraire sur la photo ci-après)
- Les câbles sur la traversée des arrêtes de la Meije ont été déplacés avec l'aide des secouristes du PGHM de Briançon
- Les rappels de la traversée des arêtes de Sialouze et ceux du col de la Girose ont été remis en état.
- Des points d'assurage ont été posés sur la descente du col du Clot des Cavales (versant Etançons).
- Le câble permettant de franchir le col des Ecrins dans le vallon de Bonnepierre est vérifié périodiquement.
L'aménagement de passages pour améliorer la sécurité des usagers n'est pas toujours simple en haute montagne. Il peut engendrer une banalisation avec pour conséquence une perte de la notion d'autonomie pour s'assurer et de gestion du risque par ces usagers. C'est pourquoi, l'opportunité de ces aménagements est discutée au sein du comité de pilotage de la convention escalade et alpinisme du Parc national des Ecrins.
Les itinéraires équipés et nettoyés. Attention le passage à droite ne peut se faire qu'à la descente, il se termine par un rappel de 25m sur le glacier (en jaune les relais de rappel).
Les plantes des parois étaient au menu d'une formation organisée pour les professionnels de la montagne qui encadrent les sorties référencées par le Parc national. Avec en prime, la découverte d'une nouvelle espèce dans le Valgaudemar !
Comprendre les mécanismes d'adaptation et de résistance des plantes aux conditions extrèmes de l'altitude : une thématique passionnante que Cédric Dentant, botaniste au Parc national des Écrins a partagé avec huit accompagnateurs en montagne réunis en formation dans le Valgaudemar, le jeudi 7 juin dernier.
Dans le cadre de la convention passée entre le Parc national des Écrins et le syndicat des accompagnateurs en montagne, élargie depuis de l'an dernier aux guides de haute-montagne, des formations thématiques sont organisées pour ces professionnels qui, auprès de leurs clients, sont en quelque sorte les "ambassadeurs" du Parc national des Écrins.
Au-delà des connaissances purement naturalistes qu'ils peuvent compléter auprès des agents du Parc national, c'est l'occasion d'appréhender plus concrètement le rôle de cet établissement public d'État qui assure la protection d'un espace protégé, accueille et participe à des programmes de recherche et favorise la sensibilisation des visiteurs à la découverte et au respect de ce territoire.
Dans le Valgaudemar, la sortie et la formation étaient axées sur les espèces de rochers, celles que l'on trouve dans les parois et en haute-montagne. Un sujet qui devait toucher plus particulièrement les milieux d'évolution des guides. Finalement, seuls des accompagnateurs en montagne y ont participé. Tous n'étaient pas des spécialistes de la botanique mais nombre d'entre eux ont trouvé des échos à leurs propres savoir, la compréhension de mécanismes écologiques et des anecdotes toujours utiles pour illustrer et aborder des thématiques scientifiques.
Une nouvelle espèce pour le Valgaudemar
Le programme "écologie verticale" et les questions qu'il suscite, toutes les interrogations sur les relations entre les hommes et les plantes qui ne manquent pas de se poser en lien direct avec les espèces rencontrées sur le bord du chemin et dans l'alpage : les échanges entre ces différents "acteurs" de la montagne se sont enrichis au fil de la randonnée.
Cerise sur le gâteau, un peu au-dessus du refuge du PIgeonnier et pour la première fois dans le Valgaudemar, le groupe a découvert une station d'Androsace de Vandelli (Androsace vandellii), espèce rare et protégée sur le plan national !
Androsace de Vandelli, repérée l'été dernier dans le Soreiller (Oisans)
Le partenariat entre le Parc et les accompagnateurs évolue cette année et s'ouvre aux guides de haute-montagne. Une nouveauté qui permettra d'enrichir l'offre de découverte du territoire et d'initier les visiteurs à la pratique de l'alpinisme.
Pour en savoir plus sur l'écologie verticale, voir aussi l'article : La recherche au sommet – août 2010 Savez-vous qu'il y a des fleurs sur les plus hauts sommets des Ecrins ? C'est en quête de compréhension de l'histoire de ces plantes particulièrement courageuses et obstinées, qu'un travail de recherche est mené entre le Parc et le Laboratoire d'écologie alpine.
Botanistes et chercheurs continuent de s'accrocher aux parois des Écrins pour mieux comprendre comment certaines espèces ont affronté les glaciations. Cette année, c'est en Oisans, dans le cirque du Soreiller qu'ils ont traqué les plantes en coussins.
Lors de leurs relevés de terrain, les agents du Parc national des Écrins utilisent un ordinateur de poche pour cartographier la flore patrimoniale. Il s'agit désormais de montrer "comment évolue la répartition géographique d'une espèce" et non plus seulement où elle se trouve.
Ce mardi 13 juillet dans le Fournel, la naissance du réseau pour la Conservation de la flore Alpes-Ain a été officialisée... sous le regard des Reines des Alpes qui commencent à fleurir. Tout un symbole.
La célèbre course de ski alpinisme s'est déroulée pour la dernière fois ce week-end. C'est à cette occasion que les gardes-moniteurs et les chefs de secteur de l'Oisans ont reçu le trophée de la Gaspar'In pour les 20 années de partenariat avec l'office de tourisme, la mairie de Saint Christophe en Oisans et le bureau des guides de haute montagne de la Bérarde. Une entraide qui dure depuis la naissance de cette manifestation.
Une cinquantaine de concurrents s'étaient rassemblés à la Bérarde pour cette épreuve finale de la coupe de France FFME 2012. Le vallon des Etançons, au cœur du parc, a été le cadre majestueux de ces deux journées d'effort intense. Les 2600 m de dénivelée le samedi et presque 3000 le dimanche ont mis les participants à rude épreuve... Malgré des conditions météorologiques complexes (20 à 30 cm de neige fraîche chaque nuit), les guides et les bénévoles, dont 4 gardes-moniteurs du parc, sont parvenus à tracer un beau parcours entre Meije, Dôme des Ecrins et Bérarde. Grandiose !
Cette course s'est toujours déroulée dans le cœur du parc national autour du hameau de la Bérarde. Elle est autorisée par le directeur du parc dans le cadre de prescriptions précises visant au respect du caractère du parc, de la faune et de la flore qui l'habitent (aucune publicité pour les sponsors, pas de bruit, aucun déchet, aucun moyen héliporté). Des règles que les guides de haute montagne et l'office de tourisme se sont attachés à appliquer scrupuleusement.
"Aventure, montagne, amitié, émotion, découverte, adaptation... voilà quelques-uns des mots qui peuvent caractériser chaque édition de cette manifestation sportive" nous dit Jérôme Foret, chef du secteur de l'Oisans. Il explique aussi que "depuis plus de 20 ans, les gardes-moniteurs ont toujours accompagné l'office de tourisme, la mairie et les guides de la Bérarde, organisateurs de cet évènement. Cela veut dire des dizaines de nuitées en refuge, des centaines de jalons à poser chaque matin et enlever chaque soir sans en oublier un ! Des moments extraordinaires de haute montagne sous le soleil ou dans le brouillard, en pleine chaleur ou par moins 20 °C, des dizaines de milliers de mètres de dénivelées avalés pour que l'alpinisme et le ski-alpinisme qui participent aux valeurs des Ecrins se partagent, pour le bonheur de tous".
Le groupe des bénévoles devant la Maison de la montagne à la Bérarde
Le trophée de la Gaspard'In
Le secteur de l'Oisans remercie les guides, l'office de tourisme et la mairie (ainsi que les collègues des autres secteurs qui se sont joints à eux cette année) pour cette récompense ainsi que tous les autres bénévoles pour tous ces moments forts.
Quatre petits films ont été réalisés pour sensibiliser les jeunes à une "culture" de la montagne et à ses pratiques. Tournés essentiellement dans les Écrins, leur première projection publique aura samedi 14 avril à 20h à la Maison du Parc à La Chapelle-en-Valgaudemar
Vivre la montagne : c'est le titre générique de la série de quatre films d'une dizaine de minutes chacun, réalisés par Laurent Vincent et Rolland Marie, guide de haute montagne et initiateur de ce projet de sensibilisation des jeunes montagnards aux pratiques alpines.
Produits par le club alpin français de Gap, ils sont un plaidoyer en faveur des pratiques de la montagne qui s'adresse aux jeunes mais aussi aux éducateurs et animateurs de toute nature pour que des échanges et des débats aient lieu autour des pratiques alpines et des clubs d'alpinisme.
L'enjeu principal est de conforter une culture montagne auprès des jeunes habitant en montagne en priorité. Il s'agit d'aborder ces disciplines comme des activités qui concourent largement à la construction de soi.
Beau sujet et beaux échanges en perspective dans des contextes où la montagne apparaît d'avantage comme un espace à consommer ou/et à craindre plus qu'à vivre.
Les jeunes et la montagne, le sujet est d'importance ! Il sera abordé lors de la première soirée de projection publique des films « vivre la montagne» :
Projection gratuite - samedi 14 avril à 20h à la Maison du Parc à La Chapelle-en- Valgaudemar
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Ci-dessus, le film sur l'escalade. Pour visionner les autres, cliquer sur l'un des thèmes :
Ces films ont été produits par le Club AlpinFrançais de Gap avec l'aide du Conseil Régional Provence Alpes Côte d'Azur et des fonds du Programme Opérationnel Interrégional du massif des Alpes (union européenne), des Fonds Européens de Développement Régional et le partenariat actif du Parc national des Ecrins.
Une formation à la nivologie, à l'organisation d'un secours et à la fragilité de la faune en hiver : ces deux journées étaient organisées par la compagnie Oisans-Écrins
Au col du Lautaret, en ce début d'hiver, une trentaine de guides de haute-montagne a participé à deux journées de formation et d'échanges. La Compagnie des guides Oisans-Ecrins, qui a initié ce rendez-vous, avait invité des guides de toutes les Alpes à participer à cette rencontre à la fois utile et conviviale.
La première journée était encadrée par Alain Duclos, un guide "spécialiste" des avalanches. La mise à jour et l'approfondissement des connaissances en la matière ne sont jamais achevés...
Le volet environnemental était également au programme avec l'intervention de Cyril Coursier, agent du Parc national des Écrins sur la fragilité de la faune en hiver. L'occasion de rappeler les quelques règles à respecter pour ne pas trop déranger les animaux affaiblis par l'hiver.
Une information qui s'inscrit pleinement dans le partenariat engagé entre la Compagnie des guides Oisans-Écrins et le Parc national, dans l'esprit de ce qui se pratique déjà avec les accompagnateurs en montagne.
Le lendemain, les guides ont été mis en situation de secours en avalanche par les CRS du secours en montagne de Briançon et les médecins du SMUR. Ils se sont retrouvés confrontés à la gestion d'un secours et au travail d'équipe. Un entrainement qui permet d'avoir les bonnes réactions en cas de pépin.
Deux bonnes journées de partage entre collègues avant de se " jeter dans l'hiver " que les guides espèrent renouveler l'an prochain.
Le partenariat entre le Parc et les accompagnateurs évolue et s'ouvre aux guides de haute-montagne. Une nouveauté qui permettra d'enrichir l'offre de découverte du territoire et d'initier les visiteurs à la pratique de l'alpinisme.
Voir le diaporama " Survivre à l'hiver"
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Des coulées de pierres dans le Vénéon, des torrents qui sortent de leur lit en Vallouise : plusieurs itinéraires sont perturbés à la suite des gros orages d'hier. L'accès aux refuges du glacier blanc et des Écrins est impossible pour l'instant. Nous mettons à jour cet article au fur et à mesure de l'évolution de la situation
De gros orages ont touché le massif hier, dimanche 18 juillet.
Dans le Vénéon, la fête des guides a été écourtée par de grosses précipitations. L'accès à la Bérarde a été bloqué pendant 4 heures par une coulée de pierres qui a emporté plusieurs voitures à Champhorent, sur le parking d'accès au refuge de la Lavey. Les agents du Parc sont allés prêter main forte aux gendarmes du secours en montagne (PGHM) pour secourir un couple et une famille bloqués par les crues entre le refuge du Carrelet et la Bérarde.
Aujourd'hui, sur le terrain, il s'agit de faire l'inventaire des dégâts et de commencer la remise en état. Il est possible que des passerelles aient été emportées. Les randonneurs sont invités à se renseigner avant de s'engager en montagne pour connaître les conditions d'accès, notamment vers les refuges de Temple-Ecrins et de la Pilatte qui sont souvent perturbés par ce type de dégâts.
jeudi 21 juillet : la RD 530 au niveau de Champhorent devrait être complètement dégagée d'ici ce soir (actuellement on circule sur une seule voie). L'accès au parking de la Lavey a été rétabli par la commune. Le revêtement est un peu endommagé, mais cela ne pose pas de réel problème.
L'accès au refuge du Carrelet a été complètement refait par la commune et le Parc national.
L'accès à temple ecrins est correct mais certaines passerelles sont un peu instables.
Attention : l'accès au refuge de la Pilatte ne peut se faire que par la rive gauche du Vénéon car la passerelle ONF du fond du vallon a été emportée. Elle devrait être rétablie par l'ONF lundi prochain. En conséquence pour se rendre à la Pilatte, il faut se diriger depuis la Bérarde vers le refuge du carrelet. Environ 15 mn avant le Carrelet, il faut traverser le Vénéon par la passerelle suspendue en direction du vallon du chardon (c'est indiqué au niveau de la passerelle). Il faut alors remonter jusqu'au pied du vallon du chardon (en rive gauche du Vénéon) traverser le torrent du Chardon par une passerelle puis remonter le vallon du Vénéon jusqu'au refuge. On évite ainsi d'avoir à franchir le Vénéon plus en amont là ou la passerelle a été emportée.
Sur le parking de Champhorent, dans le Vénéon, les blocs ont poussé certaines voitures.
En Vallouise, le torrent du glacier noir est sorti de son lit et a emporté le sentier : dès lors, les accès au refuge du Glacier Blanc, au refuge des Écrins et à la moraine du glacier noir sont impossibles.
Le maire de Pelvoux a pris un arrêté d'interdiction en ce sens jusqu'à nouvel ordre.
La commune, l'ONF et le Parc national sont en lien pour rétablir au plus vite cet itinéraire très fréquenté.
Vendredi 22 juillet : Le maire de Pelvoux a levé son arrêté d'interdiction ce vendredi à 17h.
La pelle qui devait intervenir pour remettre le torrent du glacier noir dans son lit est en panne à Ailefroide et n'a pas pu intervenir. Cependant, mairie et ONF ont mis en place une passerelle de fortune sur le torrent, ce qui a permis de rétablir le passage.
La pelle devrait pouvoir intervenir à partir de samedi...
Quelques autres dégâts à noter en Vallouise : du côté des Bans (photos ci-dessous), la première passerelle sur le sentier a été emportée ; par ailleurs, le torrent a rongé la rive droite du grand pont donnant accès à Jas Lacroix : il passe actuellement entre l'extrémité de la passerelle et le sentier.
Un engin de la commune de Vallouise tente de dégager la passerelle des Bans que les équipes du Parc vont essayer de rétablir dès que possible. Le sentier passait à peu près là où se trouve la rivière qu'il faut désormais franchir pour aller à Jas lacroix (GR54). La commune devrait intervenir demain pour remettre le torrent dans son lit....
En Valgaudemar, quelques reprises partielles de sentier ont été réalisées. Les torrents et ruisseaux sont encore gorgés d'eau mais les passerelles ont tenu le coup.
Dans l'Embrunais, c'est plutôt l'orage de grêle du 13 juillet, vers Réallon, qui a été marquant... pour les cultures et les jardins ! Rien de particulier non plus à signaler pour l'instant sur les sentiers du Champsaur et du Valbonnais.
Une campagne de sensibilisation des promeneurs est menée par les services de l'État pour faire connaître les quelques réflexes à adopter dans les alpages en présence de chiens de protection des troupeaux
La présence de chiens de protection, appelés "patous", dans les alpages peut inquiéter certains randonneurs. Bien que les études menées dans le Mercantour et le Queyras tendent à prouver que les interactions agressives des chiens de protection envers les promeneurs sont rares, voire exceptionnelles, des plaintes sont déposées chaque année par des personnes effrayées par la présence de ces impressionnants chiens "en liberté". Des cas de morsures sont parfois observés, souvent liés à une méconnaissance des pratiques pastorales et du rôle de ces chiens.
Pour réduire les éventuels incidents entre les chiens de protection et les usagers de l'espace montagnard et rural, des supports d'information ont été créés à destination du grand public. Un "spot radio" de 30 secondes est diffusé sur les antennes de France Bleu et des panneaux d'information sont implantés dans les zones de pâturage.
Écouter le spot radio :
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Un film de sensibilisation grand public vise à informer les usagers de l'espace pastoral sur la présence et le rôle des chiens de protection des troupeaux domestiques. II apporte quelques conseils simples et essentiels sur les gestes à adopter en leur présence. D'autre part, il présente et valorise le pastoralisme en montagne, et sensibilise les usagers sur le partage de l'espace rural entre activités agricoles et activités de loisirs.
Le film a été tourné tout au long de l'année 2009 dans les Alpes, à Rougon (Alpes de Haute-Provence) et au col de Vars (Hautes-Alpes).
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Adoptez quelques réflexes simples et essentiels
- contournez largement le troupeau quand cela est possible, évitez de le traverser,
- en présence d'un chien, restez calme, arrêtez-vous le temps qu'il vous identifie, ne le caressez pas, ne faites pas de gestes brusques,
- si vous êtes en vélo, descendez-en et marchez à côté,
- tenez votre chien en laisse (pour mémoire, dans le cœur du Parc national, les chiens sont interdits même tenus en laisse)
Le document avec les horaires des transports en commun routiers des hautes-alpes, associés à des destinations de promenade dans le massif des Écrins, a été réédité.
L'initiative coordonnée l'an dernier par "05voyageurs", la centrale de mobilité du département des Hautes-Alpes, a été reconduite : un document valorise les lignes du bus pour l'accès au départ de randonnées.
La sélection des promenades a été réalisée avec le Parc national des Écrins et le Comité départemental de la randonnée pédestre. "Cette année, nous avons largement incorporé les transports de la région et nous avons aussi travaillé sur le dernier kilomètre, en mettant en avant un projet de vélo électrique dans la vallée de Champoléon" souligne Simon Vitorge, chargé de mener à bien cette initiative et de lui donner de l'ampleur dans l'année qui vient. L'objectif est de valoriser des accès aux sites touristiques autrement qu'en voiture.
Les voies "Pisse and love" et "Pisse tâche" ne sont pas praticables jusqu'au 7 juillet 2011. Situées en rive droite de la cascade de la Pisse, en amont du lac du Chambon (Mizoën), elles abritent un couple de faucons pèlerins qui élèvent leurs petits.
Deux voies d'escalade situées à la cascade des Clots de Mizoën (au-dessus de la route après le lac du Chambon) sont occupées : une nichée de faucons pèlerins avec 3 poussins est installée dans la 4ème longueur de la voie "Pisse and love", à gauche de la cascade.
La 4ème longueur de Pisse tâche est aussi extrêmement proche du nid et le dérangement pourrait être fatal à ces oiseaux protégés.
Les guides de Bourg-d'Oisans se sont aperçus de cet heureux évènement et ont averti le Parc national pour qu'une information soit faite aux grimpeurs afin qu'ils renoncent à l'ascension de ces deux voies temporairement. Le nid est situé juste sur la voie et il est impossible d'éviter le dérangement en cette période cruciale de l'élevage. Il faut attendre le 7 juillet pour être sûr que les oiseaux seront émancipés.
Des panneaux ont été installés sur le site, co-signés par le bureau des guides de Bourg d'Oisans et le Parc national des Écrins qui remercient les grimpeurs pour leur contribution à la protection de cette espèce.
A noter que les voies "Lapis lazuli" et "Pisse-copie" sont par contre praticables sans dérangement.
Ils ont été plus rapides que prévus. Le sentier est à nouveau utilisable par les randonneurs, avec un confort nettement amélioré.
Le chantier du sentier de la Muzelle est terminé : le passage du col de la Muzelle est à nouveau possible et dans des conditions beaucoup plus confortables.
Les travaux ont été rapides et efficaces. L'équipe du secteur ne peut que constater que, dans le cas de cet itinéraire, l'utilisation d'un engin mécanique a permis de réaliser un travail pérenne qu'elle n'avait jamais pu mener à bien jusqu'alors.
De l'avis de Daniel Fougeray, chef de secteur du Parc national des Écrins dans le Valbonnais, "c'est une grosse amélioration de ce passage particulièrement délicat du GR 54 qui garde tout son prestige".