Accueil Toute l'actualité Connaître et protéger

Connaître et protéger



Valbonnais-Oisans : les circaètes font leur nid

Imprimer

2013-04-suivi-circa-vigDeux opérations de suivi du Circaète Jean le Blanc ont été menées conjointement par des agents du Parc national, de l'ONF et des membres de la LPO.

L'exécrable météo n'aura pas eu raison de la détermination conjuguée des agents de l'ONF, du PNE et des membres de la LPO qui s'étaient donnés rendez-vous à 7h30 samedi 30 mars à la maison du Parc des Ecrins d'Entraigues dans le Valbonnais.

2013-04-suivi-circa-valbo-md

L'objectif de la journée était de vérifier l'occupation des sites de nidification des circaètes Jean le Blanc, rapaces migrateurs, mangeurs de serpents et autres reptiles.

Malgré les conditions défavorables, les sites de Chantelouve, du Perier, de Valbonnais et d'Oris ont pu être vérifiés.

Frigorifiés mais satisfaits, les naturalistes opiniâtres se sont résolus à quitter leur poste peu avant 18h, non sans avoir observé un accouplement au sommet d'un pin, à proximité du nid ou la femelle pondra son unique œuf.

La gestion des forêts par l'ONF, prend en compte désormais pleinement les aspects environnementaux avec l'aide de ses partenaires dans un climat de confiance mutuelle.

2013-04-suivi-circa-valbo-600

Des naturalistes opiniatres... mais frigorifiés !

Le lendemain, dimanche 31 mars, le même type d'opération était reproduit en Oisans avec des agents de ce secteur du Parc national des Ecrins, des membres de la LPO et un agent de l'ONCFS.

Le secteur de prospection s'est étendu de Bourg d'Oisans à Allemont. Un couple de circaète a rapidement été détecté dès 7h30 le matin, transi sous les giboulées. Trois nouveaux oiseaux ont survolés les observateurs un peu plus tard. L'après-midi s'est achevé par un dernier contact au dessus du barrage d'Allemont.

Cette journée a également été l'occasion de voir passer quelques oiseaux peu communs dans la plaine dont 3 mâles de busard des roseaux, probablement en migration.

Lire aussi :

Observation collective des circaètes - avril 2012
Dans le Valbonnais, cinq des six couples connus sont installés : leur localisation a été possible grâce à la mobilisation des bénévoles de la ligue de protection des oiseaux, invités par leur association et le Parc national des Écrins.

Une journée pour les circaètes en Valbonnais - avril 2011

Faire-part de naissance pour les circaètes du Valbonnais - septembre 2009

Circaètes d'altitude - 2011
Dans le Briançonnais, deux couples de circaètes Jean-le-blanc ont niché cette année de part et d'autre du col du Lautaret et élevé chacun un jeune jusqu'à l'envol. Une découverte et un record d'altitude pour la reproduction de ce rapace dans les Écrins.

 

Des zones humides protégées en Oisans

Imprimer

2013-01-zone-humide-vigDes arrêtés préfectoraux de protection de biotope ont été créés, avec l'appui des communes, pour préserver des tourbières, marais et autre tuffière qui constituent un patrimoine biologique important et reconnu

Les marais, tourbières et tuffières constituent un patrimoine biologique particulièrement riche et fragile... que ce soit en termes de ressource en eau et de réserve pour la biodiversité, pour des fonctions d'épuration ou encore pour leur intérêt paysager et touristique.

Alors qu'elles subissent d'importantes dégradations en France et en Europe, la préservation de ce patrimoine est une priorité affichée dans le département de l'Isère, par les services de l'État et le Conseil général.

2013-02-rif-tord-m-coulon
Le marais du Rif Tord

Grâce à un travail réalisé en 2009 par l'association Avenir, 13 zones humides ont été identifiés en Oisans pour être protégées. Six d'entre elles sont situées dans des communes de l'aire optimale d'adhésion du Parc national. C'est ainsi que les communes de Besse-en-Oisans, Mizoen et Clavans-en-Haut ont été consultées pour délimiter les zones à protéger et déterminer les usages à réglementer ou à interdire.

L'équipe de l'Oisans du Parc national des Écrins a apporté sa contribution et ses connaissances dans ces différentes phases de repérage et de concertation. Au final, toutes les communes ont délibéré favorablement sur les projets d'arrêtés préfectoraux de protection de biotope (APPB), de même que la commission départementale de la nature, des sites et des paysages.

2013-02-quirlies-p-saulay
Vallon des Quirlies

Outre ces milieux remarquables, 8 espèces protégées au niveau national et 8 au niveau régional sont concernées.

13 arrêtés préfectoraux de protection de biotopes, dont 6 situés en aire optimale d'adhésion du parc national des Ecrins, ont ainsi été signés les 8 octobre et 13 novembre 2012.

2013-01-appb-oisans
Cliquer sur l'image pour l'agrandir
Télécharger la carte

Ils viennent s'ajouter à l'arrêté du 26 novembre 1990 pris sur la commune de Saint-Christophe-en-Oisans au lieu dit Lanchatra-Les Soreillers qui permet notamment la préservation du Dracocéphale d'Autriche, une plante très rare dans les Ecrins.

Les arrêtés préfectoraux des 08 octobre et 13 novembre 2012 situés dans l'aire optimale d'adhésion du parc national des Ecrins sont :

- le site du marais du Rif Tord (communes de Besse-en-Oisans et de Mizoen),

- le site des tourbières de la vallée du Ferrand (commune de Clavans-en –Haut-Oisans),

- le site de la tourbière de l'envers du vallon du Quirly (commune de Besse-en-Oisans),

- le site du marais du col de la Valette (communes de Clavans-en –Haut-Oisans et de Besse-en-Oisans),

- le site du marais du col de Sarenne (communes de Clavans-en–Haut-Oisans et du Freney d'Oisans).

- Le site du marais de la tourbière de la Pisse (commune de Mizoen). Sur ce site très sensible, la circulation en VTT est interdite même sur le sentier (GR50).

Les autres sites concernent les communes du Freney d'Oisans, de Huez en Oisans, La Garde en Oisans, Oz en Oisans et Vaujany.

Réglementation en bref

La réglementation interdit globalement les travaux ou aménagements susceptibles de modifier l'aspect des lieux, la modification du régime des eaux, la circulation des véhicules à moteurs... Elle concerne aussi la circulation des personnes et des VTT qui doivent rester sur les pistes et sentiers prévus, ainsi que le bivouac, le camping ou encore l'usage du feu qui sont interdits. Renseignez-vous...

Les activités traditionnelles (pastoralisme, chasse...) et l'entretien des équipements existants restent libre à condition de ne pas contribuer à dégrader ces zones humides.

 

Entre faune et troupeaux, prévenir la transmission des maladies

Imprimer

2013-01-these-justine-vigUne thèse vétérinaire réalisée dans le Parc national des Écrins recense les principaux facteurs de risque liés à la transmission de maladies entre grands ongulés et cheptels domestiques en alpage. Un travail remarqué, assorti de fiches d'information et de prévention.

C'est un travail d'enquête et de synthèse des connaissances qu'a réalisé Justine Dervaux, désormais docteur-vétérinaire.

2013-01-couv-fiches-maladie« Cheptel domestique et grande faune sauvage de montagne : risques liés à la transmission d'agents pathogènes et proposition de mesures de prévention dans le Parc national des Écrins » : tel est l'intitulé de ce travail, réalisé dans le cadre d'un partenariat entre le Parc national des Écrins et le pôle vétérinaire de l'Ecole Vetagro-Sup de Marcy-l'Etoile (anciennement Ecole nationale Vétérinaire de Lyon).

Il s'agit d'un véritable référentiel pour la prévention des risques de transmission de maladies en alpage.

Conduit sous la responsabilité de l'unité pédagogique « santé publique vétérinaire » de Vetagro-sup (professeurs Angeli Kodjo et Mars Artois), le travail était coordonné localement par le pôle « patrimoines » du service scientifique du Parc national (notamment Gilles Farny, chargé de mission faune et Michel Bouche, technicien patrimoine et vétérinaire de formation) en lien avec Thierry Durand, directeur-adjoint du Parc national... également vétérinaire de formation.

Cette thèse a été réalisée en partenariat avec les laboratoires départementaux d'analyses vétérinaires 05 et 38, les fédérations régionales des groupements de défense sanitaire (FRGDS PACA et Rhône-Alpes) et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Elle établit une synthèse des connaissances en épidémiologie environnementale vétérinaire dans ce domaine particulier et précise les principaux facteurs de risques liés à la transmission de maladies d'élevage entre grands ongulés et cheptels domestiques.

Mené dans un souci d'objectivité, de clarté et de rigueur scientifique, ce travail a reçu les félicitations du jury, lors de la soutenance de thèse qui s'est tenue le 21 décembre 2012 à Vetagro-Sup-Lyon.

2013-01-these-justine
Justine Dervaux, lors de la soutenance de sa thèse, entourée par (de droite à gauche), les professeurs Berland, Kodjo et Artois, et Thierry Durand, directeur-adjoint du Parc national... et docteur-vétérinaire de formation, maître de stage de Justine Dervaux au Parc national.

L'auteure a réalisé une synthèse bibliographique et mobilisé un collège d'experts vétérinaires pour définir les grilles d'évaluation des principales maladies. Elle traduit les grandes conclusions de ses travaux dans des fiches techniques de vulgarisation, actualisables, facilement compréhensibles et applicables sur le terrain. Ces dernières associent données scientifiques, actualité sanitaire et mesures concrètes de prévention.

Avec Anne-Lise Macle, graphiste au service communication du Parc national, elles ont organisé une mise en page claire qui aide à la compréhension de ce sujet ardu mais tout à fait essentiel pour prévenir la transmission des maladies entre les troupeaux et la faune sauvage.

Pour télécharger les fiches : icon Alpages : prévention de la transmission des maladies faune-troupeau (7.23 MB)

Pour les feuilleter en ligne

2013-01-fiches-maladies-alp

Ces fiches portent notamment sur la prévention de la maladie des abcès, du CAEV (arthrite-encéphalite caprine), des parasitoses internes, des pestiviroses, du piétin, de la tuberculose et de la salmonellose abortive ovine.

Elles constituent un support de dialogue et de pédagogie, notamment entre Parc national, groupements de défense sanitaire, vétérinaires, services techniques des chambres d'agriculture, bergers et éleveurs, ces derniers ayant vocation à être au cœur des dispositifs de prévention et de mise en place de bonnes pratiques en alpage.

Une première référence, point de départ d'un partenariat avec Vetagro-Sup-Lyon, qui a vocation à se renforcer dans les années à venir.


 

Comptage hivernal des bouquetins

Imprimer

2012-12-compt-hiver-vigAmbiance glaciale dans le Valgaudemar et en Vallouise, mercredi matin, pour les deux premiers comptages des ibex sur les zones d'hivernage. Dans le froid et la neige, les animaux bougent peu et sont donc plus difficiles à repérer.

 Peu de mouvements sur les zones d'hivernage des bouquetins, ce mercredi. "La montagne est bien plâtrée. Les bêtes ne bougeaient pas et étaient donc difficiles à observer" commente Jean-François Lombard, chef de secteur dans le Valgaudemar. Même constat en Vallouise où se déroulait également le premier comptage hivernal.

C'est la saison des amours. Aussi, en cette période du rut, mâles et femelles se retrouvent, ce qui permet de dénombrer l'ensemble de la population.

 Par -18 °c et un grand beau temps, entre le Rif du Sap et le vallon de la Condamine, 11 bouquetins ont été recensés : 3 adultes males, 4 adultes femelles, 2 éterlous et 2 cabris.

Huit agents du Parc national et un forestier ont participé à l'opération.

2012-12-compt-hiver600
2012-12-ibex-acces 2012-12-ibex295
Belle ambiance, tout au fond de la vallée du Valgaudemar où quelques bouquetins restent toute l'année, sur quelques vires rocheuses.

2012-12-compt-hiver-295Du côté de la Vallouise, huit bouquetins ont été répérés sur la même zone d'hivernage que ces derniers hivers : 2 femelles, 1 cabri, 1 éterlou, 2 mâles 2-4 ans et 2 mâles 4-8 ans.

"L'hiver dernier nous avions vu 17 bouquetins à cet endroit. Plus que cette année donc, mais ça ne veut pas dire pour autant qu'il y en a moins... La montagne est très chargée en neige en altitude et il y a peu de mouvement des animaux. Nous avons donc pu ne pas voir des bouquetins immobiles dans cet immense versant à la topographie très complexe" précise Thierry Maillet, chef de secteur en Vallouise.
Le prochain comptage de janvier donnera peut-être plus de précision ?
D'ici là, c'est à Champoléon et à Molines-en-Champsaur que se dérouleront les deux autres comptages de ce début d'hiver.
 

Du troupeau... aux chauves-souris

Imprimer

2012-troupeau-vigUne journée d'échanges avec les éleveurs a eu lieu dans le Valgaudemar pour favoriser des traitements sanitaires du bétail compatibles avec la biodiversité... Localement, les pratiques sont plutôt en accord avec les recommandations.

Rien n'est anodin dans la chaîne alimentaire. Ce qu'ingère le bétail se retrouve dans ses crottes, puis dans le sol et/ou dans les insectes qui les consomment... en enfin dans les chauve-souris qui s'en nourrissent à leur tour.

Une formation à destination des éleveurs des cantons de St Firmin et de Saint-Bonnet vient d'avoir lieu à la Chapelle-en-Valgaudemar, pour valoriser les bonnes pratiques de lutte antiparasitaire en lien avec la biodiversité. Cette rencontre, co-organisée par le Parc, la mairie et la chambre d'agriculture, a été financée par des crédits natura 2000 du site du Valgaudemar, dans le cadre des mesures de conservation des chiroptères.

2012-12-sanitaire295 2012-12-microsc295

Cette journée, a été animée par Dominique Gauthier, directeur du laboratoire départemental d'analyses vétérinaires des Hautes-Alpes et a permis d'échanger en s'appuyant sur les pratiques de la douzaine d'éleveurs présents, essentiellement ovins. De fait, tous les éleveurs ne pratiquent pas des traitements systématiques. De plus, un traitement à l'entrée en bergerie, comme le pratique la plupart des professionnels présents, a l'avantage de ne pas disperser dans l'environnement les rémanents des traitements qui peuvent avoir un impact environnemental jusqu'à 5 mois après le traitement. C'est essentiel et c'est ainsi que, localement, les pratiques sont globalement adaptées.

Concernant les traitements, des alternatives existent. Elles feront l'objet d'une rencontre spécifique avec les éleveurs, intéressés par cette démarche et qui souhaitent approfondir ces sujets.

En effet, l'utilisation trop fréquente de certains traitements médicamenteux peut se révéler préjudiciable car elle entraine une moindre immunité des animaux, la résistance de nombreux parasites et la moindre efficacité des préparations.

2012-12-bousier-m-coulonDe plus, son impact sur la chaine alimentaire est important : la présence de résidus dans les crottes des troupeaux impactent d'abord les coprophages (dont le bousier est le représentant le plus connu).

En cascade, les animaux présents au sommet des chaines alimentaires incluant les insectes (oiseaux, chauve-souris) vont être touchés. Le lindane, un organo-chloré, interdit depuis bien longtemps a encore aujourd'hui des répercussions, sur les rapaces notamment.

Les bousiers sont aussi des auxiliaires précieux en agriculture, en accélérant l'intégration des déjections dans le sol et en apportant des bactéries qui minéralisent l'azote organique du sol.

L'immunité des jeunes ruminants, qui les protégera tout autant que les médicaments, est un facteur clé. Elle s'acquiert par l'ingestion et l'hébergement d'une faible quantité de parasites. Cette "prémunition" sera bénéfique dans l'équilibre dynamique qu'elles créent entre le parasite et son hôte. La présentation a permis de mettre en avant la coprologie (étude des excréments) comme diagnostic de l'état sanitaire réel des troupeaux. Cette approche permet de choisir de traiter (ou pas) en fonction de l'état sanitaire du troupeau. Elle est soutenue par la Région PACA au travers de la FRGDS qui offre la gratuité de la démarche aux éleveurs qui souhaitent la pratiquer.

2012-oiseau-pascal-saulay 2012-12-c-souris-f.schwaab
Les animaux présents au sommet des chaines alimentaires incluant les insectes (oiseaux, chauve-souris) sont concernés par les pratiques agricoles.

 

Des espaces de quiétude pour le tétras lyre

Imprimer

2012-10-info-vigTrois nouvelles zones ont été "protégées" du passage des skieurs sur un itinéraire de ski de randonnée, à l'Argentière-la-Bessée. Un dispositif expérimental mis en œuvre depuis l'an dernier par la commune, le réseau Natura 2000 et le Parc national.

Pendant l'hiver, pour économiser son énergie au maximum, le tétras lyre ne se déplace pour se nourrir que 4 heures par jour. Le reste du temps il est immobile dans un igloo ou sur une branche d'arbre. Le déranger l'oblige à s'envoler et à dépenser de l'énergie inutilement.

2012-01-dessin-ski-tetras

Afin de limiter ces dérangements par les skieurs de randonnée sur le site très fréquenté de la crête de la Seyte, dans le bois du simon de l'aigle, une expérience est menée conjointement par la commune de L'Argentière-la-Bessée, le réseau Natura 2000 et le Parc national des Écrins.

"Il s'agit d'une expérience de mise en place de défens de petites dimensions qui contraignent très peu les skieurs et, nous l'espérons, donneront aux tétras des zones de quiétude suffisantes pour passer l'hiver dans de bonnes conditions" résume Thierry Maillet, chef du secteur du Parc national en Vallouise.

Deux étraves avaient été mises en place au cours de l'été 2011 et trois autres viennent d'être installées en octobre 2012.

2012-10-etrave


2012-10-fanion 2012-10-fanion-tetras
L'hiver dernier, des fanions ont été installés par Emilie Genelot, animatrice du site Natura 2000 et Thierry Maillet du Parc national des Écrins pour signaler la zone de protection.

Le dispositif est maintenant entièrement réalisé : les 5 zones qui semblent être les plus fréquentées par les tétras sont désormais protégées.

Il reste maintenant aux skieurs à les respecter et, au Parc national, à évaluer leur efficacité.

2012-10-trace-envol
L'objectif est d'éviter au maximum l'envol des tétras lyre, contraints de fuir au passage des skieurs... en puisant dans leurs faibles réserves d'énergie qu'ils doivent entretenir tout au long de l'hiver.

Pour en savoir plus sur l'opération, lire aussi :
Des zones de refuge pour les tétras-lyre - janvier 2012
Pour préserver cet oiseau dont l'espèce est fragilisée dans les Alpes, une expérience est menée sur un itinéraire de ski de randonnée en Vallouise associant des installations sur le terrain et des documents d'information.

 

Débroussaillage dans l'alpage - octobre 2012
Un chantier pédagogique a été mené avec des étudiants en gestion et protection de la nature sur l'alpage du vallon, à Réallon. Une action concrète utile pour le pastoralisme et... les tétras lyre !

 

Débroussaillage dans l'alpage

Imprimer

2012-09-chantier-vigUn chantier pédagogique a été mené avec des étudiants en gestion et protection de la nature sur l'alpage du vallon, à Réallon. Une action concrète utile pour le pastoralisme et... les tétras lyre !

C'est une belle équipe de quatorze étudiants, encadrés par des agents du Parc national des Écrins qui, pendant trois jours, ont débroussaillé une surface significative de rhododendrons sur l'alpage du vallon, à Réallon : un projet pédagogique doublé d'un chantier de génie écologique qui s'est déroulé dans l'Embrunais, du 24 au 27 septembre. Le Parc national des Écrins a accueilli une promotion du BTS GPN (Gestion et protection de la nature) du centre de formation de la Côte-Saint-André.

2012-09-chantier1

Depuis quelques années, l'un des versants de l'alpage du vallon, à Réallon, est progressivement envahi par les rhododendrons. Cet embroussaillement diminue la surface pastorale, empêche le passage des ovins et diminue les potentialités de reproduction du tétras lyre.

En effet, ce galliforme a besoin d'une strate herbacée dominante de 25 à 50 cm de haut, avec seulement 20 à 30 % de recouvrement ligneux. Cette zone avait d'ailleurs été identifiée dans une mesure agro-environnementale et faisait l'objet d'un report de pâturage après le 15 août pour permettre l'élevage des jeunes tétras.

A l'initiative d'une ancienne bergère de cet alpage, elle-même issue du centre de formation de la Côte Saint-André, un projet de chantier pédagogique a vu le jour l'an dernier avec deux objectifs : d'une part, restaurer un milieu plus favorable aux ovins et au tétras, d'autre part, confronter les étudiants à une expérience professionnelle avec une problématique, une recherche de solution et un mode d'organisation.

2012-09-chantier2

C'était aussi l'occasion de confronter leurs avis avec ceux d'autres professionnels, bergers et agents de l'environnement, et de profiter des animations proposées par le CERPAM et le Parc national des Ecrins en fin de journée.

2012-09-salle295 2012-09-dehors295

Accompagnés par les agents du Parc national des Écrins, ce sont donc 14 paires de bras qui, durant 3 jours, ont affronté 2 heures de trajet pédestre quotidien, une météo capricieuse et la résistance des pieds de rhododendrons dans cet alpage de montagne.

2012-09-groupe

Bilan positif pour tous : les objectifs pédagogiques sont atteints et les étudiants ont pu confronter à la réalité les hypothèses annoncées dans leurs propositions.

Côté milieu, la surface débroussaillée est importante et bien visible, même s'il reste beaucoup à faire.

Les échanges entre étudiants, formateurs, bergers, agents du CERPAM et du Parc ont été denses et constructifs.

Une expérience à renouveler en 2013...

Lire le compte-rendu enthousiaste réalisé par les étudiants
"Quatre jours, cela paraît insuffisant certes, la relève sera peut-être assurée par les promotions futures... Notre sentiment : la satisfaction du travail exécuté. Au vu des clichés "Avant/ Après", le fruit de notre labeur se voit." !

2012-10-zone-debroussaillee

Lire aussi :

Réallon : débroussailler pour le tétras lyre - juillet 2012

Des travaux de débroussaillement sont prévus à la suite d'un diagnostic réalisé sur l'alpage du vallon par des agents de l'environnement qui se formaient à l'analyse des habitats de reproduction pour ce galliforme.

 

Des zones de refuge pour les tétras-lyre - Janvier 2012

Pour préserver cet oiseau dont l'espèce est fragilisée dans les Alpes, une expérience est menée sur un itinéraire de ski de randonnée en Vallouise associant des installations sur le terrain et des documents d'information.

Fiche ressources "jeunes découvreurs" : le tétras-lyre

2012-01-cahier-gall-couvTélécharger : icon Le cahier Galliformes de montagne - 2006 (4.29 MB)

Un cahier thématique consacré à ces oiseaux emblématiques a été réalisé en 2006. Il s'inscrit dans la collection "Territoire Ecrins", initiée avec un premier numéro sur les glaciers et conçue pour partager des connaissances et l'expérience des personnels en charge de la conservation des patrimoines avec les acteurs, habitants et utilisateurs de cet espace naturel protégé.

 

Télécharger : Fiche technique icon Pastoralisme - tétras-lyre et pastoralisme (1.12 MB)

 

 

 


 

Des vautours et des observateurs !

Imprimer

2012-08-compt-vf-vigLe 17 août dernier, tout le monde était au rendez-vous : quelque 130 personnes, amateurs, professionnels et public curieux ont pu observer plus de 250 vautours fauves entre le Haut-Dauphiné et les Écrins, grâce des conditions météorologiques optimales pour les oiseaux.

La situation météorologique très favorable (beau et chaud, très chaud même !) a permis la mise en oeuvre de l'opération dans les meilleures conditions pour les observateurs.

Le comptage estival des vautours fauves est l'occasion de réaliser un état des lieux de la présence de l'espèce mais aussi de la faire connaître en partageant des moments d'observation avec le public. Dans le Haut-Dauphiné et les Écrins, ce sont plus de 130 personnes qui ont apporté leur contribution aux différents postes d'observation installés dans le territoire.

2012-08-compt-vf-600

Les très puissantes pompes générées par des températures caniculaires ont favorisé les courants ascendants et donc les vols en haute altitude... Les planeurs et autres parapentes ont également bien visualisé ce contexte !

" Sur les dortoirs désormais bien identifiés, les oiseaux sont revenus pour s'y remiser. Certains arrivaient en début d'après-midi tandis que d'autres se présentaient sur les parois refuges plus tardivement. Des mouvements ont encore été observés après 20 heures.

Quelques « bivouacs » dispersés avec 2 ou 3 vautours ont pu être repérés dans l'Embrunais, le Valgaudemar ou le Champsaur. Il paraît donc évident que des situations analogues existent ailleurs.

De même, malgré le grand nombre d'oiseaux sur les dortoirs et la taille des vautours, ces reposoirs nocturnes peuvent parfaitement passer inaperçus " analyse Christian Couloumy, coordonnateur des programmes rapaces du Parc national des Écrins.

256 vautours fauves ont été observés sur la zone recensée (contre 215 à la même époque en 2011) : les grands rapaces sont toujours là, et bien là !

2012-08-compt-vf-carte

On constatera sur la carte 2 pôles principaux de rassemblement.
- Au nord : le plateau d'Emparis/Grandes Rousses avec près de 300 vautours fauves auxquels se mêlent plus ou moins régulièrement gypaètes, vautours moines et aigle royal. Les oiseaux de Basse-Maurienne (Savoie) sont à considérer comme appartenant au même groupe. Les données concernant ces oiseaux « hors zone Ecrins » sont donc présentées dans les résultats de ce bilan.
- Au sud : les montagnes pastorales bordant le massif des Ecrins avec près de 130 oiseaux ce 17 août 2012.

Trois « gros » dortoirs recensés dans le Haut-Dauphiné. Ils sont situés en altitude et deux d'entre eux sont exposés à l'est, bénéficiant ainsi des premiers rayons du soleil qui, réchauffant l'air, le mettent en mouvement.

2012-08-compt-vf-obs

Pour avoir plus de détails sur les résultats du comptage et lire les témoignages des observateurs : icon Vautours fauves : prospection août 2012 (4.48 MB)

... pour les gypaètes barbus, rendez-vous samedi 6 octobre

Il s'agira alors d'un comptage international. L'organisation sera semblable à celle des années précédentes, en espérant couvrir au mieux le territoire.

Les observateurs seront mobilisés dans l'ensemble des Alpes (Haute-Savoie, Savoie, Alpes de Haute-Provence et Alpes Maritimes mais aussi Autriche, Italie, Suisse, Allemagne, Slovénie) afin de couvrir au mieux la chaîne alpine.

Le nombre de gypaètes potentiellement présents sur les Alpes augmente chaque année grâce aux lâchers et aux naissances dans la nature.

Cette journée permet de compter un nombre d'oiseaux minimum sur l'arc alpin mais surtout de dynamiser, animer et former le réseau d'observateurs.

Dans les Écrins et le Dauphiné, pour en savoir plus et pour participer à ces opérations, contactez Christian Couloumy - 06 21 30 48 55 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Lire aussi :

Quand les vautours regagnent leurs dortoirs... septembre 2011

 

Réglementation du vol à voile

Imprimer

2012-08-reglementation-vigLes discussions menées avec la Fédération française de vol à voile ont permis de trouver un accord en cohérence avec les orientations et les objectifs de la future charte du parc.

Une nouvelle loi réformant les Parcs nationaux nécessitait en effet que l'on revoit les mesures d'application de la réglementation de certaines pratiques sportives. Le décret découlant de cette loi précise que le survol du cœur du parc à moins de 1000 m du sol en aéronef non motorisé est réglementé.

Les objectifs majeurs sont de préserver le caractère sauvage du parc national et aussi d'éviter le dérangement de la faune, notamment lors de sa reproduction. L'arrêté du 20 juillet 2012, pris par le Directeur, réglemente donc la pratique du vol à voile dans le cœur du parc sur ces bases là, en limitant le survol à des cheminements de 1000 m de large et à une altitude supérieure à 2800 m.

En aire d'adhésion, la convention qui va prochainement voir le jour détermine la manière de collaborer ensemble sur l'évaluation de la pratique dans le parc et sur la pédagogie à développer auprès des pilotes. Un poster sera affiché dans les aérodromes et les agents du parc organisent déjà des séances de sensibilisation, particulièrement à Saint-Crépin, l'une des bases de décollage permettant de survoler le massif. Ce sera la troisième convention passée avec les représentants de sports de nature après celle de l'alpinisme-escalade-canyonisme et celle du vol libre (parapente-delta).

Pour plus de renseignements, vous pouvez lire l'article concernant le vol libre "Vol au-dessus d'un Parc national" ainsi que celui concernant l'alpinisme "Alpinisme et escalade : la convention est signée".

Vous pouvez aussi télécharger icon l'arrêté du Directeur concernant le vol à voile
et sa icon carte.

2012-08-reglementation-1

 

Des vautours à observer !

Imprimer

2012-07-vautour-vigVous pouvez participer à l'opération de comptage des vautours fauves qui aura lieu le vendredi 17 août dans les Alpes... et notamment sur les secteurs du Parc des Écrins

C'est à l'heure où les vautours fauves regagnent leur dortoir que les observateurs seront à leurs postes, vendredi 17 août dans l'ensemble des Alpes.

L'opération s'inscrit dans le cadre d'un recensement des vautours fauves en estive sur le massif alpin (icon Comptage vautours 2012 - carto).

Cette opération est également l'occasion de repérer ou de confirmer les dortoirs de ces oiseaux en estive dans la zone Ecrins/Haut-Dauphiné. Vous pouvez y participer !

Des animations pour le grand public et des sites d'observations sont prévus dans les différents secteurs du Parc national des Écrins :

Pour connaître les lieux et horaires des rendez-vous, téléchargez le planning (icon Comptage vautours 2012 - organisation) ou contactez directement les équipes du Parc national :

en Oisans - tél. 04 76 80 00 51 et en Valbonnais - tél. 04 76 30 20 31

dans l'Embrunais - tél. 04 92 43 23 31, le Briançonnais - tél. 04 92 21 08 49, dans le Champsaur - tél. 04 92 55 95 44 et le Valgaudemar - tél. 04 92 55 25 19

2012-07-vautour-cc

Les vautours sont des rapaces qui vivent en groupe. Ils passent la nuit dans des parois escarpées. Ils partent le matin quand les conditions météorologiques sont favorables (vent) et reviennent de leurs prospections journalières en fin d'après-midi. « Les vautours y sont fidèles, année après année d'après ce que nous observons depuis leur retour dans les Grandes Alpes » souligne Christian Couloumy, coordonnateur des programmes rapaces pour le Parc national des Écrins et de cette opération pour la zone Écrins/Haut-Dauphiné.

201-07-vautours-gpe-photo-C

2012-07-gypa-mc-295... pour les gypaètes barbus, rendez-vous samedi 6 octobre

Il s'agira alors d'un comptage international. L'organisation sera semblable à celle des années précédentes, en espérant couvrir au mieux le territoire.

Les observateurs seront mobilisés dans l'ensemble des Alpes (Haute-Savoie, Savoie, Alpes de Haute-Provence et Alpes Maritimes mais aussi Autriche, Italie, Suisse, Allemagne, Slovénie) afin de couvrir au mieux la chaîne alpine.

Le nombre de gypaètes potentiellement présents sur les Alpes augmente chaque année grâce aux lâchers et aux naissances dans la nature.

Cette journée permet de compter un nombre d'oiseaux minimum sur l'arc alpin mais surtout de dynamiser, animer et former le réseau d'observateurs.

Dans les Écrins et le Dauphiné, pour en savoir plus et pour participer à ces opérations, contactez Christian Couloumy - 06 21 30 48 55 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Réallon : débroussailler pour le tétras lyre

Imprimer

2012-06-formation-gal-vigDes travaux de débroussaillement sont prévus à la suite d'un diagnostic réalisé sur l'alpage du vallon par des agents de l'environnement qui se formaient à l'analyse des habitats de reproduction pour ce galliforme.

C'est à Réallon qu'a eu lieu la deuxième session de formation au diagnostic de la qualité des habitats de reproduction du tétras lyre, organisée par l'Office national de la chasse et de la faune sauvage avec la collaboration des parcs nationaux des Écrins et du Mercantour.

2012-06-formation-galli4

2012-06-form-gallli295Formation franco-italienne

Cette formation a réuni plus de trente personnes en juin dernier : agents des parcs nationaux, du parc naturel régional des Bauges, de l'Office national des forêts, de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et des fédérations départementales des chasseurs.

Ils étaient accompagnés d'agents des espaces protégés italiens, dans le cadre d'une harmonisation des méthodes utilisées de part et d'autre de l'arc alpin pour la gestion des espaces pastoraux et la conservation de la biodiversité que l'on y rencontre.

2012-06-formation-galli1

Accueillis au gîte des 3 cols aux Gourniers pour une première partie en salle, tous ont ensuite expérimenté la méthode de diagnostic l'après-midi dans l'alpage du Vallon. A la suite du diagnostic réalisé, des travaux de débroussaillement seront réalisés à l'automne dans cet alpage pour permettre aux poules de tétras lyre d'y trouver à nouveau des conditions optimales pour s'y reproduire.

2012-06-formation-galli3

2012-06-formation-galli2

Voir aussi :

Des zones de refuge pour les tétras-lyre - Janvier 2012

Pour préserver cet oiseau dont l'espèce est fragilisée dans les Alpes, une expérience est menée sur un itinéraire de ski de randonnée en Vallouise associant des installations sur le terrain et des documents d'information.

Fiche ressources "jeunes découvreurs" : le tétras-lyre

2012-01-cahier-gall-couvTélécharger : icon Le cahier Galliformes de montagne - 2006 (4.29 MB)

Un cahier thématique consacré à ces oiseaux emblématiques a été réalisé en 2006. Il s'inscrit dans la collection "Territoire Ecrins", initiée avec un premier numéro sur les glaciers et conçue pour partager des connaissances et l'expérience des personnels en charge de la conservation des patrimoines avec les acteurs, habitants et utilisateurs de cet espace naturel protégé.

 

Télécharger : Fiche technique icon Pastoralisme - tétras-lyre et pastoralisme (1.12 MB)

 

 

 

 

Télécharger la fiche "Chuut, c'est l'hiver" : icon Dépliant Chuut - traces douces (2.81 MB)

Un document de sensibilisation au respect de la faune et des patrimoines de l'hiver réalisé dans le cadre des opérations "chuut" et "Traces douces"

 

Des carottes et des ânes... au service de l'archéologie

Imprimer

2012-07-palluel-carot-vigC'est à dos d'âne que le matériel nécessaire pour un carottage de sédiments a été acheminé dans la haute vallée de Freissinières. La mémoire contenue dans les fonds des lacs de Palluel et Faravel intéresse les archéologues qui travaillent dans ce secteur.

2012-07-palluel-vert-295Ce sont des carottes un peu particulières que sont allés récolter, dans deux lacs d'altitude du Parc national des Écrins, les scientifiques d'EDYTEM (Environnements, DYnamiques et TErritoires de la Montagne), du centre Camille Jullian (archéologie - CNRS-AMU) et de l'IMBE (Institut Méditerranéen de Biodiversité et d'Ecologie marine et continentale).

Les 12 et 13 juillet derniers, ils ont prélevé quelques « carottes » de sédiments au fond des lacs de Palluel et Faravel.

L'objectif de cette mission commune entre les deux laboratoires de recherche, dans le cadre du projet FRECHALP porté par Florence Mocci, archéologue du Centre Camille Jullian, est de reconstituer les environnements passés de la haute vallée de Freissinières, en lien avec les recherches en cours sur les sites archéologiques proches, grâce à la « mémoire » que constituent les sédiments.

2012-07-palluel-carot-295 2012-07-palluel-carot-anes

La « récolte » au fond de l'eau nécessite un matériel particulier. L'équipe s'est donc attachée les services de trois ânes pour acheminer les 150 kg de matériel nécessaires jusqu'au lac de Palluel.... Une partie du matériel a ensuite été portée à dos d'homme, le sentier entre Palluel et Faravel ne permettant pas le passage d'ânes avec leur bât.

2012-07-palluel-carot-600

Ainsi, deux carottes d'environ 20 cm ont pu être extraites du lac de Palluel, et 5 carottes dont 2 d'environ 60 cm ont été extraites du lac de Faravel.

Les chercheurs espèrent ainsi acquérir une meilleure connaissance des populations montagnardes vivant et travaillant dans ces milieux de haute montagne depuis 10 000 ans, mais aussi des fluctuations glaciaires locales depuis les dernières grandes glaciations ainsi que de l'histoire forestière locale, en lien avec le pastoralisme et les usages des ressources montagnardes (exploitations du bois, des mines, ...)

"Get the Flash Player" "to see this gallery."

A l'occasion de cette prospection, les archéologues ont aussi découvert un éclat de silex...

Pour en savoir plus :

Une conférence-projection aura lieu mercredi 15 août à 17h30 à la Maison du Parc national des Écrins à Vallouise : "Il y a 10 000 ans... archéologie et paysage dans le massif des Écrins" animée par Florence Mocci, Kevin Walsh et Claudia Defrasne, les archéologues qui travaillent depuis plusieurs années en Vallouise.

Voir aussi le site internet du Centre Camille Jullian

 Lire l'article : De l'art rupestre dans les Écrins (2010)

Après des pointes de silex, ce sont des peintures rupestres qui ont été découvertes en Vallouise cet été, sur l'un des sites prospectés par les équipes d'archéologues français et britanniques.

Une montagne parcourue depuis la préhistoire

Une pointe de flèche en silex (juillet 2010)

Une belle découverte pour les archéologues qui, depuis une dizaine d'années, travaillent dans les hautes vallées du Parc.

 

Consulter le site internet du centre Camille Jullian, laboratoire d'archéologie méditerranéenne et africaine de l'Université de Provence, du CNRS et du Ministère de la Culture

Consulter des informations sur le programme de recherche "Occupation et exploitation des massifs montagneux dans le Sud-Est de la France"

Consulter le site internet du département d'archéologie de l'Université de York

et les blogs des équipes britanniques
 

La mémoire des lacs

Imprimer

2012-lacs-vigA la Muzelle et à Plan Vianney, six opérations sont programmées à différentes saisons, à la recherche de traces de PCB. Éloignés des sources de pollution, ces deux lacs de l'Oisans devraient constituer une référence « basse » dans l'étude des transferts de polluants.

Comment un polluant qui arrive du ciel, se retrouve t-il dans l'eau, dans une algue puis dans un petit crustacé et enfin dans un poisson ou encore dans les sédiments d'un lac... ?

Pour comprendre les modes de transfert des polluants, des prélèvements et des manipulations sont réalisés dans deux lacs de l'Oisans, à la Muzelle et à Plan Vianney.

2012-06-lacs-muz600

Les chercheurs s'intéressent plus particulièrement aux PCB (Polychlorobiphényles) et à l'historique des traces de contamination qu'ils vont pouvoir déceler dans ces lacs d'altitude, dans des zones éloignées des sources de pollution.

2012-07-prelevts-lacs-pne

Emmanuel Naffrechoux est un « chimiste de l'environnement ». Avec l'équipe du Laboratoire Chimie Moléculaire et Environnement (LCME– Université de Savoie), il traque les molécules de PCB (ou pyralène), interdit en France depuis 1987 mais dont la contamination est planétaire.

Synthétisé en 1890 aux États-Unis, ce produit a été utilisé dans l'industrie et nombre d'appareils de la vie courante comme les transformateurs électriques, les radiateurs à bain d'huile... Connu pour ses qualités anti-corrosives, il a aussi été largement employé comme « protecteur », à l'air libre... Peu volatils, les PCB sont malgré tout présents dans l'atmosphère et déplacés par les courants aériens, on en retrouve aujourd'hui dans la glace des pôles, dans les glaciers, dans certains lacs et rivières... et donc dans les poissons !

Les études en cours ont pour objet de « comprendre comment le poisson se contamine » résume le chercheur, en fonction de la température de l'eau, de sa composition...

"Get the Flash Player" "to see this gallery."

Les chimistes travaillent avec des biologistes et des sédimentologues et c'est ainsi que les équipes du LCME (Laboratoire Chimie Moléculaire et Environnement – Université de Savoie), du CARRTEL (Centre Alpin de Recherche sur les Réseaux Trophiques et Ecosystèmes Limniques – INRA de Thonon-les-Bains) ou encore d'EDYTEM (Environnements Dynamiques et Territoire de montagne – CNRS-UNiversité de Savoie) collaborent sur ces sujets de recherche.

Cette étude scientifique, co-financée par la Région Rhône-Alpes, relève aussi d'un travail de doctorat sur le transfert des PCB dans les réseaux trophiques de lacs d'altitude. Elle s'inscrit dans les suivis du réseau des lacs sentinelles dont le Parc national est l'un des initiateurs à l'échelle des Alpes.

A la recherche des molécules

Les lacs de la Muzelle et de Plan Vianney sont assez proches sur le plan géographique mais présentent des caractéristiques physiques et environnementales très différentes.

« Les matières organiques qui se trouvent dans le lac ont sans doute une influence sur la forme que prend le polluant dans le lac » estime Emmanuel Naffrechoux.  Parmi les postulats des chercheurs : bénéficier du milieu " simplifié " des lacs d'altitude pour repérer le " bruit de fond " de la pollution et mieux cerner le facteur principal d'accumulation du PCB dans les organismes vivants. " Ce qui est très difficile dans un fleuve ou dans un grand lac ".

Chaque opération sur ces sites d'altitude prend des allures de véritable expédition nécessitant parfois l'héliportage de certains matériels mais toujours une grosse organisation pour les chercheurs, soulagés de s'appuyer localement sur le Parc national et ses agents.

2012-06-lacs-pne-2-295 2012-06-lacs-pne295

" Le soutien du Parc des Écrins est essentiel pour nous " insiste Emmanuel Naffrechoux. " On ne pourrait pas faire cela ailleurs ". L'aide logistique, les connaissances accumulées sur le lac de la Muzelle grâce aux travaux d'autres laboratoires et l'ensemble des données collectées par les agents du Parc (prélèvements de poissons, de phyto et zoo plancton) au fil des années s'intègrent dans l'étude.

2012-06-lacs-hiver600

Des carottages de sédiments ont eu lieu aux mois d'avril et de mai, alors que les lacs étaient encore couverts de neige. S'il est nécessaire de creuser à travers le manteau neigeux pour accéder à l'eau puis aux sédiments, les déplacements sur le lac jusqu'aux lieux de prélèvements sont ainsi facilités. Une simple barque n'est pas toujours suffisante compte tenu de la longueur de certains appareils de carottage.

2012-06-manip-hiver600

Chimistes et biologistes ont installé un véritable laboratoire à ciel ouvert pour réaliser un certain nombre d'analyses sur le site même des prélèvements.

" Nous utilisons des techniques inhabituelles. Dès lors que les PCB se trouvent normalement ici à l'état de traces, nous devons prélever de grosses quantités d'eau en volume suffisant pour que l'on puisse repérer la réactivité des molécules ". Pour le chimiste, c'est un peu comme " chercher des aiguilles dans une botte de foin ".

2012-06-lacs-295 2012-lacs-tournage-295
Claude Andrieux (Nomade production) réalise actuellement un documentaire sur les lacs d'altitude. L'équipe de tournage a suivi les chercheurs dans leurs travaux sur les sites de l'Oisans.

2012-06-lacs-labo-etet-600

Pendant deux jours à la fin du mois de juin, chimistes et biologistes ont repris leurs quartiers en Oisans pour poursuivre leurs travaux. Ils promettent quelques éléments de résultats pour l'automne prochain.

Laboratoires concernés : Emmanuel Naffrechoux du LCME (Laboratoire Chimie Moléculaire et Environnement – Université de Savoie) ; Marie-Elodie Perga du CARRTEL (Centre Alpin de Recherche sur les Réseaux Trophiques et Ecosystèmes Limniques) – INRA de Thonon-les-bains ; Fabien Arnaud du laboratoire EDYTEM (Environnement et Dynamique des Territoires de Montagne)-CNRS-Université de Savoie

 Logo-Region-RA-150
Avec le soutien financier de la Région

Pour en savoir plus, lire aussi :

Dans les coulisses des lacs de l'Oisans - Novembre 2011

Pour devenir une référence dans le réseau des lacs sentinelles, le lac de la Muzelle vient de faire l'objet de mesures spécifiques. Les suivis habituels ont été réalisés au Lauvitel et à Plan Vianney.

De la vie dans les lacs glaciaires ? - octobre 2011
Dans le cadre du programme "lacs sentinelles", les premières mesures ont été réalisées dans les lacs d'Arsine, sous la houlette de l'ONEMA. Elles se poursuivent aussi au lac du Pavé qui, depuis l'an dernier, a perdu son névé.

La machine à remonter le temps - juin 2011
Des chercheurs ont prélevé une carotte d'environ 15 mètres de sédiments au fond du lac du Lauvitel, avec l'aide d'agents du Parc national des Écrins. L'objectif : reconstituer l'histoire du site...

 

Un pavé dans le lac - août 2010

Jeu de mot facile pour retracer le travail au lac du Pavé, consistant à mesurer différents paramètres comme la température, les dimensions du lac, le zooplancton, les sédiments...

Des lacs sentinelles dans les Alpes - novembre 2010

Les premières bases d'un réseau de suivi des lacs de montagne ont été posées lors du séminaire technique organisé dans les Écrins au début du mois. Gestionnaires et universitaires ont défini ensemble les priorités et actions à mettre en œuvre.

Le dossier : Les lacs, miroirs fragiles des Écrins

Au même titre que les glaciers, les lacs sont emblématiques des paysages de montagne. Patrimoine esthétique et touristique inestimable, ils constituent également une ressource en eau qui mérite toute notre attention.

 

Des suivis pour les ongulés

Imprimer

2012-06-sero-chamois-vigLes chasseurs du Monêtier-Les-Bains et de Villar d'Arène se sont réunis avec des agents du Parc national des Écrins pour échanger sur les suivis sanitaires et les méthodes de comptage

Le suivi des ongulés en général et des chamois en particulier était à l'ordre du jour de la réunion du samedi 2 juin, organisée au Monêtier-les-Bains avec les chasseurs de cette commune et leurs homologues de Villar d'Arène.

Les résultats obtenus par l'analyse des prélèvements de sang et de rates qu'ils ont réalisé au cours de la période de chasse de l'automne 2011 leur ont été présentés.

2012-06-sero-chamois-bri

Près de 80 % des prélèvements ont pu être analysés par le laboratoire vétérinaire départemental et l'état sanitaire des populations de chamois s'avère globalement bon.

Une seule restriction, la présence d'anticorps « pestivirose » chez un quart des animaux : bien que ce chiffre soit en baisse par rapport aux années précédentes, on suppose que le virus de cette maladie d'origine ovine (d'après la récente thèse vétérinaire du Docteur Claire Martin) circule encore à bas bruit chez les chamois des Écrins.

Cette maladie dont on connaît mal les effets sur les animaux sauvages serait peut être à l'origine de la baisse des effectifs de chamois sur la Guisane et la Haute Romanche constatée entre 2006 et 2010.

Les scientifiques insistent donc sur l'importance de poursuivre ces prélèvements, en répartissant l'effort de collecte sur d 'autres sociétés de chasse du territoire des Écrins.

Dans 4 ou 5 ans, de nouveaux prélèvements pourraient être renouvelés du côté du Monêtier et de Villar d'Arène.

Lire aussi

Chamois : diagnostics de santé - mai 2011
Le suivi des maladies des animaux sauvages est une préoccupation des gestionnaires d'espaces naturels, notamment pour ce qui concerne les interactions avec la faune domestique. Dans les Écrins, le chamois fait figure d'espèce "sentinelle" pour les maladies transmissibles entre ongulés. Des études récentes montrent l'existence de pestiviroses qui posent plusieurs questions.

La question des comptages

Concernant les grands comptages de chamois, ils ont été effectués jusqu'à présent, tous les six ans. S'ils permettent de constater un effectif minimum d'animaux à une date donnée, ils ne peuvent pas être un indicateur de changements écologiques car ils ne donnent pas d 'éléments suffisamment précis pour apprécier la variation des effectifs et pour dégager une tendance d'évolution.

C'est pour ces raisons que plusieurs réflexions, menées dans le cadre des réseaux nationaux tels le conseil scientifique des parcs de montagne ou l'observatoire de la grande faune et de ses habitats (OGFH) piloté par l'ONCFS, ont permis d'initier de nouveaux protocoles sur le suivi des ongulés de montagne. Ils permettront de disposer d'indicateurs annuels pour une aide à la gestion de ces animaux, notamment auprès des commissions départementales de la chasse et de la faune sauvage.

En outre, pour optimiser les méthodes mises en place, les tests sur les IPS seront poursuivis en collaboration étroite avec les chasseurs.

Lire aussi :

Comptage chamois : les méthodes évoluent - février 2009
Des évolutions dans les modes de comptages sont nécessaires. Depuis septembre 2008 et en lien avec les autres parcs nationaux de montagne, les agents des Écrins mettent en œuvre un nouveau protocole.

Suivi des chamois : échanges sur les méthodes - août 2011
Les parcs nationaux des Écrins et du Mercantour, en lien avec les fédérations de chasse, travaillent ensemble sur les nouveaux indicateurs d'évolution démographique de cette espèce, en test depuis trois ans.

 

A l'écoute du chant des bartavelles

Imprimer

2012-05-barta-valgo-vigSeulement sept mâles ont été entendus cette année sur le site de référence suivi tous les deux ans dans le Valgaudemar pour l'Observatoire des galliformes de montagne.

Le jour n'est pas encore levé quand l'équipe du secteur du Valgaudemar part pour le comptage de perdrix bartavelle sur l'adret de la vallée du Valgaudemar entre La Chapelle et Villar-Loubière.

Ce site est depuis 1984 l'un des 30 sites de référence de l'Observatoire des galliformes de montagne dans les Alpes, suivi tous les deux ans à raison de 3 journées de comptage à une semaine d'intervalle.

2012-05-barta-valgo-295b Les gardes sont répartis sur 5 territoires qu'ils parcourent hors sentier. Le versant est raide, on domine la vallée et notamment les Andrieux. C'est le moment des parades et les oiseaux sont contactés grâce au caquètement du mâle, stimulé par un petit appareil diffusant des chants préenregistrés : cette technique est appelée "repasse".
Le plus grand nombre de coqs observés lors de l'une des 3 journées permet d'estimer la tendance des effectifs.

Le premier comptage fin avril a été annulé pour cause de pluie. Le deuxième, les perdrix bartavelle n'ont pas daigné chanter (seulement 3 mâles entendus). Quant au dernier comptage du 11 mai, 7 contacts ont été notés, ce qui fait au final environ deux fois moins de mâle chanteurs qu'il y a deux ans.

2012-05-barta-archiv-295 2012-05-barta-valgo-295

Est-ce le temps peu clément de ce printemps ? Ou s'agit-il d'une diminution globale des populations, reflétant les fluctuations importantes d'effectifs qui peuvent exister chez cette espèce ? A suivre.

Rendez-vous dans deux ans pour le prochain comptage en espérant que les perdrix bartavelle seront au rendez-vous.

2012-05-barta-valgo-600
Quand le jour se lève, en dominant la vallée.
2012-05-valgo-600

 

Des bouquetins dans le brouillard

Imprimer

2012-05-compt-bouq-BRI-vigCe mercredi 2 mai a eu lieu le comptage des bouquetins des Cerces dans le Briançonnais. Il aura fallu près de trois ans et deux hivers cléments pour que la population des bouquetins des Cerces se remette peu à peu de l'hiver rigoureux de 2009/2010...

Malgré une météo très capricieuse où pluie, neige et nuages ont laissé peu de place à quelques éclaircies, les 26 participants ont pu effectuer le comptage réalisé chaque année à cette époque de l'année. 264 bouquetins ont été dénombrés malgré le brouillard qui peut avoir caché certains individus. En quelques chiffres :

- 107 étagnes,

- 111 mâles dont 66 de plus de 8 ans, 36 de 4 à 8 ans et 3 jeunes de 2 ou 3 ans,

- 11 éterles ou éterlous,

- 32 cabris,

- 3 bouquetins non identifiables en raison des conditions météo.

Plus qu'un dénombrement de la population, le comptage a surtout pour objectif de déterminer le taux d'étagnes suitées après l'hiver. Pour cette année celui-ci est de 3,3 (un cabri pour 3,3 femelles). L'hiver, malgré une période de grand froid qui a durée plus de 15 jours, a été clément pour les ongulés.

2012-05-compt-bouq-BRI-02

Etagne et cabri avant l'hiver

2012-05-compt-bouq-BRI-01

Avril 2012, l'hiver n'est pas fini !

La population de bouquetins des Cerces se remet progressivement de l'hiver 2009-2010 qui avait été particulièrement enneigé et long et au cours duquel les animaux s'étaient réfugiés sur les parties les plus basses où la ressource en herbe avait manqué. Près d'un quart de la population avait alors disparu, la quasi-totalité des cabris avait péri (7 cabris vus au printemps 2010).

Lire aussi l'article : Bouquetins des Cerces : un hiver de répit

2012-05-compt-bouq-BRI-03

Une équipe du comptage

 

La forêt "Vieille morte" et son AVENIR

Imprimer

2012-04-maraisbgoisans-vigLe conseil général de l'Isère met en place un nouvel espace naturel sensible dans le secteur de l'Oisans, le marais de Bourg d'Oisans. Un conservateur a été désigné, il s'agit d'AVENIR (conservatoire des espaces naturels de l'Isère). Le parc national des Ecrins est partenaire de l'association pour la mise en place de certaines actions.

Plus connu localement sous le nom de forêt de « Vieille morte », sur la commune de Bourg d'Oisans, l'espace naturel sensible du marais de Bourg d'Oisans s'est doté récemment d'un nouveau plan de gestion. Adopté par le comité de site qui regroupe l'ensemble des usagers du site (commune, chasseurs, forestiers, agriculteurs, naturaliste, professionnels du tourisme, gestionnaires des digues et canaux de l'Oisans...), ce plan de gestion a permis de faire un état des lieux des milieux et des espèces locales. Il propose aussi un programme d'action très précis pour protéger et mettre en valeur le site. De nombreuses espèces patrimoniales sont présentes ici. Pour la faune, les plus connues sont le crapaud sonneur à ventre jaune, le triton alpestre, la musaraigne aquatique, le muscardin, certaines espèces de chauves-souris, le pic noir et le pic épeichette. La flore n'est pas en reste avec une remarquable forêt alluviale et quelques belles stations de muguet.

Également situé sur le site Natura 2000 des « millieux alluviaux, pelouses steppiques et pessières de la plaine de Bourg d'Oisans », le marais de Bourg d'Oisans sera géré par le conservatoire des espaces naturels de l'Isère, AVENIR. Son travail consistera à mettre en place, pour le compte du conseil général de l'Isère, les actions figurant dans le plan de préservation et d'interprétation pour les 5 prochaines années. Le parc national des Ecrins sera partenaire d'AVENIR notamment en ce qui concerne ses missions de suivis d'espèces et de surveillance mais également parce qu'il est opérateur local Natura 2000.

2012-04-maraisbgoisans-01

2012-04-maraisbgoisans-02

Ainsi, mardi 24 avril dernier a eu lieu une visite sur site avec le Conseil Général, AVENIR et l'ensemble des agents du secteur de l'Oisans afin d'échanger sur les espèces présentes et les mesures qui seront mises en place sur le terrain rapidement ; notamment en ce qui concerne la sauvegarde de la population de sonneur à ventre jaune, en forte régression dans la plaine de Bourg d'Oisans.

Pour faire comprendre ce site particulier et ses enjeux, des sorties tout public seront organisées par le CG à partir de 2013.

 

Observation collective des circaètes

Imprimer

2012-04-circa-valbo-vigDans le Valbonnais, cinq des six couples connus sont installés : leur localisation a été possible grâce à la mobilisation des bénévoles de la ligue de protection des oiseaux, invités par leur association et le Parc national des Écrins.

La mobilisation a été efficace. À l'invitation de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) de l'Isère et du Parc national des Ecrins, 25 personnes dont deux agents du parc et un de l'ONF se sont retrouvées à Entraigues le samedi 31 mars pour observer le ciel et les arbres : leur mission (et ils l'ont acceptée !), localiser les aires (les nids) des couples de circaètes présents dans le secteur.

Après un petit « briefing » de présentation de l'espèce et de constitution des équipes, les observateurs se dispersent sur le terrain afin de tenter de localiser les couples de circaètes.

2012-04-circa-valbo600

Dès leur arrivée à la mi-mars, de retour d'Afrique, les circaètes commencent à choisir un site pour la reproduction puis à « recharger » une aire avec des branches qu'ils ramassent au sol ou dans les arbres pour construire une nouvelle aire ou améliorer une ancienne : on peut alors observer leurs déplacements autour de l'arbre qu'ils ont choisi, généralement un pin sylvestre, en début de matinée avant leur départ pour une journée de chasse aux serpents, leurs proies favorites.

2012-04-circa-r-chevalier
Circaète Jean le Blanc - photo R.Chevalier - Parc national des Écrins (archives)

Lorsqu'ils en ont capturé un, ils reviennent le manger généralement à proximité de l'arbre élu pour nicher, en milieu de journée, ce qui donne encore de précieuses indications sur leur lieu de nidification.

2012-04-circa-en-volAinsi, après une matinée d'observations assidues, le verdict tombe : sur les six couples choisis le matin, les cinq de la zone parc ont été « logés ».

Un beau résultat, obtenu en une seule petite journée ! 

Dans ce type de journée tout le monde s'y retrouve : les bénévoles de la LPO (re)découvrent le secteur du Valbonnais et la coordinatrice départementale des observations de circaètes pour la LPO, Françoise Chevalier, engrange de nombreux renseignements sur les sites ; dans le même temps, les agents du Parc national accumulent de précieuses informations pour le suivi ultérieur. Connaître les sites de nidification permet d'éviter que les couples ne soient dérangés pendant cette période cruciale de la reproduction qui s'étale du 15 avril au 15 septembre. Des travaux sur les sentiers à proximité des aires et les projets de coupes forestières peuvent en effet tenir compte de ces informations.

Le suivi de la reproduction permettra, si tout se passe bien,  d'observer... l'envol du jeune en fin d'été ! On vous tiendra au courant...

Vous pouvez transmettre vos observations :
Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Lire aussi :

Une journée pour les circaètes en Valbonnais - avril 2011

Faire-part de naissance pour les circaètes du Valbonnais - septembre 2009

Circaètes d'altitude - 2011
Dans le Briançonnais, deux couples de circaètes Jean-le-blanc ont niché cette année de part et d'autre du col du Lautaret et élevé chacun un jeune jusqu'à l'envol. Une découverte et un record d'altitude pour la reproduction de ce rapace dans les Écrins.

 

Du Sahara aux Écrins

Imprimer

2012-03-caraga-vig1Un capteur des poussières sahariennes a été installé parmi les appareils de mesures de la station d'étude de la pollution atmosphérique gérée par le Parc national des Écrins dans le Briançonnais. Il complète un réseau de six collecteurs en France et autour de la Méditerranée.

Un coup de vent au Sahara et... portées par les vents et les masses d'air, des particules de sable arrivent jusqu'à nous !

L'analyse de ces particules de poussières intéresse les chercheurs du Laboratoire Inter-universitaire des Systèmes Atmosphériques (LISA) qui étudient l'évolution des atmosphères.... terrestres et planétaires ! Outre les images satellites et sondes diverses qui apportent déjà beaucoup d'informations, ils s'organisent pour récupérer ces dépôts venus du désert, qu'ils retombent par sédimentation ou bien qu'ils soient lessivés de l'atmosphère par les pluies...

Un capteur automatique des poussières du Sahara

2012-03-v-instNom de code : CARAGA. Traduisez : collecteur automatique de retombées atmosphériques à grande autonomie.

Cet appareil est l'un des six collecteurs installés sur différents sites du sud de la France et du pourtour méditerranéen : de la Corse à Lampedusa, en passant par le Doubs, l'ïle du Frioul, Majorque et... les Écrins.

Depuis environ un an, l'un de ces collecteurs complète donc la panoplie des équipements de mesures atmosphériques (MERA) installés au-dessus du Casset, dans le Briançonnais.

Ainsi, plus aucune tempête dans le désert n'échappe à CARAGA...

« On a beaucoup travaillé sur les émissions en zone désertique et sur leur transport » explique Benoit Laurent, qui compte parmi les collaborateurs de ce programme au LISA (1). « On s'intéresse au dépôt des poussières sahariennes en Méditerranée occidentale et en France ».

Le système CARAGA a été spécifiquement conçu et développé par un ingénieur de la société ICARE avec les universitaires du laboratoire. Il est destiné à être installé en pleine nature et peut être autonome pendant plusieurs mois sans intervention... mais avec un minimum de surveillance quand même ! Or, au Casset, les agents du Parc national montent chaque semaine pour effectuer des relevés et vérifier que tout fonctionne correctement. « C'est important pour la qualité des mesures, et cette coopération avec le Parc des Ecrins est un vrai plus pour le programme de recherche » ajoute le chercheur. Sans compter l'aide concrète apportée par l'équipe du Parc pour acheminer les quelques 150 kg de matériel jusqu'à la station au printemps dernier.

2012-03-collecteur295 2012-03-instal295

Excepté au Casset, le système est mu par l'énergie solaire. Une à trois fois par semaine, selon la programmation, l'entonnoir qui permet de récupérer les retombées atmosphériques est rincé et les particules qui s'y étaient déposées sont récupérées sur un filtre fixé sur un plateau tournant. Ensuite, le plateau tourne et un nouveau filtre est prêt à recevoir l'échantillon suivant. Les particules lessivées de l'atmosphère par les eaux de pluies sont récoltées de la même façon.

Les particules retenues par le filtre sont alors pesées et certaines analysées par des méthodes chimiques.

Comprendre le transport des polluants sur de grandes distances

« Les poussières sahariennes sont faciles à repérer et à mesurer. De plus, ce sont de très bons traceurs atmosphériques parce qu'elles subissent peu de modifications chimiques pendant leur transport» ajoute Benoit Laurent.

2012-03-carte-600

2012-03-v-verifL'est de l'Europe et les massifs montagneux sont des routes caractéristiques pour le transport des panaches de poussières du Sahara. Ces phénomènes se produisent plus fréquemment à certaines périodes, au printemps et en été, notamment.

Avec le réseau CARAGA, il s'agit de compléter des informations utiles à la recherche fondamentale mais qui peuvent avoir des applications directes pour aboutir à des prévisions. Soutenu par l'ADEME, le programme doit permettre de comprendre le transport de polluants sur de grandes distances. En effet, ces poussières sont très souvent responsables des dépassements de seuils de particules fines, observés dans le sud de la France et qui altèrent la qualité de l'air...

Après les expérimentations de terrain, complétées par celles réalisées en laboratoire, il s'agit de réaliser les modèles numériques nécessaires aux prévisions. En montagne, du fait du relief, l'analyse des phénomènes atmosphériques est plus complexe. L'installation du Casset doit permettre aussi de vérifier si les modèles fonctionnent aussi dans ce type de site.

 

(1) Le LISA (Laboratoire Interuniversitaire des Systèmes Atmosphériques), UMR CNRS 7583 est une unité mixte des universités Paris-Est Créteil , Paris Diderot et du CNRS. Il fait partie de l'Observatoire des Sciences de l'Univers EFLUVE et de la Fédération de recherche IPSL.

Ses principaux thèmes de recherche portent sur la compréhension du fonctionnement des atmosphères terrestres et planétaires. et des impacts liés à la modification de la composition de l'atmosphère par les activités humaines. Les méthodes utilisées sont fondées sur des observations en atmosphère réelle, sur de la simulation expérimentale en laboratoire et de la modélisation numérique.

 

Information aux libéristes dans le massif des Écrins

Imprimer

2010-06-parapente-vigQuelques recommandations aux pilotes de parapente, diffusées conjointement par le Parc national et la fédération française de vol libre dans le cadre de leur travail en commun pour concilier au mieux la pratique et le respect de l'environnement.

La saison va sans doute commencer à être favorable pour survoler le massif des Ecrins en parapente. C'est dans le même temps une période sensible pour les espèces de la faune qui élèvent leurs jeunes. Aussi est-il important de prendre quelques précautions lors du choix des itinéraires que vous allez emprunter.

2012-03-carte-vol-libre-ecrUne convention a été élaborée conjointement par la Fédération française de vol libre et le Parc national des Écrins.

icon Vol libre - Convention novembre 2011 (44.56 KB)

En résumé :

* Le survol de la réserve intégrale du Lauvitel est interdit à moins de 1000 m du sol

* La pratique est interdite du 1er novembre au 30 juin sur l'ensemble du cœur.

Cependant,

* Les décollages en parapente sont autorisés du 1er mai au 30 juin seulement depuis certains sommets et selon des cheminements identifiés et cartographiés. Voir le document téléchargeable : icon Vol libre - Arrêté du directeur (novembre 2011) (9.3 MB)

Cliquer sur les cartes pour les agrandir

2012-03-carte-vol-libre-z1 2012-03-carte-vol-libre-z2

Les sites à épargner d'une fréquentation proche sont connus des agents du parc national des Ecrins. N'hésitez pas à les contacter pour organiser votre vol et pour diffuser les informations auprès des adhérents de votre club.

Secteur de l'Oisans : 06 21 30 48 63
Secteur du Briançonnais : 06 21 30 48 48
Secteur de la Vallouise : 06 21 30 48 73
Secteur de l'Embrunais : 06 21 30 48 55
Secteur du Champsaur : 06 21 30 48 51
Secteur du Valgaudemar : 04 92 55 25 19
Secteur du Valbonnais : 06 21 30 48 72

Rappel des recommandations majeures aux pilotes

Ce message doit permettre au pilote de se comporter avec le maximum d'égards sans disposer de connaissances particulières. Le pilote qui tient compte des recommandations peut ainsi être sûr qu'il peut pratiquer son sport comme ami de la nature et sans mauvaise conscience.

2010-06-parapente1. S'en tenir aux places d'envol, itinéraires de vol et places d'atterrissage recommandés par les clubs et les écoles ; éviter les zones de tranquillité pour la faune, indiquées par les clubs, les écoles locales et les agents du Parc national des Ecrins.

2. Au-dessus de la limite des forêts, choisir son itinéraire de manière à survoler le plus haut possible le terrain à découvert.

3. Eviter les vastes zones non habitées, au-dessus de la limite des forêts.

4. Si le pilote aperçoit des animaux sauvages (par exemple des chamois ou des bouquetins), il dévie de sa trajectoire ou les survole aussi haut et tranquillement que possible.

5. Jusqu'à fin juillet, éviter de raser les rochers avec des nids d'aigles et s'éloigner d'eux s'ils manifestent de l'agressivité.

 

Lire aussi le dossier :

Les libéristes s'accordent avec le Parc national - décembre 2010

Sur la base de la convention concernant le vol libre passée en 1999, les représentants de cette pratique, réglementée dans le coeur du parc, argumentent et échangent avec les équipes du parc pour trouver les solutions les plus adaptées à la fois dans le cœur et dans la zone d'adhésion.

Échanges d'informations et formations sont également au menu de ce partenariat.

 

Aigle royal : 25 jeunes ont pris leur envol en 2011

Imprimer

2012-02-bilanaigle-vigC'est l'année la plus féconde en trente ans de suivi de l'espèce dans les Écrins. Le bilan 2011 s'inscrit dans la ligne d'une bonne reproduction enregistrée au cours des quatre dernières années.

25 jeunes aiglons ont quitté le nid au cours de l'année 2011 : une année "record" en 30 ans de suivi de l'espèce dans les Écrins, commente Christian Couloumy qui pilote les programmes "rapaces" au Parc national. Si les quatre dernières années comptent parmi les plus fécondes, cela s'explique aussi par l'augmentation du nombre de couples d'aigles royaux dans le territoire.

Cette relative prospérité de la population des Écrins a été confirmée par le bilan du comptage de mars 2010.

En 2011, plus de 500 informations ont été collectées par 47 observateurs différents : les informations concernent soit le comportement des oiseaux dans leur domaine vital (présence, festons, accouplements...), soit des comportements à l'aire (présence de poussins, apports de branches, etc.).

2012-02-aigle-carcasse-ecri
Champsaur - Février 2011 - Un aigle royal sur une carcasse - Cliquer sur l'image pour l'agrandir

"44 couples (sur les 48 estimés dans le massif) ont fait l'objet d'un suivi plus ou moins fructueux sans que pour autant on soit parvenu à une conclusion définitive pour tous, notamment quand il faut conclure à un échec. L'expérience a montré que les aigles royaux peuvent être très discrets et échapper à des observateurs très motivés..." précise Christian Couloumy.

En tout cas, les prospections réalisées en 2011 ont permis de découvrir 10 nouvelles aires. Et 8 d'entres elles ont été occupées.

2012-02-saisie-aigleLes agents du Parc qui assurent le suivi de la reproduction des aigles royaux des Écrins bénéficient d'un nouvel outil collaboratif "en ligne". "Une interface permet à chaque agent d'enregistrer ses observations et de visualiser celles de ses collègues" explique Gil Deluermoz qui a développé cette application "web" au Parc national des Écrins.

"Le suivi de la reproduction peut donc être réalisé en temps réel. Les aires connues sont cartographiées et décrites, photo à l'appui et l'on conserve la mémoire de l'emprise des territoires au fil des années de suivi".

Télécharger le bilan complet : icon Aigle royal : bilan 2011 dans les Écrins et les Hautes-Alpes (2.95 MB)

2012-02-aigles-j-guillet
Prises de serres entre aigles royaux, saisies au vol par Jean Guillet, photographe naturaliste et fidèle contributeur au suivi de l'espèce.

Autant d'éléments qui sont utiles aux travaux des Écrins et qui contribuent à une meilleure connaissance de l'espèce. Les premières rencontres du groupe "aigle royal France" ont eu lieu en 2011. Ce groupe de travail, dont le Parc national des Écrins est partie prenante, a pour objet de réunir les acteurs du suivi de l'aigle royal en France afin d'obtenir une information fiable de la tendance de la population et d'évaluer, pour les limiter, les menaces dont elle peut être l'objet.

2012-02-site-aigleUn site internet est consacré à l'Aigle royal

 
  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »

Appel à témoignage

JavaScript est désactivé!
Pour afficher ce contenu, vous devez utiliser un navigateur compatible avec JavaScript.

Une invitation à changer d'approche... et à raconter !
Lire la suite et voir le clip en plus grand

Suivez le site sur Facebook

Dernières actualités


L'application mobile du Parc national des Ecrins