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Aménager et valoriser



La restauration des galeries du cloître de l'abbaye de Boscodon

2009-boscodon-vigLe Parc national des Écrins apporte son soutien aux travaux destinés à présenter, en situation, les éléments anciens retrouvés dans les fouilles. Un chantier d'envergure dont la première phase est en cours d'achèvement.

Les galeries du cloître de l'abbaye de Boscodon (Embrunais) ont présenté plusieurs visages au cours des siècles. Un méticuleux travail de recherche de Francesco Flavigny, architecte en chef des Monuments Historiques, permet aujourd'hui de relever une partie de ces galeries en vue des les présenter au public

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C'est, à vrai dire, l'ultime chantier de la restauration de l'abbaye, son point d'orgue, 35 ans après le début des travaux (1972). Il n'est certes pas question de "reconstruire le cloître" ! Une telle opération, outre son coût exorbitant, serait dénuée de sens, puisqu'il a existé deux sinon trois cloîtres différents à des époques successives.

Le but est de présenter, en situation, les éléments anciens retrouvés dans les fouilles : colonnes, chapiteaux, tailloirs, pierres du mur bahut, claveaux des arcs, etc., de redessiner l'ensemble des galeries par le relevage du mur bahut, de matérialiser l'emplacement de l'ancien lavabo (fontaine) dans l'angle sud-ouest du cloître, de restituer les sols en bois.

2009-boscodon-cloitreOutre l'intérêt archéologique de l'opération, l'objectif pédagogique est clairement affirmé : "il s'agit de montrer, in situ, les éléments de la vie des moines au moyen-âge, pour laquelle le cloître représentait un lieu de première importance : vie quotidienne, méditation, partage de la Parole de Dieu, intériorité et silence, symbolisme de la renaissance baptismale (l'eau)...
Pour cela, une galerie entière des XIIe-XIIIe siècles, le long de l'abbatiale, ainsi qu'une travée des galeries du XVe siècle, le long de l'aile ouest, dite "aile des officiers" sont en cours de relèvement...

Par exemple, les arcatures et la porte du XIIIème siècle de la galerie nord présentaient la particularité de pouvoir être fermées avec des volets de bois. Connue des historiens, cette particularité n'est que rarement visible. L'abbaye de Boscodon en sera la deuxième et la plus importante présentation en France.

2009-11-boscodon-visiteLe Parc national des Écrins participe à hauteur de 10% (soit environ 50 000 euros en trois phases) du coût de l'opération, financée par la DRAC (Direction régionale des affaires culturelle), le Conseil Général des Hautes-Alpes et les fonds propres de l'association des Amis de l'Abbaye de Boscodon.

Pour en savoir plus, consulter le site de l'abbaye de Boscodon

 

 

Valbonnais : coup de propre sur l'alpage de Vivolle

2009-10-vivolle-vigLes pelouses alpines de Chantelouve sont débarrassées d'environ 400 kg de ferraille d'un ancien parc à moutons.

2009-10-vivolle2Sur l'alpage de Vivolle, à Chantelouve dans le Valbonnais, un ancien parc à moutons avait été démonté... et laissé sur place depuis. Pour organiser le nettoyage de ces grillages obsolètes, deux journées de travail de deux puis trois agents du secteur ont été nécessaires. Afin de préparer la charge, quelques outils étaient de besoin : des massettes pour enfoncer les restes de piquets coupés mais pas à ras de terre et des coupe-boulons pour séparer les grands tronçons de grillages qui étaient emmêlés dans l'herbe et la terre.

Profitant des rotations héliportées réalisées dans le cadre de travaux RTM, ce sont 4 à 500 kg de ferraille qui sont redescendus dans la vallée, à la benne à encombrants de Chantelouve, quelques jours plus tard.

"Il y a quelques années, sur le même alpage, nous avions débarrassé les tuyaux de fonte d'une ancienne conduite d'eau avec l'aide des bénévoles de Moutain Wilderness" se souvient Samy Jendoubi, garde-moniteur dans le Valbonnais.

Cette fois, les pelouses alpines de Chantelouve semblent nettoyées...

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Améliorations pastorales à l'Alp de Réotier

2009-08-cabane-reotier-vigLes trois cabanes de cet alpage de l'Embrunais ont bénéficié de travaux de rénovation qui améliorent les conditions de séjour du berger.

Pour Pascal Labbé, berger de l'Alp de Réotier depuis 1993, rejoindre les quartiers d'août est devenu encore plus agréable. Il peut désormais résider dans une cabane flambant neuve au confort adapté à ses besoins.

2009-08-cabane-reotier01Chaque unité pastorale est divisée en "quartiers" pâturés successivement en fonction de la saison d'estive et de la production d'herbe.
Chacun des trois grands secteurs de l'alpage de l'Alp dispose d'une cabane. Un programme d'ensemble a permis de réaliser les améliorations nécessaires dans chacune d'entre elles, améliorations appréciées par le berger en premier lieu mais aussi par les éleveurs et les élus de la commune. Le changement est particulièrement important à l'Alp (2400 m d'altitude), traditionnel quartier d'août.

2009-08-cabane-reotier02Les représentants de la commune et les partenaires de cette réalisation (dont le Parc national) se sont retrouvés le 16 août dernier à l'Alp pour l'inauguration officielle de ces réalisations. L'occasion de rappeler toute l'importance de l'activité pastorale en montagne pour le maintien de l'agriculture locale mais aussi pour aussi pour la gestion des espaces naturels d'altitude.

En maîtrisant la ressource en herbe par une conduite raisonnée de son troupeau, le berger est un acteur à part entière de l'évolution des paysages et de la biodiversité en alpage. C'est la raison pour laquelle les équipes du Parc national sont en lien étroit avec les bergers du territoire. Pour nombre d'entre eux, ils mettent en œuvre des plans de pâturage définis en concertation avec les différents acteurs du pastoralisme, dont le Parc national, le berger, le CERPAM, les éleveurs...

Pour en savoir plus sur une partie des mesures dites agri-environnementales conduites au Parc national des Écrins en matière de pastoralisme
icon Pastoralisme - gestion des alpages, enjeux écologiques et pastoraux (1.07 MB)

Lors de l'inauguration, Marcel Canat, maire de Réotier, a proposé au représentant du Parc, Christian Couloumy, de procéder à ses côtés au geste symbolique de couper le ruban inaugural ! Une manière pour lui de souligner l'importance du partenariat engagé depuis de nombreuses années entre sa commune et le Parc national des Écrins.

 

Fournel : l'aménagement d'un passage délicat

2009-07-malafosse-vigSur l'itinéraire de la grande cabane dans le vallon du Fournel, l'une des variantes du GR54, le passage dit de "Malafosse" a été aménagé. De quoi rassurer les randonneurs... et les ânes qui ravitaillent l'alpage.


2009-07-malafosse-apresDans le vallon du Fournel, sur l'itinéraire de la Grande cabane, le passage du torrent de Malafosse pouvait impressionner.
«Le sentier est situé au-dessus de barres rocheuses, sur des terrains schisteux et mouvants. L'endroit était difficile à entretenir. Il paraît même que certains faisaient demi-tour... Il fallait faire quelque chose, on le savait depuis longtemps mais il fallait d'abord imaginer quoi faire, ce qui n'était pas forcément évident étant donné le terrain» rapporte Thierry Maillet, chef de secteur du Parc en Vallouise.

2009-07-malafosse-chantierLe "quelque chose" s'est traduit par un vrai chantier (quelques 50 journées de travail) mis en œuvre grâce au partenariat entre le Parc national et la commune de l'Argentière-la-Bessée. Le Parc a fourni les parties métalliques et assuré la main d'œuvre (soit 12 000 euros) tandis que la commune fournissait le bois et le financement de l'héliportage (5000 euros).

Ainsi, pour soutenir le sentier, un mur en bois a été construit sur plus de 100 mètres, avec des ancrages doubles enfoncés dans la roche sous -jacente, lorsque celle-ci n'était pas trop profonde, et boulonnés entre eux. Lorsque la roche était trop profondément enfouie, ce sont des gabions en bois qui ont été installés.


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Les matériaux ont été héliportés sur le site au début juillet. Deux semaines après le début du chantier, le passage semble déjà moins délicat...

Désormais, le sentier est bien plus confortable et permet aux randonneurs ou aux ânes ravitaillant l'alpage de passer sans crainte.

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Accès à Dormillouse par navettes : un essai d'une semaine

2009-07-navette-vigDu samedi 25 au vendredi 31 juillet 2009, la route de Freissinières en direction de Dormillouse, sera fermée à la circulation automobile de 8h30 à 17h30. Le transport s'effectuera obligatoirement par navettes, affrétées par la Communauté de communes du Pays des écrins.

"Un essai, une semaine... On va tous respirer" est le slogan de cette initiative conduite par la Communauté de communes du Pays des Ecrins, en partenariat avec la Commune de Freissinières et le Parc national des Écrins. Elle a pour ambition d'essayer de faire changer les comportements : accepter de garer sa voiture pour désengorger les vallées, préserver la nature et ses habitants.

Les visiteurs pourront se garer sur trois parkings, sur la route de Freissinières : le premier aux Allouviers, le deuxième aux Ribes et le troisième aux Mensals. Afin d'inciter un plus grand nombre de personnes à stationner sur le premier et le deuxième parking, un tarif préférentiel a été mis en place : 2 euros AR par personne aux parkings des Allouviers et des Ribes, 5 euros AR par personne au parking des Mensals.
Le service est gratuit pour les habitants, guides et accompagnateurs sur justificatif.

Ce premier essai sera suivi d'autres opérations si l'essai s'avère concluant.

Dans le même esprit mais néanmoins sans fermeture de route, on peut signaler l'initiative menée  cet été dans la vallée du Vénéon qui propose d'utiliser une navette, depuis Grenoble jusqu'à la Bérarde.
Lire l'article "Des navettes pour la découverte du Vénon"

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D'autres services de navettes sont proposés pendant l'été dans le pays des Écrins.

Quatre lignes de navettes gratuites circulent du 6 juillet au 30 août, pour se rendre au Pré de Mme Carle, jusqu'au parking des cascades en direction de Dormillouse, au col de la Pousterle et au marché de Vallouise (le jeudi).

Des navettes payantes à direction de Vallouise, des fonds de vallée (Pré de Mme Carle, Entraigues) ou de Briançon sont aussi disponibles.

Quatre lignes de navettes (payantes) pour la découverte des patrimoines sont proposées également entre le 6 juillet et le 30 août, sur la thématique des cadrans solaires, du vallon du Fournel, du patrimoine viticole et de la force de l'eau.

 

 

Villar d'Arène : une place au coeur du village

2009-06-villar-vigL'implication de l'ensemble des partenaires, dont l'accompagnement technique et financier du Parc, ont permis à cette commune de réaliser un projet d'envergure et de qualité.

La nouvelle place de Villar d'Arène a été inaugurée vendredi 26 juin dernier. Avant de couper le traditionnel ruban, le maire de la commune, Xavier Cret, a mis en avant l'engagement de l'ensemble des partenaires de ce projet, qui ont permis sa réussite : depuis la pré-étude réalisée par le CAUE jusqu'à la réalisation des travaux par des entreprises qui se sont adaptées à l'évolution du projet, en passant par l'architecte-urbaniste, l'ingénieur des réseaux, l'accompagnement technique du Parc... et sans oublier l'implication des élus de son conseil municipal.

Les administrateurs du Parc qui venaient de se réunir à La Grave ont participé à cette inauguration. Alors qu'ils venaient d'évoquer le calendrier de la future charte du Parc, cette réalisation concrète s'inscrit parfaitement dans la logique de ce document. Il s'agit donc bien, aujourd'hui, de formaliser des partenariats qui se pratiquent déjà...

Car ce ne sont pas les apports financiers du Parc, forcément modiques à l'échelle d'un tel projet, qui ont été déterminants dans sa réalisation. C'est l'accompagnement concret qu'il a fourni à l'équipe municipale, son appui technique dans la mise en place du projet qui a été un véritable apport. Les conseils de l'architecte du Parc, Yves Baret, comptent dans la qualité du projet mené pour cet espace public, libéré du flux automobile. Le traitement de la place et de ses accès, le rôle social et convivial du lieu et ses usages (jeux d'enfants, jeux de boules...), la restauration de la fontaine et même le déplacement du monument aux morts vers le centre du village sont autant de sujets qui ont été abordés lors des réunions préparatoires.

C'est là, ensemble, que ce sont faits des choix cruciaux comme ceux d'utiliser une pierre brute et des joints "grossiers" pour cadrer avec le caractère d'un village montagnard.

Au fil des discussions, il a aussi été décidé de mener à bien un véritable projet de restauration pour la fontaine Saint-Martin, située non loin de la place. Un architecte du patrimoine a déjà réalisé des propositions. Le travail continue.

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Escalade et alpinisme : voies nouvelles et terrain d'aventure

Comme chaque printemps, les signataires de la convention escalade et alpinisme du Parc national des Écrins se sont réunis. L'objectif de cette réunion est de donner un avis sur les projets d'équipement de voies d'escalade sur les falaises et en haute montagne, dans le cœur du parc.

Pour autoriser ou refuser ce type de travaux, c'est la concertation qui a été choisie, traduite officiellement par cette « convention escalade et alpinisme ». Ainsi, depuis 1992, les décisions sont argumentées par un comité de pilotage réunissant les représentants des guides, des fédérations française de la montagne et de l'escalade et des clubs alpins et de montagne, la direction départementale de la jeunesse et des sports, Mountain Wilderness, l'Office national des forêts et l'association des élus des communes du parc. Ce comité de pilotage s'est réuni le 22 avril 2009 à Vallouise.
Consulter le texte de la convention "escalade et alpinisme" : icon Convention escalade - 14 février 1992 (22.94 KB)

Les projets d'équipements de nouvelles voies d'escalade sur spits en falaise se situent uniquement autour d'Ailefroide. Certaines demandes ont reçu un avis favorable lorsque les voies sont envisagées sur des sites déjà bien fréquentées et pourvus d'équipements sur spits (fissure d'Ailefroide, secteur Engilberge).
En revanche, le comité donne un avis défavorable pour les projets situés sur des falaises dont il a été convenu de longue date de les préserver des équipements à l'aide de spits laissés à demeure.
Deux raisons principales sont avancées :
- Respecter le zonage établi depuis 1997, préservant quelques sites des équipements de voies sur spits pour ne pas concentrer la fréquentation et laisser ainsi des zones de tranquillité pour la nidification des aigles royaux.
- Favoriser les ouvertures de voies en terrain d'aventure sans l'utilisation de spits quand le site présente des fissures naturelles. Les cadres formateurs des fédérations constatent en effet que les jeunes souhaitent aujourd'hui diversifier leur pratique de l'escalade. Ils ont besoin de falaises leur permettant de placer eux-mêmes des protections amovibles et d'acquérir plus d'autonomie dans la recherche de la voie. Cette pratique est par ailleurs indispensable pour que les jeunes se lancent dans les courses de haute montagne.

Sur le plan général le comité exprime le souhait que les grimpeurs susceptibles d'équiper sur Ailefroide s'intègrent désormais dans un réseau piloté par le comité départemental 05 de la FFME comme c'est le cas en isère. Les sites d'escalade tel que celui autour d'Ailefroide constituent un espace de loisir mais aussi un outil de travail pour les guides, les formateurs des associations et fédérations. Les propriétaires des sites que sont l'ONF et la commune de Pelvoux ne peuvent être mis devant le fait accompli et constater des aménagements dont il est possible qu'un jour ils soient tenus responsables.
Par ailleurs, tous s'accordent pour estimer que les falaises « équipables » sont saturées de voies spitées et qu'il faut laisser le peu de place restante pour d'éventuelles voies en terrain d'aventure.

Information et concertation préalable

Sur la pratique de l'alpinisme, le parc national et bon nombre d'alpinistes souhaitent que la haute montagne garde son caractère "wilderness". c'est également l'avis du comité de pilotage. Si des aménagements sont parfois nécessaires en raison du retrait des glaciers ou d'éboulement, ses membres souhaitent qu'un climat de confiance s'instaure pour que toute initiative fassent l'objet d'une concertation préalable et d'une autorisation quand il s'agit d'équipements à demeure. En 2008, plusieurs équipements ont été constatés sans avoir été discuté au comité de pilotage de la convention : corde fixe et 5 spits installés sous le col Emile Pic, cordes fixes dans la descente de la traversée du Pelvoux, spits sous le col Tuckett, dans la voie normale des Agneaux.
La nécessité d'être très réactif pour répondre à de telles sollicitations ne doit pas exonérer une demande préalable.

Il est convenu de faire une information, notamment auprès des bureaux des guides pour préciser la démarche souhaitée qui consiste à faire part du besoin auprès de l'animateur du comité Jean-Pierre NICOLLET par tél : 06 21 30 49 01 ou par courriel à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. et à défaut d'appeler au tél. le chef de secteur concerné. L'animateur du comité s'engage à recueillir dans les 48 h l'avis des membres du comité et du directeur du parc pour répondre à la demande et préciser dans quelles conditions l'aménagement est autorisé ou refusé.

Un consensus des membres du comité s'est dégagé. La mise en place de cordes fixes est à éviter. La pose de spits pour assurer la progression sur de courts passages délicats sera plus communément admise dès lors qu'il n'y a pas de passage possible avec des moyens amovibles, sans imposer un détour rédhibitoire ou un niveau de difficulté très élevé.

 

 

Sentiers : ça s'organise dans les Hautes-Alpes

2009-03-sentiers-vigLe plan départemental du département des Hautes-Alpes (PDIPR) est l'un des grands chantiers de l'année 2009.

Un Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR) a pour objectif de structurer l'activité de découverte des territoires par la randonnée (pédestre, VTT, équestre) et protége le patrimoine exceptionnel des chemins ruraux (environ 5000 km dans les Hautes-Alpes). Dans les Hautes-Alpes, ce Plan se met en place actuellement. C'est dans ce cadre que les communes ou communautés de communes qui entretiennent et signalisent leurs itinéraires peuvent être soutenues à hauteur de 50 % HT des travaux d'aménagement. Cette aide financière est complétée par une politique de communication fédératrice et partenariale permettant de promouvoir cette activité touristique maintenant aussi importante, en terme de retombées économiques, que l'activité des sports et loisirs de neige.

Le Parc s'implique dans cette démarche avec le Conseil général et le Comité départemental de la randonnée pédestre, notamment. Il devient un partenaire privilégié en partageant son expérience en matière d'aménagement, d'entretien et de communication. Il proposera son propre schéma des sentiers d'accès au cœur, soit les quelque 670 km qu'il gère et entretient depuis plus de trente ans. Pour ce qui est de l'aire optimale d'adhésion, il accompagnera les collectivités dans la construction d'une offre assurant la continuité et la connexion inter-vallées en plaçant les GR, les villages, les centres d'infos et les structures d'accueil au centre du dispositif. Pour cela, il participera aux commissions locales "Randonnée" organisées par le conseil général dans les territoires.

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Grand nettoyage au glacier Blanc

2007-09-nettoyage-glacier-blanc-vigPrès de 14 m3 de poubelles et les vestiges d’un avion, prisonnier des glaces depuis plus de 40 ans, ont été ramassés sur le site prestigieux et très fréquenté du Glacier Blanc

Le nettoyage a été organisé dans le cadre de l’opération nationale « En 2007, que la montagne est belle » initiée par la Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne, relayée dans les Écrins le 2 septembre dernier grâce au partenariat entre cinq « Clubs Alpins Français » des Hautes-Alpes et le Parc national des Ecrins, soutenus par le Conseil Général des Hautes-Alpes.

A proximité du refuge du Glacier Blanc et de l’ancien refuge Tucket, des boîtes de conserves, des emballages en plastique et des bouteilles en verre (souvent cassées) ont été rassemblés.
Plus haut, vers 3 000 m d’altitude, sous le refuge des Ecrins, beaucoup de boîtes de conserves, de tuyaux d’adduction d’eau et de tôles. Peu de déchets sous le col ; en revanche, sur un lieu de bivouac situé sous la pointe Louise, de nombreuses boîtes, des piles et même du matériel électronique ont été ramassés par les bénévoles. Plus inhabituels mais non moins volumineux, les débris d’un avion ont été repérés au bord de la zone de séracs. Il s’agit du coucou d’un pilote de montagne connu, Henri Giraud qui, en1964, avait raté un atterrissage…
Tous ces déchets ont été redescendus par hélicoptère. Les agents du Parc en ont profité pour faire évacuer les restes de l’appareil. Le moteur, prisonnier des glaces, n’a malheureusement pas pu être dégagé.

Ce n’est pas la première fois que le Glacier Blanc est « nettoyé ». Ses mouvements font ressortir régulièrement les reliques d’une époque où l’on pensait que la nature était capable de tout éliminer… Fort heureusement, les mentalités évoluent. Globalement, les déchets collectés sont souvent assez anciens. Peut-être n’y aura t-il bientôt plus besoin de bénévoles-éboueurs en montagne ? Ce type d’opération est en tout cas l’occasion de rappeler à tous ceux qui fréquentent la montagne, amateurs ou professionnels, civils ou militaires, que ce milieu fragile est le bien de tous et qu’il convient de n’y laisser aucune trace de son passage, si ce n’est celles dans la neige.

 

Villar d’Arène : nettoyage au Plan de l’Alpe

Depuis 1936, le projet de barrage hydroélectrique de la Haute Romanche sur le site du Plan de l'Alpe de Villar d'Arène a généré réactions, débats, études et... installations obsolètes.

En 1994, le projet est définitivement abandonné par EDF laissant sur place des instruments de mesures, bâtiments, tôles et dalles de béton qui se dégradent. Les plus caractéristiques sont deux "cabanes" de béton qui basculent fortement vers la Romanche.
En 2002, le Parc relance EDF qui décide de remettre en état le site.
Cette opération fait suite à la campagne initiée par le Parc et financée aussi par EDF qui a permis de démonter et d'évacuer 8 pluviomètres nivototalisateurs obsolètes sur les départements des Hautes Alpes et de l'Isère.
En octobre et novembre, avec l'intervention des agents du Parc national des Ecrins et d'une entreprise privée de travaux publics, le nettoyage du Plan de l'Alpe est engagé : les équipements, bétons et ferrailles sont démontés, cassés, enfouis, évacués...
 

Le retour des vautours

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Depuis septembre 2009, un gypaète adulte a élu domicile dans la vallée de Vallouise. Et depuis début février, un jeune l'a rejoint, facilement reconnaissable à sa tête noire. Ils volent avec les aigles et vont casser des os sur d'inaccessibles rochers.
Lire la suite.

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