Quelque 80 personnes ont participé aux travaux du Conseil économique, social et culturel du Parc national des Écrins, ce vendredi 11 décembre à l’Argentière-la-Bessée. Il a été question de solidarités, d'accueil touristique, de pastoralisme... Tous ces échanges s'incrivent pleinement dans l'esprit de la future charte et de sa co-construction avec les acteurs du territoire.

Maires, conseillers municipaux, agents du Parc national des Ecrins, agriculteurs, gardiens de refuges, guides, accompagnateurs, hébergeurs, représentants d'associations et d'administrations... Quelque 80 personnes ont participé aux travaux du Conseil économique, social et culturel du Parc national des Écrins, ce vendredi 11 décembre à l'Argentière-la-Bessée. Cette instance, créée en novembre 2008, rassemble les membres des trois commissions thématiques du Parc national (Développement économique, accueil-pédagogie-tourisme, patrimoines). Une fois par an, au cours d'une séance plénière, l'ensemble des membres des trois commissions est invité à se retrouver pour une journée d'échanges et de prospective.
Ainsi, outre des administrateurs du Parc national, ce sont aussi des représentants de la population, des socio-professionnels et du monde associatif qui se retrouvent pour travailler ensemble aux grandes orientations de leur territoire.
C'est ainsi que les grandes lignes de la future charte du Parc national des Ecrins s'écrivent, progressivement. A plusieurs reprises, Pierre-Yves Motte, le président du CESC, a invité largement tous ceux qui ne l'ont pas encore fait, à contribuer, par leur engagement et leur expérience, à la construction de ce projet : « si les acteurs du tourisme et le monde agricole s'impliquent assez bien dans la démarche, les artisans et les commerçants doivent aussi trouver leur place ».
Questions de solidarités
Pendant la matinée, les trois commissions ont travaillé sur le thème de la solidarité, une notion inscrite dans la loi sur les parcs nationaux qui se développe en termes d'écologie mais aussi en matières économique et sociale.
L'intérêt général, l'avenir des jeunes, de la transmission et du partage des connaissances, le besoin de médiateurs, la question des transports, le besoin de faire vivre des réseaux et de « travailler ensemble pour se connaître et se comprendre »... : pour tout cela, le rôle du Parc est imaginé et conforté. On voudrait qu'il soit un « catalyseur » et un « organisateur des ressources humaines sur le territoire ». L'imbrication de l'écologie et de l'économie semble évidente pour tous. On peut penser que ce travail collectif bénéficiera aussi à une solidarité écologique entre le cœur protégé du Parc national et son aire d'adhésion.
Après la présentation du diagnostic socio-économique réalisé sur le territoire des Écrins, des éléments de réflexion ont été développés dans le domaine du pastoralisme et en matière d'accueil touristique. Deux thèmes qui ont fait l'objet de plus d'une vingtaine de contributions, assorties de propositions d'actions concrètes. Autant d'éléments qui fonderont la réalité de la future charte du Parc national.
Télécharger les éléments du diagnostic socio-économique, réalisé avec le CEMAGREF et présenté lors de la réunion du CESC à l'Argentière :
Diagnostic socio-économique : population (535.64 KB)
Diagnostic socio-économique : pastoralisme (985.93 KB)
Diagnostic socio-économique : tourisme (1.19 MB)
Le calendrier de la charte
Le directeur du Parc national, Michel Sommier, a confirmé que les Écrins feront partie du « premier train des parcs nationaux à présenter leur charte ».
Le calendrier prévoit la rédaction d'un texte détaillé pour l'été 2010 qui serait soumis à l'enquête publique en 2011 et à la délibération des communes de l'aire optimale d'adhésion en 2012.

En savoir plus sur les commissions thématiques du Parc national de Écrins
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Dans le cadre du travail d'élaboration de la charte, des représentants des différentes commissions thématiques du Parc national des Écrins se sont réunis mi-novembre à Saint-Bonnet (Champsaur) pour approfondir les réflexions déjà engagées autour de l'agriculture.
Des élus, des agriculteurs, les chambres d'agriculture des Hautes-Alpes et de l'Isère, la DDAF 05, le CERPAM... Ce sont quelque 25 personnes, issues des trois commissions thématiques du Parc national ("Accueil, Culture, Pédagogie", "Développement économique" et "PatrimoineS") qui se sont retrouvées à Saint-Bonnet pour travailler ensemble sur les questions agricoles. A partir d'une première ébauche, elles ont débattu des grandes orientations et objectifs soulevés par les discussions au cours de l'année avec les acteurs du territoire.
L'objectif est d'aboutir à un projet commun dans lequel sera défini qui fait quoi. Pour cela, il s'agit de se donner un cadre d'actions, chacun mettant "la main à la pâte" ! La nécessité de mettre l'exploitant et son exploitation au cœur du projet est primordial. Le maintien de la pluri-activité sur le territoire est important : c'est un soutien pour l'activité dominante qui doit pouvoir demeurer l'agriculture. La complémentarité entre tourisme et agriculture prend tout son sens dans le cadre spécifique d'un territoire de montagne.
Le besoin d'organisation des filières et de mise en réseau des acteurs, la nécessaire adaptation de la production aux spécificités locales, le travail à réaliser entre communes et SAFER, la question des OGM : autant de questions qui ont également été soulevées, qui devront faire l'objet d'un positionnement dans la future charte.
Pour en savoir plus sur le rôle des commissions :
Lire l'article : les commissions, lieux d'échanges et de débats
Lire l'article : les enjeux du territoire soumis aux commissions
Charte : les instances de concertation
Les membres du comité de pilotage de la charte du Parc national des Écrins se sont réunis à Valjouffrey
Le Comité de Pilotage de la Charte du Parc national des Ecrins s'est réuni le vendredi 20 novembre à Valjouffrey, sous la présidence de Christian Pichoud. Les débats ont été très riches et dense en réaction à une première proposition de plan. Il a été réaffirmé le désir de s'engager dans un projet de territoire fédérateur, davantage incarné et ancré sur les patrimoines.
Le travail sur la définition du caractère du Parc, un des piliers de la charte, sera poursuivi à partir de la contribution du Conseil scientifique.
Enfin, les membres du Comité de pilotage ont préparé les prochaines rencontres du Comité Economique Social et Culturel qui auront lieu à L'Argentière le 11 décembre prochain.

Parapentes, deltaplanes, planeurs : la concertation avec les pratiquants est en cours pour établir les règles d'un survol des Écrins, respectant certains sites à enjeux environnementaux, dans le cœur du Parc comme dans l'aire optimale d'adhésion.
Le 18 novembre, le Parc et la Fédération française de vol libre (FFVL) se sont rencontrés à Tallard pour discuter des modalités de pratique sur le territoire du parc national des Ecrins. Les partenaires ne partent pas de rien puisque une convention était signée en 1999. Le principe est de faire savoir aux libéristes quels sont les enjeux environnementaux et voir avec eux comment épargner les espèces naturelles susceptibles d'être perturbées, notamment lors de leur reproduction.
La nouvelle loi réformant les parcs nationaux nécessite que l'on revoit les mesures d'application de la réglementation de la pratique dans le cœur. Rappelons que le décret précise que le survol non motorisé à une distance inférieure à 1000 m du sol est réglementé. Elle invite aussi le Parc à proposer des orientations de gestion du patrimoine naturel dans l'aire d'adhésion, sans pour autant s'appuyer sur des outils réglementaires.

Une nouvelle convention qui précise comment et quand il est possible de survoler le territoire du parc en parapente s'avère donc nécessaire.
Les premières propositions qui, pour l'avenir font consensus, visent à protéger les bouquetins lorsqu'ils sont vulnérables. C'est le cas notamment en hiver, lorsqu'ils sont contraints sur des vires pour trouver à se nourrir. C'est aussi le cas en mai et juin quand les étagnes (femelle bouquetin) se cachent pour mettre bas leur cabri. Elle est alors extrêmement craintive et protège son petit contre les attaques des aigles et par analogie contre les parapentes.
Il faut aussi protéger la reproduction des rapaces de falaise. L'aigle, le faucon pèlerin, choisissent leur nid en février et couvent jusqu'en avril. Ensuite l'élevage des jeunes est assuré avec un vulnérabilité moindre. Il est donc préconisé aux parapentistes de ne pas s'approcher à moins de 700 mètres des falaises où nichent des rapaces entre février et avril. Un zonage précisera sur une carte ces dispositions qui sont un principe de précaution en aire d'adhésion et une disposition réglementaire dans le cœur du parc national.
La nécessité de partager des arguments suppose que les échanges soient approfondis entre le Parc national et la FFVL. La future convention insistera donc sur les modalités d'animation et d'échange d'informations entre les clubs locaux et les agents du parc national.
Une réunion de concertation avait déjà eu lieu le 25 juin dernier entre le Parc national des Écrins et les représentants des Fédérations françaises de vol libre et de vol à voile (FFVL et FFVV). L'objectif est d'établir une convention et de travailler sur les aspects réglementaires de ces pratiques qu'il serait opportun de préciser dans la future charte.
Télécharger le texte de la Convention de 1999 Convention vol libre - 21 mai 1999 (46.77 KB)
Pour dessiner les orientations qui pourraient être affichées dans la prochaine charte, une rencontre a eu lieu avec les représentants de la Fédération des clubs alpins et de montagne.
Une constante est partagée pour l'avenir des refuges entre le Parc national des Écrins et la Fédération française des clubs alpins et de montagne (FFCAM) : celle de conserver les conditions d'accueil qui permettent de vivre des expériences authentiques dans les montagnes du massif. C'est en tout cas l'une des priorités communes qui a été formulée lors d'une rencontre qui a eu lieu entre le directeur du Parc national, Michel Sommier, et le président de la FFCAM, Georges Elzière, le 17 novembre à Grenoble.
Cette réunion avait pour objectif de dessiner les orientations qui pourraient être affichées dans la prochaine charte. Les représentants des clubs alpins les plus concernés par notre territoire étaient également présents : Bertrand Faller, référent "refuges" pour la Fédération, Jean-Pierre Buraud, du CAF de Briançon et président de la Commission "protection de la montagne" à la fédération nationale, André Gas, président du CAF Grenoble-Oisans. Pour le Parc national, outre le directeur, Yves Baret, chef du service aménagement et Jean-Pierre Nicollet, chargé de mission pour la charte et le partenariat ont apporté leur contribution aux discussions.

La volonté de préserver un espace de ressourcement et une culture de la responsabilité dans les pratiques montagnardes compte aussi parmi les orientations. Les refuges doivent rester des lieux d'hébergement avec une mission de service public affirmée.
La nécessité de faire découvrir la montagne aux jeunes, avec toutes les valeurs bénéfiques qu'elle véhicule, fait partie des évolutions nécessaires. Certains refuges doivent pour cela s'adapter pour devenir un instrument pédagogique et une porte d'entrée à la haute montagne.
La réduction des impacts sur les milieux naturels doit être aussi une priorité en adoptant une démarche de type HQE (haute qualité environnementale) lors des travaux d'amélioration des refuges (traitement de leurs déchets, production énergétique). La FFCAM se heurte à des coûts extrêmement élevés lorsqu'elle doit faire réaliser des travaux en montagne. Les programmes de mise en conformité sont souvent bousculés par des interventions d'urgence. Elle compte sur l'aide et la mobilisation des politiques territoriales.
Un partenariat avec les Conseils généraux et les Régions s'avère nécessaire afin d'améliorer les conditions d'accueil du public dans les refuges, de leurs dispositifs d'assainissement et pour développer la pratique de la montagne auprès des jeunes.
Conjuguer l'agriculture et le tourisme peut être un moyen de générer des revenus tout en conservant les paysages ruraux. Une réunion d'information des élus de ces deux cantons a eu lieu à Chantelouve, en lien avec le Parc national qui s'appuie sur les projets des communes pour construire sa future charte.
L'Oisans et le Valbonnais sont des territoires à fort potentiel de développement touristique et dont les espaces agricoles doivent être préservés. L'agritourisme est une orientation possible que les collectivités locales peuvent soutenir.
A Chantelouve le 20 octobre dernier, le maire de la commune, Gaétan Joubert-Pinet et Christian Pichoud, conseiller général de l'Oisans et président du Conseil d'administration du Parc national, ont accueilli les élus de ces deux cantons. Cette réunion avait pour objectif de les informer des possibilités de développement de l'agritourisme.
En collaboration avec le Parc national des Écrins et les associations APAO et SITADEL, cette rencontre a été organisée par l'ARDEAR, une association dont le but est de soutenir les initiatives qui ont des répercussions favorables sur l'emploi agricole et rural en Rhône-Alpes. Dans le cadre du contrat de développement d'Alpes-Sud-Isère, elle a été missionnée pour faire émerger d'éventuels projets de création d'activités rurales.
L'appui des communes est essentiel
Deux témoignages d'expériences réussies au Rivier-d'Allemont et à St Martin-d'Uriage ont permis de montrer qu'il est possible de créer des exploitations agricoles valorisant leurs produits par la vente directe (fromage de chèvre, goûter à la ferme, visites pédagogiques de la ferme, ...). Dans les deux cas, si une gérance ou une délégation de service public assure le fonctionnement et les productions, c'est au départ une volonté farouche des communes qui a permis au projet de voir le jour.
Les modèles de développement de l'agritourisme sont variés et s'adaptent au contexte local. Johanne Michel (chambre d'agriculture de l'Isère) estime que l'offre est variée et que le potentiel de développement est encore important. Rompre avec le quotidien, se ressourcer, rechercher le contact avec les habitants ruraux sont les attentes de plus en plus affirmées par la population citadine. En Isère, environ 200 fermes (3% de l'ensemble des exploitations) font de l'agritourisme. Il en existe 4 en Oisans et un projet en Valbonnais est en phase d'achèvement.
Des projets et des perspectives pour la charte du Parc national des Écrins
Le deuxième temps de la réunion a laissé la parole à la quinzaine d'élus de l'Oisans et du Valbonnais présents, pour recueillir leurs attentes et connaître les projets qui pourraient émerger sur leur commune. De ce point de vue, les petites communes se sentent plutôt démunies. Leur budget ne leur permettrait pas de créer des fermes communales. De plus, face aux divers travaux et aménagements qu'elles doivent assurer, ce n'est pas dans leurs priorités. La mobilisation des terres agricoles se fait entre propriétaires sans que les communes puissent intervenir, à moins d'user de leur pouvoir de préemption. Ainsi, alors que les grosses exploitations locales s'agrandissent encore en augmentant leur surface agricole, les demandes d'installation de petites exploitations ne peuvent être satisfaites faute de terres disponibles.
Face à ce constat traduisant une certaine résignation, les animateurs de la chambre d'agriculture et de l'ARDEAR se refusent au pessimisme, estimant que les volontés locales peuvent permettre d'avancer. Les techniciens peuvent apporter leur éclairage, donner des pistes de réflexion pour estimer la viabilité des projets et les accompagner en renseignant notamment sur les financements possibles.
Le Parc national des Ecrins est associé à cette démarche car dans les années qui viennent la charte de son territoire aura fixé des orientations partagées avec les communes adhérentes. Parmi les orientations, maintenir l'espace agricole et favoriser les productions alimentaires et pédagogiques vendues sur place s'affichent déjà comme une priorité. Il est donc important pour le Parc de connaître dès maintenant les projets envisagés afin de les soutenir auprès des politiques publiques. Dès lors que les aides techniques et financières existent, il est important de travailler ensemble pour que les souhaits deviennent des projets puis des réalisations.

Les commissions thématiques du Parc national des Écrins se sont réunies à la mi-octobre. Leurs travaux préparent la réunion, en décembre, du Conseil économique, social et culturel... et, bien entendu, le projet de charte. Les questions relatives aux patrimoines ont rassemblé une trentaine de partenaires.
La commission dite "patrimoines" a rassemblé une trentaine de partenaires. Sept d'entre eux représentaient des communes du Parc. La LPO (Ligue de protection des Oiseaux), la CIPRA (Commission internationale pour la Protection des Alpes), la FFCAM (Fédération des Clubs alpins français), les fédérations des pêcheurs et des chasseurs, l'ONF(Office national des Forêts), l'ONEMA (Office national de l'Eau et des Milieux aquatiques), la chambre d'Agriculture et la DDAF complétaient le tour de table.
La diversité des membres de la commission contribue à la diversité de points de vue et à la richesse des débats. Réunis au siège du Parc national à Gap-Charance le 14 octobre, ces partenaires ont abordé trois sujets majeurs : la gestion des milieux naturels et des espèces, la pratique de la chasse et celle de la pêche.
La gestion des milieux et des espèces
Le rôle du Parc national dans la gestion des espaces naturels et des espèces suscitent des questions de la part de certains maires qui se demandent ce que sera l'implication de l'établissement public dans l'élaboration des documents d'urbanisme et dans l'octroi des permis de construire en aire d'adhésion.
Il est confirmé que l'établissement public sera un partenaire pour aider les communes souhaitant réviser ou réaliser leur document d'urbanisme. La compatibilité avec les vocations des espaces naturels affichées sur le plan de la charte sera alors recherchée. En revanche, l'établissement public du Parc n'aura pas de compétence nouvelle d'ordre réglementaire en aire d'adhésion. La délivrance des permis de construire restera de la compétence des maires.
La gestion des espèces et des milieux rares et protégés ne soulève pas de débat particulier. Elle est pour partie orientée par les documents d'objectifs des sites du réseau Natura 2000, qui couvrent une part importante du territoire. Pour la gestion de la nature "ordinaire", le projet de loi Grenelle II qui préconise la reconnaissance de trames vertes et de trames bleues, sera à considérer lors de la désignation des vocations des espaces naturels sur le territoire. Il s'agit de préserver des corridors naturels permettant la circulation des espèces sauvages à l'échelle de grandes régions géographiques.
Il est rappelé par ailleurs que la gestion du loup est fixée à l'échelon national. De même, pour le contrôle ou l'élimination des plantes exotiques invasives telles que l'ambroisie ou la renouée du Japon, le Parc national doit être un partenaire actif dans le cadre des organisations existantes, aux niveaux national et départemental.
Enfin, la gestion des populations de grands ongulés est déterminante pour préserver les milieux naturels "productifs" de matières premières tels que la forêt, les alpages et les terres agricoles.
La chasse et la pêche
Si la chasse demeure interdite dans le cœur, pour une partie de la population, elle constitue une activité traditionnelle en aire d'adhésion. Son rôle régulateur de certaines espèces de gibier est souligné et il est souhaité qu'il soit confirmé dans certaines vallées pour des espèces à problème telles que le sanglier et les cervidés.
La place de l'établissement public du Parc dans les instances départementales chargées de la gestion cynégétique est confirmée.
Les collaborations en cours avec les fédérations des chasseurs et l'Office national de la Faune sauvage telles que les opérations conjointes de recensement des populations d'ongulés, ou de suivi des populations de galliformes de montagne, sont à poursuivre, voire à encourager.
La pratique de la pêche, telle qu'elle est proposée dans la note de présentation débattue en séance, satisfait les partenaires. Dans l'aire d'adhésion, le Parc est attendu comme partenaire actif dans la préservation de la continuité écologique des cours d'eau. Dans le cœur, les opérations d'alevinage devront s'en tenir à la liste des lacs actuellement empoissonnés. Le saumon de fontaine ne sera pas préconisé dans les lacs d'altitude et en tête de torrent. Les fédérations souhaitent poursuivre les actions menées avec le Parc pour mieux connaître et gérer la biologie des lacs d'altitude.

Vendredi soir, à Mont-de-Lans, cette rencontre valléenne a retenu l'attention d'une cinquantaine d'habitants, très curieux de connaître la diversité des actions entreprises par le Parc national sur le territoire et avec les partenaires.
A travers leur travail quotidien, l'équipe de l'Oisans et son chef de secteur, Jérome Forêt, ont expliqué par le menu, les grandes missions d'un parc national. En présence du maire de Mont-de-Lans, Serge Gravier et de Christian Pichoud, conseiller général et président du Conseil d'administration du Parc national des Écrins, une cinquantaine d'habitants ont participé à cette soirée.
Dans le domaine de la connaissance de la nature, les associations de chasseurs et le Parc agissent de concert pour le recensement des populations de chamois. Les populations ont été multipliées par 10 en 30 ans sur le massif de l'Oisans
De même, les agents du Parc travaillent en collaboration avec l'Office national de la chasse et de la faune sauvage pour évaluer les populations de coqs de bruyère, de perdrix bartavelles et perdrix blanches. Ils apportent leurs conseils aux alpagistes pour protéger les sites de nidification et aux stations de ski pour éviter que les oiseaux ne viennent heurter les câbles des téléskis.
Ce fut aussi l'occasion de mieux expliquer les raisons de l'apparition en grand nombre des vautours fauves sur les alpages en été, à la suite des migrations depuis les Pyrénées et même la Croatie.
Les chauves-souris font l'objet d'une étude innovante dans l'Oisans. Une population de grands murins, une espèce d'une envergure de 70 cm, est suivie à la loupe. Munies d'un petit émetteur de 3 grammes sur le dos, ces petits mammifères insectivores sont suivis par la méthode du radio-pistage pour mieux connaître leur manière de vivre en Oisans. On sait ainsi que certaines chauves-souris parcourent près de 50 km dans la nuit pour se nourrir sur les prairies et dans les sous-bois
Des mesures sur les glaciers de l'Oisans permettent de mieux connaître l'effet du réchauffement climatique sur ces réservoirs d'eau. Ils diminuent en volume et en longueur depuis le début du 20ème siècle et de façon encore plus importante ces 20 dernières années.
Les différentes actions auxquelles le Parc national a participé avec ses partenaires de l'Oisans ont également été présentées. Ces collaborations prennent tantôt la forme d'appui technique, tantôt d'aides financières. Elles portent sur la restauration et la mise en valeur du patrimoines des communes, sur l'amélioration des équipements sur les alpages, sur la communication et l'accueil des visiteurs de l'Oisans.
Avec la compagnie des guides de haute montagne et les offices de tourisme du secteur en particulier, un travail permet de développer une offre touristique adaptée à l'image de l'Oisans et du Parc national.
Et le projet de charte ! Le Président de Parc, Christian Pichoud a conclu cette belle soirée en évoquant l'avenir des parcs nationaux qui, dans les deux années à venir, vont travailler étroitement avec les communes pour définir un projet de territoire qui comptendra les orientations qu'ils peuvent fixer ensemble. Ce projet sera présenté sous la forme d'une charte d'environnement et de développement durable à laquelle les communes devront adhérer si elles désirent poursuivre la collaboration avec le Parc national.
Autour d'un buffet, les échanges se sont poursuivis pour approfondir les sujets évoqués lors de la conférence. Ce fut l'occasion de mieux se connaître et de partager tout ce qui anime l'Oisans, les activités rurales, touristiques, la nature et la culture.
Les trois commissions thématiques du Parc national des Écrins se sont réunies dans les deux premières semaines du mois de juillet. D'autres rencontres spécifiques avec les acteurs du territoire permettent d'engager la concertation.
L'heure est aux propositions, aux débats et aux échanges... sans préjuger encore du contenu de la charte. Pour les commissions thématiques du Parc, deux séries de réunions ont déjà eu lieu, à l'automne 2008 et au printemps 2009. Différentes contributions ont été collectées sur une « plate-forme collaborative » et à l'occasion de différents réunions sur le territoire. Leur synthèse a permis de rédiger des documents de travail pour approfondir le débat, sur des aspects plus concrets.
Des orientations générales...
Après le renouvellement du conseil d'administration, les commissions se sont réunies au début du mois de juillet pour échanger sur différents enjeux identifiés pour le territoire.
Selon les compétences qu'elles se sont données, les sujets ont été soumis aux réactions de l'une ou de plusieurs de ces commissions.
Le tourisme, par exemple, est un sujet particulièrement transversal qui touche bon nombre des actions du Parc national. Parmi les autres sujets abordés, on peut citer : les sentiers, la politique culturelle, les activités de pleine nature, le bois et la forêt, l'agriculture, l'offre pédagogique, le patrimoine bâti, les refuges...
... à la concertation concrète
Sur certains sujets, des rencontres spécifiques ont également eu lieu comme celle concernant la pratique des sports aériens non motorisés (parapente, delta-plane, planeur). Ainsi, une première réunion de concertation a eu lieu le 25 juin dernier entre le Parc national des Écrins et les représentants des fédérations françaises de vol libre et de vol à voile (FFVL et FFVV). L'objectif est d'établir une nouvelle convention et de travailler sur les aspects réglementaires de ces pratiques qu'il serait opportun de préciser dans la future charte. Une première convention a déjà été signée, en mai 1999, entre la Fédération française de vol libre et le Parc national des Écrins.
La nécessité du travail en réseaux et en partenariats est clairement affirmée sur les différents sujets. C'est tout l'objet de la future charte.
Pour en savoir plus, pour vous tenir informés des avancées du projet de charte dans le Parc national des Écrins
Les trois commissions thématiques du Parc national des Écrins
Elles sont formées par des membres du conseil d'administration et d'autres personnalités compétentes et désireuses de contribuer au projet « Parc ». Elles doivent favoriser la concertation avec les acteurs du territoire, organiser le débat sur les orientations à retenir et, à terme, en suivre la mise en oeuvre. Chaque commission est animée par un tandem, issu des administrateurs du Parc : un élu local et une personnalité qualifiée.
- Commission "Patrimoines" : elle s'intéresse aux patrimoines naturel (connaissance et gestion), culturel et paysager (bâti, savoir-faire, mémoire du territoire). - Commission "Accueil, pédagogie et culture" : elle travaille sur les infrastructures d'accueil, animations scolaires et grand public, la politique éditoriale, le soutien à la vie culturelle. - Commission "Développement économique": elle prend en charge les questions relatives à l'agriculture (gestion de l'espace, économie...) à l'artisanat et au tourisme (mise en réseau des acteurs du tourisme, produits, promotion...). Les sentiers, le tourisme, l'offre pédagogique, la politique culturelle, patrimoine bâti, l'agriculture, les activités de pleine nature, les refuges, le bois et la forêt.
C’est un socio-professionnel, un agriculteur du Champsaur, qui a été élu à la présidence du conseil économique, social et culturel du Parc (CESC) : Pierre-Yves Motte se présente tout d’abord comme un paysan, tant il associe son métier et son pays.
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