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Connaître et protéger



Bouquetins du Champsaur : ils sont plus de 200 !

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2012-02-ibex-ecrins-vigLes 30 pionniers réintroduits voilà 18 ans se sont multipliés dans plusieurs zones du Parc national des Écrins : 202 ibex ont été observés lors du dernier comptage hivernal

La barre des 200 est dépassée pour les comptages d'hiver. Le chiffre est symbolique mais surtout encourageant pour les observateurs passionnés qui suivent la progression de la colonie de bouquetins réintroduite dans le Champsaur.

"Afin de connaître la dynamique de son développement, la colonie est dénombrée chaque hiver à deux reprises. Ces deux opérations permettent d'engranger le maximum d'observations et d'obtenir des informations suffisamment précises : nombre de jeunes, nombre de femelles adultes ainsi que les différentes classes d'âges des mâles" explique Rodolphe Papet, garde-moniteur dans le Champsaur.

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Le suivi des bouquetins en hiver. Oscar et Caprin, deux ibex de la colonie champsaurine lors de la période de rut (photos d'archives)

Une trentaine de personnes est nécessaire pour mener à bien ce travail. Armés de longues vues et d'un équipement adapté contre le froid, les agents du Parc et leurs partenaires (ONF, ONCFS, accompagnateurs, naturalistes et amis...)  passent au peigne fin chaque versant durant deux heures environ.

Ainsi, lors du dernier comptage hivernal, 202 bouquetins ont été observés. "C'est une valeur minimale. En réalité, il y a forcément plus d'animaux" ajoute Rodolphe. "Aucune méthode ne permet un dénombrement exhaustif des individus présents et, surtout, seuls les territoires connus pour être fréquentés par les bouquetins sont comptés... Il y en a certainement d'autres ! Par exemple, cette année 5 bouquetins passent l'hiver du côté de Prapic".

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Réintroduit à Champoléon dans le Parc National des Ecrins entre 1994 et 1995, les 30 pionniers de la colonie « Vieux Chaillol/Sirac » se sont multipliés et occupent actuellement 4 zones géographiques distinctes.

21 bouquetins occupent en ce moment les environs du Gioberney, 17 passent l'hiver dans le versant sud de Béasac près de Vallouise, 15 sont situés dans le vallon de Jartier à Molines en Champsaur, 5 à Prapic et... 144 la vallée de Champoléon.

Le site de réintroduction reste le territoire de prédilection. Ils sont une cinquantaine sur le versant sud du Puy des Pourroys à Champoléon. Depuis le hameau des Fermonds, équipé d'une longue vue, il vous sera possible d'en apercevoir... à distance et sans les déranger !

Si toutes les observations sont intéressantes, celles réalisées dans des zones inhabituelles le sont tout particulièrement... par exemple du côté de Réallon !

Elles peuvent être transmises au secteur du Parc national le plus proche ou à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

2012-02-groupe-comptage-ecrinsLe groupe des observateurs lors du comptage dans le Champsaur

Lire aussi :

Vallouise : des bouquetins toute l'année - janvier 2012

Dix-sept ibex ont été observés en début de semaine dans la zone d'hivernage découverte voilà deux ans. Ce nouveau noyau de population, issu de celle réintroduite dans le Champsaur, s'étoffe et semble se pérenniser.

voir aussi le dossier

Les pérégrinations des bouquetins réintroduits dans le Champsaur - février 2010

 

Des zones de refuge pour les tétras-lyre

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2012-01-tetras-vigPour préserver cet oiseau dont l'espèce est fragilisée dans les Alpes, une expérience est menée sur un itinéraire de ski de randonnée en Vallouise associant des installations sur le terrain et des documents d'information.

En hiver, les tétras-lyre trouvent refuge dans les espaces de neige vierge et légère... tout justement ceux qu'affectionnent aussi les skieurs ! Le dérangement hivernal est d'ailleurs l'une des raisons, avec d'autres, de la raréfaction de ce galliforme dans les Alpes.

Des campagnes d'information sont réalisées pour sensibiliser les pratiquants au respect de la faune en hiver. Pendant cette période, les animaux vivent sur leurs réserves. Dérangés trop fréquemment, ils dépensent leur énergie inutilement. Certains ne verront pas le printemps, d'autres, affaiblis, seront plus sensibles aux parasites et aux maladies.

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Le Tétras-lyre est une espèce globalement en difficulté dans les Alpes pour des raisons multiples qui parfois se cumulent : la destruction de ses habitats, les percussions avec les câbles de remontées mécaniques, le piétinement des nids au passage des troupeaux, des travaux forestiers trop précoces, de mauvaises conditions climatiques au printemps ou encore le dérangement par les skieurs ou les raquettistes.

La crête de la Seyte, sur les hauteurs de la commune de l'Argentière-la-Bessée, est un site où la population de tétras-lyre est bien connue. Le Parc national des Écrins y effectue des comptages depuis 20 ans, notamment dans le Bois du Simon de l'Aigle. Cet espace fait également partie du site Natura 2000 "vallon des Bans-vallée du Fournel" et, à ce titre, il bénéficie de mesures particulières.

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Pour favoriser la cohabitation de l'espèce avec le pastoralisme et l'exploitation forestière, des contrats ont été passés avec l'éleveur de moutons et l'ONF pour que la zone sensible ne soit pas fréquentée par le troupeau ou les bûcherons avant le 15 août. Une façon efficace de limiter l'impact sur la reproduction du tétras.

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De la poudreuse pour tout le monde !

Mais la crête de la Seyte est aussi une grande classique de ski de randonnée dès le début de l'hiver. Le skieur vient y chercher la poudreuse... que recherche aussi le Tétras pour s'enfouir sous la neige afin d'économiser une énergie vitale pour lui.

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Pour que le skieur puisse continuer à skier et que le Tétras soit dérangé un minimum, une solution expérimentale a été imaginée : mettre en place des "étraves" légères (piquets bois et cordes), facilement contournables par les skieurs et suffisamment grandes pour que l'oiseau y trouve refuge.

Pour déterminer les zones qui semblent les plus favorables à l'espèce, les agents du Parc national ont quadrillé le terrain deux années de suite, au printemps, à la recherche des crottiers.

Ces zones d'accumulation de fientes sont indices des zones de repos hivernales pour le tétras : dans une sorte d'igloo, l'oiseau reste immobile sous la neige... Une cartographie a été établie : cinq zones semblent plus particulièrement fréquentées par les oiseaux qui vont être protégées du passage des skieurs par un système "d'étraves".

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Deux ont été placées pour l'hiver 2011-2012 et trois autres le seront pour l'hiver suivant.

Un suivi sera effectué pour déterminer si ces petites zones de tranquillité sont fréquentées par les oiseaux.

Ce projet est le fruit d'une collaboration entre la commune de l'Argentière-la-Bessée, l'animatrice du site Natura 2000 "Fournel les Bans" qui a trouvé les financements nécessaires et le secteur de Vallouise du Parc national des Ecrins qui a apporté l'appui technique.

Au-delà de l'expérience sur le terrain, des documents d'information ont été réalisés pour sensibiliser les skieurs à la protection de ce site. On y retrouve bien entendu les conseils de la campagne "Chuut" et des explications plus spécifiques au tétras-lyre.

Dans cet esprit, une conférence a eu lieu à l'Argentière la Bessée le 29 décembre dernier. Un autre rendez-vous d'information est proposé le mardi 14 février à 18h à la maison du Parc à Vallouise.

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Cliquer sur l'image pour l'agrandir

Lire aussi : 

Le hors-piste menace le tétras lyre - juin 2011

Fiche ressources "jeunes découvreurs" : le tétras-lyre

2012-01-cahier-gall-couvTélécharger : icon Le cahier Galliformes de montagne - 2006 (4.29 MB)

Un cahier thématique consacré à ces oiseaux emblématiques a été réalisé en 2006. Il s'inscrit dans la collection "Territoire Ecrins", initiée avec un premier numéro sur les glaciers et conçue pour partager des connaissances et l'expérience des personnels en charge de la conservation des patrimoines avec les acteurs, habitants et utilisateurs de cet espace naturel protégé.

 

Télécharger : Fiche technique icon Pastoralisme - tétras-lyre et pastoralisme (1.12 MB)

 

 

 

 

Télécharger la fiche "Chuut, c'est l'hiver" : icon Dépliant Chuut - traces douces (2.81 MB)

Un document de sensibilisation au respect de la faune et des patrimoines de l'hiver réalisé dans le cadre des opérations "chuut" et "Traces douces"

 

Dans les coulisses des lacs de l'Oisans

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2011-10-muzelle-vigPour devenir une référence dans le réseau des lacs sentinelles, le lac de la Muzelle vient de faire l'objet de mesures spécifiques. Les suivis habituels ont été réalisés au Lauvitel et à Plan Vianney.

Des entrailles des poissons aux carottes de sédiments en passant par les prélèvements de zooplancton ou les mesures de température, différents protocoles sont développés dans les lacs des Écrins.

Ainsi, depuis 2005, le Lac de la Muzelle (Oisans) fait l'objet de suivis en lien étroit avec les travaux menés par Laurent Cavalli de l'IMEP (Institut Méditerranée d'Ecologie et de Paléoécologie) à Marseille. Notamment, chaque année, des mesures et des prélèvements sont réalisés afin de suivre l'évolution de la taille et de l'âge des poissons ou encore l'évolution de la structure du peuplement zooplanctonique en relation avec l'évolution de la température et/ou du mode de gestion piscicole.

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Choisi, avec trois autres lacs des Écrins pour faire partie du réseau des lacs sentinelles dans les Alpes, le lac de la Muzelle a accueilli une délégation de chercheurs pour compléter les mesures.

Pendant deux jours, au début du mois d'octobre, une dizaine de représentants des universités de Savoie (EDYTEM - Environnement, DYnamiques et TErritoire de la Montagne et LCME – Laboratoire Chimie Moléculaire et Environnement) et de Provence (IMEP) se sont retrouvés dans l'Oisans.

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Une centaine de kilos de matériel a été acheminée jusqu'au lac pour les différents travaux : mesures de températures, prélèvements d'échantillons, installation de trappes à sédiments et autres « pièges » à retombées atmosphériques... Autant de données qui, à terme, devraient permettre de comprendre plus finement le fonctionnement de l'écosystème du Lac de la Muzelle.

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Des chercheurs bien chargés...

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Au lac du Lauvitel et au lac de Plan Vianney, ce sont les agents du parc qui ont réalisé les suivis habituels.

Pour en savoir plus, lire aussi :

De la vie dans les lacs glaciaires ? - octobre 2011
Dans le cadre du programme "lacs sentinelles", les premières mesures ont été réalisées dans les lacs d'Arsine, sous la houlette de l'ONEMA. Elles se poursuivent aussi au lac du Pavé qui, depuis l'an dernier, a perdu son névé.

La machine à remonter le temps - juin 2011
Des chercheurs ont prélevé une carotte d'environ 15 mètres de sédiments au fond du lac du Lauvitel, avec l'aide d'agents du Parc national des Écrins. L'objectif : reconstituer l'histoire du site...

 

Un pavé dans le lac - août 2010

Jeu de mot facile pour retracer le travail au lac du Pavé, consistant à mesurer différents paramètres comme la température, les dimensions du lac, le zooplancton, les sédiments...

Des lacs sentinelles dans les Alpes - novembre 2010

Les premières bases d'un réseau de suivi des lacs de montagne ont été posées lors du séminaire technique organisé dans les Écrins au début du mois. Gestionnaires et universitaires ont défini ensemble les priorités et actions à mettre en œuvre.

Le dossier : Les lacs, miroirs fragiles des Écrins

Au même titre que les glaciers, les lacs sont emblématiques des paysages de montagne. Patrimoine esthétique et touristique inestimable, ils constituent également une ressource en eau qui mérite toute notre attention.

 

Quand les vautours regagnent leurs dortoirs...

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2011-09-vautour-vigL'opération de comptage qui a eu lieu à la mi-août dans les Alpes françaises a été l'occasion de repérer ou de confirmer les dortoirs de ces oiseaux en estive dans la zone Ecrins-Dauphiné. Ils vont bientôt quitter le massif et ses alpages, en même temps que les troupeaux...

Une trentaine d'observateurs, volontaires ou professionnels, était mobilisé le 16 août dernier sur la zone Écrins-Dauphiné pour une opération d'observation des vautours fauves à l'heure où ils regagnent leurs dortoirs. L'opération s'inscrivait dans le cadre d'un recensement des vautours fauves en estive sur le massif alpin.

Les vautours sont des rapaces très grégaires qui passent la nuit en groupe (jusqu'à plus de 100 sur la zone) dans des parois escarpées. Ils reviennent de leurs prospections journalières en fin d'après-midi et repartent le lendemain quand les conditions météorologiques sont favorables (vent). « Les vautours y sont fidèles, année après année d'après ce que nous observons depuis leur retour dans les Grandes Alpes » souligne Christian Couloumy, coordonnateur des programmes rapaces pour le Parc national des Écrins et de cette opération pour la zone Écrins-Dauphiné.

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« Les dortoirs découverts jusqu'alors sont situés en altitude, au-dessus de 2000 m dans tous les cas pour les Grandes Alpes. Cette position assure à la fois la sécurité vis-à-vis d'éventuels prédateurs mais aussi un « potentiel » de hauteur au sol pour pouvoir voler.

Ce sont ces dortoirs qui nous intéressent. Les oiseaux y sont stabilisés, le risque de comptage double est alors fortement atténué.

Au moment de l'organisation de l'opération, deux « gros » dortoirs étaient recensés (Quirlies et Réallon), quelques bivouacs repérés. La participation importante de volontaires a permis d'élargir le dispositif vers des secteurs suspectés d'abriter l'un de ces fameux dortoirs ou de cacher des bivouacs. La couverture pouvait encore permettre d'observer des flux d'oiseaux conduisant vers des lieux de séjour nocturne encore inconnus. »

215 vautours fauves observés pour la zone Écrins-Dauphiné

Ce sont les résultats de l'opération menée entre 17h30 et 20h le 16 août.

Les 3 dortoirs contrôlés simultanément donnent 107 + 38 + 38 = 183 individus

A la Grave, 2 individus s'installent pour la nuit à proximité du dortoir de la Buffe.

A Abriès (fond de la vallée du Guil (Queyras) = 23 individus. Ce groupe est vu avant et après le comptage, probablement retenu par une curée. Ce site sera confirmé plus tard par Pierre Chesne : « Une belle quantité de crottes, plumes, touffes de poils et de laine et de zones d'herbes couchées se trouvent à l'endroit où ils étaient posés ».

En analysant bien les observations, on peut ajouter 2 individus du Parpaillon (qui allaient vers l'est à 19h30) et 5 oiseaux du Dévoluy qui se dirigeaient vers l'ouest à 17h30 (vers le Vercors, les Baronnies où un dortoir est suspecté vers le col des Aiguilles).

Le bilan de cette opération pour les Alpes est encore partiel. Sans les chiffres de la Haute-Savoie, ce sont plus de 1200 oiseaux qui ont été dénombrés dont 300 dans le Mercantour, 233 dans les Barronies, 182 dans le Verdon, 105 dans le Vercors, 80 en Ardèche.

A lire aussiicon Vautour fauve : bilan 2010 dans les Écrins (900.77 KB)

Le retour des vautours - avril 2010

 

15 ans de réserve intégrale : bilan en images

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2011-09-ri-15ans-vig15 images pour relater 15 ans de suivis dans cet espace particulier du Lauvitel où la nature évolue en l'absence d'intervention humaine directe

L'année 2011 est celle d'un bilan des quinze premières années de la réserve intégrale du Lauvitel. Véritable laboratoire à ciel ouvert, cet espace est utilisé pour mesurer les évolutions naturelles en l'absence de toute intervention humaine directe.

Un rapport simplifié peut être téléchargé : icon Bilan 15 ans réserve intégrale (113.46 KB)

15 photos pour 15 années de suivis et illustrer les principales actions et travaux réalisés

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L'embarcation du Lauvitel, un outil de travail pour traverser le lac avec du matériel. La cabane du Lauvitel : un hébergement sommaire est bien utile à proximité de la réserve intégrale.
La station météo : depuis 2002, elle mesure une vingtaine de paramètres climatiques, transmis par téléphone à Bourg d'Oisans depuis 2010.

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Dans la réserve intégrale, chaque placette d'observation à long terme est géoréférencée. Le GPS étant défaillant dans la partie basse du vallon, un réseau de points de référence a été installé.

L'étude des sédiments et de l'eau du lac fait partie de la compréhension du fonctionnement écologique du vallon.

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Les lignes de lecture de la végétation : le suivi de pelouses non pâturées par les animaux domestiques fait partie du programme scientifique.

L'étude des groupements végétaux a été réalisée en collaboration avec le Conservatoire botanique national alpin.

Comme dans l'ensemble du territoire français, la réserve intégrale est concernée par le suivi des oiseaux communs (programme STOC-EPS du Muséum d'histoire naturelle).

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Le suivi forestier : 32 placettes forestières permettent de suivre l'évolution de la forêt en collaboration avec l'ONF.

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L'inventaire des insectes du bois mort a été réalisé en 2009-2010 : les agents du Parc national effectuent la plupart des relevés.

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2011-09-ri-micromamUn réseau d'espaces de référence dans les parcs nationaux se met en place.

L'accès à la réserve intégrale est réglementé : il est réservé aux scientifiques et aux agents du parc dans le cadre des programmes en cours.

Le suivi des populations de campagnols et autres micro-mammifères est annuel depuis 1992.

 

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C'est le conseil scientifique du Parc national des Écrins qui élabore et contrôle le programme de travail dans la réserve intégrale, voté par le Conseil d'administration du Parc national.

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La genèse du lac est étudiée par des géographes grenoblois. Un éboulement a créé la digue il y a 6000 ans : il explique le marnage important du lac.

Pour en savoir plus, voir aussi :

Réserve intégrale du Lauvitel : un outil scientifique
La réserve intégrale du Lauvitel a été créée en 1995 sur les hauteurs de la commune de Bourg d'Oisans.
Elle a pour but "le suivi de la dynamique naturelle d'écosystèmes peu soumis à l'action anthropique" sur 689 ha dans le cœur du parc national.

 

De la vie dans les lacs glaciaires ?

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2011-09-lacs-vigDans le cadre du programme "lacs sentinelles", les premières mesures ont été réalisées dans les lacs d'Arsine, sous la houlette de l'ONEMA. Elles se poursuivent aussi au lac du Pavé qui, depuis l'an dernier, a perdu son névé.

2011-09-arsine-verticBateau, sonde, thermomètre, ordinateur et autres éprouvettes... Tout ce matériel a été acheminé à dos d'hommes jusqu'aux lacs d'Arsine puis jusqu'au lac du Pavé, au début du mois d'août. Des agents de l'ONEMA (Office national de l'eau et des milieux aquatiques), avec l'aide de collègues du Parc national des Écrins, ont en effet mené à bien une opération de prélèvement et de mesures dans le cadre du programme "Lacs sentinelles".

L'équipe était accompagnée de Laurent Cavalli, Maître de conférences à l'IMEP (Institut Méditerranéen d'Ecologie et de Paléoécologie) à Marseille et spécialiste des lacs de montagne, et de Rémi Chappaz, Professeur et directeur du département Environnement Technologies et Sociétés de l'Université de Provence.

Un agent de la DDT et des représentants de l'Agence de l'Eau RM&C ont suivi également ces opérations de terrain. L'occasion pour ces partenaires de mieux s'informer sur la mise en œuvre concrète de ce programme.

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Une première série de mesures effectuée sur les lacs d'Arsine a révélé une profondeur maximale de 33 m dans le lac d'Arsine Est. "La profondeur était de 40 m lors des mesures réalisées en 1985", indique Eric Vannard, garde-moniteur au Parc. Par ailleurs, l'analyse des prélèvements permettra peut-être de confirmer la présence, aujourd'hui suspectée, de zooplancton dans ces lacs.

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De nouvelles mesures ont également été effectuées sur le lac du Pavé qui, contrairement à l'an dernier à la même date, n'avait plus son névé...

Quelques résultats des mesures réalisées au Pavé en 2010 :

Le thermomètre immergé en 2010 a enregistré une température maximale de 8.3 °C le 5 septembre 2010. Il est resté stable à 0°C par la suite, sans doute piégé dans la glace recouvrant le lac (la température de l'eau sous la glace est généralement comprise entre 3.5 et 4 °C).

Enfin, l'analyse des prélèvements de 2010 a révélé la présence de plusieurs espèces de diatomées (algues microscopiques),  d'une espèce de cladocère et d'une espèce de copépode (zoo plancton) : ainsi, ce lac apparu voilà moins de 100 ans et qui reste pris par la glace pendant la plus grande partie de l'année, est déjà colonisé par la vie...

Le parc des Ecrins a profité de cette opération pour réaliser des mesures physiques (température, conductivité, teneur en oxygène...) à diverses profondeurs dans les deux lacs, grâce à la sonde prêtée par le laboratoire EDYTEM.

Les résultats des mesures et des analyses de l'eau de 2011 seront connus en 2012.

Pour en savoir plus sur les lacs du Parc national des Ecrins, lire aussi :

La machine à remonter le temps - juin 2011

Des chercheurs ont prélevé une carotte d'environ 15 mètres de sédiments au fond du lac du Lauvitel, avec l'aide d'agents du Parc national des Écrins. L'objectif : reconstituer l'histoire du site...

Un pavé dans le lac - août 2010

Jeu de mot facile pour retracer le travail au lac du Pavé, consistant à mesurer différents paramètres comme la température, les dimensions du lac, le zooplancton, les sédiments...

Des lacs sentinelles dans les Alpes - novembre 2010

Les premières bases d'un réseau de suivi des lacs de montagne ont été posées lors du séminaire technique organisé dans les Écrins au début du mois. Gestionnaires et universitaires ont défini ensemble les priorités et actions à mettre en œuvre.

Le dossier : Les lacs, miroirs fragiles des Écrins

Au même titre que les glaciers, les lacs sont emblématiques des paysages de montagne. Patrimoine esthétique et touristique inestimable, ils constituent également une ressource en eau qui mérite toute notre attention.

 

La préfète sur le terrain des alpages

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2011-08-prefet-vigDans le vallon du Fournel, la représentante de l'État a pu prendre la mesure des collaborations entretenues entre le Parc national des Ecrins et ses partenaires pour conjuguer agriculture et environnement.

Une délégation composée des réprésentants des institutions et des professionnels concernés par le pastoralisme et la préservation de l'environnement a accompagné la préfète des Hautes-Alpes, Francine Prime, dans le vallon du Fournel. Leur objectif était de présenter à la représentante de l'État, l'ensemble des actions menées ensemble, et de longue date, en matière agri-environnementale. Le retour du loup et les tensions qu'il occasionne avec le monde agricole a parfois tendance à masquer la réalité d'un travail ancien et constructif qu'il est important de conforter.

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Ainsi, à l'invitation du Parc national des Écrins, aux côtés de Joël Giraud, député-maire de la commune de l'Argentière-la-Bessée et de son adjoint chargé de l'agriculture, Robert Reymond, tous les partenaires impliqués dans les démarches agro-environnementales étaient présents : les éleveurs, le berger, le président de la chambre de l'agriculture, les responsables de l'Office national des forêts, du CERPAM, de la Direction départementale du Territoire, l'animatrice du site Natura 2000...

Au col d'Anon, sur l'alpage de Crouzet-Les Lauzes puis devant la station de Reine des Alpes de la Réserve biologique des Deslioures, les sujets d'échanges n'ont pas manqué : les mesures agro-environnementales, la problématique des prairies de fauche, les enjeux pour le pastoralisme local, les paysages et la biodiversité...
Les travaux au sein du programme "alpages sentinelles" sont un symbole de l'action multi-partenariale menée dans ces domaines en rassemblant les socio-professionnels, les gestionnaires de l'espace naturel et des scientifiques pour dialoguer, réfléchir ensemble... et anticiper.

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La préfète des Hautes-Alpes a visité la Réserve biologique des Deslioures et sa magnifique station de Reine des Alpes.

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LES ALPAGES SENTINELLES

Lire l'article :

Réflexions partagées autour des alpages sentinelles - mars 2011

Au-delà des protocoles d'étude destinés à comprendre et anticiper l'impact des aléas climatiques sur les alpages, c'est bien le dialogue et les échanges noués entre les partenaires de ce programme qui sont immédiatement constructifs.

 

Télécharger :  icon Alpages sentinelles - un espace de dialogue (2.18 MB)

 

Le géranium argenté, protégé des moutons

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2011-08-geranium-vigDans le Champsaur, un filet évite le piétinement de l'une des rares stations de cette espèce extrêmement rare des Alpes du Sud

Le géranium argenté fait partie des raretés de notre massif. Cette espèce aux fleurs rose pâle doit son nom à l'aspect laineux argenté de ses feuilles. Extrêmement rare, elle est particulièrement menacée par le pâturage. A Champoléon, un filet de protection avait été installé provisoirement l'an dernier pour protéger l'une des stations de géranium argenté, repéré sous le pic du Tourond.

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Géranium argenté - Cliquer sur l'image pour l'agrandir

La pose de ce défens vise à protéger cette plante du piétinement de plus en plus marqué des brebis de l'alpage voisin. Les bêtes n'y étant pas gardées, il n'est donc pas possible de conventionner avec les éleveurs ou le berger pour une conduite du troupeau adaptée à la préservation de l'espèce.

Cette année, les agents du secteur et le botaniste du Parc national ont amélioré l'installation pour un montage et démontage plus efficace des filets de protection.

Parallèlement, un suivi floristique à partir de quadrats (des placettes carrées où sont réalisées des observations) permettra également d'évaluer l'évolution du géranium dans cette station et de la comparer avec les plants voisins encore soumis au piétinement.

En 2001, une opération similaire avait été menée en collaboration avec l'ONF pour protéger une autre station de géranium argenté sur la commune de La Motte en Champsaur. En 10 années, elle a porté ses fruits et les plantes ont pu aujourd'hui retrouver leur vigueur d'antan.

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Des tubes métalliques sont posés au perforateur dans les marnes et les blocs de grès en vue de l'installation des filets de protection.
Les relevés des individus de géranium argentés sur des placettes de référence (photo de droite)

Pour en savoir plus sur le géranium argenté, voir le site très complet www.floresalpes.com

 

Le conseil scientifique prend de l'altitude

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2011-07-cs-vigLes membres du Conseil scientifique du Parc national des Écrins se sont retrouvés au Col du Lautaret, dans les locaux du Jardin alpin. Ils se sont penchés activement sur l'évaluation environnementale de la charte.

Le conseil a pris de l'altitude ce 1er juillet. Accueilli par Serge Aubert, membre du conseil mais aussi directeur de la station alpine Joseph Fourier, le conseil a consacré la matinée à l'évaluation environnementale de la Charte, exercice désormais obligatoire pour tous les documents de planification. Puis la présidente Marie-Hélène Cruveillé a rendu compte du dernier conseil inter-parcs de montagne qui s'est tenu à Aussois-en-Vanoise. Chaque conseil scientifique du Mercantour, des Pyrénées, des Cévennes, de la Vanoise et des Ecrins délègue quelques-uns de ses membres pour aborder des thèmes communs. Cette année, on a beaucoup parlé des méthodes de suivi des ongulés, de suivi sanitaire, des stratégies scientifiques des parcs ou encore du projet commun des "lacs sentinelles".

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La seconde partie de la matinée a été consacrée aux partenariats. Sandra Lavorel a fait le point de la collaboration du Parc avec la zone atelier du CNRS qu'elle anime. Noémie Fort a précisé l'apport du parc national dans le réseau alpin de la conservation de la flore. Deux exercices importants pour l'équipe du parc qui doit préparer une stratégie scientifique pour 2012.

Mais le ciel bleu appelait à être dehors..... d'abord pour la signature de la convention cadre entre le Parc national des Écrins et le Conservatoire botanique national alpin (CBNA), deux structures complices qui périodiquement calent leurs collaborations. Christine Farret (présidente du CBNA), Pascal Chondroyannis (directeur du CBNA) et Michel Sommier (directeur du parc national des Ecrins) ont renouvelé la partie de confiance devant une Meije splendide.

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Après un pique-nique au cœur du Jardin Alpin, Serge Aubert a détaillé tous les aspects des activités menées au Col : expérimentations, études, sondage de la tufière qui apportent des éléments sur l'histoire de la végétation... Autant de sujets d'échanges qui font la richesse du conseil scientifique et des échanges entre ses membres et ses partenaires.

 

La machine à remonter le temps

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2011-06-carott-lac-vigDes chercheurs ont prélevé une carotte d'environ 15 mètres de sédiments au fond du lac du Lauvitel, avec l'aide d'agents du Parc national des Écrins. L'objectif : reconstituer l'histoire du site...

Un forage au milieu du lac du Lauvitel... à la recherche des secrets sédimentaires de ce site.
Entre le 14 et le 17 juin 2011, des équipes de chercheurs (EDYTEM de Chambéry et l'IGA de Grenoble) ont prélevé une carotte de sédiments au fond du lac du Lauvitel.

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Pour cela, ils ont bénéficié de l'aide concrète des agents du Parc national des Écrins, partenaire des études réalisées sur ce site.

Cette carotte d'environ 15 mètres présente à sa base un changement de type de sédiments marqué par un dépôt épais de graviers. Sans préjuger des résultats à venir, cette succession de « faciès » est tout à fait compatible avec l'hypothèse d'un réhaussement du lac causé par l'écroulement qui constitue aujourd'hui le chaos de blocs barrant le lac.

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La carotte prélevée devrait ainsi permettre de mieux connaître l'histoire précoce du Lauvitel en précisant l'âge de l'écroulement et en répondant à la question de la préexistence d'un lac moins profond à la formation du barrage.

Mais les sédiments renferment bien d'autres secrets : ils peuvent enregistrer les mouvements des glaciers (quantité et qualité des sédiments) mais aussi les évolutions de la végétation (pollens et restes végétaux capturés au fil du temps) ou encore la température et la composition chimique des eaux du lac (restes d'invertébrés). Ceci permettra de retracer l'histoire du lieu, depuis la formation du lac, et ainsi de mieux comprendre les mécanismes liés aux changements climatiques ou aux changements de pratiques.

2011-06-carottage-pneDes résultats sont attendus avec impatience... Pourtant, ils pourront demander plusieurs années d'études avant de livrer leurs secrets. Au fur et à mesure, ils viendront alimenter les informations collectées dans le cadre du programme "Lacs sentinelles" qui se met actuellement en place.

Lire aussi l'article : Des lacs sentinelles dans les Alpes

Les chercheurs de PACTE et d'EDYTEM, venus avec leur équipe technique ont pu apprécier un cadre de travail hors norme.
Les gardes du parc ont aussi payé de leur personne pour mener à bien le carottage.

 

Les collégiens sur le glacier

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2011-06-college-vigPoint d'orgue du projet engagé depuis deux ans avec le collège de Bourg d'Oisans, les élèves d'une classe de 3ème ont découvert l'univers de la haute- montagne, du côté de la Meije.

Dormir en refuge et marcher sur un glacier : c'était une "première" pour la plupart des élèves de la classe de 3ème B du collège de Bourg d'Oisans. Les 20 et 21 juin derniers, ils ont pu découvrir concrètement la haute-montagne. Cette sortie était l'un des moments forts du projet pédagogique engagé depuis deux ans entre le collège, le parc national des Ecrins, la compagnie des guides Oisans-Ecrins et les accompagnateurs en moyenne montagne. Prévue initialement en septembre dernier, elle avait été annulée à cause du mauvais temps.

Cette fois, c'est sous le soleil que les collégiens ont rejoint le refuge Evariste Chancel, encadrés par Abdou Martin, président de la compagnie des guides, Florent Malterre, accompagnateur moyenne-montagne au Bourg d'Oisans, Daniel Roche garde-moniteur du Parc national en Oisans et leurs professeurs, Sylvain Niget et Francesca Bivona. Pendant la soirée, ils ont pu échanger avec les professionnels qui les accompagnaient sur les différents métiers de la montagne.

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Le lendemain, ils ont pris la direction du glacier de la Girose où d'autres guides de haute-montagne du bureau de la Grave les attendaient.

Formation des cordées, fixation des crampons... C'était parti pour trois heures de découverte du glacier à deux pas de la reine Meije et du Râteau.

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Rimayes, crevasses, séracs, descente en ramasse : les guides ont apporté leurs connaissances en sécurité tout au long de la matinée.

A 13 heures, il fallait descendre pour le retour au collège.

Cette approche concrète a permis aux élèves du collège de découvrir la haute-montagne ainsi que l'environnement dans lequel ils vivent mais qu'ils n'ont pas toujours l'occasion d'approcher.

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Une belle conclusion aux différents sujets abordés en classe avec des gardes-moniteurs et des accompagnateurs pour étudier la formation des glaciers, le cycle de l'eau dans le cadre des programmes de Science et Vie de la Terre... C'était l'an dernier, lors de leur année de 4ème. Ils avaient également goûté à la randonnée avec une journée passée au Chazelet avec leur professeur de sport.

Lire aussi l'article :

Objectif montagne pour les collégiens de l'Oisans - Juin 2010
Faire découvrir la montagne et ses métiers : c'est la mission que se sont donnés les guides, les accompagnateurs et les gardes-moniteurs du Parc national associés dans un projet pédagogique mené avec le collège de Bourg d'Oisans.

 

Si la réussite d'un tel projet repose sur l'implication de tous, l'investissement de Franck Bauchon, professeur d'EPS et de Jérôme Bizet, principal du collège a été déterminant et mérite d'être souligné.

Dès le mois de septembre, deux nouvelles classes de 3ème devraient bénéficier de cette découverte à leur tour.

Le programme, démarré il y a deux ans, doit se poursuivre afin que la majorité des élèves de ce collège de l'Oisans puisse en profiter. Dans le cadre des contrats éducatifs du conseil général de l'Isère, ce dispositif pourrait être ouvert à d'autres collégiens afin de les initier à la pratique de la montagne et au respect de l'environnement.

 

Flore patrimoniale : révisions sur le terrain

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2011-05-flore-formation-vigDeux nouvelles stations de renoncule à tête d'or récemment découvertes et quelques autres raretés ont jalonné une journée de formation destinée aux agents des deux secteurs isérois

2011-05-flore-formationEn ce début de belle saison, les agents du Parc national chargés du suivi de la flore patrimoniale révisent. Dans un souci de formation permanente, des journées de terrain sont régulièrement organisées pour mener à bien ce programme.
Elles permettent aussi aux agents de se familiariser un peu mieux à l'utilisation du nouvel outil informatique de terrain qui leur permet d'enregistrer, in situ, leurs observations.

Récemment, ce sont les agents des secteurs de l'Oisans et du Valbonnais qui ont bénéficié des connaissances de leurs collègues, Bernard Nicollet et Pierre Salomez, botanistes émérites du Parc national. L'occasion de découvrir quelques "pépites" du territoire.

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Renoncule à tête d'or                                                                 Perce-neige

En effet, quelques jours plus tôt, Bernard Nicollet avait découvert, en Roizonne, deux nouvelles stations de renoncule tête d'or. Elles s'ajoutent aux deux seuls sites connus dans le Parc national. Ils ont pu également observer l'unique station de perce-neige repérée sur le versant isérois des Écrins ainsi qu'une très belle et conséquente station de scrofulaire printanière qui a élu domicile dans le hameau de Gragnolet.
Pierre Salomez, tout proche de la retraite, a mis à profit ses talents de pédagogue en matière de systématique et de détermination de plantes.

Cerise sur le gâteau : les prairies verdoyantes toutes proches du village de Lavaldens étaient parées de leurs plus beaux atours, offrant des bouquets de tulipes australes en pleine floraison.

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Scrophulaire printanière                                                           Tulipe australe

 

Botanique : encore des découvertes dans les Écrins !

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2011-02-flore-vigCinq nouvelles espèces et trois autres extrêmement rares ont été trouvées en 2010 dans le Parc national des Écrins. C'est à l'occasion de travaux sur l'évolution de la végétation qu'elles ont été repérées.

L'approche de la biodiversité ne peut plus être uniquement envisagée comme une "quantité" d'espèce présente sur un territoire donné.

Si le nombre d'espèces est un indicateur commode et facilement communicable au grand public, il ne rend que partiellement compte de la complexité et des dynamiques du vivant.

De nombreux travaux scientifiques montrent de plus en plus l'importance à donner aux fonctionnalités écologiques (qu'est-ce qui fait qu'un milieu naturel persiste ou disparaît ; comment une espèce se nourrit-elle, se reproduit-elle et quelles en sont les conséquences pour les autres espèces) et au processus d'évolution (comment les espèces sont arrivées là, comment se sont-elles adaptées ou transformées dans les milieux qu'elles occupent).

C'est à ces activités scientifiques que le Parc national des Ecrins se consacrent de plus en plus, avec la mise en place de protocoles élaborés en partenariat avec la recherche.

Il n'en demeure pas moins que la connaissance du territoire et des espèces qui le constituent sont une base essentielle à tout travail scientifique sérieux.

Dans le cadre d'une étude sur les évolutions de la végétation au regard des évolutions des pratiques agropastorales ou de sylviculture (programme SOPHIE), environ 1700 espèces végétales ont été notées, avec les caractéristiques des milieux dans lesquels elles vivent.

En 2010, ce travail a permis la découverte de 5 espèces nouvelles pour le Parc et 3 extrêmement rares :

2011-02-ranunculus-auricomus- Côté Valbonnais, la fougère Blechnum en épi (Blechnum spicant) a été découverte pour le territoire du parc le 17 août. C'est dans le bois du Fer à Cheval, au-dessus du Pay (commune de Lavaldens) que Pierre Salomez et Bernard dit "Barbu" Nicollet l'ont repérée. Cette espèce, commune en Savoie, se raréfie vers le sud, au point d'être protégée en PACA.

Vers Lavaldens également, une nouvelle station de la Renoncule tête-d'or (Ranunculus auricomus) a été notée par Bernard dit « Barbu » Nicollet et Christophe Albert. C'est la seconde pour le Parc, la première étant connue non loin du col du Lautaret.

Toujours dans ce secteur, la discrète Fétuque lisse (Festuca laevigata subsp. crassifolia) a été trouvée dans une pelouse alpine au-dessus du Périer (Cédric Dentant, Bernard « Barbu » Nicollet et Christophe Albert).

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- Côté Champsaur, c'est la Coronille à stipules engainantes (Coronilla vaginalis) qui a été découverte par Cédric Dentant vers la chapelle St James, à Prapic (commune d'Orcières). Cette petite plante, qui aime les stations chaudes sur calcaire, est présente dans le Dévoluy et les Cerces, mais n'était pas connue dans les Ecrins.

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- Côté Vallouise, dans le Vallon des Bans, vers Entre-les-Aygues, la Grande Orobanche (Orobanche major) a été trouvée sur la plante qu'elle parasite : la Centaurée scabieuse (Centaurea scabiosa). C'est la première observation dans les Ecrins (Pierre Salomez et Marie-Geneviève Nicolas), bien qu'il existe quelques données anciennes autour (Queyras, Briançonnais, Céüse).

- Enfin, côté Embrunais, une seconde station d'Herbe des Cosaques (Euclydium tenuissimum), a été découverte non loin de la première localitée pour la France de cette espèce, en bord de voie ferrée (Julien Ugo et Laurent Michel).

Plus en altitude, au Lac du Laus, une première station pour le secteur du Scirpe de Hudson (Trichophorum alpinum) a été trouvée en septembre (Mireille Coulon).

Ainsi, même si les découvertes au sein du Parc sont de plus en plus rares pour des groupes naturels bien connus, toutes ces découvertes sont la preuve que la modestie est de rigueur face à la diversité du vivant.

A lire aussi

L'article Le Scirpe de Hudson trouvé dans l'Embrunais

Au bord du lac de Laus, à l'Alpe de Vautisse, le Trichophore des Alpes est une rareté dans le massif. Une seule autre station était connue jusqu'alors, à Champoléon dans le Champsaur.

 

Le dossier Botanique : de l'inventaire au suivi

Lors de leurs relevés de terrain, les agents du Parc national des Écrins utilisent un ordinateur de poche pour cartographier la flore patrimoniale. Il s'agit désormais de montrer "comment évolue la répartition géographique d'une espèce" et non plus seulement où elle se trouve.

 

Des nouvelles des bouquetins

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2011-01-ibx-news-vigLa saison des amours est terminée. Maintenant il s'agit de survivre à l'hiver. Les comptages réalisés du côté de la colonie champsaurine font état du même nombre d'individus (189) que l'an dernier dans les zones d'hivernage. Du côté des Cerces, un bilan sera réalisé au printemps... En attendant, la sensibilisation des visiteurs est au programme.

Du côté de la colonie réintroduite dans le Champsaur, les comptages réalisés en décembre et janvier, au moment du rut, sont maintenant terminés.

Plus de 100 observateurs (gardes-moniteurs du Parc national, de l'Office National des Forêts, Gendarmes, Techniciens de la Fédération des Chasseurs, Accompagnateurs en Montagne, Naturalistes et Amis), se sont investis dans les communes de Vallouise, La Chapelle-en-Valgaudemar, La Motte-en-Champsaur, Champoléon.

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Bernard Thomas, agent du Parc national, est plus particulièrement chargé du suivi de la réintroduction des bouquetins dans le Champsaur depuis 17 ans. Cette opération aura été un élément majeur de sa carrière au Parc national des Écrins qui se termine cette année...

2011-01-harde-ibex189 animaux sont observés sur les zones d'hivernages (même nombre que l'an dernier).

82 étagnes mais seulement 27 cabris alors que cet été 44 ont été recensés, 15 jeunes de 2ème année et 65 mâles.

4 étagnes pionnières sont repérées sur les 6 restantes.

Voici, en cette saison des amours, où sont installés les ibex.

Près de 80% des bouquetins (149) sont présents sur la rive droite du Drac Blanc de Champoléon. Présence de CORA, CLOCHETTE, FALAISE (ces deux dernières sont fidèles à leur migration : Vallouise en été et Champoléon en hiver).

Une vingtaine de bêtes sont vues sur la Motte-en-Champsaur, Aiguille de Jartier dans le Vallon du Colombier ou Sellon.

Une dizaine dans les belles vires du Pilier du Pigeonnier, Cirque du Gioberney à la Chapelle-en-Valgaudemar. Là, BEATRICE (19 ans) n'avait pas été observée depuis un an et demi.

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Ils sont moins de 10 dans la Vallée de l'Onde à Vallouise mais les conditions d'observations sont délicates.
Lire aussi : L'hivernage des bouquetins en Vallouise est confirmé

PARADISO (19 ans), souvent dans Valestrèche a été vue cet automne. Par contre, à Crupillouse, MYRTILLE n'est plus observée depuis le printemps dernier.

TRANSMETTEZ VOS OBSERVATIONS :
Comme d'habitude, transmettez vos observations aux gardes-moniteurs par téléphone au 04.92.55.95.44 ou par courriel Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Télécharger les dernières nouvelles des bouquetins, signées par Bernard Thomas, qui termine sa carrière professionnelle au Parc national des Écrins cette année : icon Nouvelles bouquetins - 2011 - hiver (86.44 KB)

Dans les Cerces, surveillance et informations accrues

Dans les Cerces, les bouquetins sont très surveillés. Après l'hiver 2009-2010 particulièrement meurtrier et la mauvaise reproduction constatée cet été (seulement 8 cabris observés) au sein de la colonie du haut-Briançonnais, les gardes-moniteurs tentent d'expliquer toute l'importance de respecter la tranquillité de ces bouquetins si placides... et si visibles, parfois même du bord de la route !

Au centre d'information du Parc national des Écrins, au Casset (Le Monêtier-les-Bains), l'exposition "Survivre à l'hiver" explique comment les animaux résistent à l'assaut de l'hiver : un texte simple teinté d'humour, illustré d'aquarelles de Lionel Condemine. Un « quizz » est prévu pour accompagner la visite des plus petits...mais aussi des plus grands.
Jusqu'au 27 mars de 10h30 à 12h (sauf dimanche matin) et de 14h à 17h45. Fermé le samedi et jours fériés Salle de projection, documentation, boutique. Entrée libre.

Des rencontres avec les gardes-moniteurs sont proposées tout au long de l'hiver. Prochains rendez-vous ; mardi 25 janvier, les mardis de février puis les mardis 1er, 08, 15 et 22 mars à 14h30 au centre du Casset (gratuit).

Les accompagnateurs en montagne partenaires du Parc national des Écrins développent également ces thématiques dans les sorties qu'ils proposent. Feuilletez le programme détaillé.

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Passée la saison des amours, ce mâle bien connu des agents du secteur a retrouvé  sa place hivernale... en surplomb au-dessus de la route et des voitures qui transitent vers le Lautaret.
Il lui arrive même de rejoindre le bitume. Mal lui en a pris récemment. Bousculé par un véhicule, il doit faire désormais avec une patte cassée. L'accident s'est produit deux jours après la réalisation de ces images (vidéo Cyril Coursier - Parc national des Écrins). Ce petit film montre, une fois de plus, l'énergie que doivent dépenser ces animaux en hiver pour s'alimenter.

Lire aussi :
Bouquetins des Cerces : l'hiver meurtrier - Mai 2010
La population est amputée du quart de ses membres. Les plus faibles, principalement des cabris et de vieux animaux n'ont pas vu le printemps.
Le cinquantième hiver de la plus ancienne colonie réintroduite en France aura été tristement mémorable.

 

Des gîtes pour les chauves-souris

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2010-11-gitecs-vigTrente abris ont été installés dans la forêt autour de Molines-en-Champsaur. Une opération conjointe de l'ONF et du Parc national pour mieux connaître les espèces qui fréquentent ce site Natura 2000.

2010-11-pipistrelleComme pour les oiseaux, vous pouvez venir en aide aux chauves-souris en installant sur votre maison ou dans votre jardin des gîtes artificiels spécifiques aux chiroptères (chauves-souris).

Ces gîtes pourront servir soit de site de mise bas (pour les murins à moustaches, pipistrelles, barbastelles et autres oreillards par exemplie...), de site isolé pour les mâles ou encore de lieu de transit et d'accouplement à l'automne.

2010-11-gitecs-01C'est ce qu'ont fait le Parc national des Écrins et l'Office national des Forêts pour étudier les chiroptères du site Natura 2000 situé à Molines-en-Champsaur.

Six sites ont été choisis dans la forêt autour de Molines afin de varier les essences d'arbres, l'exposition et le milieu d'implantation : ripisylve, mélezin de reboisement, bocage...

Dans les coulisses du siège du Parc, le dossier technique et financier a été construit par Matthieu Villetard et Gilles Farny qui coordonnent respectivement les programmes Natura 2000 et de suivi des chiroptères dans les Écrins.

Au début octobre, Pierre Dumas et Dominique Vincent, gardes moniteurs du Parc national, avec l'aide précieuse de Thierry Anel de l'ONF et d' Eliane Dupland (Ligue de protection des oiseaux) ont installé les trente gites, en les fixant dans les arbres à 4 ou 5 mètres de hauteur.

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Rendez-vous est maintenant donné au printemps 2011 pour prospecter les gîtes, voir s'ils sont occupés et déterminer les espèces de chauve-souris qui fréquentent ce site Natura 2000.

D'autres opérations en faveur des chiroptères sont à noter dans ce secteur, avec le soutien de la commune de La Motte. Des gîtes en bois fabriqués par le Parc national avaient déjà été installés dans des bâtiments de Molines, notamment à l'église. La municipalité travaille par ailleurs à un projet d'installation d'un éclairage public avec des lampes à sodium qui limite la perturbation des chauves-souris.

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Pour en savoir plus sur les chauves-souris :

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Télécharger la fiche thématique :

icon Les chauves-souris (522.26 KB)

 

Des lacs sentinelles dans les Alpes

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2010-11-reseau-lacs-vigLes premières bases d'un réseau de suivi des lacs de montagne ont été posées lors du séminaire technique organisé dans les Écrins au début du mois. Gestionnaires et universitaires ont défini ensemble les priorités et actions à mettre en œuvre.

Quels sont les effets des évolutions climatiques sur les lacs de montagne ? Quelles sont les conséquences de l'introduction d'espèces lors des alevinages ? Les lacs et torrents d'altitude sont-ils soumis à des pollutions ?

Ces questions sont essentielles pour veiller au bon état de conservation des lacs de montagne. Mais pour y répondre, c'est un travail de suivi à long terme de ces espaces particuliers qui est nécessaire.

Dans cette perspective, grâce à l'appui de nombreux partenaires, la création d'un réseau de lacs "sentinelles" est en bonne voie. C'était l'une des ambitions du séminaire technique organisé par le Parc national des Écrins et la fédération de pêche de l'Isère, les 3 et 4 novembre à Besse-en-Oisans.

Voir l'article "Plongée dans les lacs et torrents de montagne"

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Séminaire technique sur les lacs et torrents de montagne, les 3 et 4 novembre 2010 à Besse-en-Oisans

Ponctuellement et pour prendre les meilleures décisions de gestion possibles, des mesures sont réalisées sur certains lacs. La première journée du séminaire technique, avait pour objectif de mutualiser les résultats de ces travaux.

Une cinquantaine de personnes y a participé : des représentants des parcs nationaux, régionaux et réserves naturelles venus du Mercantour, du Queyras, de Haute-Savoie, de Vanoise... mais aussi des universitaires, des représentants des fédérations de pêche, de l'ONEMA (office national de l'eau et des milieux aquatiques).

Autant de partenaires qui symbolisent aussi la diversité des enjeux liés aux lacs de montagne en termes de biodiversité, de loisirs (dont la pêche ou la randonnée), d'utilisation pastorale...

Un réseau de lacs, un faisceau de suivis

Selon les massifs, des programmes de suivi à plus long terme ont été engagés. "Dans les Écrins, depuis 2005, nous réalisons le suivi de quatre lacs" précise Gilles Farny, chargé de mission au service scientifique du Parc national des Écrins. "Les objectifs de ce suivi sont de mesurer, sur le long terme, les évolutions biologiques (taille et âge des poissons introduits, structure du peuplement zooplanctonique) - selon l'évolution de la température ou le mode de gestion de chaque lac suivi".

C'est ce type de suivi, harmonisé sur plusieurs sites, qui devrait être développé.
Lire aussi le dossier Les lacs, miroirs fragiles des Écrins

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Carottage de sédiments au Lac du Lauvitel (Oisans) Suivi biologique - Lac de Pétarel (Valgaudemar)

Avec l'appui des universitaires, les partenaires réunis à Besse-en-Oisans se sont donc jetés à l'eau pour constituer ensemble le réseau des lacs sentinelles. "Pour animer cette démarche, le support de l'association Asters, le conservatoire des espaces naturels de Haute-Savoie, a été retenu. Son expérience dans la coordination de ce type de programme sera appréciable" commente Gilles Farny.

Dans un premier temps, il s'agira de standardiser les protocoles utilisés dans les suivis actuels mais aussi de choisir les sites de références qui feront l'objet de suivis. En 2011, l'aide d'un stagiaire permettra d'avancer plus concrètement.

La poursuite de la collecte d'information sur la température des lacs semble évidente. Elle sera essentielle pour comprendre les effets des évolutions climatiques. Pour connaître la biodiversité tout comme les micro-polluants qui peuvent se trouver dans les lacs, la réalisation de carottes de sédiments est une piste envisagée. Des études sur les crustacés, des suivis sur les poissons seront également au programme...

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Suivi de la qualité de l'eau - Lac de la Muzelle (Oisans)

 

Plongée dans les lacs et torrents de montagne

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2010-10-lacs-seminaire-vigLe suivi des lacs et torrents de montagne est au coeur d'un séminaire technique organisé à Besse-en-Oisans les 3 et 4 novembre par le Parc national des Écrins, avec le concours de la Fédération iséroise de la pêche. Les échanges entre gestionnaires et universitaires pourraient permettre de créer un réseau de sites et de suivis.

Les lacs d'altitude et les torrents de montagne sont des éléments irremplaçables de la richesse écologique et paysagère de nos montagnes. Mais ils demeurent des milieux sensibles, qu'il convient de mieux connaître pour bien les gérer.

De nombreuses études ont été menées sur leurs composantes physiques, chimiques et biologiques pour en assurer la sauvegarde et la valorisation, et recommander des mesures de gestion et de protection adaptées.

Un séminaire technique est organisé par le Parc national des Écrins, avec le concours de la Fédération départementale de pêche de l'Isère à Besse-en-Oisans les 3 et 4 novembre prochain. Il regroupera des universitaires et des gestionnaires qui feront un bilan des actions engagées dans les Alpes ou les Pyrénées pour préciser les niveaux de connaissance et identifier les principaux enjeux actuels et futurs.

Les interventions et retours d'expérience auront pour but d'engager, au sein de plusieurs ateliers, la réflexion sur la gestion de ces milieux particuliers. Ces travaux ont vocation à nourrir le projet de création du réseau d'acteurs sur les lacs d'altitude, à déterminer les suivis les plus pertinents à mettre en œuvre et sur quels territoires.

Une problématique partagée

Différents partenaires (espaces protégés, fédération des pêcheurs, Office national de l'eau et des milieux aquatiques, universitaires....) souhaitent unir leurs travaux et constituer un réseau de suivi des lacs.

Les principaux objectifs de cet observatoire « Lacs sentinelles » serait de mettre en œuvre un monitoring mesurant les différents impacts sur ces milieux pour en comprendre le fonctionnement et en évaluer la gestion. Un tel programme pourrait être réalisé selon une double approche d'analyses :

- une approche paléoenvironnementale : recherche d'informations stockées dans les sédiments ;
- un suivi en continu sur le long terme : mesures sur différents compartiments des lacs d'altitude (physico-chimie, températures, paramètres biologiques...).

Les protocoles mis en œuvre devront permettre de répondre aux principales problématiques identifiées par les gestionnaires, tout en offrant des axes de recherche pertinents pour les universitaires : la gestion piscicole, l'introduction d'intrants (nutriments, micro-polluants) et le suivi des changements globaux.

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Télécharger le programme complet du séminaire avec le formulaire d'inscription

Télécharger les adresses des hébergements possibles à Besse-en-Oisans et aux alentours

Un patrimoine sous surveillance au parc national des Écrins

Aux Écrins, on ne compte pas moins d'une soixantaine de lacs. Suite aux travaux scientifiques conduits par le Laboratoire d'hydrobiologie de Marseille depuis 1992, le Parc national des Écrins a engagé en 2005 le suivi de 4 d'entre eux.

Les objectifs de ce suivi sont de mesurer, sur le long terme, les évolutions biologiques - taille et âge des poissons introduits, structure du peuplement zooplanctonique - selon l'évolution de la température ou le mode de gestion de chaque lac suivi.

En raison du nécessaire besoin de connaissance sur la qualité de ses cours d'eau, le Parc a également engagé une première série de travaux de 2005 et 2007 sur ces milieux. Cette étude a concerné 8 torrents répartis dans le cœur du parc national des Écrins, pour évaluer la qualité des eaux superficielles au regard de différentes activités anthropiques pouvant présenter un impact : hébergement d'altitude (hameau, refuges), pacage de bétail ou station de ski. Cet état initial de la qualité des cours d'eau pourra servir de base à un suivi à long terme.

Pour en savoir plus

 

lire le dossier Les lacs, miroirs fragiles des Écrins

 

lire l'article Vigilance sur la qualité des eaux

 


Le programme détaillé du séminaire techinque

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Hébergements possibles pour le séminaire technique "Lac et torrents de montagne"

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Aigles royaux : les "jeunes", signe de prospérité ?

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Le bilan du comptage de mars 2010 confirme la relative prospérité de la population des Écrins. La présence d'individus en plumage juvénile (34% de la population) contribue à la progression constatée.

146 aigles observés en mars 2010, contre 123 en 2005. Au fil des opérations du grand comptage des aigles royaux qui a eu lieu en mars dernier, jour après jour, l'impression d'une augmentation du nombre d'aigles sur la zone a été perçue par de nombreux observateurs. Des rassemblements regroupant jusqu'à 6 individus ont été notés.

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Les résultats, après élimination des doublons et des individus hors de la zone de comptage, confirment cette impression.

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Les paramètres de la démographie de la population des aigles du massif des Ecrins font l'objet d'un suivi régulier depuis une trentaine d'années (1981). Le nombre de territoires occupés, la productivité, la collecte des cas de mortalité
(informations ou cadavres) sont contrôlés par les agents du Parc national et quelques collaborateurs spécialistes de l'espèce.

On remarque nettement une corrélation des tendances entre la productivité et le nombre de couples (et/ou d'individus).
Tandis que la population s'accroît, la productivité (nombre de jeunes produits par couple contrôlé) baisse.
Ce constat est en accord avec les données des autres secteurs d'études dans les Alpes (Suisse, Italie).

Un bilan démographique positif

Les opérations de mars 2010 révèlent un accroissement indiscutable du nombre d'oiseaux observés sur la zone à cette période. Il passe de 123 à 146 (+ 20 %).

On note 7 adultes supplémentaires, que l'on retrouve sur de nouveaux territoires (Fond du Valgaudemar, Embrunais/Mont-Guillaume, Mariande/Oisans).

La part des individus non adultes (en plumage de type juvénile) constitue donc aujourd'hui plus du tiers (34 %) de la population. Ce sont principalement ces « jeunes » qui contribuent à la progression constatée : ils passent de 30 en 2005 à 49 en 2010 !

L'envol de 95 aiglons a été contrôlé sur la zone d'étude « Écrins » au cours de ces 5 dernières années (de 2005 à 2009 inclus). Parmi ces oiseaux, ceux des 3 dernières années, théoriquement 54 individus, sont normalement encore porteurs du plumage juvénile. 49 ont été recensés, 5 ont été trouvé morts... Le compte y est, à l'unité près ! Un étonnant hasard des chiffres qui ne reflètent sûrement pas la réalité.

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Il faut en effet évoquer les aigles morts non retrouvés d'une part (incalculable, affectant plutôt les immatures) et le départ ou le recrutement lié à l'erratisme d'autre part.

Il est évident que la mortalité locale constatée (21 cas depuis le dernier comptage sur la zone et dans les départements proches) intervient dans le bilan démographique.

En dépit d'une mortalité constatée non négligeable chez cette espèce, la population des aigles royaux du massif des Ecrins connaît actuellement une période de relative prospérité.
Cet optimisme ne doit pas cacher la fragilité intrinsèque d'une espèce rare aux effectifs par nature réduits en raison de sa position dans la pyramide.

Télécharger le bilan complet : icon Aigles royaux : bilan du comptage de mars 2010 (2.19 MB)

Les opérations du comptage ont été "croquées" par Alexis Nouailhat, illustrateur installé dans le Champsaur - Retrouvez quelques uns de ses dessins dans le bilan téléchargeable ci-dessus.

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A lire aussi :

Aigles royaux : le grand comptage
La présentation du grand comptage qui a eu lieu en mars 2010. Dans le ciel de mars, les aigles festonnent pour "marquer" leur territoire. Ils se montrent beaucoup à cette époque : ces exhibitions facilitent leur dénombrement.

Comptage aigles : au jour le jour
Ambiance au fil de la semaine de comptage dans les différents secteurs du parc national et un premier bilan avant des résultats plus complets.

 

La truffe aux aguets !

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2010-08-comptage-chien-vigLa fédération de chasse des Hautes-Alpes et les chasseurs de la commune de Chaillol (Champsaur) organisent depuis 2000, dans le cadre de l'OGM (Observatoire des Galliformes de Montagne), un suivi de la reproduction des tétras-lyre de la commune à l'aide de chiens d'arret.

Ce suivi, effectué entièrement en aire d'adhésion du Parc, est réalisé grâce à des chiens qui parcourent le territoire à la recherche de nichées, selon un protocole établi à l'avance. Il permet de connaître le nombre de jeunes oiseaux par nichés et d'obtenir une idée du taux de reproduction. Cette valeur est déterminante pour une gestion durable de l'espèce. Ainsi, vendredi 6 et samedi 7 août, dès 6 heures du matin, une quinzaine de chiens et leurs accompagnateurs ont sillonné tous les milieux propices aux tétras-lyre sous la direction de Dominique Guillet (FDC 05).

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Cette année, 10 nichées ont été découvertes. 15 poules et 19 jeunes ont été observés. Le taux de reproduction a été évalué à 1,3 jeunes par poule et on estime à 66% le taux de poules accompagnées de jeunes : une valeur élevée qui indique un bon site pour la reproduction de l'espèce !

Pierre Martin (Président de l'ACCA de Chaillol) précise que "de nombreuses mesures de gestion ont été mises en place depuis 2007 afin de favoriser l'espèce". Ces mesures ont été réalisées avec les chasseurs, la fédération des chasseurs, l'ONF, les éleveurs locaux, la DDT 05 et le Parc. Elles consistent en la mise en place de zone de report de pâturage à la fin du mois d'août, la pose de clôture, etc...

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A lire aussi :
Le cahier thématique sur les galliformes de montagne : icon Le cahier Galliformes de montagne - 2006 (4.29 MB)
L'article "Compter sur le flair"

 

Alpages sentinelles : une formation pour suivre les insectes

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2010-08-alpages-sentinelles-insectes-vigReconnaître les insectes... ce n'est pas si évident ! Surtout quand leur détermination vient compléter le programme de suivi des «alpages sentinelles», des milieux naturels sensibles utilisés par les bergers. C'est pourquoi une formation a été organisée pour les agents du Parc.

Mesurer, écouter, partager sont les maîtres mots du programme « Alpages sentinelles ». Ce dispositif, créé par les partenaires de l'agriculture au sein du Parc national des Ecrins, intègre l'apport des éleveurs, bergers, techniciens agricoles, pastoralistes, chercheurs et agents du Parc national des Ecrins. Il permet d'étudier différents paramètres physiques, naturels et humains pour comprendre et anticiper l'impact des aléas climatiques sur les alpages du Parc national des Ecrins.

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Alpage du Sappey - photo Blandine Delenatte / Parc national des Ecrins

Dans ce cadre, à Lavaldens, sur l'alpage du Sappey, 9 agents du Parc national des Ecrins, rejoints par 2 agents du Parc national du Mercantour, ont suivi du 27 au 29 juillet dernier une formation sur trois groupes d'insectes : les papillons de jour (Rhopalocères), les criquets et sauterelles (Orthoptères) et les Coléoptères coprophages. L'objectif de cette première session, assurée par Sylvain Allombert de Terra Biodiversita, était de donner aux agents des éléments techniques pour l'identification des espèces ainsi que des informations sur la biologie et l'écologie des papillons de jour et des coléoptères coprophages. Les participants ont également été initiés aux méthodes de suivi de ces deux groupes d'espèces, et de collecte des spécimens pour préparation et identification en laboratoire pour les coléoptères.
La deuxième session de cette formation, prévue en septembre, mettra l'accent sur les criquets et sauterelles.

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Chasse aux papillons Grand mars changeant
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Piège à insectes coprophages Collecte de coléoptères coprophages

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Identification d'insecte - photo Blandine Delenatte / Parc national des Ecrins

Pour en savoir plus sur le programme Alpages sentinelles, lire l'article Alpages sentinelles... du changement climatique et téléchargez la fiche technique icon Alpages sentinelles - un espace de dialogue (2.47 MB).

Pour en savoir plus sur Terra Biodiversita : http://blog.terrabiodiversita.org/

 

La recherche aux sommets

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2010-08-09-rencontre-sommets-vigSavez-vous qu'il y a des fleurs sur les plus hauts sommets des Ecrins ? C'est en quête de compréhension de l'histoire de ces plantes particulièrement courageuses et obstinées, qu'un travail de recherche est mené entre le Parc et le Laboratoire d'écologie alpine.

Les glaciers amaigris que nous observons actuellement - conséquence assez brutale de notre société industrielle - ont quand même connu leur heure de gloire ! Pendant presque 2 millions d'années, ils ont été les maîtres de l'espace alpin, recouvrant les montagnes et façonnant les vallées. Cette période glaciaire a pris fin il y a à peine une centaine de siècles.

Au début de la grande glaciation, la plupart des espèces végétales qui nous entourent existaient déjà (Homo sapiens également). Fuyant les températures glaciales et les sols gelés ou recouverts de glace, elles s'étaient réfugiées dans le sud de l'Europe (sud de l'Espagne, Italie, Grèce...), très progressivement, au fil des germinations successives et des dispersions des graines. Même ainsi, plus de 80% de la flore européenne a été éradiqué par le froid.

Toutefois, même au plus fort de la période glaciaire, quelques unes d'entre elles n'ont pas eu peur de rester à proximité des glaciers, comme c'est à présent avéré pour l'Eritriche nain, et se sont installées sur de hauts sommets rocheux alors émergés des glaces. De telles zones refuges ont été appelées « nunataks », mot inuit désignant la montagne.

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Une équipe du Laboratoire d'écologie alpine (LECA - CNRS) de Grenoble, en partenariat avec le Parc national des Ecrins, s'est donc lancée dans l'analyse de populations de plantes adaptées à de tels milieux. Ce sont des plantes dites « en coussinet », car elles ont un port extrêmement compact et une taille réduite, doublée d'un enracinement très profond dans les failles rocheuses. La structure de ces plantes leur permet de supporter d'importants écarts thermiques (forme compacte limitant la déshydratation et le gel) et l'absence de sol constitué (enracinement profond pour aller chercher eau et nutriments). L'étude porte ainsi sur : la Silène acaule (Silene acaulis subsp. exscapa), le Saxifrage fausse-mousse (Saxifraga bryoides), le Saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia), le Saxifrage musqué (Saxifraga exarata subsp. moschata), l'Androsace pubescente (Androsace pubescens), l'Androsace de Vandelli (Androsace vandellii), l'Androsace helvétique (Androsace helvetica), et l'Eritriche nain (Eritrichium nanum).

L'objectif de cette étude scientifique est de déterminer si de telles espèces ont su affronter les conditions extrêmes de l'ère glaciaire en restant dans ces fameux nunataks, ou encore si certaines d'entre elles y sont nées, en se différenciant de leurs proches cousines des plaines. Par extension, ce travail permettra de définir plus précisément où étaient ces zones émergées des glaces dans le parc.

Différentes études génétiques, couplées à des travaux de modélisation des glaciations, permettront ainsi d'étendre la connaissance sur la vie en montagne pendant cette période hostile, ainsi que sur les mécanismes d'apparition d'espèces "spécialisées" dans de telles conditions écologiques.

Ce programme de recherche n'est pas qu'un travail de laboratoire, car aller prélever des échantillons nécessite de transporter, en plus du matériel traditionnel d'alpinisme, des tubes remplis de substance (silicagel) assurant la conservation des échantillons de plantes. Il est également nécessaire d'être en situation de prendre des notes, chose pas toujours aisée. Au final, un tel travail demande un sac plus lourd et un temps de course plus long que de normal. Ceux qui ont déjà affronté les aléas et l'engagement physique de la haute montagne apprécieront !

Au final, ce sont l'ensemble des faces, arêtes et sommets sud des Ecrins qui devraient être parcourus, permettant d'engranger plusieurs milliers d'échantillons. L'Olan, l'Ailefroide et le Pelvoux ont déjà été prospectés. Le Râteau vient d'être fait cette année (avec au passage un merci tout spécial aux gardiens du refuge de la Selle et leur magnifique accueil !), auquel s'ajoutera le pilier sud de la Barre des Ecrins en septembre. L'année 2011 sera pour partie dédiée aux différents sommets du cirque du Soreiller (Oisans).

Qui a dit que la recherche ne se faisait qu'avec sa tête ?

 
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Débardage à cheval...

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À Molines-en-Champsaur, un débardage à cheval est réalisé dans une forêt domaniale du cœur du parc national. Le choix de cette technique a permis d'éviter la création d'une piste forestière.
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