Une formation à la nivologie, à l'organisation d'un secours et à la fragilité de la faune en hiver : ces deux journées étaient organisées par la compagnie Oisans-Écrins
Au col du Lautaret, en ce début d'hiver, une trentaine de guides de haute-montagne a participé à deux journées de formation et d'échanges. La Compagnie des guides Oisans-Ecrins, qui a initié ce rendez-vous, avait invité des guides de toutes les Alpes à participer à cette rencontre à la fois utile et conviviale.
La première journée était encadrée par Alain Duclos, un guide "spécialiste" des avalanches. La mise à jour et l'approfondissement des connaissances en la matière ne sont jamais achevés...
Le volet environnemental était également au programme avec l'intervention de Cyril Coursier, agent du Parc national des Écrins sur la fragilité de la faune en hiver. L'occasion de rappeler les quelques règles à respecter pour ne pas trop déranger les animaux affaiblis par l'hiver.
Une information qui s'inscrit pleinement dans le partenariat engagé entre la Compagnie des guides Oisans-Écrins et le Parc national, dans l'esprit de ce qui se pratique déjà avec les accompagnateurs en montagne.
Le lendemain, les guides ont été mis en situation de secours en avalanche par les CRS du secours en montagne de Briançon et les médecins du SMUR. Ils se sont retrouvés confrontés à la gestion d'un secours et au travail d'équipe. Un entrainement qui permet d'avoir les bonnes réactions en cas de pépin.
Deux bonnes journées de partage entre collègues avant de se " jeter dans l'hiver " que les guides espèrent renouveler l'an prochain.
Le partenariat entre le Parc et les accompagnateurs évolue et s'ouvre aux guides de haute-montagne. Une nouveauté qui permettra d'enrichir l'offre de découverte du territoire et d'initier les visiteurs à la pratique de l'alpinisme.
Voir le diaporama " Survivre à l'hiver"
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Des coulées de pierres dans le Vénéon, des torrents qui sortent de leur lit en Vallouise : plusieurs itinéraires sont perturbés à la suite des gros orages d'hier. L'accès aux refuges du glacier blanc et des Écrins est impossible pour l'instant. Nous mettons à jour cet article au fur et à mesure de l'évolution de la situation
De gros orages ont touché le massif hier, dimanche 18 juillet.
Dans le Vénéon, la fête des guides a été écourtée par de grosses précipitations. L'accès à la Bérarde a été bloqué pendant 4 heures par une coulée de pierres qui a emporté plusieurs voitures à Champhorent, sur le parking d'accès au refuge de la Lavey. Les agents du Parc sont allés prêter main forte aux gendarmes du secours en montagne (PGHM) pour secourir un couple et une famille bloqués par les crues entre le refuge du Carrelet et la Bérarde.
Aujourd'hui, sur le terrain, il s'agit de faire l'inventaire des dégâts et de commencer la remise en état. Il est possible que des passerelles aient été emportées. Les randonneurs sont invités à se renseigner avant de s'engager en montagne pour connaître les conditions d'accès, notamment vers les refuges de Temple-Ecrins et de la Pilatte qui sont souvent perturbés par ce type de dégâts.
jeudi 21 juillet : la RD 530 au niveau de Champhorent devrait être complètement dégagée d'ici ce soir (actuellement on circule sur une seule voie). L'accès au parking de la Lavey a été rétabli par la commune. Le revêtement est un peu endommagé, mais cela ne pose pas de réel problème.
L'accès au refuge du Carrelet a été complètement refait par la commune et le Parc national.
L'accès à temple ecrins est correct mais certaines passerelles sont un peu instables.
Attention : l'accès au refuge de la Pilatte ne peut se faire que par la rive gauche du Vénéon car la passerelle ONF du fond du vallon a été emportée. Elle devrait être rétablie par l'ONF lundi prochain. En conséquence pour se rendre à la Pilatte, il faut se diriger depuis la Bérarde vers le refuge du carrelet. Environ 15 mn avant le Carrelet, il faut traverser le Vénéon par la passerelle suspendue en direction du vallon du chardon (c'est indiqué au niveau de la passerelle). Il faut alors remonter jusqu'au pied du vallon du chardon (en rive gauche du Vénéon) traverser le torrent du Chardon par une passerelle puis remonter le vallon du Vénéon jusqu'au refuge. On évite ainsi d'avoir à franchir le Vénéon plus en amont là ou la passerelle a été emportée.
Sur le parking de Champhorent, dans le Vénéon, les blocs ont poussé certaines voitures.
En Vallouise, le torrent du glacier noir est sorti de son lit et a emporté le sentier : dès lors, les accès au refuge du Glacier Blanc, au refuge des Écrins et à la moraine du glacier noir sont impossibles.
Le maire de Pelvoux a pris un arrêté d'interdiction en ce sens jusqu'à nouvel ordre.
La commune, l'ONF et le Parc national sont en lien pour rétablir au plus vite cet itinéraire très fréquenté.
Vendredi 22 juillet : Le maire de Pelvoux a levé son arrêté d'interdiction ce vendredi à 17h.
La pelle qui devait intervenir pour remettre le torrent du glacier noir dans son lit est en panne à Ailefroide et n'a pas pu intervenir. Cependant, mairie et ONF ont mis en place une passerelle de fortune sur le torrent, ce qui a permis de rétablir le passage.
La pelle devrait pouvoir intervenir à partir de samedi...
Quelques autres dégâts à noter en Vallouise : du côté des Bans (photos ci-dessous), la première passerelle sur le sentier a été emportée ; par ailleurs, le torrent a rongé la rive droite du grand pont donnant accès à Jas Lacroix : il passe actuellement entre l'extrémité de la passerelle et le sentier.
Un engin de la commune de Vallouise tente de dégager la passerelle des Bans que les équipes du Parc vont essayer de rétablir dès que possible. Le sentier passait à peu près là où se trouve la rivière qu'il faut désormais franchir pour aller à Jas lacroix (GR54). La commune devrait intervenir demain pour remettre le torrent dans son lit....
En Valgaudemar, quelques reprises partielles de sentier ont été réalisées. Les torrents et ruisseaux sont encore gorgés d'eau mais les passerelles ont tenu le coup.
Dans l'Embrunais, c'est plutôt l'orage de grêle du 13 juillet, vers Réallon, qui a été marquant... pour les cultures et les jardins ! Rien de particulier non plus à signaler pour l'instant sur les sentiers du Champsaur et du Valbonnais.
Une campagne de sensibilisation des promeneurs est menée par les services de l'État pour faire connaître les quelques réflexes à adopter dans les alpages en présence de chiens de protection des troupeaux
La présence de chiens de protection, appelés "patous", dans les alpages peut inquiéter certains randonneurs. Bien que les études menées dans le Mercantour et le Queyras tendent à prouver que les interactions agressives des chiens de protection envers les promeneurs sont rares, voire exceptionnelles, des plaintes sont déposées chaque année par des personnes effrayées par la présence de ces impressionnants chiens "en liberté". Des cas de morsures sont parfois observés, souvent liés à une méconnaissance des pratiques pastorales et du rôle de ces chiens.
Pour réduire les éventuels incidents entre les chiens de protection et les usagers de l'espace montagnard et rural, des supports d'information ont été créés à destination du grand public. Un "spot radio" de 30 secondes est diffusé sur les antennes de France Bleu et des panneaux d'information sont implantés dans les zones de pâturage.
Écouter le spot radio :
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Un film de sensibilisation grand public vise à informer les usagers de l'espace pastoral sur la présence et le rôle des chiens de protection des troupeaux domestiques. II apporte quelques conseils simples et essentiels sur les gestes à adopter en leur présence. D'autre part, il présente et valorise le pastoralisme en montagne, et sensibilise les usagers sur le partage de l'espace rural entre activités agricoles et activités de loisirs.
Le film a été tourné tout au long de l'année 2009 dans les Alpes, à Rougon (Alpes de Haute-Provence) et au col de Vars (Hautes-Alpes).
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Adoptez quelques réflexes simples et essentiels
- contournez largement le troupeau quand cela est possible, évitez de le traverser,
- en présence d'un chien, restez calme, arrêtez-vous le temps qu'il vous identifie, ne le caressez pas, ne faites pas de gestes brusques,
- si vous êtes en vélo, descendez-en et marchez à côté,
- tenez votre chien en laisse (pour mémoire, dans le cœur du Parc national, les chiens sont interdits même tenus en laisse)
Le document avec les horaires des transports en commun routiers des hautes-alpes, associés à des destinations de promenade dans le massif des Écrins, a été réédité.
L'initiative coordonnée l'an dernier par "05voyageurs", la centrale de mobilité du département des Hautes-Alpes, a été reconduite : un document valorise les lignes du bus pour l'accès au départ de randonnées.
La sélection des promenades a été réalisée avec le Parc national des Écrins et le Comité départemental de la randonnée pédestre. "Cette année, nous avons largement incorporé les transports de la région et nous avons aussi travaillé sur le dernier kilomètre, en mettant en avant un projet de vélo électrique dans la vallée de Champoléon" souligne Simon Vitorge, chargé de mener à bien cette initiative et de lui donner de l'ampleur dans l'année qui vient. L'objectif est de valoriser des accès aux sites touristiques autrement qu'en voiture.
Les voies "Pisse and love" et "Pisse tâche" ne sont pas praticables jusqu'au 7 juillet 2011. Situées en rive droite de la cascade de la Pisse, en amont du lac du Chambon (Mizoën), elles abritent un couple de faucons pèlerins qui élèvent leurs petits.
Deux voies d'escalade situées à la cascade des Clots de Mizoën (au-dessus de la route après le lac du Chambon) sont occupées : une nichée de faucons pèlerins avec 3 poussins est installée dans la 4ème longueur de la voie "Pisse and love", à gauche de la cascade.
La 4ème longueur de Pisse tâche est aussi extrêmement proche du nid et le dérangement pourrait être fatal à ces oiseaux protégés.
Les guides de Bourg-d'Oisans se sont aperçus de cet heureux évènement et ont averti le Parc national pour qu'une information soit faite aux grimpeurs afin qu'ils renoncent à l'ascension de ces deux voies temporairement. Le nid est situé juste sur la voie et il est impossible d'éviter le dérangement en cette période cruciale de l'élevage. Il faut attendre le 7 juillet pour être sûr que les oiseaux seront émancipés.
Des panneaux ont été installés sur le site, co-signés par le bureau des guides de Bourg d'Oisans et le Parc national des Écrins qui remercient les grimpeurs pour leur contribution à la protection de cette espèce.
A noter que les voies "Lapis lazuli" et "Pisse-copie" sont par contre praticables sans dérangement.
Ils ont été plus rapides que prévus. Le sentier est à nouveau utilisable par les randonneurs, avec un confort nettement amélioré.
Le chantier du sentier de la Muzelle est terminé : le passage du col de la Muzelle est à nouveau possible et dans des conditions beaucoup plus confortables.
Les travaux ont été rapides et efficaces. L'équipe du secteur ne peut que constater que, dans le cas de cet itinéraire, l'utilisation d'un engin mécanique a permis de réaliser un travail pérenne qu'elle n'avait jamais pu mener à bien jusqu'alors.
De l'avis de Daniel Fougeray, chef de secteur du Parc national des Écrins dans le Valbonnais, "c'est une grosse amélioration de ce passage particulièrement délicat du GR 54 qui garde tout son prestige".
En raison de gros travaux, l'itinéraire est fermé pendant un mois environ sur le versant de Valsenestre, dans le Valbonnais.
Le GR 54 est en cours de rénovation dans le secteur du Valbonnais sur la commune de Valjouffrey.
Le sentier de la Muzelle, à partir de Valsenestre, est fermé pour cause de gros travaux au niveau du col, à partir du 23 mai et jusqu'au 23 juin environ en fonction de l'avancée des travaux.
Ce chantier fait suite à différents travaux réalisés dans les années précédentes sur les portions du col de la Vaurze au Désert en Valjouffrey, puis du Désert au col de Côte Belle et enfin sur la déviation permettant d'éviter une zone de glissement qui redescend sur Valsenestre.
La partie la plus difficile se situe sous le col de la Muzelle où la pente avoisine les 100% sur quelques centaines de mètres. Cette pente schisteuse très raide constitue actuellement une réelle difficulté pour les randonneurs qui partent de Valsenestre pour rejoindre le refuge de la Muzelle situé sur le versant nord dans le secteur de l'Oisans.
L'entretien annuel réalisé par les équipes du parc était bien souvent éphémère en raison de la fragilité du terrain. Au moindre orage ou après le passage d'un troupeau en juillet, la praticabilité du sentier devenait aléatoire.
L'objectif est d'obtenir un tracé plus pérenne et assurer un niveau de sécurité acceptable pour les montagnards.
Sur cette étape du GR 54, pendant environ un mois, les randonneurs ne pourront plus passer le col de la Muzelle à partir de Valsenestre. De fait, il ne sera pas non plus possible de rejoindre Valsenestre en arrivant de l'Oisans via le lac de la Muzelle.
Le partenariat entre le Parc et les accompagnateurs évolue cette année et s'ouvre aux guides de haute-montagne. Une nouveauté qui permettra d'enrichir l'offre de découverte du territoire et d'initier les visiteurs à la pratique de l'alpinisme.
Le partenariat avec les accompagnateurs n'est pas en soi une nouveauté. En 1978, le Parc éditait déjà des programmes de sorties proposées par des Accompagnateurs en Montagne locaux. En trente ans, si ce partenariat ne s'est jamais démenti il est passé par toutes les formules possibles et imaginables !
Aujourd'hui en raison de l'évolution législative encadrant les Parcs nationaux, nous avons décidé de revoir la forme du partenariat pour l'adapter à nouveau. A compter de 2011, nous ne référencerons plus des personnes, mais certaines de leurs prestations.
Par ailleurs, en raison d'une demande forte exprimée par la compagnie des guides Oisans-Ecrins et de l'importance de la pratique de l'alpinisme pour notre territoire de haute-montagne, nous élargissons ce partenariat aux guides. L'idée est de proposer des prestations permettant d'initier de nouveaux publics à la pratique de l'alpinisme et d'associer aux courses proposées un volet de sensibilisation. Dès ce printemps, une journée de formation sur la thématique des glaciers (leur évolution, les suivis menés par le Parc), sera d'ailleurs proposée aux guides.
L'ensemble des prestations ainsi référencées auprès des accompagnateurs et des guides permettra d'offrir aux visiteurs un catalogue de prestations permettant une découverte des richesses de ce territoire respectueuse de l'environnement et des patrimoines.
Nous invitons donc l'ensemble des accompagnateurs et guides qui le souhaitent à nous soumettre leurs demandes de référencement d'ici au 10 mai.
Pour toute renseignement, contacter Sandrine de Chastellier (04.92.40.20.61).
Le catalogue des prestations sera publié début juin sur notre site et disponible auprès des maisons de Parc.
Une coulée de boue et de neige entrainant de très gros rochers a dévalé la montagne. Situé à près de 1800 mètres d'altitude, le refuge de la Lavey a été épargné de justesse.
Il y avait déjà de beaux blocs de rocher à proximité du refuge de la Lavey (Saint-Christophe en Oisans). D'autres sont venus s'y ajouter récemment. L'éboulement a été repéré aux alentours du 23 mars, bien visible dans le paysage enneigé.
Une écaille de rocher s'est décrochée et a provoqué une coulée de boue, de neige et de blocs qui s'est arrêtée tout près du refuge. Par chance, les gardiens n'étaient pas encore sur place pour l'ouverture de printemps.
«Nous sommes montés dès le samedi au refuge et nous avons été très impressionnés » raconte Caro Bouchard, la gardienne. «Puis j'ai passé mon 1er week-end là haut. Entre temps, la neige a bien fondu, les rochers ont commencé à s'oxyder, la nature reprend déjà le dessus... Et puis on s'habitue... Et puis on a envie de voir le beau dans cette période d'apocalypse».
Les secours en montagne (PGHM Isère) ont réalisé des images, le lendemain ou sur lendemain du glissement de terrain à la Lavey (Photos Olivier Favre)
Le refuge est situé tout en bas, au pied de l'éboulement.
Après l'analyse du service RTM (Restauration des terrains en montagne), les gardiens ont pu ouvrir le refuge pour la période de printemps, le 2 avril, comme prévu.
« Le refuge est placé au meilleur endroit. Les gros blocs déjà en place le protègent bien. Il semble qu'une autre écaille menace mais pas d'inquiétude pour le refuge. Donc nous pouvons ouvrir, il sera juste interdit de bivouaquer dans la zone ! » précise encore Caro Bouchard.
«Par contre pas une trace de marmottes. Trop tôt ? A moins qu'elles ne puissent pas sortir ? Peut être que les spécialistes pourraient nous donner leur avis ? (*) ... Les grenouilles, elles, sont au rendez-vous : 27 comptées dimanche dernier, plus 2 hermines... et des souris en pagailles... que l'obésité menace ! »
(*) "Normal... Si quelques unes sont sorties, c'est dans la semaine qui vient que le gros de la troupe va montrer son nez !" nous dit Hervé Cortot, chargé de mission au Parc national, qui connaît bien l'espèce.
Compte tenu de l'intérêt du site du Lautaret pour ce nouveau sport, une dérogation préfectorale autorise la pratique dans une partie de la réserve naturelle nationale du Combeynot. Elle reste interdite dans le cœur du Parc national et les réserves qui lui sont contiguës.
La pratique du snow kite nécessite des terrains dégagés, ventés et enneigés. La pratique de ce sport s'est particulièrement développée au col du Lautaret, actuellement mondialement connu comme spot très favorable.
La proximité de la faune sauvage et le caractère des lieux, la densité des pratiquants sur certaines zones rendent incompatible la pratique de ce sport dans les espaces naturels protégés.
En termes législatifs, le snow kite est un véhicule tracté non motorisé et volant. A ce titre, sa pratique est interdite dans le cœur du Parc national des Ecrins et dans les réserves naturelles nationales contiguës au Parc national.
La pratique du snow kite constitue également un sport de nature et de découverte des espaces naturels. Compte tenu de l'intérêt du site du col du Lautaret, notamment pour l'initiation à ce sport, une dérogation préfectorale est délivrée depuis 4 ans en accord avec le Parc national des Ecrins.
Aussi, pour la saison 2010 – 2011 un arrêté préfectoral du 9 décembre 2010 autorise le snow kite sur une partie de la réserve naturelle nationale du Combeynot (voir la carte ci-dessous).
Cliquer sur la carte pour l'agrandir
Le snow kite est autorisé par dérogation préfectorale dans une partie de la réserve naturelle telle que délimitée ci-dessus.
Les autres réglementations continuent à exister dans cette zone et notamment l'interdiction des chiens, des motoneiges, la publicité, l'utilisation d'instruments sonores. La réalisation de tournages et prises de vues à titre professionnel est soumise à autorisation préfectorale.
Encore un beau succès ! Deux beaux succès, devrait-on dire... En effet, la première course de ski de montagne de la saison a fait le bonheur de 200 compétiteurs et s'est doublée d'un travail de sensibilisation aux réalités de la montagne hivernale pour tous et plus spécifiquement pour les scolaires.
Organisée en deux temps, la version 2010 a tenu toutes ses promesses. Les chutes de neige qui ont précédé cette course de ski alpinisme qui ouvre le calendrier annuel des épreuves et le redoux qui ont suivi, pouvaient faire craindre le pire. Il n'en fut rien grâce à la mobilisation de tous pour construire deux tracés techniques aux abords de la station. Deux cents compétiteurs ont participé dans toutes les catégories jeunes, vétérans, adultes, avec pour ces derniers deux tracés distincts hommes et femmes.
Mais la principale réussite réside sans conteste dans le rendez-vous très convivial et très « montagne » qui fait de cette course un très bon prétexte pour conduire un travail de sensibilisation de tous aux réalités de la montagne hivernale. Guides, moniteurs, accompagnateurs, encadrants, animateurs, instituteurs, gardes-moniteurs, tous se sont organisés pour faire de cette épreuve un « rendez-vous montagne » de toute une semaine.
Dix classes du Champsaur et du Gapençais ont ainsi bénéficié de l'encadrement des professionnels de la montagne, s'essayant à la raquette, aux jeux de neige, s'affrontant dans un concours de bonhommes de neige, apprenant à reconnaître les traces de la vie sauvage en hiver, participant aux sondages de neige avec Michel Francou, garde-moniteur du Parc national et fidèle fournisseur « des informations neige » si recherchées par les compétiteurs.
Visites de la Maison du Berger, projections de diaporamas et lectures du paysage hivernal ont complété ces journées en pleine neige.
Enseignants et enfants ont beaucoup appris. Toute la communauté montagnarde, rassemblée autour de ces deux objectifs d'éducation et de parcours collectifs, s'est reconnue, s'est sentie forte d'une culture commune et heureuse de l'affirmer dans une si bonne humeur partagée.
Un bus qui vous dépose au départ de votre randonnée, c'est quand même pas mal, non ? Voilà l'idée qui a conduit à l'élaboration de ce petit document à l'initiative de 05 Voyageurs et avec la participation active du Parc national des Ecrins et du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre.
"05voyageurs", la centrale de mobilité du département des Hautes-Alpes, a pour mission d'assurer la gestion des lignes de transport dans le département.
C'est un stagiaire, Simon Vitorge, qui s'est interrogé sur la valorisation de ces lignes pour l'accès au départ des randonnées. C'est donc à son invitation que nous avons travaillé à sélectionner quelques randonnées accessibles depuis les arrêts de bus pour une expérimentation cet été.
Pour réserver vos billets de bus ou disposer d'informations plus précises sur les horaires des bus et les arrêts desservis, contactez 05 Voyageurs au 04.92.502.505 ou consulter leur site internet www.05voyageurs.com
Dans le Valgaudemar, la variante du GR54 entre le Col de Colombes et le Pas de l'Olan a nécessité la réparation d'une portion de sentier. Dans le Valbonnais, c'est l'itinéraire entre Valsenestre et le Lac Labarre qui est remodelé.
À La Chapelle-en-Valgaudemar, une variante du GR54 relie le refuge des Souffles et le refuge de l'Olan en passant par le Pas de l'Olan à 2683 m d'altitude, via le Col de Colombes. C'est un circuit de randonnée "alpine" sous les sommets de l'Olan ( 3564m) et du Pic Turbat ( 3028m).
À la suite d'un glissement de terrain et à la création d'une grande ravine sous le rocher des Beaumes, le sentier avait disparu, laissant la place à un passage délicat obligeant les randonneurs à passer sur un névé résiduel.
Tout récemment, cinq agents du Parc ont travaillé pendant deux jours à 2300 m d'altitude pour dévier ce passage. À la pioche, ils ont aménagé 250 m de sentier. Un travail difficile compte tenu de la marche d'approche et du piochage dans l'éboulis.
Des efforts récompensés par le travail accompli et par l'accueil chaleureux au refuge des Souffles.
Dans le Valbonnais, c'est l'itinéraire entre Valsenestre et le Lac Labarre qui a été revu et corrigé.
Depuis début juillet, les randonneurs empruntent un nouvel itinéraire plus "souple" pour rejoindre le Lac Labarre situé à 2393 m, aux confins de Combe Guyon.
Sur plus de 1000 m, tout le secteur du Valbonnais s'est employé à dessiner, avec force coups de pioche, un parcours en lacets remontant en rive droite le ruisseau de la Fayolle après l'avoir traversé à l'aide d'une passerelle flambant neuve.
L'ancien parcours, criblé de chutes de pierre, plus qu'onéreux en entretien et dont la raideur a marqué tant de mollets d'acier sera vite oublié et tout aussi rapidement comblé par l'érosion naturelle.
L'itinéraire entre le lac Lauvitel et la brèche du Périer présentait un passage difficile, le torrent de Malhaubert. Une passerelle facilite maintenant son franchissement en période des hautes eaux.
Et une passerelle de plus en Oisans...! Entre le Lauvitel et le vallon de la Selle par la brèche du Périer, le passage du torrent de Malhaubert s'avérait souvent difficile, notamment au printemps. Une passerelle a été installée par l'équipe du secteur du Parc national. Démontable, elle est conçue pour être enlevée l'hiver. Bonne randonnée sur cette variante du GR 54 !
Une quarantaine de volontaires se sont retrouvés pour un gros travail d'entretien sur ce sentier emblématique. En deux jours, l'itinéraire qui conduit au col de la Pisse a retrouvé une assise conforme à sa fréquentation et à sa renommée
Vendredi 11 et le samedi 12 juin, le rendez-vous avait été donné à 7 heures à la Bagatelle. Au programme, un gros entretien du sentier du col de la Pisse. Sur les deux jours une quarantaine de personnes a répondu "présent". Et cela, sans organisation très structurée pour mener ce projet : pas de dossier, pas de financement, pas de réunion... un simple appel à tous !
De simples coups de téléphones conjugués aux messages électroniques, le "bouche à oreille" moderne, ont suffi pour battre le rappel : la commune de Chaillol, le secteur du Parc national des Écrins, la communauté de communes du Champsaur, l'Association Malcros 2818, les Randonneurs du Champsaur-Valgaudemar, les Accompagnateurs mais aussi des habitants se sont mobilisés.
Il faut dire que le sentier avait vraiment besoin d'un « lifting » : le passage des randonneurs et par des raccourcis avait aidé l'eau à creuser des rigoles parfois de plus d'un mètre de profondeur. Et la dégradation tendait inexorablement à s'accélérer !
Progressivement, le chantier s'est organisé depuis l'intersection du col de la Vénasque... jusqu'au col de la Pisse. Munis de pioches et de leurs bras, ces ouvriers d'un jour étaient encadrés par les gardes du parc qui avaient plaisir à partager leurs connaissances sur l'entretien de sentiers. Ils ont cassé les bourrelets de terre, créé des "essayguirous " (comprenez des rigoles en travers pour évacuer l'eau), enlevé toutes les pierres.
Même le temps incertain a finalement été lui aussi de la partie.
Alors que chacun s'accordait à penser qu'il faudrait renouveler l'opération une ou deux fois pour parvenir à rénover le sentier jusqu'au col, le nombre des participants et leur efficacité ont permis de terminer en deux jours. Chapeau !
L'emblématique itinéraire du Pic du Vieux Chaillol a retrouvé une assise conforme à sa fréquentation et à sa renommée.
Plus de 2 mètres de neige au Grand lac des Estaris à la fin mai... contre 34 cm l'an dernier : les suivis de l'évolution du manteau neigeux, réalisés par les agents du Parc national dans le Champsaur, témoignent de l'enneigement de cet hiver.
"Parfois ce n'est qu'une impression, un hiver nous paraît pourri, bien pire que le précédent" analyse Michel Francou, garde-moniteur dans le Champsaur. "Généralement il faut nous méfier de nos impressions car nous avons tendance à embellir le passé et au fur et à mesure que nous prenons de l'age, c'est de pire en pire... Heureusement, les chiffres sont moins discutables que le ressenti !
Depuis bien des années, les gardes-moniteurs du Champsaur suivent l'évolution du manteau neigeux et les faits sont évidents : le 24 mai 2009, au Grand lac des Estaris à 2575m d'altitude, il reste 34 cm de neige.
Le même jour en 2010, au même endroit, il en subsiste 218 cm !
Bon, les réserves d'eau sont assurées, mais les moutons devrons patienter encore..."
Un nouveau système de veille sur l’état des sentiers dans les Hautes-Alpes voit le jour. Les randonneurs deviennent acteurs de l’entretien des sentiers en signalant les anomalies observées sur les sentiers.
A compter de cet été, un nouvel outil est mis en place par le Comité Départemental de Randonnée Pédestre des Hautes-Alpes avec le soutien de la Région, du Conseil Général, du Comité Départemental du Tourisme et du Parc national des Ecrins. Il s’agit de fiches que vous pourrez vous procurer dans les maisons du Parc national, ainsi que dans tous les offices de tourisme du département et qui vous permettront de signaler toute difficulté rencontrée sur les sentiers.
L’objectif de ce dispositif est de permettre de répercuter auprès des structures gestionnaires des sentiers (Parc naturel, collectivités, associations…) les problèmes rencontrés par les pratiquants de manière à assurer un entretien le plus efficace et réactif possible. Le randonneur peut ainsi participer à la préservation des sentiers.
Alors n’hésitez pas ! En cas de difficulté rencontrée lors d’une de vos sorties dans les Hautes-Alpes, remplissez la fiche éco-veille.
La précedente avait été emportée par une crue à l'automne dernier. L'accès à ce petit hameau du cœur du Parc, dans le Valbonnais, est rétabli.
Confolens, petit hameau du Périer, blotti dans le cœur même du Parc national des Écrins en son versant isérois.
La particularité de ce hameau est de dominer une cascade réputée en raison de sa hauteur de 90 m mais aussi de compter trois âmes comme habitants permanents en zone coeur du parc.
Pour accéder à ce nid d'aigle et accessoirement entamer différentes randonnées dans le vallon du Tourot, il faut préalablement franchir le torrent capricieux de Rif méyol qui en fin d'automne 2009, lors d'une crue centennale, emportait tout sur son passage dont la passerelle, véritable sésame pour les résidants demeurant en amont.
Durant tout l'hiver, ces trois personnes courageuses ont dû, selon les conditions climatiques, franchir le torrent munies de bottes ou de crampons à glace, pour rejoindre la vallée et se ravitailler.
Durant la deuxième quinzaine d'Avril, alors que les conditions sur le site le permettaient, l'équipe du secteur du Valbonnais installait pour le bonheur de tous, une superbe passerelle flambant neuve, qu'elle espère le plus durablement implantée.
Pour la dixième édition de cette course de ski-alpinisme, les organisateurs ont vu les choses en grand. Toute la semaine précédant la compétition, les amoureux de grand air, de glisse et de montagne ont été comblés.
Comme la sécurité doit être en permanence dans les esprits, la première journée a été consacrée à un exercice ARVA. Avec 140 participants, on peut dire qu'il y avait vraiment une attente de la part des pratiquants de la montagne.
Puis les jours suivants, les trois itinéraires ont été tracés dans la sueur et la bonne humeur qui ne fait jamais défaut. Entre temps, le Parc national a assuré un sondage de neige qui n'a fait que confirmer ce que les montagnards savaient déjà : mieux valait ne pas passer n'importe où...
L'exposition du Parc « Survivre à l'hiver » était tout à fait à sa place dans la salle stratégique où ont eu lieu les rassemblements et les casse-croûte, le tout agrémenté de projections sur le dérangement hivernal.
Des collégiens des Hautes Alpes, encadrés par leurs professeurs d'éducation physique et des professionnels, ont pu se livrer à la découverte de la raquette et même du ski de randonnée. Encore de nouveaux adeptes convertis aux grands espaces, à l'effort et au respect de l'environnement !
Quand on entend dire qu'en montagne on ne rencontre que des vieux... Aux « vieux » d'aujourd'hui de leur transmettre leur passion !
La Compagnie Oisans-Écrins a tenu son assemblée générale annuelle à la Maison du Parc au Bourg d'Oisans, ce samedi 21 novembre. Un signe de la volonté mutuelle du Parc national et de ces professionnels de la montagne de renforcer les actions communes.
Les réflexions et actions communes autour de l'offre montagne en Oisans, le partenariat pour l'accueil de l'association internationale des guides en mai 2008, la réalisation du film "paroles de guides" avec le centre de l'oralité... Autant d'opérations pour lesquelles les guides de haute montagne du massif et les équipes du Parc national ont eu l'occasion de collaborer ces dernières années.
Ils ont appris à mieux se connaître et les idées de réalisation conjointes se multiplient. Signe de ces bonnes relations, les guides de la Compagnie se sont retrouvés à la Maison du Parc national, au Bourg d'Oisans, pour leur assemblée générale annuelle.
Ils étaient une trentaine ce samedi 21 novembre, autour de leur président, Abdou Martin. Ils ont été accueillis par le chef de secteur du Parc national en Oisans, Jérôme Forêt. Ce fût l'occasion pour Jean Pierre Nicollet, animateur de la "convention escalade" du Parc national des Écrins, de présenter le rôle et le fonctionnement de cette convention. Elle permet de rechercher un consensus afin d'exercer et développer cette activité, tout en préservant le patrimoine naturel et la valeur sportive de nombreuses voies.
Pour les neuf bureaux de la compagnie (cinq dans les Hautes-Alpes et quatre en Isère), le bilan de cet été semble plutôt satisfaisant malgré la crise.
Plusieurs actions à l'attention des jeunes se mettent en place. On peut citer notamment un programme autour de l'influence des glaciers, engagé avec le collège de Bourg d'Oisans et le Parc national. La Compagnie des guides est également sollicitée par le Conseil général des Hautes-Alpes pour participer au projet de "carte jeune" qui, dans son dispositif, comprendra la valorisation de l'activité "montagne" pour les jeunes hauts-alpins.
Le partenariat mis en œuvre entre des accompagnateurs en montagne et le Parc national pour valoriser des propositions de découverte estampillées "Parc national des Écrins" est une expérience qui pourrait trouver des déclinaisons avec les professionnels de la haute-montagne. En la matière, les relations seraient à créer directement entre les "bureaux des guides" et le Parc national, avec une cohérence et une impulsion que pourrait favoriser la Compagnie "Oisans-Écrins" dont le "territoire" colle parfaitement à celui du Parc national.
En partenariat avec les communautés de communes du Haut Champsaur et du Valgaudemar, le lancement d'une nouvelle collection de cartoguides dédiés à la randonnée a été décidé. La charte graphique a été conçue au printemps dernier et les deux premiers cartoguides sont parus pour l'été.
Ces cartoguides sont élaborés à partir des données IGN, mais présentent les sentiers de randonnée balisés sur un fond simplifié pour une prise en main plus facile pour le grand public. Ils offrent également l'avantage de proposer des itinéraires commentés et des informations patrimoniales. Le but de cet outil est de faciliter la découverte du territoire.
Cette collection aux couleurs du massif des Ecrins s'étoffera d'ici l'été prochain.
Le cartoguide du Pays des Ecrins (secteur de Vallouise) est paru dans le courant de l'été. Le suivant sera sans doute celui de Serre Chevalier (Briançonnais) prévu au printemps 2010.
Pour couvrir le reste du territoire, des partenariats seront proposés aux communautés de communes du territoire.
L'effet de collection permet d'assurer une meilleure lisibilité de l'offre de randonnée et d'en assurer la promotion. Le Parc peut ainsi en assurer la vente à travers son réseau de points d'accueil et sa boutique en ligne.
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À Molines-en-Champsaur, un débardage à cheval est réalisé dans une forêt domaniale du cœur du parc national. Le choix de cette technique a permis d'éviter la création d'une piste forestière. Lire la suite