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Les tendances socio-économiques

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Chaque élément du diagnostic du territoire fait par ailleurs l'objet de compléments ou d'une version plus complète en annexe de l'avant-projet de la charte.

Les autres diagnostics

Les patrimoines naturels et culturels

Le climat : influences et conséquences

L'évolution démographique

voir aussi : Le caractère des Écrins

 

Les tendances socio-économiques

Le cœur du parc est presque inhabité. Le territoire compte 8 communes de plus de 1000 habitants, dont les plus importantes, Embrun, Bourg d'Oisans et L'Argentière-La Bessée, se situent sur la périphérie nord et est. Plus à l'intérieur du parc, seul Saint-Bonnet-en-Champsaur dépasse les 1000 habitants.
Les échanges économiques sont également inscrits dans une logique de pôles et orientés vers Grenoble Turin et Marseille.
Les axes nord et est, vallées de la Romanche et de la Durance, regroupent des activités touristiques essentiellement liées à la montagne. L'axe ouest, sillonné par le Drac, demeure plus rural. Il constitue avec le massif subalpin du Dévoluy et le Trièves une zone de relief plus doux qui permet à l'agriculture d'être plus présente, et où l'économie touristique se tourne vers le tourisme vert.

Afin de situer le territoire du PNE dans son contexte spatial et socio-économique, le diagnostic porte sur un périmètre étendu, couvrant les secteurs du PNE et l'intégralité des autres territoires de projet, dont font partie les communes, avec leurs pôles d'emploi ou de services qui influencent le territoire.
Sont aussi prises en compte les parties des Pays situées en-dehors du parc, dont le parc naturel régional du Queyras.

Un territoire en forte liaison avec son environnement géographique
Le territoire du parc national des Ecrins est inscrit dans un triangle rejoignant Grenoble, Briançon et Gap, et délimitant un haut massif de montagne culminant à 4102 mètres.
Du fait de son relief très accentué, la part de territoire réputée habitable est faible : 0,7% de territoires artificialisés qui correspondent à des espaces d'urbanisation dense ou à des stations touristiques, et 7,5 % de territoires agricoles.

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Le cadre et les conditions de vie

⇨ Un rythme soutenu de constructions et une part importante de résidences secondaires
Une des caractéristiques du territoire du PNE est l'importance et le développement rapide de son parc de logements, due au nombre croissant de résidences secondaires (42 704 logements sur l'ensemble du territoire en 2006, dont 59 % en habitat collectif et 63 % de résidences secondaires).

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La prédominance des résidences secondaires est marquée dans les secteurs du Briançonnais, de la Vallouise, de l'Oisans et dans le Champsaur (un peu moins de la moitié des logements dans les autres secteurs)
Dans le Valgaudemar et le Valbonnais, la plupart des logements (résidences principales ou secondaires) sont des maisons, alors que celles-ci représentent moins de la moitié des résidences principales ou secondaires dans les autres secteurs.
L'augmentation du parc de logements a été assez rapide au cours des années 1999 à 2006 : + 1,7 % par an, à comparer au rythme de + 1,0 % par an de croissance démographique. Les secteurs les plus dynamiques ont été le Briançonnais et la Vallouise. Dans tous les secteurs, excepté le Valbonnais, la progression est imputable avant tout aux résidences secondaires.
La construction de nouveaux logements s'est poursuivie en 2007 à un rythme élevé, mais elle a chuté en 2008, en lien avec la crise ayant affecté l'économie.

⇨ Peu d'espaces habitables et de fortes pressions

La faible densité de population (14 habitants par km²) s'explique par le relief et par l'importance des surfaces non habitables. Cette faible valeur absolue masque l'importance des contraintes et de la pression sur les espaces habitables

Les pressions sur les espaces habitables

Densité de logements par rapport à la surface habitable

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Les plus gros triangles rouges traduisent de forts niveaux de pressions. Ils correspondent avant tout aux stations d'altitude, qui concentrent de nombreux logements sur des espaces habitables réputés restreints.

Les pressions sur l'espace apparaissent particulièrement élevées dans le Briançonnais, la Vallouise ou l'Oisans où sont situées des stations de sports d'hiver, et plus faibles dans le Valgaudemar.
Les pressions sont moins élevées dans les villes et bourgs : ceux-ci comptent beaucoup de logements, mais disposent aussi de plus d'espaces réputés habitables.
A quelques exceptions près, les baisses, représentées par des triangles bleus, ne concernent pas les stations. Au total, les pressions se seraient nettement accentuées dans le Briançonnais et la Vallouise au cours des années 1999 à 2006.


⇨ Un parc de logement avec plus de confort mais qui présente des disparités
L'augmentation de la population permanente stimule la demande en résidences principales. Mais elle se porte aussi sur des logements plus spacieux et, si possible, en propriété.
Ainsi, en 2006, 65 % des habitants du PNE habitent une résidence principale en propriété, 30 % sont en location (dont 9 % en HLM), et 5 % en meublés ou logés gracieusement. Une part croissante des habitants a pu accéder à la propriété, mais celle-ci reste moins fréquente dans le Briançonnais, la Vallouise, l'Embrunais et l'Oisans que dans les autres secteurs.
Des tensions subsistent pour répondre à la demande de logements. Dans le Briançonnais et l'Oisans, elles sont à mettre au compte de l'afflux de nouveaux arrivants, bon nombre d'entre eux passant par la location pour des durées assez brèves avant de pouvoir acheter un logement. Dans la Vallouise et l'Embrunais, la réponse à la demande de logements passe aussi en grande partie par le locatif social, l'occupation du parc locatif HLM ne tournant d'ailleurs pas très rapidement dans l'Embrunais.
Les résidences principales sont plus spacieuses, en moyenne, dans le Valgaudemar et le Valbonnais que dans les autres secteurs, notamment l'Oisans. Mais en fait les situations sont très variables d'une commune à l'autre : par exemple, au sein des communes des stations, les logements sont petits, mais le ratio pièces par personne était en 2006 de 1,4, à Mont-de-Lans ou à Venosc contre 1,6 à Orcières ou 1,8 au Monêtier-les-Bains.

⇨ Des inégalités de revenus selon les territoires
En 2006, le revenu net moyen imposable des foyers fiscaux domiciliés dans le territoire du PNE était de l'ordre de 19000 €, avec seulement la moitié des foyers fiscaux disposant d'un revenu les rendant imposés.
Les situations sont contrastées d'un secteur à l'autre. Le revenu net moyen des foyers fiscaux était de 15600 € dans le Valgaudemar, avec 40 % de foyers imposés, contre 20500 € dans l'Oisans, avec 58 % de foyers imposés. Mais la part des foyers fiscaux imposés a progressé entre 1998 et 2006 dans le Valgaudemar, comme dans le Champsaur et le Valbonnais, ce qui indiquerait que le niveau de vie moyen augmente.
Il y a peu de communes du PNE où le revenu net moyen est très élevé. Les différences de composition de la population expliquent en partie le fait que les revenus moyens soient plus élevés dans les communes des stations, que dans les communes hors stations, mais l'impression qui se dégage est que dans bon nombre de communes, les revenus sont faibles, sans signifier pour autant des situations de pauvreté. A ce titre, l'Oisans est en meilleure situation que le Valgaudemar, qui compte beaucoup de communes dont la population est âgée et comprend une forte proportion de retraités, dont les revenus sont plus faibles que ceux des actifs.

⇨ Des inégalités d'accès aux services, liées à leur organisation territoriale

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Les communes symbolisées par une étoile n'ont que quelques services ; les communes symbolisées par un losange ont plus des ¾ des services. En positionnant aussi en couleur les bassins de vie, la carte exprime la dépendance des communes du PNE à des pôles de services situés dans le PNE ou à l'extérieur de celui-ci.

L'accessibilité aux services essentiels à la vie courante dépend pour partie des facilités d'accès aux pôles de services, situés en vallées.
Ces pôles sont assez nombreux dans les zones situées à l'ouest du PNE, ce qui réduit les distances pour s'y rendre, mais le sont moins sur le versant est du massif.

Le Valbonnais est desservi par des pôles situés à l'extérieur du territoire, alors qu'en Embrunais ou en Oisans, les pôles de services sont localisés à l'intérieur du PNE.

La moitié des communes du PNE n'a aucun des services courants à la population étudiés. Les stations possèdent des services de base utilisables par les touristes ou par les résidents (supérettes, médecins omnipraticiens ou pharmacies), mais ont peu de services répondant spécifiquement aux besoins de personnes âgées ou des jeunes actifs, de type aide à domicile ou gardes d'enfants d'âge préscolaire.

Une telle organisation territoriale implique une quasi-obligation d'usage de la voiture individuelle, pour accéder à la plupart des services à la population.


Des déplacements domicile - travail vers les villes et les stations

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La localisation des emplois présente des caractéristiques assez voisines de celle des services et implique elle aussi des déplacements pour se rendre au travail.

Les emplois se concentrent dans des pôles, qui sont des villes, des bourgs ou des stations, qui emploient des actifs résidant sur place, mais aussi des actifs résidant dans d'autres communes (en orange foncé si l'attractivité est grande). Ainsi, Gap attire un millier d'actifs résidant sur le territoire du parc, Briançon environ 500 et la station de l'Alpe-d'Huez 350. Mais les actifs résidant dans ces pôles également amenés à travailler ailleurs : seuls les plus grands pôles d'emplois extérieurs au PNE sont en situation d'attractivité nette (cercles rouges dans ce cas, sinon cercles bleu).

Au total, en 2006, la moitié des actifs résidant dans le PNE travaillaient dans leur commune, mais 25 % dans des zones voisines et 5 % encore plus loin, comme par exemple à Grenoble. La part des actifs travaillant dans leur commune est nettement plus élevée dans le Briançonnais ou l'Oisans que dans le Valgaudemar et surtout que dans le Valbonnais : l'absence de pôle d'emplois dans ces secteurs amène les résidents à aller travailler à Corps ou à La Mure.

Le PNE est en situation de dépendance en termes d'emploi vis à vis des zones extérieures, avec plus de sortants que d'entrants. Seul l'Oisans fait exception (25% de sortants, contre 30 % d'entrants).

Emploi et activités économiques

⇨ Un marché du travail assez peu tendu mais une certaine précarité ...
On comptait en 2006 environ 15000 actifs âgés de 15 à 64 ans, 14000 d'entre eux ayant effectivement un emploi. Le taux d'activité s'établissait à 74 % en 2006, dont 77 % pour les hommes et 70 % pour les femmes.

Les emplois dans le secteur public peuvent être estimés à 4000 environ.

Les chiffres indiquent un marché du travail assez peu tendu, sans que les jeunes ou les seniors ne soient particulièrement pénalisés. Mais les taux d'activité sont plus faibles dans l'Embrunais, le Valgaudemar et le Valbonnais (avec notamment un taux de chômage des jeunes > 15 %) que dans le Briançonnais et l'Oisans.

Ces différences tiennent en partie à la présence dans les secteurs de grandes stations, où les taux d'activité des femmes, des juniors et des seniors sont élevés (ils ne sont pas aussi élevés dans les communes hors-stations).

Caractéristique d'un territoire rural, le taux de non-salariés est relativement élevé dans le PNE. En effet, 23 % des actifs résidants étaient des non-salariés en 2006. Il s'agit d'artisans, de petits commerçants, d'indépendants comme dans les métiers de la santé ou du sport, mais aussi, d'agriculteurs. Le taux de non-salariés est important dans les stations. Il est plus élevé dans le Briançonnais et le Valgaudemar (plus de 30 %) et plus faible dans l'Embrunais et le Valbonnais (moins de 20 %).

18 % des actifs en 2006 étaient salariés employés à temps partiel et 23 % salariés employés avec un contrat à statut réputé précaire. Signe d'une précarisation, la part de ces emplois a progressé de 2 % entre 1999 et 2006.

Les stations présentent certaines spécificités. Le temps partiel y est peu développé contrairement à la présence d'emplois purement saisonniers, mais les statistiques ne permettent pas d'en évaluer la proportion.

A contrario, les communes chefs-lieux de canton comptent une part assez importante d'emplois, réputés stables, dans la fonction publique (Embrun, Saint-Bonnet-en-Champsaur, Saint-Firmin, Valbonnais).

⇨ Un tissu d'entreprises dynamique mais fragile
En 2008, on comptait 3200 entreprises locales dans le PNE, sans compter les exploitations agricoles, soit près de 25 % de plus qu'en 2000. Secteur majoritaire : les entreprises de services (2/3 des entreprises en 2008).

Le nombre d'entreprises locales a quasiment doublé, entre 2000 et 2008, dans le Valgaudemar. La progression a été moindre dans l'Embrunais, le Champsaur et l'Oisans et faible dans le Briançonnais et le Valbonnais.

Le tissu d'entreprises locales se renouvelle constamment, montrant une certaine fragilité des entreprises nouvellement créées. En 2008, 40 % des entreprises locales avaient été créés moins de 6 ans auparavant et le taux annuel de création était de 10 %. La durée de vie des entreprises apparaît en moyenne assez faible dans le secteur du Valbonnais.

⇨ Une économie résidentielle et touristique
Les principaux secteurs d'emploi des actifs sont la construction, les commerces et les services à la population, permanente ou saisonnière. L'attractivité démographique et touristique du PNE a permis à ces secteurs de se développer et d'augmenter le nombre de leurs emplois.

Les activités liées au tourisme concernent en premier lieu l'hébergement et la restauration, mais aussi divers services dont la clientèle est pour partie touristique (supérettes dans les stations, remontées mécaniques, etc.). Bien que le volume des emplois liés au tourisme ne puisse pas être évalué de façon précise, on estime qu'il représente plus de 80 % des emplois dans les stations des Deux-Alpes, Puy-Saint-Vincent, et Orcières. La mono-activité touristique est moins marquée à Monêtier-les-Bains, la station de Serre-Chevallier couvrant la vallée. Les autres stations du PNE échappent à cette quasi mono-activité touristique.

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⇨ Un tourisme estival diffus et un tourisme hivernal « monoactif »
Deux formes de tourisme fondamentalement différentes se côtoient sur ce territoire en fonction des saisons : un tourisme hivernal centré sur les stations, un tourisme estival beaucoup plus diffus. Les inter-saisons sont assez peu développées.

Le tourisme estival
Il s'appuie sur les richesses patrimoniales et paysagères du territoire. L'aménagement structurant de cette forme de tourisme : les sentiers de randonnée. Les estivants plébiscitent également les sites patrimoniaux et les plans d'eau. Le territoire compte peu d'équipements lourds hors les infrastructures des stations qui sont utilisées pour certaines pratiques (V.T.T., promenades, luge...).
L'hébergement est disséminé sur les communes du territoire. La clientèle estivale recherche plutôt des hébergements « authentiques », privilégiant gîtes ruraux, chambres d'hôtes et campings. Les hôtels et résidences de tourisme connaissent une relative stabilité en terme de fréquentation estivale.

La capacité d'accueil est supérieure en été avec un nombre de lits de 54% par rapport à celui de l'hiver 46%.

Les activités pratiquées
L'été, les promenades de proximité et les activités sédentaires sont les principales activités pratiquées. Les baignades et les randonnées viennent ensuite, devant les visites de monuments et de sites naturels.
En hiver, le ski de piste reste en tête mais la pratique contemplative parfois assimilée à « ne rien faire » arrive en seconde place.

Le profil de la clientèle :
Différentes études montrent un vieillissement de la clientèle sur le territoire du parc et une baisse globale de la fréquentation sur les quinze dernières années.
L'âge moyen est de 45 ans l'été et 39,4 ans l'hiver, pour un tourisme familial majoritaire (54% l'été et 45% l'hiver), devant le tourisme en couple (31% l'été et 25% l'hiver).

Pour la saison estivale sur la partie haute alpine, les clientèles sont pour 25% originaires de la région PACA, pour 10% étrangères, et le reste se répartit entre les régions Ile-de-France et Rhône-Alpes. L'hiver, 57% des clientèles sont extra-régionales, et font preuve d'une fidélité importante au territoire.

Le tourisme hivernal
Il est principalement tourné vers les stations et le ski de piste, avec des phénomènes de concentration sur les stations. Sur le territoire du parc, on dénombre 155 351 lits en 2009, essentiellement localisés dans les sites des 2 Alpes, de Serre-Chevalier, d'Orcières-Merlette et de Puy-Saint-Vincent.

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Les motifs de séjour : Le climat, la qualité de l'environnement, les espaces naturels et la beauté des sites sont les principaux motifs conduisant à choisir son lieu de séjour. La quiétude des lieux de séjour, la faible fréquentation, l'altitude et la fraîcheur viennent ensuite. (d'après Enquête CRT PACA 2009).

 

⇨ Place et rôle de l'agriculture

Près de la moitié des surfaces du PNE sont valorisées par l'agriculture, soit 26 000 ha de S.A.U. et 113 000 ha d'alpages collectifs (dont 80 000 ha de surfaces pastorales), pour environ 500 exploitations agricoles en 2010 (662 en 2000) et 230 alpages. L'agriculture est présente des fonds de vallée jusqu'à l'étage alpin.

L'agriculture est principalement orientée vers l'élevage valorisant les grands espaces enherbés du territoire : prairies naturelles et temporaires, parcours de "demi-saison", alpages. L'élevage ovin y est dominant avec un cheptel de plus de 50 000 brebis dans près de 250 exploitations en systèmes « ovins allaitants ». On dénombre aussi une centaine de systèmes « bovins laitiers » (en forte régression), une centaine de systèmes bovins orientés vers la viande ou l'élevage de génisses et une cinquantaine d'exploitations de natures diverses (élevages caprins, apiculture, fermes équestres,...). En alpage, on compte environ 125 000 ovins dont un bon tiers provient du canton de l'alpage et 6 300 bovins dont une bonne moitié provient du canton de l'alpage. Les surfaces pâturées et les effectifs estivés sont en augmentation surtout pour les bovins et pour certains secteurs du parc, Briançonnais et Oisans.

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Dans la moitié des exploitations, les ménages exercent une activité extérieure :
- dans à peine un quart des exploitations (28%), les ménages d'agriculteurs avaient en 2000 une activité exclusivement agricole ;
- dans un ménage sur deux (51%), au moins l'un des membres du couple d'exploitants exerçait une activité extérieure à l'agriculture
- enfin, dans 21% des exploitations il y avait au moins un exploitant bénéficiant d'une retraite.

La combinaison d'activités génère des contraintes d'organisation du travail, mais permet aussi de consolider le revenu des familles et peut favoriser l'installation de jeunes agriculteurs. De 2000 à 2007, la part des exploitations avec activité extérieure semble s'être maintenue.

Par contre, près d'un quart des exploitations recensées en 2000 (24%) étaient conduites par un chef âgé de plus de 55 ans et n'avaient pas de succession assurée.

Contrastant avec l'image classique d'une agriculture de montagne défavorisée, les exploitations du PNE ont fait preuve d'une capacité d'innovation. A la diversité des systèmes de production, correspond une diversité et complémentarité des espaces valorisés, des fonds de vallées aux alpages. Composante économique importante (environ 700 emplois directs + environ 100 bergers), porteuse d'identité locale et de savoir-faire, l'agriculture des Ecrins est confrontée à des incertitudes croissantes. Le métier d'agriculteur est également en pleine évolution dans une société sous influence urbaine et touristique. La préservation d'une agriculture dynamique est assurément un enjeu important pour le parc national.

Pour plus de détails, voir aussi annexe N° 5 dans le document complet

Les diagnostics

Les patrimoines naturels et culturels

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L'évolution démographique

voir aussi : Le caractère des Écrins

 

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Portraits sonores des Ecrins

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31 portraits sonores et photographiques réalisés pour les 40 ans du Parc national. Mise en espace au Musée Dauphinois à Grenoble, l'exposition "Caractères d'altitude" y est présentée actuellement.

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