Dans le Valgaudemar, la variante du GR54 entre le Col de Colombes et le Pas de l'Olan a nécessité la réparation d'une portion de sentier. Dans le Valbonnais, c'est l'itinéraire entre Valsenestre et le Lac Labarre qui est remodelé.
À La Chapelle-en-Valgaudemar, une variante du GR54 relie le refuge des Souffles et le refuge de l'Olan en passant par le Pas de l'Olan à 2683 m d'altitude, via le Col de Colombes. C'est un circuit de randonnée "alpine" sous les sommets de l'Olan ( 3564m) et du Pic Turbat ( 3028m).
À la suite d'un glissement de terrain et à la création d'une grande ravine sous le rocher des Beaumes, le sentier avait disparu, laissant la place à un passage délicat obligeant les randonneurs à passer sur un névé résiduel.
Tout récemment, cinq agents du Parc ont travaillé pendant deux jours à 2300 m d'altitude pour dévier ce passage. À la pioche, ils ont aménagé 250 m de sentier. Un travail difficile compte tenu de la marche d'approche et du piochage dans l'éboulis.
Des efforts récompensés par le travail accompli et par l'accueil chaleureux au refuge des Souffles.



Dans le Valbonnais, c'est l'itinéraire entre Valsenestre et le Lac Labarre qui a été revu et corrigé.
Depuis début juillet, les randonneurs empruntent un nouvel itinéraire plus "souple" pour rejoindre le Lac Labarre situé à 2393 m, aux confins de Combe Guyon.
Sur plus de 1000 m, tout le secteur du Valbonnais s'est employé à dessiner, avec force coups de pioche, un parcours en lacets remontant en rive droite le ruisseau de la Fayolle après l'avoir traversé à l'aide d'une passerelle flambant neuve.
L'ancien parcours, criblé de chutes de pierre, plus qu'onéreux en entretien et dont la raideur a marqué tant de mollets d'acier sera vite oublié et tout aussi rapidement comblé par l'érosion naturelle.
L'itinéraire entre le lac Lauvitel et la brèche du Périer présentait un passage difficile, le torrent de Malhaubert. Une passerelle facilite maintenant son franchissement en période des hautes eaux.
Et une passerelle de plus en Oisans...! Entre le Lauvitel et le vallon de la Selle par la brèche du Périer, le passage du torrent de Malhaubert s'avérait souvent difficile, notamment au printemps. Une passerelle a été installée par l'équipe du secteur du Parc national. Démontable, elle est conçue pour être enlevée l'hiver. Bonne randonnée sur cette variante du GR 54 !
Une quarantaine de volontaires se sont retrouvés pour un gros travail d'entretien sur ce sentier emblématique. En deux jours, l'itinéraire qui conduit au col de la Pisse a retrouvé une assise conforme à sa fréquentation et à sa renommée
Vendredi 11 et le samedi 12 juin, le rendez-vous avait été donné à 7 heures à la Bagatelle. Au programme, un gros entretien du sentier du col de la Pisse. Sur les deux jours une quarantaine de personnes a répondu "présent". Et cela, sans organisation très structurée pour mener ce projet : pas de dossier, pas de financement, pas de réunion... un simple appel à tous !
De simples coups de téléphones conjugués aux messages électroniques, le "bouche à oreille" moderne, ont suffi pour battre le rappel : la commune de Chaillol, le secteur du Parc national des Écrins, la communauté de communes du Champsaur, l'Association Malcros 2818, les Randonneurs du Champsaur-Valgaudemar, les Accompagnateurs mais aussi des habitants se sont mobilisés.
Il faut dire que le sentier avait vraiment besoin d'un « lifting » : le passage des randonneurs et par des raccourcis avait aidé l'eau à creuser des rigoles parfois de plus d'un mètre de profondeur. Et la dégradation tendait inexorablement à s'accélérer !
Progressivement, le chantier s'est organisé depuis l'intersection du col de la Vénasque... jusqu'au col de la Pisse. Munis de pioches et de leurs bras, ces ouvriers d'un jour étaient encadrés par les gardes du parc qui avaient plaisir à partager leurs connaissances sur l'entretien de sentiers. Ils ont cassé les bourrelets de terre, créé des "essayguirous " (comprenez des rigoles en travers pour évacuer l'eau), enlevé toutes les pierres.
Même le temps incertain a finalement été lui aussi de la partie.
Alors que chacun s'accordait à penser qu'il faudrait renouveler l'opération une ou deux fois pour parvenir à rénover le sentier jusqu'au col, le nombre des participants et leur efficacité ont permis de terminer en deux jours. Chapeau !
L'emblématique itinéraire du Pic du Vieux Chaillol a retrouvé une assise conforme à sa fréquentation et à sa renommée. 

Plus de 2 mètres de neige au Grand lac des Estaris à la fin mai... contre 34 cm l'an dernier : les suivis de l'évolution du manteau neigeux, réalisés par les agents du Parc national dans le Champsaur, témoignent de l'enneigement de cet hiver.
"Parfois ce n'est qu'une impression, un hiver nous paraît pourri, bien pire que le précédent" analyse Michel Francou, garde-moniteur dans le Champsaur. "Généralement il faut nous méfier de nos impressions car nous avons tendance à embellir le passé et au fur et à mesure que nous prenons de l'age, c'est de pire en pire... Heureusement, les chiffres sont moins discutables que le ressenti !
Depuis bien des années, les gardes-moniteurs du Champsaur suivent l'évolution du manteau neigeux et les faits sont évidents : le 24 mai 2009, au Grand lac des Estaris à 2575m d'altitude, il reste 34 cm de neige.
Le même jour en 2010, au même endroit, il en subsiste 218 cm !
Bon, les réserves d'eau sont assurées, mais les moutons devrons patienter encore..."

Un nouveau système de veille sur l’état des sentiers dans les Hautes-Alpes voit le jour. Les randonneurs deviennent acteurs de l’entretien des sentiers en signalant les anomalies observées sur les sentiers.
A compter de cet été, un nouvel outil est mis en place par le Comité Départemental de Randonnée Pédestre des Hautes-Alpes avec le soutien de la Région, du Conseil Général, du Comité Départemental du Tourisme et du Parc national des Ecrins. Il s’agit de fiches que vous pourrez vous procurer dans les maisons du Parc national, ainsi que dans tous les offices de tourisme du département et qui vous permettront de signaler toute difficulté rencontrée sur les sentiers.
L’objectif de ce dispositif est de permettre de répercuter auprès des structures gestionnaires des sentiers (Parc naturel, collectivités, associations…) les problèmes rencontrés par les pratiquants de manière à assurer un entretien le plus efficace et réactif possible. Le randonneur peut ainsi participer à la préservation des sentiers.
Alors n’hésitez pas ! En cas de difficulté rencontrée lors d’une de vos sorties dans les Hautes-Alpes, remplissez la fiche éco-veille.
Télécharger la fiche éco-veille (2.69 MB)
La précedente avait été emportée par une crue à l'automne dernier. L'accès à ce petit hameau du cœur du Parc, dans le Valbonnais, est rétabli.
 Confolens, petit hameau du Périer, blotti dans le cœur même du Parc national des Écrins en son versant isérois.
La particularité de ce hameau est de dominer une cascade réputée en raison de sa hauteur de 90 m mais aussi de compter trois âmes comme habitants permanents en zone coeur du parc.
Pour accéder à ce nid d'aigle et accessoirement entamer différentes randonnées dans le vallon du Tourot, il faut préalablement franchir le torrent capricieux de Rif méyol qui en fin d'automne 2009, lors d'une crue centennale, emportait tout sur son passage dont la passerelle, véritable sésame pour les résidants demeurant en amont.
Durant tout l'hiver, ces trois personnes courageuses ont dû, selon les conditions climatiques, franchir le torrent munies de bottes ou de crampons à glace, pour rejoindre la vallée et se ravitailler.
Durant la deuxième quinzaine d'Avril, alors que les conditions sur le site le permettaient, l'équipe du secteur du Valbonnais installait pour le bonheur de tous, une superbe passerelle flambant neuve, qu'elle espère le plus durablement implantée.
Pour la dixième édition de cette course de ski-alpinisme, les organisateurs ont vu les choses en grand. Toute la semaine précédant la compétition, les amoureux de grand air, de glisse et de montagne ont été comblés.
Comme la sécurité doit être en permanence dans les esprits, la première journée a été consacrée à un exercice ARVA. Avec 140 participants, on peut dire qu'il y avait vraiment une attente de la part des pratiquants de la montagne.
Puis les jours suivants, les trois itinéraires ont été tracés dans la sueur et la bonne humeur qui ne fait jamais défaut.
Entre temps, le Parc national a assuré un sondage de neige qui n'a fait que confirmer ce que les montagnards savaient déjà : mieux valait ne pas passer n'importe où...
L'exposition du Parc « Survivre à l'hiver » était tout à fait à sa place dans la salle stratégique où ont eu lieu les rassemblements et les casse-croûte, le tout agrémenté de projections sur le dérangement hivernal.
Des collégiens des Hautes Alpes, encadrés par leurs professeurs d'éducation physique et des professionnels, ont pu se livrer à la découverte de la raquette et même du ski de randonnée. Encore de nouveaux adeptes convertis aux grands espaces, à l'effort et au respect de l'environnement !
Quand on entend dire qu'en montagne on ne rencontre que des vieux... Aux « vieux » d'aujourd'hui de leur transmettre leur passion !
Pour en savoir plus, consulter le site de l'Alpi-Champsaur


La Compagnie Oisans-Écrins a tenu son assemblée générale annuelle à la Maison du Parc au Bourg d'Oisans, ce samedi 21 novembre. Un signe de la volonté mutuelle du Parc national et de ces professionnels de la montagne de renforcer les actions communes.
Les réflexions et actions communes autour de l'offre montagne en Oisans, le partenariat pour l'accueil de l'association internationale des guides en mai 2008, la réalisation du film "paroles de guides" avec le centre de l'oralité... Autant d'opérations pour lesquelles les guides de haute montagne du massif et les équipes du Parc national ont eu l'occasion de collaborer ces dernières années.
Ils ont appris à mieux se connaître et les idées de réalisation conjointes se multiplient. Signe de ces bonnes relations, les guides de la Compagnie se sont retrouvés à la Maison du Parc national, au Bourg d'Oisans, pour leur assemblée générale annuelle.
Ils étaient une trentaine ce samedi 21 novembre, autour de leur président, Abdou Martin. Ils ont été accueillis par le chef de secteur du Parc national en Oisans, Jérôme Forêt. Ce fût l'occasion pour Jean Pierre Nicollet, animateur de la "convention escalade" du Parc national des Écrins, de présenter le rôle et le fonctionnement de cette convention. Elle permet de rechercher un consensus afin d'exercer et développer cette activité, tout en préservant le patrimoine naturel et la valeur sportive de nombreuses voies.
Pour les neuf bureaux de la compagnie (cinq dans les Hautes-Alpes et quatre en Isère), le bilan de cet été semble plutôt satisfaisant malgré la crise.
Plusieurs actions à l'attention des jeunes se mettent en place. On peut citer notamment un programme autour de l'influence des glaciers, engagé avec le collège de Bourg d'Oisans et le Parc national. La Compagnie des guides est également sollicitée par le Conseil général des Hautes-Alpes pour participer au projet de "carte jeune" qui, dans son dispositif, comprendra la valorisation de l'activité "montagne" pour les jeunes hauts-alpins.

Le partenariat mis en œuvre entre des accompagnateurs en montagne et le Parc national pour valoriser des propositions de découverte estampillées "Parc national des Écrins" est une expérience qui pourrait trouver des déclinaisons avec les professionnels de la haute-montagne. En la matière, les relations seraient à créer directement entre les "bureaux des guides" et le Parc national, avec une cohérence et une impulsion que pourrait favoriser la Compagnie "Oisans-Écrins" dont le "territoire" colle parfaitement à celui du Parc national.
Pour en savoir plus sur la Convention escalade : lire l'article concernant la dernière réunion, Télécharger le texte de la Convention Convention escalade - 14 février 1992 (22.94 KB)
Commander le DVD "Paroles de guides"
En partenariat avec les communautés de communes du Haut Champsaur et du Valgaudemar, le lancement d'une nouvelle collection de cartoguides dédiés à la randonnée a été décidé. La charte graphique a été conçue au printemps dernier et les deux premiers cartoguides sont parus pour l'été.
Ces cartoguides sont élaborés à partir des données IGN, mais présentent les sentiers de randonnée balisés sur un fond simplifié pour une prise en main plus facile pour le grand public. Ils offrent également l'avantage de proposer des itinéraires commentés et des informations patrimoniales. Le but de cet outil est de faciliter la découverte du territoire.
Cette collection aux couleurs du massif des Ecrins s'étoffera d'ici l'été prochain.
Le cartoguide du Pays des Ecrins (secteur de Vallouise) est paru dans le courant de l'été. Le suivant sera sans doute celui de Serre Chevalier (Briançonnais) prévu au printemps 2010.
Pour couvrir le reste du territoire, des partenariats seront proposés aux communautés de communes du territoire.
L'effet de collection permet d'assurer une meilleure lisibilité de l'offre de randonnée et d'en assurer la promotion. Le Parc peut ainsi en assurer la vente à travers son réseau de points d'accueil et sa boutique en ligne.
Un important travail de confortement et de sécurisation du sentier a été réalisé cet automne sur cet itinéraire qui, au départ du Col du Lautaret, permet de rallier le refuge de l'Alpe de VIllar d'Arène et le col d'Arsine.
C'est le 24 septembre dernier qu'ont été réceptionnés les travaux de sécurisation du sentier des Crevasses. Pour l'essentiel, cet itinéraire longe le coeur du Parc, juste à l'extérieur de sa limite, depuis le Col du Lautaret.
Le passage schisteux très pentu et surplombant la Romanche, avait déjà fait l'objet d'un aménagement en 2002 sur une trentaine de mètres à l'aide de banquettes grillagées. C'est une technique de soutènement analogue mais utilisant des rondins de mélèze qui a été mise en œuvre par l'équipe du secteur du Briançonnais sur 80 mètres supplémentaires.
Un chantier d'envergure où, une fois les matériaux héliportés sur place, tout a été réalisé manuellement selon une vieille recette : pelle, pioche et huile de coude... En plus du terrassement, ce n'est pas moins de 60 barres de fer de 2 m qui ont été enfoncées verticalement à la masse, créant ainsi un appui pour les rondins de mélèze. Le résultat est remarquable, par sa qualité de réalisation, son intégration dans le site et le confort des randonneurs aidés par une main courante à câble sur le passage le plus vertigineux.
Ce sentier de randonnée sera inscrit en 2010 au futur PDIPR du Département des Hautes-Alpes ainsi que les 65 kilomètres du secteur du Briançonnais, offrant avec les GR et les sentiers communaux un maillage cohérent de sentiers de découverte des patrimoines du Briançonnais.
Lire aussi l'article "les nouvelles marches du temps" qui présente la rénovation des éléments d'interprétation situés sur la toute première partie de l'itinéraire.
Voir aussi l'article sur les travaux de confortement du passage dit de Malafosse, réalisés au printemps dans le vallon du Fournel.

Sur le sentier des Crevasses, au départ du col du Lautaret, la signalétique de découverte a été refaite à neuf.
En 1995, le sentier des Crevasses, au départ du col du Lautaret, avait été équipé d'une signalétique de découverte. Les 34 panneaux, usés par le gel, le froid et l'ensoleillement intenses, avaient besoin d'être renouvelés. C'est chose faite depuis quelques semaines ! "Les marches du temps", c'est le nom de ce cheminement, offre un panorama exceptionnel sur la Meije (*).
 Quelques mises à jour, un nouveau matériau inaltérable (du grès émaillé), et voilà le sentier de découverte à nouveau "opérationnel". Il propose de mieux comprendre le paysage grandiose contemplé ici, à travers l'histoire mouvementée de la terre, histoire non sans conséquences sur la végétation, la faune... et les hommes qui habitent ce pays. Ce circuit de découverte donne la part belle aux illustrations et à l'humour et s'adresse à tous les âges !
Conception : Rachel Anthoine, paysagiste ; Alex Labejof, sculpteur: Marielle Pernet. Réalisation des nouveaux panneaux : Empreinte, signes des temps.
(*) En poursuivant l'itinéraire, on peut rejoindre le refuge de l'Alpe de Villar d'Arène en une heure de marche environ... Certains passages sont néanmoins impressionnants pour les personnes qui craignent le "vertige". Il convient d'être prudent (surtout avec des enfants) et particulièrement atttentif par temps de pluie.

Les panneaux d'information sont installés sur ce site majeur de la Vallouise
Trouver le bon emplacement pour le point d'information du Parc sur le site de Chambran a fait l'objet de longues discussions avec la Commune de Pelvoux. Courant juillet, une solution a été trouvée. Les panneaux ont été rapidement fabriqués puis installés, en partenariat avec la commune.
Cette nouvelle "porte d'entrée du parc", ainsi matérialisée depuis le 6 août, donne des informations pratiques et d'interprétation qui, visiblement, intéressent les randonneurs... Elle consititue un élément de valorisation de ce site, situé à l'aval du Lac de l'Eychauda sur l'itinéraire du GR 54.

Dans le prolongement de la mise en place des panneaux d'information à Chambran, des travaux conséquents d'amélioration du sentier du lac de l'eychauda (25 journées/homme) ont été réalisés. "Nous nous sommes notamment attachés à créer un sentier confortable avec des évacuations d'eau là où se trouvaient auparavant une multitude de traces parallèles érodées et peu esthétiques" relate Thierry Maillet, chef de secteur de la Vallouise au Parc national des Écrins.

49 itinéraires au coeur du parc national et une cinquantaine d'autres suggestions sont proposés par Arielle et Jean-Marc Roux dans cet ouvrage publié aux éditions Glénat.
Randonnée, sports de nature et idées de circuits : un programme "multi-évasion" proposé dans les sept vallées des Écrins par Arielle et Jean-Marc Roux, auteurs de plusieurs topo-guides et fins connaisseurs du massif. Invitation au coeur du parc national, les itinéraires proposés sont agrémentés d'articles de découvertes, d'informations partiques et suggestions "pour en faire plus", cartes et photos à l'appui.
Si la randonnée reste l'activité-phare de la découverte, les auteurs proposent des idées originales pour "essayer et découvrir" la montagne différemment et en toute sécurité. Et si votre curiosité vous donne toujours l'envie d'aller voir ce qu'il y a derrière la crête, des propositions de circuit sont proposées en organisant une balade sur plusieurs jours.
Le guide est proposé à la vente dans les Maisons du Parc national et sur notre boutique en ligne.
Dans les Hautes-Alpes, 25 refuges ouvrent les portes de leur univers, en musique, de façon théâtrale ou par des contes...
Une nuit magique, une occasion de découvrir et partager une nuit en montagne. La nuit des refuge est une initiative, coordonnée par le comité départemental du tourisme en lien avec l'association des gardiens de refuge, les accompagnateurs en montagne et soutenue par le Parc national des Écrins et le Parc naturel régional du Queyras. À noter que pour l'année mondiale de l'astronomie, quatre refuges proposent des animations autour de l'observation du ciel.
Pour tous les rendez-vous, la réservation auprès des gardiens est impérative. Nous mentionnons ici les rendez-vous proposés dans les Écrins. Pour consulter le programme complet, renseignez-vous auprès du Comité Départemental du Tourisme n°vert 0 810 10 11 11 ou sur le site www.alpesrando.net
ATTENTION, au 23 juin, plusieurs refuges sont complets... Pensez à téléphoner.
Dans les refuges du massif des Écrins
• CHAMPSAUR & VALGAUDEMAR Les Souffles : Théâtre interactif - Concert folk et jazz (accès 2h30) - tél.04 92 55 22 91 COMPLET Le Tourond : Le refuge d'altitude, un point stratégique pour observer les étoiles ! (accès 1h) - tél. 04 92 21 13 40 COMPLET L'Olan : Venez découvrir l'écran bio-panoramique 3 D du Belvédère de l'Olan - atelier cadran solaire en fin d'après-midi (accès 3 h) - tél.04 92 55 30 88 / 04 92 50 09 97
Xavier blanc - Le Clot : Nuit de la chauve-souris, avec un garde-moniteur du Parc national des Écrins (accès 15 mn) - tél. 04 92 55 27 90 • HAUTE-ROMANCHE ( Briançonnais) L'Alpe de Villar d'Arène : Le Dolpo (Népal)...et si on partait en expé ? Un guide raconte. Repas népalais, diaporama (accès) 1h30 - tél. 04 76 79 94 66 Evariste Chancel : Pêche en lac de montagne avec dégustation (accès 1h) tél. 04 76 79 92 32 Adèle Planchard : initiation à l'astronomie (accès 5h) tél. 04 76 79 92 14 L'Aigle : glaciers, glaciers rocheux, glaciers noirs (accès 6h) - tél. 04 76 79 94 74 - COMPLET
• PAYS DES ECRINS La Pousterle : Découverte géologique du Fournel et visite de la production d'énergie solaire (accès 15 mn) - tél. 04 92 23 14 55 La Juliane : Groupe de musique (accès 15 mn) - tél. 04 92 23 47 49 - COMPLET Pas du Loup : soirée astronomie au planétarium-observatoire (bord de route) tél. 06 75 47 77 73 Glacier Blanc : Ateliers pédagogiques sur la sécurité en montagne et diffusion de film (accès 2h30) tél. 04 92 23 50 24 Sélé : Expo photo sur les guides de haute montagne et les refuges des années 1920 à 1960 (accès 3h30) - tél. 04 92 23 39 49
La quasi-totalité des passerelles sont installées en Oisans. Celles du sentier d'accès au refuge de la Pilatte le seront le 8 juin.
Les gardes moniteurs de l'Oisans ont fini d'installer les passerelles permettant l'accès aux refuges du cœur du parc national. Seules celles de Temple Ecrins et de la Pilatte, à la charge de l'O.N.F, devraient l'être dès le 8 juin.
En attendant cette date, pour accéder au refuge de la Pilatte, il est nécessaire d'emprunter le début du sentier du Carrelet puis de prendre la passerelle suspendue avant ce refuge pour remonter à la Pilatte par la rive gauche du torrent du Vénéon.

Emmanuel et Claire, en randonnée à skis, racontent leur rencontre insolite avec un chamois pris dans une avalanche, au lac de la Douche.
Le samedi 28 février 2009, nous partons de chez nous, au Pied du Col, en ski de rando pour faire le tour du Combeynot par le col d'Arsine.
Après un mois de froid continu, c'est le premier jour de réchauffement et il y a énormément de neige accumulée en montagne cet hiver. Il est tard quand nous entamons la descente et de petites coulées sont descendues du Combeynot. En arrivant sur les pentes au-dessus du lac de la Douche, nous remarquons sur la gauche en contrebas une coulée de neige lourde assez importante qui est descendue dans la journée jusqu'au lac. Un point qui ressemble à une aile d'oiseau vient de disparaître à la surface de la coulée.

Je scrute attentivement l'endroit... on dirait plutôt un chamois et mon amie me le confirme avec ses jumelles.
Nous décidons qu'un seul de nous deux doit y aller, pour ne pas effrayer le chamois davantage. Je descends jusqu'à la coulée. Je laisse mes skis et me dirige vers l'endroit : le chamois me regarde approcher, il est effrayé mais il ne peut pas s'enfuir : il a l'arrière train et les deux pattes de derrière prises dans cette neige très lourde et très compactée.
Je lui parle doucement pour le rassurer en avançant ma main vers son museau. Il se défend en donnant des petits coups de cornes dans le vide. Je sors ma pelle du sac et commence à le déneiger. Il s'est maintenant calmé, il se laisse faire, la tête posée entre ses pattes dans la neige.

C'est assez long et fastidieux, la neige est vraiment bétonnée. Enfin : la première patte est dégagée, puis la deuxième. Il ne se lève pas tout de suite. Après un moment, il se dresse, mais son arrière-train est ankylosé d'être resté de longues heures en position immobile et inconfortable dans le froid de la neige. Je remarque qu'il a fait sous lui.
Il part rapidement s'abriter sous une petite barre rocheuse, sa démarche est un peu raide et on espère qu'il ne s'est pas fait mal. Après toutes ces émotions, et une fois arrivés dans la vallée de la Guisane, ma compagne s'est aperçue qu'il lui manquait un gant : elle l'a quitté près du lac de la Douche pour téléphoner à Eric Vannard, garde moniteur du Parc national des Ecrins afin de l'informer de l'accident. Celui-ci s'est rendu le lendemain sur les lieux, à la recherche du chamois. Il n'a pas retrouvé l'animal, qui s'en est donc tiré, mais il a retrouvé le gant ! 
-- Emmanuel Cerdan, illustrateur et peintre, et Claire Meynand, accompagnatrice en montagne --
Il n'est pas rare, à la fonte des neiges, de retrouver les dépouilles de chamois, chevreuil, ou mouflons pris dans une avalanche. C'est une des causes de mortalité des ongulés durant l'hiver. Celui-ci a eu de la chance ! En règle générale, observez à distance : en hiver particulièrement, la fuite d'un animal apeuré met sa survie en danger.
Si vous trouvez un animal sauvage blessé, vous pouvez prévenir les gardes-moniteurs du parc (dans les maisons du parc), ou contacter directement le Centre de Sauvegarde de la Faune sauvage 05, géré par le C.R.A.V.E. (Centre de Recherche Alpin sur les Vertébrés). Un membre du réseau des bénévoles sera alors contacté pour une prise en charge rapide. Tél : 04.92.54.74.31 Infos et conseils : http://crave.free.fr/centre2/accueilcentre.htm

Une randonnée itinérante, accompagnée ou en liberté
Cette randonnée sur sept jours s'adresse à de bons marcheurs, pour une immersion dans le territoire préservé du Parc national des Ecrins, ponctuée d'étapes chaleureuse en altitude dans les refuges du Club Alpin Français. Réservation sur mesure de toutes les étapes et services en un seul appel : Centrale de réservation de la Maison du tourisme du Champsaur & Valgaudemar : tél. 04 92 49 08 80.
Plus d'informations sur la randonnée : www.champsaur-valgaudemar.com
A lire aussi : Les refuges du massif des Ecrins (liste et carte).
Les travaux ont commencé mardi 3 juin avec le déneigement de 4 mètres de neige au pied de l'échelle par les agents du Parc et le début du tronçonnage par une entreprise... Quelques éléments d'information sur l'histoire de cette échelle.
Après une très longue période de régression, le glacier Blanc a connu une avancée spectaculaire au début des années 1980. Il est venu contre le sentier d’accès aux refuges puis l’a submergé. Des moyens de fortune ont d’abord été mis en place pour maintenir l’accès : taille quotidienne de marches dans la glace, échelles mobiles devenant toujours trop courtes, passerelles pour franchir les crevasses qui s’élargissaient sans cesse… Tout cela était potentiellement dangereux et d’une gestion difficile. L’ONF, le CAF, la commune et le Parc se sont alors entendus pour modifier l’itinéraire : on passera plus bas pour éviter le glacier et il faudra mettre en place une échelle de 27 m de haut pour franchir une barre rocheuse. Quelques années après, le glacier a entamé une décrue tout aussi spectaculaire qu’avait été l’avancée. L’échelle est devenue inutile...
Pour la retirer, les mêmes interlocuteurs ont dû se mettre d’accord... Une partie de l’échelle doit être utilisée à la Maison de la montagne, à Ailefroide... avec un panneau expliquant “la petite histoire (glaciaire) de cette grande échelle”. Le reste sera recyclé par Lelièvre recyclage qui prendra à sa charge le transport depuis le Prè de madame Carle.
Financement du retrait de l'échelle : près de 11 000 euros TTC, co-financés par l'État via Natura 2000 (à hauteur de 80%) et le Parc. Le Club Alpin Français, section de Briançon, prend en charge le transport de l'échelle par hélicoptère jusqu'au Pré de madame Carle à l'occasion du ravitaillement du refuge du glacier blanc.
Pour en savoir plus sur les glaciers et sur leur suivi dans les Écrins :
Le cahier Glaciers - 2005 (6.91 MB)
C’est l’importance relative de l’accumulation de neige en hiver dans la partie supérieure du glacier et de la fonte de glace en été dans la partie inférieure qui détermine si le glacier «grossit» ou «maigrit», avance ou recule. Depuis les années 1990, sous l’effet probable du réchauffement climatique avec des étés plus chauds et des hivers moins enneigés, les glaciers reculent très fortement.
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