Une nouvelle centrale hydroélectrique, communale cette fois, vient d'être inaugurée. Les canalisations empruntent en partie la même tranchée que la microcentrale privée, créée voilà deux ans.
Après 5 années consacrées à l'élaboration du projet, à son instruction et à sa réalisation, la centrale hydroélectrique de Villar d'Arène est en service. Elle a été inaugurée ce vendredi 5 octobre, en présence des différents partenaires qui ont accompagné la commune.
Ce projet fait suite à la création de la microcentrale privée élaborée et exploitée par la société « SERHY ». Cette première microcentrale de taille plus importante, dont le captage est situé sur le Plan de l'Alpe de Villar d'Arène, a été inaugurée en octobre 2010. Ces deux aménagements sont étroitement associés dans la mesure où les canalisations empruntent en partie la même tranchée. Avec des statuts d'exploitation différents, ils représentent également des compléments de revenus pour la commune.
Pour limiter les impacts sur les milieux, les travaux nécessaires au creusement de la tranchée et les mises en place des canalisations ont été effectuées en même temps malgré les décalages dans l'avancement des deux projets.
Cette nouvelle centrale hydroélectrique, de taille plus modeste, a été conçue et réalisée par le bureau d'étude «Saunier et associés». Elle sera exploitée par la commune de Villar d'Arène.
Un équipement sur le réseau d'eau potable
Cet aménagement a également pour but de renforcer le réseau d'eau potable de la commune.
Il utilise le réseau d'alimentation en eau potable existant du col du Lautaret dont le captage est situé dans la combe du Laurichard en réserve naturelle nationale du Combeynot (travaux réalisés en 1974).
La hauteur de chute entre le col du Lautaret et le site du Pied du Col où se trouve le bâtiment « turbine » permet l'alimentation des réservoirs d'eau potable de la commune ou la production d'énergie quand les réservoirs d'eau potable sont suffisamment alimentés par les autres captages du Pontet et de la Guindaine.
Un projet de remplacement de la canalisation située en réserve naturelle pour améliorer les rendements énergétiques de l'ouvrage est à l'étude. Ce projet s'inscrit dans un projet global de requalification du site du Lautaret comprenant, entre autres, l'enfouissement des lignes électriques, la réhabilitation du bâtiment des remontées mécaniques, le démantèlement des téléskis devenus obsolètes et le remplacement de la canalisation.
Fiche technique : - hauteur de chute : 568 m, - débit d'équipement : 61 litres par seconde, - production annuelle : 530 MWh, correspondant à la consommation électrique de 370 à 440 personnes.
Le Samedi 2 octobre 2010 a été inaugurée la microcentrale de Villar d'Arène. Elle est l'aboutissement d'un travail de longue haleine et de partenariats réussis.
Une journée de chantier en commun a permis à des agents de la commune du Monêtier-les-Bains et du Parc national des Écrins de reconstruire une passerelle pastorale
Un bel exemple de partenariat entre la commune de Monêtier-Les-Bains et le Parc national des Ecrins s’est déroulé ce mardi 4 septembre : la reconstruction d’une passerelle sur la Guisane, en aval du hameau de la Madeleine.
Le précédent ouvrage datait de plus de 30 ans et les bois, fatigués, baignaient quelque peu dans l’eau à la fin du printemps...
Ce sont donc cinq anciens poteaux de 8 mètres de long, fournis par la commune, et un platelage tout neuf en mélèze acheté par le Parc national, qui ont été acheminés sur place. La mise en place a été réalisée par trois agents communaux et six ouvriers et agents du Parc national.
Un joli travail d’équipe réalisé en une journée qui permet à nouveau le passage des vaches d’une rive à l’autre du pâturage et, accessoirement, le passage des skieurs de randonnée au printemps !
Emportée dimanche soir, la passerelle de Clapouse est à nouveau en place depuis hier, grâce à l'intervention de l'équipe des agents du Parc national des Écrins du secteur de la Vallouise
Faire et refaire... Une fois de plus, la passerelle de Clapouse a donné du fil à retordre à l'équipe du secteur du Parc national des Écrins en Vallouise. Elle avait été emportée par l'orage de la fin d'après-midi de ce dimanche 19 août. Un mauvais coup pour le moral des agents qui, depuis 2009, espérait avoir trouvé une solution pérenne pour conserver la passerelle. Ils ont donc repris leurs pelles et leurs pioches et, en deux jours, ont rétabli l'itinéraire. Les lieux ayant considérablement changé, la passerelle est désormais plus courte. Il a fallu la rehausser d'une trentaine de centimètres pour lui donner un maximum d'espérance de vie.
" C'est probablement l'action conjuguée de la montée des eaux du torrent de Celse-Nière et de la mise en mouvement d'une lave torrentielle dans le ravin de l'Alpet qui a provoqué les dégâts " résume Thierry Maillet, le chef du secteur.
Plusieurs journées de fortes chaleurs ont accéléré la fonte des glaciers ce qui a provoqué la montée des eaux du torrent de Celse-Nière. En fin d'après-midi, dimanche, au moment où le niveau de ce torrent était le plus haut, un orage a éclaté. Ce dernier a entraîné la formation d'une lave torrentielle dans le ravin de l'Alpet avec la mise en mouvement d'une grande quantité de matériaux dont une partie s'est déposée sur le replat en amont de la passerelle.
Ces matériaux ont créé un barrage sur le torrent de Celse-Nière dont le lit a été rétréci, ce qui a fait monter encore le niveau de l'eau qui est passé au-dessus de la passerelle.
L'équipement n'a pas résisté à la crue du torrent de Celse Nière qui, depuis hier soir, ne peut plus être traversé. De fait, le sentier de la bosse de Clapouse est inaccessible.
A Pelvoux, la passerelle de Clapouse a été emportée hier soir par le torrent de Celse Nière.
C'est la fonte accélérée des glaciers, en raison des fortes chaleurs de ces derniers jours, à laquelle s'est ajouté un fort orage en fin d'après-midi qui ont fait monter les eaux du torrent de Celse Nière.
Le niveau de l'eau est monté à plus de 30 cm au dessus de la passerelle qui n'a pas résisté.
En conséquence le sentier de la bosse de Clapouse est inaccessible jusqu'à nouvel ordre.
Créée et installée en 2008 par les services du Parc, cette passerelle continue son histoire mouvementée... Dans le journal du Parc, en présentant ce nouvel équipement, l'on espérait qu'une crue exceptionnelle ne viendrait pas l'emporter à nouveau...
Extrait de l'Echo des Ecrins n°31 - 2009
Passerelle de Clapouse : une histoire mouvementée
À la création du Parc en 1973, la passerelle permettant de franchir le torrent de Celse Nière pour accéder à la bosse de Clapouse était constituée de troncs de mélèzes. Emportée par une avalanche, elle a été remplacée par le Parc par une autre passerelle... détruite de la même manière. Ce n'était qu'un début !
Lors de son remplacement, la fréquentation du site étant grandissante, il a été décidé de lui ajouter des barrières pour la sécurité des randonneurs. Il fallait alors la déneiger l'hiver pour éviter qu'elle ne casse... Mais deux avalanches et une crue auront raison des trois passerelles successivement reconstruites. Pour éviter ces destructions, une passerelle démontable a été imaginée. Afin d'en réduire la portée, une construction en bois a été édifiée par les gardes-moniteurs et des poutres légères installées. Mais la faible section des poutres, indispensable au démontage hivernal, rendait la passerelle plutôt mouvante et elle ne possédait pas de barrière. Frissons garantis pour les moins téméraires !
L'idée de construire une passerelle plus en aval, à l'abri des avalanches, a été étudiée mais les travaux pour tracer le nécessaire sentier en rive droite dans un énorme éboulis étaient trop importants. Un cahier des charges a été transmis aux entreprises pour qu'elles proposent une passerelle démontable, avec barrières, à l'emplacement existant, mais les projets étaient trop coûteux ou trop lourds...
Les années ont passé. La passerelle légère et instable vieillissait. Il devenait très urgent de la remplacer et ce sont finalement les services du Parc (en 2008) qui ont imaginé et mis en place un ouvrage... répondant à tous les critères : stable, démontable, relativement léger et avec des gardes-corps. C'est l'alliance du métal et du bois qui a permis cette prouesse. La section des poutres est inchangée mais, prises en sandwiches entre deux étriers métalliques, elles procurent une bonne rigidité à la passerelle ; des structures métalliques servant de culées sont fi xées au rocher, sans maçonnerie, pour réduire la portée et surélever l'ouvrage, le mettant un peu plus à l'abri des crues ; les gardes-corps sont faits de câbles gainés tendus.
Si une crue exceptionnelle ne l'emporte pas, cette passerelle devrait donner satisfaction... longtemps, on l'espère !
Au plus plus près des réalités locales, c'est à Réallon, sur l'alpage du vallon, que le représentant de l'État a échangé avec les professionnels agricoles et leurs partenaires, dont le Parc national des Écrins et le CERPAM.
Rien ne vaut une rencontre sur le terrain pour mieux comprendre les problématiques locales.
C'est sur l'alpage du Vallon, à Réallon, que le préfet des Hautes-Alpes, Jacques Quastana, s'est mis à l'écoute des professionnels agricoles et de leurs partenaires, le 23 juillet dernier.
Il répondait ainsi à l'invitation du président de la Chambre d'Agriculture des Hautes-Alpes, Pierre-Yves Motte et de Régis Peyron, éleveur à Réallon. Le Parc national des Ecrins était également convié à cette visite ainsi que les responsables professionnels agricoles et le CERPAM (Centre d'Etudes et de Réalisations Pastorales Alpes Méditerranée).
Le rôle prépondérant de l'alpage dans le fonctionnement des exploitations agricoles de montagne a été particulièrement souligné. Très à l'écoute des explications qui lui étaient fournies, le représentant de l'État a également pris la mesure du travail réalisé sur les alpages des Écrins dans le cadre d'un partenariat fort entre le Parc national, la Chambre d'Agriculture, le CERPAM, les éleveurs et les bergers.
Ainsi les programmes comme les mesures agro-environnementales territorialisées ou Alpages sentinelles lui ont été présentés avec des exemples concrets sur le terrain.
La matinée s'est terminée dans la convivialité avec un pique-nique constitué de produits locaux près de la cabane.
Ils représentent une variété de situations, de caractéristiques naturelles dans les sept secteurs du Parc national. Ils accueillent des troupeaux locaux ou des grands transhumants. Tous sont gardés. Bergers et éleveurs sont motivés et impliqués dans le suivi. La gestion est individuelle ou réalisée par un groupement pastoral. En vallée, les exploitations qui utilisent ces alpages développent différentes productions : ovins ou bovins viande, vaches laitières...
Au-delà des protocoles d'étude destinés à comprendre et anticiper l'impact des aléas climatiques sur les alpages, c'est bien le dialogue et les échanges noués entre les partenaires de ce programme qui sont immédiatement constructifs.
Lire l'article : Alpages sentinelles... du changement climatique La gestion d'un alpage est un vrai métier... qui doit aussi faire avec des contraintes qui lui sont totalement extérieures : évolutions du climat, des politiques agricoles, des mesures et des interlocuteurs... Pour se faire une idée globale de ces interactions, le programme des "alpages sentinelles" a été créé par les partenaires de l'agriculture au sein du Parc national des Écrins.
Conduite par son maître, garde-ouvrier en Vallouise, la jument Méli a permis d'acheminer le matériel pour réaliser des travaux sur le sentier de Malafosse, dans le Fournel.
Au cours de l'été 2009, le Parc national des Écrins et la Commune de l'Argentière-la-Bessée ont réalisé de gros travaux de confortement du sentier au passage de Malafosse dans le vallon du Fournel. Un soutainement de type "mur bois" avait été mis en place par les agents du "secteur Vallouise" sur cette importante variante du GR54 du tour des Ecrins.
Une autre portion de cet itinéraire menant à la Grande cabane et au Pas de la Cavale mérite d'être améliorée.
Au début du mois de juin, une visite sur le terrain avec Robert Reymond, conseiller municipal de l'Argentière-la-Bessée, a permis de s'accorder sur les travaux à effectuer. Ceux-ci nécessitent notamment l'utilisation d'un perforateur et d'un groupe électrogène... Un matériel lourd à porter à dos d'homme mais un peu trop léger pour envisager un héliportage onéreux et polluant.
La solution trouvée s'appelle Méli, la jument de Jean-Luc De Bardonnèche, garde-ouvrier du secteur Vallouise. Ce 2 juillet, Méli, accompagnée de Jean-Luc, a effectué le portage jusqu'au chantier qui devrait être terminé dès la fin de cette semaine.
Sur l'itinéraire de la grande cabane dans le vallon du Fournel, l'une des variantes du GR54, le passage dit de "Malafosse" a été aménagé. De quoi rassurer les randonneurs... et les ânes qui ravitaillent l'alpage.
Le chantier a été réalisé le week-end dernier par des habitants de la commune, avec l'aide du Parc national. Le plancher détérioré a été remplacé par une chape.
Quelques habitants de la Chapelle-en-Valgaudemar, dont un garde-moniteur du Parc national, se sont activés pendant le week-end des 2 et 3 juin, afin de restaurer le sol de la chapelle du hameau de Navette.
En effet, à sa reconstruction, il y a une dizaine d'années, un plancher en mélèze avait été posé. Celui-ci a subi des désordres importants dont l'origine pourrait être un champignon. Des analyses sont en cours pour en savoir plus.
Une couche drainante de pierres concassées a été réalisée et, avec un appui financier et technique du Parc national, il a été décidé de couler, en lieu et place du plancher détérioré, une chape composée essentiellement de chaux et d'un peu de ciment.
En souhaitant que cette intervention sera la bonne solution sur le long terme.
Après le gros coup de vent qui a eu lieu en début d'année dans le Valbonnais, des travaux forestiers sont programmés. Les agents du Parc des Écrins travaillent à rétablir l'accès et la sécurité des sentiers.
Le 5 janvier dernier, une tempête d'une violence extrême s'est abattue dans le Valbonnais, touchant tout particulièrement les communes de Chantelouve et du Périer. "La tempête de 1999 avait fait moins de dégâts que ce coup de vent" souligne Daniel Fougeray, chef de secteur du Parc national.
Des rafales à plus de 120 km/h ont dévasté des pans entiers de la forêt et la route de Confolens était encombrée d'arbres entremêlés.
Elle a été rapidement dégagée par la commune, l'ONF et des habitants, rétablissant ainsi l'accès au hameau. Situé dans le cœur du Parc national, il compte deux habitants permanents pour qui les difficultés d'accès ne sont pas une première...
Différents tronçons de sentiers ont été endommagés et ce sont les agents du Parc national des Écrins qui sont chargés de rétablir l'accès et la sécurité pour les randonneurs. Une trentaine de journées de travail est estimée nécessaire.
Pour évacuer les chablis (les arbres tombés au sol), l'ONF fera appel à une entreprise puis les bois seront commercialisés "à façon", c'est-à-dire en bordure de piste, pour le compte de la commune.
Quant aux parcelles situées dans des zones inaccessibles, elles feront le bonheur des xylophages et autres animaux ou végétaux opportunistes : c'est ainsi que, naturellement, la biodiversité s'enrichit...
Dans la série des événements naturels marquants, lire aussi : Valbonnais : un éboulement obstrue le canal des moines Dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 avril, le canal des moines, un ouvrage patrimonial du Valbonnais, a subi des dégâts importants en raison de l'éboulement d'une portion de la paroi située à la base de l'Etillier.
Ce document s'adresse aux personnes qui envisagent de construire ou de réhabiliter une maison en y intégrant des dispositifs solaires. Il est le fruit des échanges menés dans le cadre d'un programme européen avec notamment les Parcs des Écrins et du Queyras, le Conseil général et la CAPEB des Hautes-Alpes
Trois cents jours de soleil par an : plus qu'un argument de promotion, c'est une chance pour les Hautes-Alpes de transformer ce fabuleux potentiel solaire en énergie, contribuant ainsi à la nécessité de développer les énergies renouvelables.
C'est pour amener une pierre à cet édifice, que le projet PERSIL (Performance Solaire et Industrie Locale) a vu le jour dans le cadre du programme européen INTERREG ALCOTRA.
Toutes les motivations sont légitimes quand elles participent à cette quête de sobriété, d'efficacité, et d'économie que représente aujourd'hui l'énergie solaire.
Le Parc naturel régional du Queyras, le Parc national des Écrins et la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment des Hautes Alpes (CAPEB 05) ont concentré leurs efforts autour du Conseil Général des Hautes-Alpes et du Parc Scientifique et Technologique Environment Park de Turin pour réaliser ce projet.
Mercredi 30 novembre, les travaux menés dans le cadre du programme PERSIL (PERformance Solaire et Industrie Locale) et notamment le guide "solaire et habitat" ont été présentés. L'occasion d'échanges avec et entre les professionnels pour qui l'énergie solaire est une filière d'avenir.
"Il a fallu tout d'abord chasser les a priori, notamment sur les performances réelles des équipements solaires, sur la compétence des entreprises, sur les coûts des installations, sur le bon fonctionnement et les risques d'incident de ces projets" expliquent les animateurs du projet.
"Sans compter la difficulté de bon nombre de collectivités locales à pouvoir répondre aux multiples demandes d'installations solaires et de manière plus pragmatique à la question récurrente de leur intégration architecturale et paysagère."
Les retours d'expériences réalisées et mesurées dans le cadre du programme ont livré beaucoup d'enseignements rassemblés dans ce guide.
Des questions et des réponses
Quels sont mes besoins en énergie et que puis-je faire pour les minimiser ? Quelle place pour le solaire dans mon projet ? Quel matériel choisir ? Qui peut m'accompagner ?...
Ce document s'adresse aux personnes qui envisagent de construire ou de réhabiliter une maison et d'y intégrer des dispositifs solaires, qu'ils soient passifs ou actifs, avec des équipements solaires, thermiques et/ou photovoltaïques.
Pour cela, l'ouvrage a été conçu comme un jeu de questions-réponses qui permet d'inscrire le projet dans une démarche plus globale. Cette réflexion permettra aussi au porteur de projet de dialoguer avec son architecte, son constructeur ou le plus souvent avec son installateur dans le cadre d'un contact direct.
Cet ouvrage appréhende l'ensemble des notions couvrant le domaine de l'énergie solaire. Ainsi, il devrait susciter les bonnes questions sur les besoins réels en production d'énergie, et sur les économies substantielles qui peuvent être obtenues par une meilleure conception des maisons, notamment dans la prise en compte du site et de son potentiel solaire et dans la mise en oeuvre d'une isolation thermique performante.
Sans donner de recettes, ce guide doit aider à mieux appréhender les particularités de chacune de nos maisons, qu'elle soit traditionnelle, patrimoniale, plus conventionnelle ou carrément contemporaine et selon qu'elle est située en périphérie des bourgs et hameaux, sur une crête ou à l'adret de l'une de nos montagnes.
De la tôle bac couleur gris lauze à la tuile canal, en passant par la tuile écaille et la lauze, c'est toute une palette de couleurs, de formes, de matières qu'il faut apprivoiser pour garantir l'intégrité des paysages.
Les actions réalisées en faveur de l'énergie et des technologies solaires
Mieux diffuser les technologies solaires (photovoltaïque et thermique) utilisées sur le territoire transfrontalier : c'est l'objectif du programme PERSIL (PERformance Solaire et Industrie Locale).
Quatre partenaires des Hautes-Alpes, la CAPEB 05, le Conseil général 05, le Parc national des Écrins et le Parc naturel régional du Queyras, un de la Savoie, le CEA avec son centre de recherche, INES, sur le solaire, et trois de la Région turinoise, Unione Industriale, Environment Park (Chef de File) et la Provincia di Torino, sont réunis autour d'un projet transfrontalier visant à mieux valoriser les technologies solaires (photovoltaïques et thermiques) dans leurs territoires.
Ils ont réalisé des actions d'échange et la mise en commun d'information et de savoir-faire sur les modalités de production de l'énergie solaire, intégrée aux bâtiments.
Près de 25 000 m2 de panneaux solaires ont été installés au cours des quatre dernières années dans les Hautes-Alpes
Des formations sont venues soutenir ces échanges entre les acteurs locaux, étape indispensable au développement qualitatif et efficace de la production de d'énergie solaire. Les résultats obtenus par des sites pilotes et l'étude de cas concrets ont favorisé le transfert des compétences aux entreprises.
- un transfert de savoir-faire aux entreprises : la création d'un réseau d'entreprises et des acteurs du secteur, des rencontres entre des entreprises des deux pays, des formations et des actions de transfert technologique.... Pour ces actions, en lien étroit avec les professionnels, l'implication de la CAPEB 05 a été déterminante. La confédération de l'artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment des Hautes-Alpes est un acteur important pour les artisans du bâtiment. Elle les accompagne dans leur réponse à la demande croissante en énergies renouvelables et, plus particulièrement, dans le domaine du solaire dans le secteur énergivore du bâtiment.
Un recensement précis des artisans du secteur des deux côtés de la frontière a été réalisé , ainsi que leur mise en réseau améliorant ainsi leur capacité à échanger et à faire face à la demande croissante, et les rendant plus visibles auprès du grand public.
Dans le département des Hautes-Alpes, 70% des logements existants sont potentiellement concernés par la mise aux normes rendue nécessaire par le Grenelle de l'environnement. Ce programme a permis ainsi de former et de transférer les technologies basées sur les installations « cobaye » ou encore de l'instrumentation de leurs propres installations. Les solutions techniques les plus efficaces seront mises en avant par les résultats, et leur permettront d'être fiables dans les conseils prodigués à leur clientèle.
- un guide « Rénover en Queyras » : il est destiné à améliorer les performances énergétiques de l'habitat queyrassin et à prendre en compte l'intérêt patrimonial du bâti, dans la rénovation du parc immobilier.
- le guide solaire et habitat (sujet de cet article)
Le développement de l'utilisation des énergies renouvelables et plus particulièrement de l'énergie solaire connaît une croissance importante dans le département des Hautes-Alpes : près de 25 000 m2 de panneaux solaires ont été installés au cours des quatre dernières années.
- des mesures concrètes sur les installations solaires locales :
L'intérêt de ces équipements est directement lié à leur productivité et par conséquence à la quantité d'énergies fossiles ou électriques qu'ils permettent d'économiser. Des programmes de mesures ont été menés à l'échelle nationale mais très peu ont concerné des habitations du département. Il y a donc très peu de références de production réelle en solaire thermique ou photovoltaïque localement.
Le programme PERSIL va donc permettre "d'instrumenter" un panel d'installations représentatif des différentes technologies les plus utilisées dans les Hautes-Alpes. Les installations retenues seront également choisies de façon à couvrir tout le territoire. Les résultats de ces mesures seront prochainement consultables sur une page Internet, hébergée sur le site du Conseil Général.
Ces travaux serviront également de support pour réaliser des formations spécifiques aux artisans concernés.
- une étude de cas sur la possibilité d'exploitation de l'énergie solaire au refuge hôtel du Gioberney : le site emblématique de Gioberney, dans le Valgaudemar, fait l'objet d'un programme global qui comprend le réaménagement des aires de stationnement et la mise en œuvre d'un assainissement. Actuellement, le refuge est alimenté par un groupe électrogène au fioul. L'étude sur les besoins énergétiques du bâtiment, réalisée dans le cadre du programme "PERSIL", s'inscrit parfaitement dans ce projet. La communauté de communes du Valgaudemar et le Parc national travaillent ensemble à ce projet.
Quelles sont les possibilités d'exploitation de l'énergie solaire en tenant compte des spécificités du site (altitude, utilisation) ? L'étude apporte des éléments en termes d'approvisionnement énergétique, d'évaluation des consommations énergétiques... et des propositions pour les réduire.
- un audit énergétique et des propositions d'économie: le projet de réhabilitation de la Maison du Parc des Ecrins de Vallouise comprend un volet énergétique important. Le programme a permis de dresser une photographie thermique et énergétique précise du bâtiment, d'évaluer les sources d'économie potentielles et d'orienter vers des actions pouvant être mises en œuvre.
Quatre partenaires des Hautes-Alpes, la CAPEB 05, le Conseil général 05, le Parc national des Écrins et le Parc naturel régional du Queyras, un de la Savoie, le CEA avec son centre de recherche, INES, sur le solaire, et trois de la Région turinoise, Unione Industriale, Environment Park (Chef de File) et la Provincia di Torino, sont réunis autour d'un projet transfrontalier visant à mieux valoriser les technologies solaires (photovoltaïques et thermiques) dans leurs territoires.
Le programme bénéficie des soutiens financiers réunis dans le cadre du programme européen INTERREG ALCOTRA, avec l'appui de la Région PACA et de l'ADEME qui encouragent des projets régionaux en faveur de l'environnement et de l'énergie.
Un chantier-formation a permis de remonter quelques-uns des plus beaux murs et ouvrages qui forment ce paysage construit par l'homme.
Bis repetita. Après Orcières, rendez-vous à Réallon.
C'est avec le même enthousiasme et la même énergie que des ouvriers de l'association LRS, des agents du Parc national des Écrins et des employés municipaux de Réallon se sont retrouvés pour un chantier commun. Pendant deux jours, ils ont restauré quelques-uns des plus beaux murs de soutènement qui bordent le GR 50 à l'entrée de la commune.
Comme à Orcières, l'objectif de ce chantier était de montrer toute la richesse de ce paysage construit par l'homme pour la gestion des activités agricoles et pastorales.
Ce paysage de terrasses où alternent clapiers savamment agencés et terrasses partiellement abandonnées est très connu des archéologues pour la qualité des vestiges découverts sur ce site. De fait, il s'agit aussi de la porte d'entrée de la commune et du parc.
Des murets à restaurer, un abri à mettre à jour...
Ces deux journées de travail ont permis de dégager un petit ouvrage construit en pierres appareillées dans un mur de soutènement du GR. Il devait servir d'abri ponctuel pour les différents usagers de la montagne.
Animée par Etienne Charles, chef de chantier de LRS, cette réalisation fera l'objet comme pour celle des Marches à Orcières, d'une petite exposition qui sera présentée dans les locaux de chacune des deux communes.
Les ouvrages restaurés pendant les deux jours de chantier à Réallon.
Télécharger les panneaux d'exposition réalisés pour présenter l'étude et le chantier
Un mur de pierres sèches a été restauré dans le cadre d'un chantier-formation réalisé aux abords d'un sentier du hameau des Marches, à Orcières dans le haut-Champsaur.
Ces matériaux réversibles ont été utilisés sur le torrent du Béranger, dans le Valbonnais. Le chantier a été mené par l'ONF, via son service de restauration des terrain en montagne (RTM) en lien avec avec le Parc national des Écrins qui souhaite encourager ce type de technique quand cela est possible
Ce n'est pas le premier chantier que les services de l'ONF chargés de la restauration des terrains en montagne (RTM) mènent à bien dans le torrent du Béranger, à La Chapelle-en-Valjouffrey. Situé dans le cœur du parc national, en Valbonnais, le cours d'eau ne semble pas mériter autant d'attention quand on le regarde tranquillement s'écouler par beau temps. Et pourtant, lors d'épisodes orageux, il est capable de creuser ses versants et de mobiliser d'importantes quantités de matériaux qui viennent s'accumuler dans la gorge encaissée (talweg) de ce vallon.
Dans le passé, les ouvrages créé avec des grosses pierres puis en béton n'ont pas résisté. Cette fois, le RTM, l'ONF et le Parc se sont entendus pour mettre en œuvre une technique utilisant du bois et de la paille.
Peu répandue en France, la méthode est plus commune en Autriche et en Suisse. La souplesse des matériaux doit permettre à l'ouvrage de se déformer... sans casser. C'est ce qu'espèrent les techniciens, sans certitude bien évidemment. Mais si le torrent prend tout de même le dessus, ce sont des éléments naturels qu'il emportera.
Pour la réalisation du chantier, les principales difficultés ont été liées à l'utilisation du câble pour acheminer les grumes dans ce site fort peu commode. Mais le chantier a été instructif pour tous et ses initiateurs le considèrent comme une démarche exemplaire qu'ils espèrent reproduire dans d'autres sites. Sa réussite est à mettre à l'actif des ouvriers, techniciens et ingénieurs qui ont développé pour cela beaucoup d'ingéniosité, de savoir-faire et de bonne volonté.
De fait, c'est un sentiment de satisfaction qui prédominait ce 12 octobre devant le chantier du Béranger qui touche à sa fin. Un suivi des ouvrages est prévu pour connaître leur condition de vieillissement...
Les travaux en cours sur cet itinéraire emblématique de la commune d'Orcières ont nécessité une étude précise pour répondre aux vocations agricoles et touristiques du site, tout en conservant sa qualité paysagère.
Les travaux de restauration de la montée de l'oratoire à Prapic, sur l'itinéraire du saut du Laîre, ont commencé au début du mois de septembre.
Voilà près de trois années qu'ils sont envisagés par la commune d'Orcières mais au regard des contraintes du site, le délai de conception du projet est compréhensible. Situé dans le cœur du parc national des Ecrins, à la sortie du hameau de Prapic, cet itinéraire emblématique accueille plus de 800 visiteurs par jour pendant la haute saison touristique. Cet accès est également utilisé par les éleveurs et agriculteurs du village qui, par leur travail quotidien, maintiennent la qualité paysagère et environnementale du plateau de Charnières.
Cet itinéraire a donc une double vocation, touristique et agricole, avec pour chacune d'elle des conditions d'usages différentes : faire passer un tracteur et une remorque de foin en même temps qu'un groupe de scolaire implique une plate forme large et sécurisée.
C'est en fonction des besoins de ces usagers qu'a été construit le cahier des charges de ce projet. Le Parc national des Écrins y a ajouté ses préconisations pour ce type de travaux en zone cœur, en tenant compte des particularités géologiques des sols en place.
Pour ce travail complexe, la commune a confié une mission d'étude à un cabinet spécialisé, IMS_RN, maître d'œuvre à Montbonnot, qui a intégré l'ensemble des attentes pour proposer la solution technique mise en œuvre aujourd'hui. La nature des sols impliquait une technique douce pour aménager la plateforme, en s'appuyant sur les sols sans apport supplémentaire de matériaux externes.
L'objectif principal étant de soutenir la piste en aval, le bureau d'étude a proposé la mise en place de structures métalliques en X (prototype Vela) connectées à des ancrages profonds dans la pente. Un grillage tendu sur ces structures permettra de remblayer l'ouvrage avec des matériaux du site, triés et préparés sur place.
Le traitement de l'érosion est en cours par la pose d'une toile de jute plaquée permettant de revégétaliser la pente avec des essences arbustives locales. La cueillette et le prélèvement de boutures sur place seront complétés par des plans en pot fournis par une pépinière locale.
Afin d'améliorer l'évacuation des eaux de ruissellement et de fonte, une cunette centrale en pierres de site et béton a été réalisée. Elle sera raccordée à un exutoire réalisé lors d'une première intervention en 1999.
Bénéficiant d'une météo exceptionnellement favorable, l'entreprise Attilio Lazzarotto (venue de Trivero, en Italie) a déjà mis en place une grande partie des structures de confortement de la piste. La fin des travaux est prévue pour mi octobre 2011.
Les résultats de ce chantier seront particulièrement suivis en raison du caractère innovant des techniques employées mais aussi pour évaluer ce type d'intervention dans une zone protégée d'une grande sensibilité paysagère.
Un mur de pierres sèches a été restauré dans le cadre d'un chantier-formation réalisé aux abords d'un sentier du hameau des Marches, à Orcières dans le haut-Champsaur.
Les Marches, à l'adret d'Orcières, forment un paysage caractéristique de terrasses soigneusement aménagées, soutenues par de nombreux et non moins impressionnants ouvrages en pierres sèches.
Ces "paysages construits" sont des éléments majeurs du patrimoine des vallées des Écrins. A la suite d'un stage sur ces éléments du paysage réalisé par Etienne Charles dans le cadre d'une licence "métiers de la montagne", un projet de restauration d'une portion de mur s'est organisé. Ainsi, c'est aux Marches d'Orcières que se sont retrouvés, le vendredi 9 septembre, les équipes de Lacs Rivières et sentiers (LRS), du Parc national des Ecrins (secteur du Champsaur) et des employés communaux pour réaliser ensemble un chantier de restauration d'une soixantaine de mètres linéaires de mur.
Dans les faits, le chantier avait débuté la veille : les ouvriers de LRS ont dégagé les murs abîmés des arbres et arbustes qui sapent les appareillages de pierres, ramassé et trié les pierres déjà tombées. Puis il ont préparé soigneusement les assises faites de grosses pierres qui, le lendemain, ont servi de fondation.
Toute la panoplie des savoir-faire traditionnels a été mise en œuvre, du simple clapier retenu par un mur savamment construit jusqu'au mur cyclopéen aux pierres habilement agencées.
Cette initiative sera reproduite à la fin du mois sur les terrasses de Réallon. Déjà le garde ouvrier du secteur de l'Embrunais, Henri est venu prendre ses marques en partageant toute son expérience avec la douzaine de participants.
Noémie et Julien, chevriers aux Marches, sont venus aussi soutenir cette équipe en offrant pour la pause de midi des fromages de leur production. Et le soir même, le troupeau a emprunté le sentier restauré pour rentrer à la chèvrerie.
Ci-dessus, avant le chantier.... Ci-dessous, après le chantier.
L'accès à la terrasse a été restauré.
Télécharger les panneaux d'exposition réalisés pour présenter l'étude et le chantier
Rencontre avec Laurent Savoldelli, exploitant forestier, qui développe cette technique alternative pour une coupe de bois dans le cœur du parc national, à Molines-en-Champsaur
À Molines-en-Champsaur (commune de La Motte-en-Champsaur), une coupe de bois est actuellement réalisée avec du débardage à cheval. A l'issue d'une étroite concertation entre le Parc national des Écrins et l'Office national des Forêts, cette solution alternative a été retenue afin d'éviter de créer une piste forestière dans le cœur du parc.
Un aménagement pour l'accès a néanmoins été réalisé sur une centaine de mètres avec l'installation de deux passerelles pour permettre d'approcher un tracteur qui récupère les bois tractés par les chevaux.
Pour cette coupe, combiner tracteur et cheval devrait permettre de conserver un équilibre entre la rentabilité de l'exploitation et la préservation du caractère du site.
Lors de la 3ème édition de "l'Appel de la Forêt" qui s'est déroulée les 18 et 19 juin 2011 derniers, des démonstrations de débardage à cheval étaient proposées par Laurent Savoldelli, l'exploitant forestier qui mène à bien ce travail.
Avec son frère, dans le cadre d'une entreprise familiale d'exploitation forestière, de bois de chauffage et de sciage, Laurent Savoldelli réalise le plus souvent du débardage "classique", avec un tracteur forestier. Le débardage à cheval représente environ 10% de son activité. Il nous explique les spécificités de cette technique.
Quand fait-on appel à vous pour du débardage à cheval ?
L.S : on m'appelle quand on souhaite une exploitation plus fine. C'est-à-dire que l'on souhaite mieux préserver les sols ou bien parce que des réglementations y obligent (cœur de parc national, zone habitat Natura 2000...)
Pourquoi avoir choisi de développer cette technique ?
L.S : tout d'abord, j'aime la forêt et les chevaux. Le fait d'associer les deux est un moyen de joindre l'utile à l'agréable. C'est également le moyen de travailler différemment de ce qu'on a l'habitude de faire et je trouve cela intéressant.
Quel type de chevaux utilisez vous ?
L.S : à l'heure actuelle, j'ai 2 comtois, 1 auxoise et 1 percheron. Je tourne avec les quatre bêtes pour une exploitation. En général, j'en fais travailler 2 le matin et 2 l'après midi. Il faut savoir qu'un cheval a une durée de travail d'environ 20 ans.
Comment avez-vous appris à faire ce métier spécifique ?
L.S : Je n'ai pas appris cela réellement. J'ai appris en regardant les anciens de mon village faire ce métier. Et j'ai appris sur le « tas » comme on dit. Je me suis « auto formé » et j'ai appris de mon expérience personnelle. J'apprends toujours au fil de chaque chantier, car tous sont uniques.
Est-ce que cette activité se fait de plus en plus ?
L.S : oh non ! c'est une activité assez « marginale » et oubliée ici. Dans le Jura, il existe encore des exploitations avec ce mode de sortie des bois ; mais on ne peut pas dire que le débardage à cheval est en pleine expansion.
Est-ce que vous faites du débardage à cheval toute l'année ?
L.S : non, on évite l'été pour ne pas trop faire souffrir les bêtes avec les grosses chaleurs. Et également l'hiver pour des raisons de sécurité.
Pourquoi utiliser les chevaux ? Pouvez-vous nous dire quels sont les avantages et les inconvénients de ce type d'exploitation.
L.S : alors les "plus" du cheval, c'est que l'on fait un travail propre et précis. Cela nous permet aussi d'acheter des bois sur pied à des coûts réduits. Pour les inconvénients, c'est principalement le fait que l'on ne doit pas avoir une pente trop importante. Et aussi, le fait que les pièces de bois ne doivent pas dépasser 1 m3 (soit environ 1 tonne)
Quel est le rendement /jour moyen avec ce type d'exploitation ? Et quel volume de bois pensez-vous sortir d'ici ?
L.S : le rendement moyen est de l'ordre de 10 à 20 m3 par jour. Mais cela dépend beaucoup des conditions de l'exploitation (pente, densité du peuplement, ....). Ici je pense avoir une moyenne de 8 à 10 m3/jour. Sachant que la coupe représente 1 000 m3, cette exploitation est prévue pour une durée de 2 à 3 ans.
Quelles sont les précautions à prendre pour l'exploitation ?
L.S : quand on est comme ici sur un sentier de balade à pied, il faut le barrer au public pour la sécurité.
Je dois également abattre les arbres tous dans le même sens pour une meilleure reprise avec chevaux. Je dois également enlever les bois au fur et à mesure pour des questions de logistique et de facilité pour le travail.
Pour cette exploitation, vous combinez donc le cheval et le tracteur ?
L.S : oui. Les chevaux débardent les bois puis ils sont repris par le tracteur qui les traînent jusqu'à une place de dépôt. Les bois seront ensuite enlevés par un grumier pour être apportés à la scierie.
Est-ce une activité assez rentable pour vivre tout au long de l'année ?
L.S : le débardage à cheval seul non, car cela représente peu de coupes et une faible part de notre activité. Le débardage complet (cheval et tracteur) permet lui de vivre toute l'année. Le fait d'être le seul débardeur à cheval du département ne nous donne pas plus de travail. Mais le fait d'avoir une activité complète, du bûcheronnage des bois jusqu'au sciage, nous permet de mieux valoriser les produits
Est-ce qu'il y a une influence de la façon de bûcheronner avec la scierie familiale ?
L.S : oui, bien évidemment. Dès que je coupe un arbre, je sais déjà son utilisation pour la scierie. Je sais en temps réel les produits potentiels que l'on va produire. Mais il m'arrive de vendre les coupes que je débarde à d'autres scieries que la nôtre.
Propos recueillis par Simon Grorod, stagiaire au parc national des Écrins sur le thème de la forêt.
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Réalisation Xavier Petit - Document vidéo Parc national des Écrins
La cérémonie de remise des prix du 1er concours national « prairies fleuries » a eu lieu jeudi 16 décembre à la Grande Arche à Paris. Les deux représentants des Écrins prennent les 4ème et 5ème place dans la catégorie des "prairies de fauche maigres".
Ce concours, organisé pour la première fois au niveau national, récompense des agriculteurs qui relèvent le défi du maintien de la richesse en espèces de leurs prairies de fauche ou de pâture, témoignant ainsi que production et respect de la biodiversité peuvent se conjuguer.
C'est la Haute-Romanche qui, cette année, représentait les Écrins pour ce concours agricole national.
Deux parcelles avaient été sélectionnées par un jury local pour concourir au niveau national... dans la catégorie "prairies de fauche maigres". Jean Michel Juge (La Grave) a manqué de peu le podium puisqu'il arrive 4ème, immédiatement suivi par Marie Cécile Faure (Villar d'Arène).
Le lauréat de cette catégorie est un éleveur des hautes-pyrénées.
Sur place, les éleveurs des Écrins étaient représentés par Alain Haret (Chambre d'agriculture de l'Isère) qui a présidé le jury local avec enthousiasme. Muriel Della-Vedova, chargée de mission en agriculture au Parc national et Eric Vannard, garde-moniteur en Haute-Romanche avaient également fait le déplacement pour présenter et défendre les parcelles retenues localement aux membres du jury national.
En France, ce sont 13 parcs naturels régionaux et 5 Parcs nationaux qui ont animé le concours sur leurs territoires, rassemblant 207 agriculteurs qui ont présenté 229 prairies.
31 lauréats ont été présentés au concours national.
Les critères de sélection concernaient la valeur agricole de la prairie dans le système d'exploitation et sa valeur écologique dans le fonctionnement écologique et paysager du territoire du parc. De fait, la valorisation en AOC a pesé fortement dans les résultats. En se basant sur les seuls critères de biodiversité, les prairies de la Haute-Romanche étaient sans nul doute dans les mieux placées... Pour autant, cette valeur écologique et fourragère n'est pas encore assez reconnue et valorisée.
Au palmarès de cette première édition :
La proclamation des résultats était présentée par Denis Cheissoux, animateur de l'émission "CO2 mon amour" sur France Inter, qui a donné la parole aux différents lauréats.
Dans la catégorie prairies de fauche maigres, le jury a récompensé Denis Laporte (Sers, Hautes-Pyrénées) producteur ovin AOC viande Barèges-Gavarnie dans le Parc national des Pyrénées. Cette exploitation individuelle repose sur un troupeau de 210 brebis et 28 hectares de prairies fleuries. Située en zone intermédiaire, cette prairie est l'une des plus productives de l'exploitation et contribue aux paysages remarquables du Parc national des Pyrénées. Elle est fauchée en juillet grâce à un système d'irrigation traditionnel par gravité.
Dans la catégorie prairies de fauche grasses, le jury a récompensé Bernard Salvi, producteur de lait à Comté AOC dans le Parc naturel régional du Haut Jura (Bellefontaine, Doubs). Cette exploitation individuelle de 40 vaches laitières et 100 hectares de prairies permanentes est engagée également en agriculture biologique (AB). La parcelle à la fois très productive et riche en biodiversité joue un grand rôle dans la typicité et la qualité des fromages produits. Elle témoigne de l'équilibre agricole et écologique obtenu par les éleveurs dans les combes et les plateaux du Haut Jura.
Dans la catégorie pâture, le jury récompense Pascal Francoz, producteur de lait à Tome des Bauges AOC dans le Parc naturel régional du Massif des Bauges (Saint Offenge, Savoie). Cette exploitation individuelle de 30 vaches laitières et 70 hectares est située à 700 mètres d'altitude, tout proche du village. La pâture est destinée aux vaches laitières et sa qualité joue un grand rôle dans la santé du troupeau et la qualité nutritionnelle de la Tome produite. Cette parcelle à un fort intérêt d'entretien de l'espace proche de la commune, dans un contexte alentour de « friches » qui se développent.
L'exubérance des fleurs de la parcelle de Jean-Michel Juge, éleveur à La Grave et l'originalité des espèces recensées sur celle de Marie-Cécile Faure, exploitante à Villar d'Arène, ont séduit le jury. Ces deux prairies fleuries d'altitude représenteront les Écrins au concours agricole national.
Le Samedi 2 octobre 2010 a été inaugurée la microcentrale de Villar d'Arène. Elle est l'aboutissement d'un travail de longue haleine et de partenariats réussis.
Le site est depuis longtemps convoité pour son potentiel de production d'énergie hydroélectrique. Dès les années 1930, en même temps que les études réalisées sur le barrage du Chambon, l'idée de création d'un barrage hydroélectrique sur le Plan de l'Alpe de Villar d'Arène est mis à l'étude. Des appareils de mesures sont mis en place et dans les années 1980 le projet de création d'un barrage se concrétise avec notamment la percée de la galerie qui traverse le massif du Combeynot sur 3km. Pour la petite histoire, les limites du cœur du parc correspondent à la ligne d'eau de la future retenue. Le projet fait débat et les oppositions sont fortes.
En 1994, EDF abandonne définitivement l'idée de ce projet et, suite à une relance du Parc, réhabilite le site en 2006 en démontant et évacuant les équipements obsolètes (lire Villar d'Arène : nettoyage au Plan de l'Alpe à ce sujet).
Prise d'eau au Plan de l'Alp - Photo commune de Villar d'Arène
L'idée de création d'une microcentrale naît en 1990. Des contacts sont pris entre le maire de Villar d'Arène et la société SERHY à l'occasion de la mise en service d'une microcentrale sur la commune de Névache. Depuis 2002 le projet s'affine et se dessine. Le projet initial passant par les Voûtes au niveau du Pas d'Anna Falque, le long du très fréquenté GR 54 en aire optimale d'adhésion du parc, avait un impact particulièrement important. Consulté, le Parc national des Écrins a jugé ce projet initial incompatible avec le caractère du site. L'idée est alors venue d'utiliser la galerie EDF désaffectée pour contourner l'itinéraire. Malgré un surcoût non négligeable, une rentabilité moindre mais un impact paysager devenu acceptable le projet a été finalisé. Suite à l'acquisition de la galerie, le dossier a été déposé pour instruction en 2005 et l'arrêté préfectoral d'autorisation signé en 2008.
Une intégration maximale de tous les ouvrages dans leur environnement a été sans cesse recherchée que ce soit au niveau de la prise d'eau, de la pose des conduites en extérieur coté Lautaret sur près de 2 km dans un secteur particulièrement sensible ou du bâtiment usine.
Les travaux se sont achevés à l'hiver 2009. L'inauguration a eu lieu samedi 2 octobre 2010 sur le site même en présence de la société SERHY, des trois maires successifs qui ont suivi et porté le projet, des habitants de Villar d'Arène, du Parc national des Ecrins et des administrations concernées.
A cette occasion, l'accompagnement du Parc national des Écrins a été nettement souligné, en particulier par le maire et le directeur de la société SEHRY de construction et d'exploitation. Un partenariat constructif dans l'esprit de la future charte.
Rémy LOUP, Président du Conseil de Surveillance de SERHY - Jérôme LOUP, Président de SERHY - Michel ALBERT, mairie de Villar d'Arène - Christian ROUX, Directeur de SERHY - Henri RANQUE, ancien maire de Villar d'Arène - Xavier CRET, maire de Villar d'Arène - Christian PICHOUD, Président du PNE - Edmond CHANCEL, ancien maire de Villar d'Arène -Nicole MATHONNET, mairie de Villar d'Arène - Photo Eric Vannard / Parc national des Ecrins
Fiche technique
- Prise d'eau : Plan de l'Alpe de Villar d'Arène à 1964 m, - Usine dans la gravière du Pied du Col à 1670m, - 4 800 m de conduites dont 3 000 m dans la galerie et 1 800 m enterrés, - Production annuelle 13 000 000 kWh, ce qui équivaut à la consommation annuelle d'environ 3300 habitants.
Usine de turbinage dans la gravière du Pied du Col - photo commune de Villar d'Arène
Elles sont des outils majeurs pour l'activité pastorale. Plusieurs chantiers sont achevés, d'autres sont en cours d'étude. La phase d'élaboration est un travail à ne pas négliger auquel les équipes du Parc apportent leur soutien actif
Trois cabanes d'alpage ont fait peau neuve, cette année. Elles ont été livrées au début de l'été comme la cabane du vallon à Valjouffrey ou début septembre pour les cabanes du Couleau à Châteauroux et du Tourond à Champoléon.
Pour réaliser ces travaux et ne pas pénaliser l'activité des bergers, le parc avait mis à leur disposition des cabanes légères héliportables d'appui aux activités pastorales (voir l'article "A Champo, la cabane en démo").
La "réception" des chantiers est un moment important au cours duquel chacun peut se féliciter mutuellement du travail accompli : les bergers sont satisfaits, les éleveurs aussi et des communes, maîtres d'ouvrage, sont ravies de doter ces alpages d'équipements correspondant aux attentes des utilisateurs et à la préservation de la qualité des sites où elles sont implantées.
La cabane du Couleau (Embrunais) avant les travaux... et lors de la réception du chantier.
La cabane du Tourrond (Champsaur) en chantier cet été.
La cabane du Vallon - Valjouffrey - Les travaux ont été réceptionnés en septembre.
Pour cela, les secteurs et les services du Parc tentent d'accompagner au mieux les communes et leurs partenaires dans ce travail en amont. L'analyse du fonctionnement de l'alpage et des besoins d'équipements est déterminante. Ce "diagnostic pastoral" intègre les contraintes du berger et la réalité des autres utilisateurs et gestionnaires de cet espace.
Ensuite, bien avant la réalisation des travaux, l'élaboration d'un projet de restauration ou de construction neuve est souvent une tâche de longue haleine, depuis la conception technique jusqu'aux démarches pour obtenir les financements et les autorisations.
Parfois, c'est l'urgence qui commande. Un mur de soutènement qui s'effondre et c'est l'obligation d'intervenir rapidement en conciliant les procédures en vigueur les contraintes techniques du projet. C'est le cas actuellement pour la cabane de la cantine à Valjouffrey.
Pour l'année 2011, un programme de travaux se profile avec des projets à Jas Lacroix (Vallouise), à la cabane de Ramu (Valjouffrey) et à la cabane de la Pisse (Orcières).
Cabane de Ramu (Valjouffrey) Cabane de Jas Lacroix (Vallouise)
L'une des trois cabanes héliportables, conçues pour "dépanner" les éleveurs et les bergers en cas de besoin, sera présentée à la foire aux tardons, samedi 2 octobre à Champoléon.
Héliportables en une seule rotation, équipées d'un lit et d'un chauffage au gaz, trois cabanes de "dépannage" sont disponibles pour être prêtées aux groupements pastoraux ou aux communes pour des besoins urgents ou ponctuels en alpage.
En 2010, l'une d'elle a été prêtée au Groupement pastoral du Tourrond pendant les travaux de réfection de la cabane communale.
Déposée à Champoléon, elle sera donc présentée sur le site de la foire aux Tardons, ce samedi 2 octobre.
Blessé à une patte, il ne pouvait plus redescendre de l'alpage de Valsenestre. A l'occasion d'un héliportage de matériaux pour des travaux, il a fait son baptême de l'air jusque dans la vallée.
Il était une fois... un petit âne venu passer l'été dans le Parc national des Ecrins, avec le berger et son troupeau.
L'alpage se trouvait dans un bien bel endroit, sauvage et escarpé, au-dessus du hameau de Valsenestre, à Valjouffrey dans le Valbonnais.
La saison touchait à sa fin quand, maladroitement, le pauvre animal se tordit une patte. Dans cet état, il devenait impossible de redescendre le sentier abrupt pour retrouver la vallée...
Le berger cherchait une solution. En discutant avec les agents du Parc, celle de redescendre l'âne par hélicoptère est devenue envisageable en profitant de l'héliportage de matériaux pour des travaux importants sur le GR 54.
Jeudi dernier, le petit âne a fait son baptême de l'air, avec émotion sans aucun doute mais sans rien voir du paysage car on avait pris la précaution de lui cacher les yeux afin d'éviter un stress trop important.
Déposé délicatement dans l'herbe, il a retrouvé avec plaisir le plancher des vaches à proximité du hameau.
À peine libéré, l'animal s'est mis à brouter tranquillement, à la surprise des quelques habitants présents qui voyaient pour la première fois un âne se promener en hélicoptère.
Une expérience unique pour un âne, il est vrai...
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Quatre partenaires locaux des Hautes-Alpes, dont le Parc national des Écrins, et de la région turinoise sont réunis pour mieux valoriser l'énergie solaire dans leurs territoires, avec le soutien du programme européen "Alcotra".
Mieux diffuser les technologies solaires (photovoltaïque et thermique) utilisées sur le territoire transfrontalier : c'est l'objectif du programme PERSIL_ entendez PERformance Solaire et Industrie Locale_ soutenu par des financements européens. Réunis dans ce travail transfrontalier, les partenaires français et italiens ont prévus des actions d'échange et la mise en commun d'information et de savoir-faire sur les modalités de production de l'énergie solaire intégrées aux bâtiments.
Dans les Hautes-Alpes, en quatre ans, 23000 m2 de panneaux solaires ont été installés. La demande croissante des particuliers qui souhaitent s'équiper se heurte souvent à un foisonnement de propositions commerciales parmi lesquelles il est souvent difficile de se faire une idée. Parallèlement, le potentiel supposé des ressources énergétiques locales devrait pouvoir se conjuguer avec les perspectives du Grenelle de l'environnement. Autant d'éléments qui ont conduit les partenaires de ce programme franco-italien à travailler ensemble depuis environ un an.
Des mesures sur des installations existantes
Il leur est apparu que pour aider les collectivités et les particuliers dans leurs choix, il est important de connaître les performances des technologies utilisées.
Ainsi, sous la houlette du Conseil général des Hautes-Alpes, une trentaine d'équipements déjà installés dans des maisons individuelles, des gîtes ou des bâtiments publics vont faire l'objet de mesures, en accord avec les propriétaires et en lien avec des artisans-installateurs. Si certaines mesures de performances sont assez simples à mettre en œuvre, elles s'avèrent plus compliquées pour les planchers chauffants (solaire thermique). Ce type de programme doit permettre de les mettre en œuvre, avec l'aide des artisans qui seront chargés de mettre en place ces appareils de mesure.
Selon l'exposition et la configuration architecturale, les performances ne correspondent pas forcément aux meilleurs rendements annoncés par les constructeurs. Ces informations seront donc particulièrement utiles aux personnes qui souhaitent investir dans les technologies solaires. Les artisans, quant à eux, pourront développer des arguments concrets auprès de leurs clients. L'entretien et la maintenance des installations y gagneront dans le futur.
Les résultats collectés seront valorisés sur un site internet du conseil général pour partager ces expériences et d'accompagner les choix d'installation.
Des actions de formation généralistes, et d'autres plus techniques, viendront soutenir ces échanges entre les acteurs locaux, étape indispensable au développement qualitatif et efficace de la production de d'énergie solaire. Pour cela, les résultats obtenus par des sites pilotes et l'étude de cas concrets favoriseront le transfert des compétences aux entreprises.
Des études pour le refuge du Gioberney et la Maison du Parc de Vallouise
Le site emblématique de Gioberney, dans le Valgaudemar, fait l'objet d'un programme global qui comprend le réaménagement des aires de stationnement et la mise en œuvre d'un assainissement. Actuellement, le refuge est alimenté par un groupe électrogène au fioul. L'étude sur les besoins énergétiques du bâtiment qui va être réalisée s'inscrit parfaitement dans ce projet. Il s'agira d'étudier toutes les possibilités énergétiques... renouvelables. La communauté de communes du Valgaudemar et le Parc national travaillent ensemble à ce projet.
La même démarche sera menée à la Maison du Parc à Vallouise dont la requalification est à l'ordre du jour.
Un guide de l'intégration architecturale du solaire
Comment intégrer des installations solaires dans des bâtiments existants ou des constructions neuves : c'est l'objet du guide méthodologique qui sera réalisé à destination des décideurs et du grand public.
Parmi les autres actions prévues, on peut citer notamment un annuaire des entreprises locales du secteur solaire, la création d'un réseau d'entreprises et des acteurs du secteur...
LES PARTENAIRES FRANÇAIS ET ITALIENS :
Côté français : le Conseil général des Hautes-Alpes, la CAPEB (confédération des artisans et petites entreprises du bâtiment), le Parc national des Écrins et le Parc naturel régional du Queyras, ainsi que le Commissariat à l'Energie Atomique pour le département de la Savoie Côté italien : l'unione Industriale di Torino, la Provincia di Torino et Environnement Park S.p.A sont les partenaires italiens. Ce dernier est le chef de file, assurant la coordination, le suivi et la gestion globale des opérations.
Le projet PERFormance Solaire et Industrie Locale se déroule sur deux ans, jusqu'en août 2011. Le montant total des dépenses prévues s'élève à 1,5 M €, dont 40% pour la partie italienne et 60% pour la partie française. La part du Fond européen de développement régional (FEDER) s'élève à plus de 780 000 €.
L'ADEME et la Région PACA apportent leur contribution financière au programme.
Repères : l'objectif général du programme Alcotra : améliorer la qualité de la vie des populations et encourager le développement durable des systèmes économiques et territoriaux transfrontaliers, grâce à la coopération dans le domaine économique environnemental et culturel.
Ce projet transfrontalier vise à stimuler la croissance durable du territoire à travers l'exploitation du potentiel de production solaire locale et la valorisation de synergies entre ces territoires.
Le Parc national des Écrins apporte son soutien aux travaux destinés à présenter, en situation, les éléments anciens retrouvés dans les fouilles. Un chantier d'envergure dont la première phase est en cours d'achèvement.
Les galeries du cloître de l'abbaye de Boscodon (Embrunais) ont présenté plusieurs visages au cours des siècles. Un méticuleux travail de recherche de Francesco Flavigny, architecte en chef des Monuments Historiques, permet aujourd'hui de relever une partie de ces galeries en vue des les présenter au public
C'est, à vrai dire, l'ultime chantier de la restauration de l'abbaye, son point d'orgue, 35 ans après le début des travaux (1972). Il n'est certes pas question de "reconstruire le cloître" ! Une telle opération, outre son coût exorbitant, serait dénuée de sens, puisqu'il a existé deux sinon trois cloîtres différents à des époques successives.
Le but est de présenter, en situation, les éléments anciens retrouvés dans les fouilles : colonnes, chapiteaux, tailloirs, pierres du mur bahut, claveaux des arcs, etc., de redessiner l'ensemble des galeries par le relevage du mur bahut, de matérialiser l'emplacement de l'ancien lavabo (fontaine) dans l'angle sud-ouest du cloître, de restituer les sols en bois.
Outre l'intérêt archéologique de l'opération, l'objectif pédagogique est clairement affirmé : "il s'agit de montrer, in situ, les éléments de la vie des moines au moyen-âge, pour laquelle le cloître représentait un lieu de première importance : vie quotidienne, méditation, partage de la Parole de Dieu, intériorité et silence, symbolisme de la renaissance baptismale (l'eau)... Pour cela, une galerie entière des XIIe-XIIIe siècles, le long de l'abbatiale, ainsi qu'une travée des galeries du XVe siècle, le long de l'aile ouest, dite "aile des officiers" sont en cours de relèvement...
Par exemple, les arcatures et la porte du XIIIème siècle de la galerie nord présentaient la particularité de pouvoir être fermées avec des volets de bois. Connue des historiens, cette particularité n'est que rarement visible. L'abbaye de Boscodon en sera la deuxième et la plus importante présentation en France.
Le Parc national des Écrins participe à hauteur de 10% (soit environ 50 000 euros en trois phases) du coût de l'opération, financée par la DRAC (Direction régionale des affaires culturelle), le Conseil Général des Hautes-Alpes et les fonds propres de l'association des Amis de l'Abbaye de Boscodon.