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Connaître et protéger



La truffe aux aguets !

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2010-08-comptage-chien-vigLa fédération de chasse des Hautes-Alpes et les chasseurs de la commune de Chaillol (Champsaur) organisent depuis 2000, dans le cadre de l'OGM (Observatoire des Galliformes de Montagne), un suivi de la reproduction des tétras-lyre de la commune à l'aide de chiens d'arret.

Ce suivi, effectué entièrement en aire d'adhésion du Parc, est réalisé grâce à des chiens qui parcourent le territoire à la recherche de nichées, selon un protocole établi à l'avance. Il permet de connaître le nombre de jeunes oiseaux par nichés et d'obtenir une idée du taux de reproduction. Cette valeur est déterminante pour une gestion durable de l'espèce. Ainsi, vendredi 6 et samedi 7 août, dès 6 heures du matin, une quinzaine de chiens et leurs accompagnateurs ont sillonné tous les milieux propices aux tétras-lyre sous la direction de Dominique Guillet (FDC 05).

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Cette année, 10 nichées ont été découvertes. 15 poules et 19 jeunes ont été observés. Le taux de reproduction a été évalué à 1,3 jeunes par poule et on estime à 66% le taux de poules accompagnées de jeunes : une valeur élevée qui indique un bon site pour la reproduction de l'espèce !

Pierre Martin (Président de l'ACCA de Chaillol) précise que "de nombreuses mesures de gestion ont été mises en place depuis 2007 afin de favoriser l'espèce". Ces mesures ont été réalisées avec les chasseurs, la fédération des chasseurs, l'ONF, les éleveurs locaux, la DDT 05 et le Parc. Elles consistent en la mise en place de zone de report de pâturage à la fin du mois d'août, la pose de clôture, etc...

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A lire aussi :
Le cahier thématique sur les galliformes de montagne : icon Le cahier Galliformes de montagne - 2006 (4.29 MB)
L'article "Compter sur le flair"

 

Alpages sentinelles : une formation pour suivre les insectes

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2010-08-alpages-sentinelles-insectes-vigReconnaître les insectes... ce n'est pas si évident ! Surtout quand leur détermination vient compléter le programme de suivi des «alpages sentinelles», des milieux naturels sensibles utilisés par les bergers. C'est pourquoi une formation a été organisée pour les agents du Parc.

Mesurer, écouter, partager sont les maîtres mots du programme « Alpages sentinelles ». Ce dispositif, créé par les partenaires de l'agriculture au sein du Parc national des Ecrins, intègre l'apport des éleveurs, bergers, techniciens agricoles, pastoralistes, chercheurs et agents du Parc national des Ecrins. Il permet d'étudier différents paramètres physiques, naturels et humains pour comprendre et anticiper l'impact des aléas climatiques sur les alpages du Parc national des Ecrins.

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Alpage du Sappey - photo Blandine Delenatte / Parc national des Ecrins

Dans ce cadre, à Lavaldens, sur l'alpage du Sappey, 9 agents du Parc national des Ecrins, rejoints par 2 agents du Parc national du Mercantour, ont suivi du 27 au 29 juillet dernier une formation sur trois groupes d'insectes : les papillons de jour (Rhopalocères), les criquets et sauterelles (Orthoptères) et les Coléoptères coprophages. L'objectif de cette première session, assurée par Sylvain Allombert de Terra Biodiversita, était de donner aux agents des éléments techniques pour l'identification des espèces ainsi que des informations sur la biologie et l'écologie des papillons de jour et des coléoptères coprophages. Les participants ont également été initiés aux méthodes de suivi de ces deux groupes d'espèces, et de collecte des spécimens pour préparation et identification en laboratoire pour les coléoptères.
La deuxième session de cette formation, prévue en septembre, mettra l'accent sur les criquets et sauterelles.

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Chasse aux papillons Grand mars changeant
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Piège à insectes coprophages Collecte de coléoptères coprophages

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Identification d'insecte - photo Blandine Delenatte / Parc national des Ecrins

Pour en savoir plus sur le programme Alpages sentinelles, lire l'article Alpages sentinelles... du changement climatique et téléchargez la fiche technique icon Alpages sentinelles - un espace de dialogue (2.47 MB).

Pour en savoir plus sur Terra Biodiversita : http://blog.terrabiodiversita.org/

 

La recherche aux sommets

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2010-08-09-rencontre-sommets-vigSavez-vous qu'il y a des fleurs sur les plus hauts sommets des Ecrins ? C'est en quête de compréhension de l'histoire de ces plantes particulièrement courageuses et obstinées, qu'un travail de recherche est mené entre le Parc et le Laboratoire d'écologie alpine.

Les glaciers amaigris que nous observons actuellement - conséquence assez brutale de notre société industrielle - ont quand même connu leur heure de gloire ! Pendant presque 2 millions d'années, ils ont été les maîtres de l'espace alpin, recouvrant les montagnes et façonnant les vallées. Cette période glaciaire a pris fin il y a à peine une dizaine de siècles.

Au début de la grande glaciation, la plupart des espèces végétales qui nous entourent existaient déjà (Homo sapiens également). Fuyant les températures glaciales et les sols gelés ou recouverts de glace, elles s'étaient réfugiées dans le sud de l'Europe (sud de l'Espagne, Italie, Grèce...), très progressivement, au fil des germinations successives et des dispersions des graines. Même ainsi, plus de 80% de la flore européenne a été éradiqué par le froid.

Toutefois, même au plus fort de la période glaciaire, quelques unes d'entre elles n'ont pas eu peur de rester à proximité des glaciers, comme c'est à présent avéré pour l'Eritriche nain, et se sont installées sur de hauts sommets rocheux alors émergés des glaces. De telles zones refuges ont été appelées « nunataks », mot inuit désignant la montagne.

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Une équipe du Laboratoire d'écologie alpine (LECA - CNRS) de Grenoble, en partenariat avec le Parc national des Ecrins, s'est donc lancée dans l'analyse de populations de plantes adaptées à de tels milieux. Ce sont des plantes dites « en coussinet », car elles ont un port extrêmement compact et une taille réduite, doublée d'un enracinement très profond dans les failles rocheuses. La structure de ces plantes leur permet de supporter d'importants écarts thermiques (forme compacte limitant la déshydratation et le gel) et l'absence de sol constitué (enracinement profond pour aller chercher eau et nutriments). L'étude porte ainsi sur : la Silène acaule (Silene acaulis subsp. exscapa), le Saxifrage fausse-mousse (Saxifraga bryoides), le Saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia), le Saxifrage musqué (Saxifraga exarata subsp. moschata), l'Androsace pubescente (Androsace pubescens), l'Androsace de Vandelli (Androsace vandellii), l'Androsace helvétique (Androsace helvetica), et l'Eritriche nain (Eritrichium nanum).

L'objectif de cette étude scientifique est de déterminer si de telles espèces ont su affronter les conditions extrêmes de l'ère glaciaire en restant dans ces fameux nunataks, ou encore si certaines d'entre elles y sont nées, en se différenciant de leurs proches cousines des plaines. Par extension, ce travail permettra de définir plus précisément où étaient ces zones émergées des glaces dans le parc.

Différentes études génétiques, couplées à des travaux de modélisation des glaciations, permettront ainsi d'étendre la connaissance sur la vie en montagne pendant cette période hostile, ainsi que sur les mécanismes d'apparition d'espèces « spécialisées » dans de telles conditions écologiques.

Ce programme de recherche n'est pas qu'un travail de laboratoire, car aller prélever des échantillons nécessite de transporter, en plus du matériel traditionnel d'alpinisme, des tubes remplis de substance (silicagel) assurant la conservation des échantillons de plantes. Il est également nécessaire d'être en situation de prendre des notes, chose pas toujours aisée. Au final, un tel travail demande un sac plus lourd et un temps de course plus long que de normal. Ceux qui ont déjà affronté les aléas et l'engagement physique de la haute montagne apprécieront !

Au final, ce sont l'ensemble des faces, arêtes et sommets sud des Ecrins qui devraient être parcourus, permettant d'engranger plusieurs milliers d'échantillons. L'Olan, l'Ailefroide et le Pelvoux ont déjà été prospectés. Le Râteau vient d'être fait cette année (avec au passage un merci tout spécial aux gardiens du refuge de la Selle et leur magnifique accueil !), auquel s'ajoutera le pilier sud de la Barre des Ecrins en septembre. L'année 2011 sera pour partie dédiée aux différents sommets du cirque du Soreiller (Oisans).

Qui a dit que la recherche ne se faisait qu'avec sa tête ?

 

Un pavé dans le lac

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2010-08-pave-vigJeu de mot facile pour retracer le travail au lac du Pavé, consistant à mesurer différents paramètres comme la température, les dimensions du lac, le zooplancton, les sédiments...

Le lac du Pavé est un lac glaciaire situé au cœur du Parc national des Ecrins à 2841m d'altitude dans la commune de Villar d'Arène (Briançonnais). Il y a une dizaine d'années, le glacier se déversait encore largement dans le lac. Ces lacs de montagne sont réputés pauvres au niveau biologique (oligotrophe), voire « stérile ».

Dans le cadre du suivi des lacs d'altitude, une équipe de l'ONEMA (Office national de l'eau et des milieux aquatiques) accompagnée du Parc et de Laurent Cavalli, chercheur à l'IMEP (Institut Méditerranéen d'Ecologie et de Paléoécologie) à Marseille et spécialiste des lacs de montagne, a réalisé une batterie de mesures le 3 août 2010.

Quelques chiffres :
- 430 m x 260 m - sont les dimensions du lac
- 53 mètres - profondeur maximum mesurée lors d'une bathymétrie partielle
- 4°c - la température de surface au début août (pour mieux comprendre l'évolution de cette température, un thermomètre va rester toute une année à une profondeur de 3 mètres)
- 2 flacons de 250ml pour analyser le plancton présent
- 1 flacon de sédiments

La profondeur et la présence de zooplancton ont été les principales surprises de ces analyses préliminaires. Les résultats du thermomètre immergé et des analyses biologiques de l'eau et des sédiments sont attendus avec impatience en 2011.

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Une pierre dans le Pavé Récupérateur de sédiments
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Mesure de la profondeur Thermomètre

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Les bonnes fées de la flore

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2010-07-flore-reseau-vigCe mardi 13 juillet dans le Fournel, la naissance du réseau pour la Conservation de la flore Alpes-Ain a été officialisée... sous le regard des Reines des Alpes qui commencent à fleurir. Tout un symbole.

Dans le Fournel, la prairie des Deslioures, commence à prendre une belle teinte bleutée... C'est le début de la floraison de la Reine des Alpes, star incontestée de cette réserve biologique dirigée, gérée par l'ONF.

Ce mardi 13 juillet, la belle est courtisée par un florilège de botanistes et de gestionnaires d'espaces naturels. Elle le mérite bien. La Reine des Alpes (Eryngium alpinum) appelée aussi chardon bleu est une espèce rare et protégée, endémique de l'arc alpin. La population du Fournel est une des plus importantes et le site des Deslioures en est le fleuron.
Il a donc été choisi pour acter la naissance d'un réseau d'étude et de conservation de la flore. Sous les mélèzes, à plus de 1600 mètres d'altitude, les représentants « officiels » ont signé une charte formalisant la volonté de leur structure de contribuer aux travaux du Réseau "Conservation de la flore Alpes-Ain".

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Sept départements des régions PACA et Rhône-Alpes sont concernés : les Alpes de Haute-Provence, les Hautes-Alpes, l'Ain, la Drôme, l'Isère, la Savoie et la Haute-Savoie. Un ensemble qui recouvre très exactement le territoire d'agrément du Conservatoire botanique national alpin (CBNA), animateur de ce réseau. Depuis plus de deux ans, déjà, les acteurs de la conservation de la flore se retrouvent pour échanger sur leurs pratiques. "Très vite, on a compris que pour des questions d'efficacité, pour pouvoir faire des synthèses à l'échelle biogéographique, nous devions mutualiser nos méthodes de travail" résume Pascal Chondroyannis, directeur du CBNA.

La conservation de la flore sur un territoire aussi vaste ne pouvait en effet s'envisager sans un partenariat fort et pérenne avec l'ensemble des organismes qui interviennent sur tout ou partie des étapes de conservation : gestionnaires d'espaces naturels, collectivités, universitaires, associations de protection de la nature, botanistes amateurs...
Cette démarche informelle a déjà permis d'élaborer une liste commune d'espèces prioritaires en matière de conservation (liste bloquée), de définir des protocoles communs pour le suivi de ces espèces et de réaliser des synthèses sur l'évolution de quelques espèces.
Une plateforme collaborative, hébergée par l'association Tela Botanica, favorise également les échanges entre tous.

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La toute nouvelle directrice de l'agence de l'ONF dans les Hautes-Alpes, Françoise Tardieu-Decaix, a souligné l'intérêt d'un réseau qui crée des liens entre les Alpes du Nord et du Sud. Cette logique de "massif alpin" est déterminante également aux yeux de Joël Giraud, maire de l'Argentière-la-Bessée et vice-président de la région PACA. Il a rappelé que le Fournel a été "la première zone Natura 2000 en France portée à l'initiative d'une collectivité". Une démarche pionnière dont il se félicite aujourd'hui.

Thierry Durand, directeur-adjoint du Parc national des Écrins, a mis l'accent sur l'importance de la "chaine d'information" qui, en coulisse, permet le relevé et le traitement des données. Les nouveaux outils mis en place par le Parc, fruits d'un travail partagé avec le CBNA, conjuguant des contraintes techniques et des compétences scientifiques. "Il s'agit d'accompagner les métiers de demain dans ce champs d'innovation considérable et de répondre à notre responsabilité de porter à connaissance les données environnementales".

Des enjeux partagés

Les enjeux partagés par les membres du réseau sont :
1. de créer du lien entre les différents acteurs de la recherche, de la connaissance et de la gestion,
2. d'articuler, de mutualiser et de restituer les actions de suivi et conservation de la flore pour les Alpes françaises et l'Ain,
3. de favoriser la construction de projets communs pour la connaissance et la gestion conservatoire des espèces et des milieux à l'échelle du massif alpin,
4. de valoriser les actions communes et d'y sensibiliser les acteurs intervenant sur ces territoires.

A terme, près d'une trentaine de structures devraient participer aux activités de ce réseau :Les organismes de recherche sur la biodiversité végétale, les gestionnaires d'espaces naturels, les animateurs des sites Natura 2000, les collectivités et tous les organismes impliqués dans la préservation de la flore (associations, syndicats...).
Le soutien de la DATAR (comité de massif), des régions Rhône-Alpes et PACA constituent déjà la reconnaissance d'une action majeure en faveur de la biodiversité.

La naissance officielle du Réseau a été l'occasion d'une rencontre de terrain pour les partenaires des différentes structures impliquées. Ils ont notamment bénéficié d'une présentation du programme de suivi de la flore développé par le Parc national des Écrins sur un ordinateur de poche. Un « outil nomade » qui est proposé pour réaliser les travaux engagés en commun sur les espèces définies dans le cadre du Réseau.

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Lire le dossier sur notre site internet : Botanique, de l'inventaire au suivi

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Les partenaires du réseau, dont les représentants de ses financeurs, réunis au Fournel pour une journée de terrain et la signature officielle de la charte du réseau Conservation de la flore Alpes-Ain.

Dix années dans les Reines des Alpes

2010-07-irene-tillDans une prochaine vie, elle sera sans doute... une Reine des Alpes.

C'est ce que dit Irène Till dans un sourire, en évoquant les longues heures d'été passées aux pieds de la belle... sans compter toutes les autres dans son laboratoire universitaire pour traiter les données accumulées.

Chercheur au laboratoire d'écologie alpine (Université Joseph-Fourier, Grenoble), elle suit depuis plus de dix ans l'évolution de la Reine des Alpes dans les Écrins et en Vanoise, notamment. L'objectif de ses travaux est de « modéliser la dynamique de l'espèce ». Les longues séquences d'observation permettent en effet de comprendre l'évolution, de la corréler avec des pratiques humaines et d'autres facteurs, climatiques par exemple.

« C'est très rare d'avoir des données sur autant d'années » affirme la scientifique. Les travaux réalisés s'arrêtent souvent au pas de temps d'une thèse. Soit environ trois ans.
Pourtant, ce sont les informations accumulées sur le long terme qui permettent ensuite de « faire des scénario prédictifs ».

En fait, tout est partie de « la demande des parcs nationaux » qui, voilà dix ans, ont voulu en savoir plus sur la Reine des Alpes. Pour cette espèce emblématique, protégée et en régression, ils mettaient en place des mesures agri-environnementales en lien avec les agriculteurs locaux. Au-delà des intuitions et des observations, il est important de s'appuyer sur des analyses solides pour, par exemple, décider de retarder la fauche ou de modifier les pâturages.

Rapidement, les travaux d'Irène Till et de ses étudiants ont permis de repérer tout l'intérêt d'une fauche après le 15 août. "Les graines sont là 30 jours après les premières étamines..." Après, il est possible de faucher sans pénaliser l'espèce mais le foin coupé alors n'est que de piètre qualité. Les "modélisations" devraient permettre de définir des rythmes de fauche qui soient adaptés à la plante et à l'agriculture !

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Sur différents sites du Fournel, des placettes de Reine des Alpes sont suivies depuis plus de dix ans
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Autre constat assez net, comme tout le monde s'en doutait,le pâturage de printemps est catastrophique pour la plante... d'autant qu'elle est très appétante pour les animaux. En revanche, celui d'automne peut lui être bénéfique...Le passage des bêtes peut favoriser la dissémination voir la germination...
La présence d'une avalanche, complétée par le débroussaillage mécanique favorise aussi le maintien de l'espèce qui craint l'arrivée de la forêt.

Des expériences à Pralognan en Vanoise, d'autres aux Écrins dans le Fournel: la conjugaison des informations est utile pour connaître cette espèce... dont la dynamique n'est pas si simple. On est loin encore de tout comprendre : Irène Till n'en n'a pas encore terminé avec la Reine des Alpes.

 

Les richesses du bois mort

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2010-06-n2000-foretLes communes de Chantelouve et Valjouffrey vont conserver des vieux arbres dans leur forêt. Une mesure en faveur de la biodiversité, contractualisée dans le cadre des actions menées sur le site Natura 2000 de la Muzelle.

Le saviez-vous? En forêt, 25 % de la biodiversité est concentrée dans le bois... mort ! Les vieux arbres font aussi le bonheur des pics, chouettes et chauve-souris qui viennent y habiter... et de toute une faune et une flore moins connue comme des insectes décomposeurs du bois, des mousses et des champignons... Certaines de ces espèces sont devenues rares et il importe de les protéger.

Dans ce but et très concrètement, quelques 1200 vieux hêtres, sapins et épicéas situés dans les forêts communales de Chantelouve et Valjouffrey seront épargnés des coupes d'exploitation pendant trente ans. Toutes les espèces liées aux stades terminaux de la forêt pourront y trouver refuge.

Ce mardi 22 Juin, forestiers et agents du Parc se sont retrouvés pour une première journée de marquage des arbres, à Chantelouve.

Cette mesure s'inscrit dans le cadre des actions menées sur le site Natura 2000 de la Muzelle, piloté par le Parc national des Écrins. Les financements de l'État et de l'Europe, à hauteur de 30 000 euros environ pour chacune des deux communes correspondent à une estimation de la "valeur" des arbres s'ils avaient fait l'objet d'une exploitation forestière. Une sorte de manque à gagner "compensé" au titre de la biodiversité.

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Première journée de marquage des arbres que, pendant 30 ans, on laissera vieillir... et mourir sur place

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Des arbres morts, refuges de la biodiversité

 

Information aux libéristes dans le massif des Écrins

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2010-06-parapente-vigQuelques recommandations aux pilotes de parapentes, diffusées conjointement par le Parc national et la fédération française de vol libre dans le cadre de leur travail en commun pour concilier au mieux la pratique et le respect de l'environnement.

La saison va sans doute commencer à être favorable pour survoler le massif des Ecrins en parapente. C'est dans le même temps une période sensible pour les espèces de la faune qui élèvent leurs jeunes. Aussi est-il important de prendre quelques précautions lors du choix des itinéraires que vous allez emprunter.

Les sites à épargner d'une fréquentation proche sont connus des agents du parc national des Ecrins. N'hésitez pas à les contacter pour organiser votre vol et pour diffuser les informations auprès des adhérents de votre club.

Secteur de l'Oisans : 06 21 30 48 63
Secteur du Briançonnais : 06 21 30 48 48
Secteur de la Vallouise : 06 21 30 48 73
Secteur de l'Embrunais : 06 21 30 48 55
Secteur du Champsaur : 06 21 30 48 51
Secteur du Valgaudemar : 04 92 55 25 19
Secteur du Valbonnais : 06 21 30 48 72

Rappel des recommandations majeures aux pilotes

Ce message doit permettre au pilote de se comporter avec le maximum d'égards sans disposer de connaissances particulières. Le pilote qui tient compte des recommandations peut ainsi être sûr qu'il peut pratiquer son sport comme ami de la nature et sans mauvaise conscience.

2010-06-parapente1. Tiens-t'en aux places d'envol, itinéraires de vol et places d'atterrissage recommandés par les clubs et les écoles ; évite les zones de tranquillité pour la faune, indiquées par les clubs, les écoles locales et les agents du Parc national des Ecrins !

2. Au-dessus de la limite des forêts, choisis ton itinéraire de manière à survoler le plus haut possible le terrain à découvert !

3. Evite les vastes zones non habitées, au-dessus de la limite des forêts !

4. Si tu aperçois des animaux sauvages (par exemples des chamois ou des bouquetins), dévie de ta trajectoire ou survole les aussi haut et tranquillement que possible !

5. Jusqu'à fin juillet, évite de raser les rochers avec des nids d'aigles et éloigne toi d'eux s'ils manifestent de l'agressivité.

 

Télécharger la carte de la pratique du vol libre dans le Parc national des Écrins icon 2010-07-carte-pratique-vol-libre-ecrins (5.12 MB)

Pour en savoir un peu plus sur la concertation entre les pratiquants de vol libre et le Parc national des Écrins : lire l'article

 

Natura 2000 au col d'Ornon, c'est parti...

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2010-06-n2000-copil-vig« Forêts, landes et prairies de fauches des versants du col d'Ornon » : ce site Natura 2000 exceptionnel est en pleine élaboration. Des groupes de travail thématiques vont définir enjeux et propositions de gestion, en lien avec les acteurs locaux de ce site qui concerne huit communes de l'Oisans et du Valbonnais.

L'Aulnaie blanche, les forêts de pentes et les prairies de fauche... mais aussi la Rosalie des Alpes ou encore le Sabot de Vénus figurent parmi les particularités du site Natura 2000 du Col d'Ornon. Certains habitats naturels et espèces exceptionnelles à l'échelle européenne justifient en effet l'intégration de ce site dans le réseau Natura 2000.

Son premier comité de pilotage a eu lieu mardi 8 juin dernier à Chantelouve, présidé par Alain Mistral, conseiller général du Valbonnais et membre du conseil d'administration du Parc national des Ecrins.
Le site regroupe 8 communes des secteurs de l'Oisans et du Valbonnais allant de la commune du Bourg d'Oisans au nord à la commune de Valbonnais au sud.

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Ainsi, services de l'Etat, élus des collectivités, agriculteurs, chasseurs, pêcheurs et professionnels du tourisme ont été conviés à cette réunion pour contribuer à l'élaboration du document d'objectifs. Pour cela, le comité de pilotage a mis en place des groupes de travail thématiques (forêt agriculture et pastoralisme, tourisme et milieux aquatiques).

Le document d'objectifs est une sorte de plan d'actions constitué de différentes parties : diagnostic écologique, diagnostic socio-économique, définition des enjeux de conservation et propositions de gestion.
Tous les acteurs locaux sont conviés à participer à ce travail. Des réunions publiques d'information seront également prévues pour les habitants.

Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter l'animateur "Natura 2000" à la maison du parc de Bourg d'Oisans, Pierre Mayade, tél. 04 76 80 33 61

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Un habitat naturel représentatif du site du col d'Ornon, l'Aulnaie blanche.. et une espèce d'insecte concernée par le réseau Natura 2000, la Rosalie des Alpes

 

 

Le lézard ocellé, toujours présent en Embrunais

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2010-06-lezard-vigFructueuse prospection cette semaine pour les agents du secteur qui ont observé un couple de ce grand lézard, le plus grand d'Europe, totalement protégé et témoin de l'influence méditerranéenne sur le sud des Écrins.


Lors d'une prospection à la recherche du Lézard Ocellé (Lacerta lepida), mardi 1er juin, les agents de l'Embrunais ont retrouvé cet animal, espèce mythique pour ce secteur.
Damien Combrisson, garde-moniteur, raconte cette heureuse rencontre.

"Le lézard ocellé est le plus grand lézard d'Europe, la longueur du corps atteignant 24 cm chez le mâle et près de 75 cm avec la queue. Il 's'agit d'une espèce à répartition méditerranéenne qui trouve donc chez nous une limite septentrionale à son aire de répartition (sur la façade atlantique on le retrouve jusqu'en Charente maritime). Il est donc un témoin privilégié de l'influence méditerranéenne qui s'exerce dans l'Embrunais à la faveur de l'axe Durancien.

Totalement protégé, la première mention du lézard ocellé est réalisé en 1978 par Alain Delcourt. Il faudra attendre 18 ans pour contacter de nouveau l'espèce en 1996 grâce à la persévérance de Daniel Fougeray qui l'observera jusqu'en 2003, date de son départ du secteur.

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Aucune observation entre 2003 et 2009...

Depuis lors, nous avions vainement cherché à observer l'animal et nous finissions même à douter de sa présence actuelle...
Finalement c'est en septembre 2009 que le contact est rétabli, presque par hasard alors que je circulais lentement à véhicule sur une route communale de Savines-le-Lac.

Fort de cette découverte, nous avons donc organisé plusieurs prospections sur cette espèce et celle d'aujourd'hui était à la hauteur de nos attentes.

L'espoir fait vivre, dit-on, et j'ai donc naturellement choisi de revenir sur ce même chemin, pour voir sous la même pierre s'il n'y avait pas notre "fameux lézard".

En m'approchant doucement du bloc de pierre, j'entend furtivement un petit bruit de fuite. J'ai juste le temps d'observer une queue de lézard se faufiler sous le bloc. Équipé de la longue vue et de l'appareil photo me servant pour la digiscopie, je décide de prendre du recul et de monter dans le champ qui domine le rocher. Quelques minutes d'attente sont vite récompensées par la sortie d'un lézard ocellé venant prendre un bain de soleil.
La tête anguleuse, le cou large et la mâchoire proéminente me font penser à un mâle adulte. Passée l'émotion de cette découverte, je prends rapidement quelques photos en digidcopie de l'animal. Grâce à la longue vue, la distance d'observation permet de respecter la quiétude du lézard qui se pavane au soleil depuis plusieurs minutes.

Ce mâle de lézard ocellé est rapidement rejoint par un deuxième individu qui présente une tête plus fine et que j'identifie comme étant une femelle. Celle-ci, en sortant progressivement de sa cachette va poser la tête sur le bas du dos de son conjoint. C'est une chance inouïe de pouvoir observer ce couple dont l'intimité du comportement laisse envisager une période de reproduction plutôt active. Il faut se souvenir que cette population de lézard est à la marge de son aire de répartition habituelle et que celle-ci est peut être isolée du reste de la population méditerranéenne, ce qui bien évidement la rend encore beaucoup plus fragile...
Dans ce contexte, toute observation apporte des informations précieuses notamment lorsque qu'un comportement lié à la reproduction peut y être noté.

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Finalement, la matinée se termine par une observation collective du couple de lézard ocellé par l'ensemble des agents du secteur mobilisée sur cette prospection. Nous en profitons pour améliorer nos connaissances de terrain de cette espèce (type d'habitat, indice de présence tel que les crottes, comportement,...).
Notre petit groupe est rejoint par l'agriculteur qui travaille dans le secteur, avec lequel nous parlons de lézard et de protection. Ses observations personnelles nous ont donné quelques pistes qui nous serviront pour orienter nos prochaines prospections."
 

Rencontres scientifiques dans les Écrins

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2010-06-sc-pnf-vigLes échanges réguliers entre les responsables scientifiques des parcs nationaux favorisent la coordination des stratégies entre les différents établissements. Ils se sont retrouvés du 25 au 27 mai à Bourg d'Oisans.

Réchauffement climatique, protocoles, stratégie scientifique, relation entre un Parc national et les organismes de recherche, voici les principaux sujets au menu de la rencontre des responsables scientifiques des Parcs nationaux qui a eu lieu du 25 au 27 mai à Bourg d'Oisans. Les responsables scientifiques des 10 parcs nationaux (dont celui des Calanques, en cours de création) ont échangé sur ces sujets avec des partenaires scientifiques, comme Wilfried Thuiller du Laboratoire d'Ecologie Alpine de Grenoble et Aurélien Besnard de l'EPHE (école pratique des hautes-études) de Montpellier. Des membres du Conseil Scientifique du Parc national des Écrins, dont Marie-Hélène Cruveillé, sa Présidente et Jean-Pierre Raffin qui l'a précédé à ce poste, ont également participé activement à ces rencontres.
Au dessert, bien sûr, la Réserve Intégrale... Concept, objectif et fonctionnement !

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Pour mieux comprendre et approcher un peu plus le terrain des Écrins, une visite aux abords de la Réserve Intégrale du Lauvitel a permis de voir concrètement les actions scientifiques et les instrumentations nécessaires (station météo, local de travail, sonde, ...) au suivi de ce territoire.

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Une présentation des nouveaux outils de saisie de donnée sur le terrain du Parc national des Ecrins a été faite aux autres Parcs.

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Encore et toujours du blanc!

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2010-05-melezeblanc-vigUn mélèze aux fleurs blanches observé dans le Briançonnais... Les formes d'albinisme constituent des "anomalies" génétiques que l'on observe parfois sur la faune et sur la flore.

Il s'agit d'absence héréditaire de pigmentation partielle ou totale. Par le passé sur le secteur du Briançonnais, des chamois et marmottes albinos, des lys martagon, des gentianes et des rhododendrons blancs ont déjà été observés.

La liste se complète désormais d'un mélèze aux fleurs blanches, au milieu d'autres aux fleurs pourpres, observé dans la vallée de la Guisane.

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Et pourquoi pas plus d'albinos?

La couleur des individus est portée, notamment pour les végétaux, sur un nombre faible de gènes, souvent un seul. La forme "albinos" est dite récessive, c'est à dire faible. Elle ne s'exprime que si elle n'est pas masquée pour une couleur pourpre provenant d'un autre parent.
Pour avoir une forêt de mélèzes blancs il faudrait donc, à la base, que 2 mélèzes blancs se rencontrent et fassent des graines ...

Pas gagné... et le pourpre c'est pas si mal.

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Ours brun, Bouquetin des Alpes, Chouettes et hiboux : des carnets très nature

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2010-05-carnets-vigLes carnets de la Huppe, c'est le nom de la collection de ces petits ouvrages consacrés à la faune sauvage que les Parcs nationaux s'efforcent de sauvegarder.

On y retrouve tous les ingrédients des livres pour la jeunesse : croquis naturalistes, photographies pour l'essentiel réalisées par les gardes-moniteurs des parcs nationaux, dessins humoristiques pour illustrer une adaptation, un enjeu, une singularité. La collection s'enrichit de trois titres d'un seul coup : l'Ours brun, le Bouquetin des Alpes et les Chouettes et hiboux.

Ces petits ouvrages par la taille sont riches d'informations en tout genre depuis la biologie de l'espèce jusqu'à leur rapport avec les sociétés humaines. Quelques grandes photographies apportent l'émotion à cette leçon de nature.

La collection, éditée par les éditions Glénat, est diffusée partout en France et feuilletable et achetable en direct dans les Maisons des Parcs, les conseils pour l'observation en plus. Pour le Parc national des Ecrins, la boutique permet aussi un achat en ligne de ces nouveautés, mais aussi des titres précédents.

Un beau symbole finalement que ces carnets de nature que nous apporte la Huppe fasciée chaque été.

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Un loup observé au Lautaret

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2010-05-loup-lautaret-vigEt voilà l'observation que l'on ne fait qu'une fois dans une vie de garde !

Ce matin, comptage tétras à Villar d'Arène. A 6h10, je vois  4 chevreuils qui arrivent sur mon territoire à la course. Je les observe alors qu'ils montent la pente beaucoup plus lentement en rive gauche du torrent du Lautaret. Je regarde à nouveau la pente en dessous de moi, en rive droite. Et voilà LE  LOUP qui arrive sur leurs traces. Il passe à 100m de moi, traverse le torrent du Lautaret, et remonte tranquillement sur les pentes en partie enneigées. Il va en direction du col du Lautaret. Je prends la voiture et je vais le suivre depuis le versant opposé, jusqu'à ce qu'il se planque dans un bosquet de vernes dense. Il est 6h40. Je m'installe en face de cette zone et j'attends la fin du comptage. A 8h30, les compteurs lèvent le camp. Mes collègues du secteur s'installent de façon à bien voir tout le versant  et  je monte en direction de ce petit bois. L'animal qui était couché sur une petite croupe part lorsque j'arrive à 20m. On le suivra ensuite jusqu'à 9h45 pour le perdre alors qu'il s'est installé dans un nouveau bosquet d'aulnes.

Pendant cette longue période, beaucoup ont pu l'observer : les participants au comptage, les chasseurs... et tous les gens de Villar d'Arène qui ont été informés et sont venus voir LA BETE !... (Le réseau Orange s'est retrouvé dans le rouge ce matin au Lautaret...).

Dans le bosquet d'aulnes, j'ai retrouvé une mamotte dévorée (traces sur la neige, sang, etc...). Avec toutes les longues vues en batteries nous avons conclu qu'il s'agit d'une louve. Pendant qu'elle était couchée dans le premier bosquet, un tétras est venu se poser à 2 m d'elle...  2 chevreuils (1 brocard et une chevrette) sont passés à moins de 20m... Aucune réaction... Alors qu'elle arrivait sur une croupe, 2 chamois qui étaient alors à 50m sont partis à la course... la louve s'est assise. Toute la scène s'est déroulée dans les vernes du Lautaret, sous le sentier des crevasses entre 1750 et 1950 m d'altitude avec plusieurs traversées dans ce versant... Je reviens de parcourir son itinéraire en espérant retrouver des crottes (ou urines sur la neige) en des points repérés où il nous avait semblé qu'elle avait uriné ou fait une crotte... Je n'ai rien retrouvé...

Eric Vannard, garde moniteur dans le secteur du Briançonnais - 21 mai 2010

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Des bouquetins réintroduits en Chartreuse

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2010-05-capture-ibex2-vigDes agents du Parc national des Écrins ont participé aux opérations de captures de bouquetins en Belledone, en vue de leur réintroduction en Chartreuse.

Pour tous les passionnés du bouquetin, 2010 est une année très importante, puisqu'elle marque le retour de l'espèce dans le massif préalpin de la Chartreuse.

Le bouquetin avait failli complètement disparaître des Alpes à la fin du XIXème siècle, ne restant plus qu'une centaine d'animaux entre Vanoise et Grand Paradis. A la faveur de nombreuses opérations de réintroductions, l'espèce a retrouvé une partie de ses territoires d'antan, mais de nombreux massifs favorables sont encore inoccupés.

Ce projet de réintroduction, mené par le Parc naturel régional de Chartreuse et la Réserve naturelle des Hauts de Chartreuse, arrive à son terme après plusieurs années d'études et de discussions, qui ont conclu que le massif convenait très bien à l'espèce.

Ce programme se base sur le lâcher de 15 animaux capturés dans la Réserve de chasse et de faune sauvage de Belledonne Sept-Laux au printemps 2010. Ils seront suivis de 15 autres au printemps 2011 en provenance du Parc national de la Vanoise. Au total, 10 mâles et 20 femelles permettront ainsi le repeuplement du massif.

Malgré une météo très capricieuse ce printemps (pluie, neige, brouillard et quelques trouées de ciel bleu se sont succédés sur le site de capture !), le programme a été mené à son terme entre le 4 et le 10 mai. A ce jour, les 15 bouquetins relâchés se portent bien !

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1er jour des captures  : 1 jeune mâle de 2 ou 3 ans... et de 14 kilos. L'animal endormi est descendu avec l'aide des agents des Écrins et sous le regard vigilant de Dominique Gautier, vétérinaire du laboratoire départemental des Hautes-Alpes

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Une opération de ce type nécessite une logistique très importante, tant au niveau des captures, que du transport et du lâcher. A l'instar d'autres Espaces protégés alpins, le Parc national des Ecrins a été sollicité pour apporter son aide à cette opération exceptionnelle.

Au total, une dizaine d'agents du Parc (principalement du secteur du Valbonnais, mais aussi de l'Oisans, du Champsaur et du Briançonnais) ont participé à deux journées de captures, les 4 et 6 mai, en Belledonne. Pour le Parc national des Ecrins, cette participation est d'autant plus intéressante qu'un programme de capture et de marquage de bouquetins devrait avoir lieu  dès l'année prochaine dans les secteurs du Valbonnais et de l'Oisans. Il s'agirait alors de marquer une trentaine d'animaux de cette colonie pour assurer un meilleur suivi et tenter de comprendre les raisons de la stagnation de cette population, fruit d'une réintroduction réalisée en 1989.

Un grand bravo à tous les organisateurs (Réserve naturelle des Hauts de Chartreuse, Parc naturel régional de Chartreuse, Office national de la chasse et de la faune sauvage) et aux nombreux participants (divers Espaces protégés, Accompagnateurs en montagne, particuliers) pour cette première étape réussie. Rendez-vous l'année prochaine, en Vanoise cette fois, pour la dernière étape de cette très belle opération de restauration !

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Pour vivre en image la réintroduction des bouquetins en Chartreuse, voir le blog du collectif des photographes qui suivent l'événement et le site internet du Parc régional de Chartreuse.

Un reportage télévisé a été diffusé sur France 3 Alpes, ce mardi 11 mai au journal du soir que l'on peut retrouver sur le site de France 3.

La secrétaire d'État à l'écologie, Chantal Jouanno était présente ce matin pour assister au lâcher en Chartreuse.

 

L'envol des papillons de nuit a commencé...

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2010-05-lepido-ois-vigUne prospection a eu lieu avec l'appui de « Flavia » l'association dauphinoise d'entomologie, dans le cadre de Natura 2000, animé par le Parc national des Écrins sur le site de la Plaine du Bourg d'Oisans.

Notodontes, Noctuelles, Géomètres, Bombyx.... C'est à la lampe frontale que ces espèces de papillons de nuit (les hétérocères) ont pu être identifiées, vendredi 30 avril en Oisans.

2010-05-lepido1Une « chasse au papillon » s'est en effet déroulée dans la plaine du Bourg d'Oisans. Invitée par le Parc national, l'Association Dauphinoise d'Entomologie « Flavia » a réalisé cette prospection au profit de ce site Natura 2000. Entre 21h et 1h du matin, les naturalistes de l'association et les agents du Parc national ont travaillé de concert, à l'aide de lampes émettant dans l'ultra violet et de draps blancs pour capter les insectes.

Le printemps est la période où les premiers papillons de jour et de nuit émergent de leur chrysalide. Le secteur de l'Oisans recèle des sites connus par les entomologistes de toute l'Europe, du fait de la présence de nombreuses espèces rares et très localisées, liées à la diversité et à la richesse des milieux agricoles extensifs, forestiers, rivières et d'altitudes...

L'un de ces papillons a ainsi été découvert par l'association durant l'été 2006 : il s'agit de l'écaille du Cervin (Holoarctia cervini). Cette observation constitue la première donnée sur le territoire Isérois mais également en France depuis 1952 !

Plus d'informations sur les lépidoptères de l'Isère  sur le site web de Flavia

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Une espèce rare, l'Ecaille du Cervin

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Une espèce de Notodonte : le carmélite

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Une espèce de la famille des Lasiocampidées qui porte bien son nom : la feuille morte du tremble

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Jolie note... pour la gélinotte

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2010-05-compt-gelinot-vigLa présence de cet oiseau extrêmement discret est confirmée en Haute Romanche. Des prospections qui s'inscrivent dans les suivis élaborés par l'Observatoire des galliformes de montagne.

2010-05-compt-gelinotLa prospection de la gélinotte des bois en Haute Romanche par la méthode des Indices de Présence sur Placettes Circulaires, entre Villard Notre-Dame, Villard Reymond et Bourg d'Oisans, a été confiée au Parc national des Écrins. Ainsi, une trentaine de gardes-moniteurs, renforcés par des agents de l'Office national des forêts et de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage ont prospecté ce mois d'avril une centaine de placettes à la recherche d'indices de ce gallinacé si discret.

Chaque placette d'un rayon de 20 mètres préalablement cartographiée est localisée par les observateurs à l'aide de G.P.S, puis scrupuleusement inspectée pour retrouver le moindre indice de présence de gélinotte.

Ce site fait partie d'un dispositif d'échantillonnage destiné à évaluer l'abondance relative de la gélinotte des bois. Il a été élaboré par l'Observatoire des galliformes de montagne, réseau qui rassemble et fédère les différentes instances concernées par la sauvegarde de ces oiseaux emblématiques de nos montagnes. 40 sites ont ainsi été définis pour les Alpes du Nord, et doivent être prospectés sur 3 printemps de 2008 à 2010.

Des crottes et des plumes, observées sur 12 des 100 placettes, révèlent la présence de cet oiseau dans nos bois dont, mis à part quelques chasseurs ou montagnards initiés, bon nombre ignorait l'existence.

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Pour en savoir plus télécharger le Cahier thématique : icon Le cahier Galliformes de montagne - 2006 (4.29 MB)

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Sensibilisation des pilotes d'hélicoptère

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2010-03-helicoLors d'une formation des pilotes de gendarmerie, une rencontre avec des agents du parc national a permis d'échanger sur les enjeux et les risques de dérangement de la faune liés au survol.

Le survol motorisé a des impacts sur la faune et la quiétude des lieux.

Dans le cœur du parc national, cette pratique est encadrée et soumise à autorisation du directeur. Mais les zones "à risque" ne sont pas situées exclusivement dans la zone réglementée. Pour minimiser les impacts du survol, lors des secours et des exercices, encore faut-il connaître les enjeux et les sites à éviter au maximum, qui peuvent varier selon les périodes de l'année.

Pour cela, lors de la formation des pilotes de la gendarmerie de Briançon, le principe d'une rencontre avec le Parc national des Écrins a été mise en place.
En effet, les passages à des distances trop proches ou trop répétées des hélicoptères peuvent entraîner des perturbations, parfois irréversibles, sur les oiseaux et notamment les rapaces nichant dans les barres rocheuses. Pour les mammifères, l'enjeu se situe notamment aux niveaux des zones d'hivernage ou de mises bas des bouquetins et chamois.
Identifier ces perturbations permet parfois d'en limiter les causes par de simples adaptations de vols et de trajectoires. Encore faut-il que les pilotes le sachent...

Le 8 mars dernier pilotes de la gendarmerie et gardes moniteurs se sont ainsi rencontrés à Briançon.  Une occasion d'échanges sur un territoire parcouru, vu et partagé par des pratiques et des regards différents.... à renouveler !

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Divagation des chiens : des risques pour la faune sauvage !

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2010-03-mouflons-vigLâché dans la nature, un chien retrouve ses instincts de prédateur. Des mouflons en ont fait les frais dernièrement dans le Briançonnais. L'occasion de rappeler toute l'importance de bien surveiller ses chiens. Pour mémoire, leur divagation est d'ailleurs réprimée par la loi... et leur présence interdite dans le cœur du parc national.

"On a de nouveau croisé le vieux bouquetin de 16 ans au-dessus du Monêtier (voir les images ci-dessous). Il semble toujours en forme, se déplace à l'économie et profite du répit matinal de fréquentation touristique pour descendre encore plus bas, là où la neige a fondu plus rapidement.

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Les mouflons font de même mais un ou plusieurs chiens ayant échappé à la surveillance de leur maitre en ont profité pour en égorger au moins 6 la semaine passée !" raconte Cyril Coursier, technicien du secteur du Briançonnais.

Le constat réalisé par les gardes de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage a confirme une attaque de chien.

Toute l'année et plus encore en hiver, la divagation de chiens domestiques a des conséquences irrémédiables sur la faune sauvage. L'hiver dernier, plusieurs attaques sur des chevreuils ont été mentionnées.

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Les agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et ceux du Parc national des Écrins sont venus sur place pour constater les dégâts.

Petit rappel des réglementations :

Pour mémoire, la divagation des chiens est interdite par arrêté ministériel du 16 mars 1955 et la divagation avec action de chasse est une amende de classe 4 (135 euros).

Dans le cœur du  Parc national, les chiens sont interdits, même tenus en laisse.
Pourquoi ?
Cette limitation instituée dès la création du Parc en 1973 avait été réclamée et obtenue par les spécialistes de la faune sauvage comme par les organisations agricoles. Cette restriction a été confirmée par le nouveau décret du parc en date du 21 avril 2009.

En effet, si la plupart des chiens est disciplinée, la faune sauvage comme les troupeaux domestiques sont encore fréquemment victimes de chiens retrouvant leur liberté : la divagation est très souvent perturbatrice de l'ensemble de la faune. Les cas de prédation sont fréquemment observés sur les marmottes, les tétras, les chevreuils, chamois... ou mouflons comme cela vient d'être le cas.

Le législateur, depuis la loi de 1960, a confirmé par les décrets de chaque Parc national cette interdiction.
Les réserves de chasse et les communes limitent aussi cette présence.
En cas d'infraction il s'agit d'une contravention de 3ème classe s'il n'y a pas de dommages constatés. Si c'est le cas, cela induit des dommages et intérêts.

Un chien, même bien dressé, peut échapper à son maître. La faune sauvage voit en cet animal un prédateur et, même en bonne santé, il peut être un vecteur de parasites.

Dans le cœur du parc national, les exceptions ne concernent que les chiens de travail : pour les bergers (chiens de garde et chiens de protection contre les prédateurs), les chiens d'avalanche dans le cadre des secours et les chiens d'aveugle ou de propriétaires résidents à l'année dans la zone "cœur" du parc.

Les bouquetins des Cerces ne sont pas situés dans le cœur du Parc national. Ils ne bénéficient donc pas, a priori, des dispositions réglementaires strictes. Certains, comme ce vieux bouc de 16 ans, résident actuellement dans des zones peu éloignées de celle où l'attaque des mouflons a eu lieu. - Vidéo Cyril Coursier - Parc national des Écrins

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Lire aussi l'article "Quand un bouquetin brasse dans la neige", publié en janvier dernier.

 

L'Atlas des Oiseaux nicheurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur

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2009-12-atlas-lpo-vigLes données du Parc national des Écrins avaient déjà permis d'abonder l'Atlas en ligne sur le site de la LPO PACA. Elles sont également intégrées maintenant dans ce très beau livre édité par la Ligue pour la Protection des oiseaux et dont le Parc est partenaire.

2009-12-couv-altas-lpoPlus qu'un livre, l'Atlas des oiseaux nicheurs de PACA - réalisé par la LPO PACA et de nombreux partenaires - est un outil pour protéger les oiseaux et leurs habitats.
La région Provence-Alpes-Côte d'Azur abrite une grande diversité de paysages, de milieux naturels, d'espèces animales et de plantes. On y trouve 245 espèces d'oiseaux nicheurs ur les 275 espèces que compte l'avifaune nicheuse de France métropolitaine !

Une référence de protection des espaces et des espèces

L'Atlas des oiseaux nicheurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur a souhaité valoriser ce patrimoine à travers 245 monographies d'oiseaux nicheurs réguliers et occasionnels de la région PACA. Pour chaque espèce est présenté l'état de la répartition régionale, de la biologie de la reproduction, du statut de conservation, de l'historique et des tendances démographiques de l'oiseau.

Cet atlas, de par les moyens humains mis en œuvre par la LPO PACA, le nombre des observateurs (plus de 1 000) et l'abondance des données (plus de 670 000), est une référence de ce début du XXIème siècle.

L'oiseau : un « outil de protection » devenu un « indicateur » de la crise écologique
Il n'y a pas de « hiérarchie taxonomique » en faveur des oiseaux ; simplement un peu comme les baleines dans le milieu marin, les oiseaux sont des « symboles » de la conservation de la nature qui permettent de protéger de grands espaces.
Et aujourd'hui, au cœur des enjeux écologiques, l'oiseau est un marqueur du réchauffement climatique, un des indicateurs biologiques pour suivre les polluants libérés dans la nature mais également l'espèce « parapluie » qui protègera aussi les autres.

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Chaque espèce est présentée sous la forme d'une monographie très précise faisant état de la répartition régionale, de la biologie de la reproduction, du statut de conservation, de l'historique et des tendances démographiques de l'oiseau.
Pour chaque monographie, vous trouverez une carte de répartition régionale, un graphique de répartition altitudinale, une photo de l'espèce ainsi qu'une photo du milieu où elle niche.

Cet atlas est la somme des recherches de nombreux ornithologues. Il a été coordonné par la Ligue pour la protection des oiseaux - délégation PACA dirigée par Benjamin Kabouche ; Amine Flitti est, au sein de la LPO PACA, responsable Inventaires et conservation ; Yves Kayser est ingénieur de recherche à la Tour du Valat et Georges Olioso, instituteur à la retraite, est passionné d'ornithologie et très investi dans le monde associatif.
Les Editions Delachaux et Niestlé se sont associées avec la LPO PACA pour éditer cet ouvrage qui mérite le détour. On peut le commander en ligne sur le site de la LPO.

La LPO PACA et ses groupes locaux organisent un cycle de conférences sur le sujet à travers toute la région pour faire découvrir au grand public la richesse de notre territoire.

Ce sera à GAP le mardi 15 décembre à 20h30, salle Dum'Art, 14 boulevard du Commandant Dumont (entre Intermarché et lycée)
Cette conférence sera présentée par Amine Flitti, salarié à la LPO PACA, chargé du programme « Atlas des Oiseaux Nicheurs » et co-auteur de l'ouvrage

Consulter l'atlas en ligne de la LPO PACA : www.faune-paca.org : Il s'agit d'un site collaboratif qui permet de rassembler les données naturalistes et d'en assurer leur diffusion.


 

Escapade nature dans le Valgaudemar

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2009-09-alpesmag-vig"Alpes Magazine" a consacré sept pages de sa dernière édition aux lacs de Pétarel dans le Valgaudemar. Le triton alpestre, espèce rare et protégée, est au coeur de ce reportage de Floriane Dupuis, réalisé avec les agents du Parc national des Écrins qu'elle a accompagnés lors d'un suivi scientifique.

Escapade nature, la rubrique fait déjà rêver. Alpes magazine y propose une destination, un itinéraire... et une espèce associée aux milieux naturels qui sont parcourus. Dans l'édition estivale du magazine, ce sont les lacs du Valgaudemar et le triton alpestre qui sont à l'honneur.

Pour voir l'article complet : icon Article sur les lacs et les tritons - Alpes Magazine - été 2009 (1.09 MB)

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Au sommaire de cette édition, un autre sujet concerne les Écrins avec la présentation d'une randonnée de deux jours sur le GR 54, en balcon sur le plateau d'Emparis.

Pour voir le sommaire complet

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La nuit : le dernier monde sauvage ?

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2009-08-lune-vig"La nuit, dehors, lieu fabuleux d'éducation à l'environnement" : une conférence-discussion aura lieu jeudi 24 septembre de 16h à 18 h, salle de la Tour Brune à Embrun, portée par une intervention de Louis Espinassous

Sensibiliser à la nuit : une conférence-discussion est organisée conjointement par le Parc national des Écrins, le Parc Naturel Régional du Queyras et le Réseau d'Education à l'Environnement 05&Écrins.

Destinée à un public d'intervenants en éducation à l'environnement (étudiants, professionnels, bénévoles et partenaires), cette conférence propose d'explorer les enjeux et intérêts pédagogiques de l'éducation à l'environnement la nuit : gérer nos peurs, mobiliser nos sens, partir à la découverte de mondes inexplorés...

Car cette nuit que la plupart d'entre nous connaît si mal, se révèle un formidable outil d'éveil sensoriel et d'éducation à la nature !

La nuit, l'obscurité nous déstabilise et met tous nos sens en alerte, tant nous sommes habitués à la clarté du jour. De nombreuses espèces en revanche sont parfaitement adaptées à la vie nocturne et, profitant de la relative tranquillité apportée par l'obscurité, se faufilent entre deux brins d'herbe à la recherche de nourriture ou traversent les vallées de leur vol feutré et silencieux pour gagner leur terrain de chasse, leur lieu de reproduction...

A travers l'intervention de Louis Espinassous et les échanges avec les participants, des pistes seront dégagées pour faciliter l'émergence de projets pédagogiques sur le thème de la découverte à la fois sensorielle, culturelle et naturelle de la nuit.

L'entrée est gratuite mais il est nécessaire de s'inscrire auprès du REE 05&Ecrins pour participer à la conférence (tel. 04 92 53 60 96 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. )

Pour en savoir un peu plus REE 05&Ecrins

Pour en savoir plus sur Louis Espinassous

Pour écouter Louis Espinassous parler de l'éducation à l'environnement : "Mettez les enfants dehors !"

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Rencontres de l'image

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Les rencontres de l'image auront lieu à Bourg d'Oisans les 17 et 18 septembre. Le programme devrait réunir passionnés de photos et de montagne de tous âges !
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