La charte



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Du 21 novembre au 21 décembre 2011, le projet de charte du Parc national des Écrins est soumis à l'enquête publique. Toute personne peut formuler des observations et des suggestions.

Christian Pichoud
Président du conseil d'administration du Parc national des Écrins

"La Charte du Parc national des Écrins définit pour les 15 ans à venir les grandes orientations de l'aménagement et du développement de notre massif.

Voici bientôt trois ans que nous travaillons avec les élus et les acteurs du territoire à construire ce projet et l'enquête publique qui a lieu cet automne en sera une étape importante. Les habitants et tous les citoyens qui le souhaitent vont pouvoir très démocratiquement s'exprimer pour la première fois sur les choix du conseil d'administration du Parc.

C'est la solidarité économique et écologique de l'ensemble des communes du Parc qui est mise en valeur.

Les discussions avec vos élus, avec les équipes du parc, avec les représentants des associations et des socio-professionnels sont autant d'occasions de partager les ambitions que nous portons pour le massif des Ecrins et ses habitants. L'enquête publique vous est ouverte et nous espérons que vous serez nombreux à venir vous informer et donner votre avis. C'est une manière très efficace de manifester l'intérêt que vous portez à ce territoire exceptionnel dont nous avons la responsabilité.

Ce sera un signe et un encouragement pour les conseils municipaux qui devront ensuite décider de l'adhésion de leur commune au projet de charte du Parc national des Écrins pour les quinze prochaines années."

Quatre réunions publiques d'information avant l'enquête publique

Un mois d'enquête publique

L'enquête publique est un moment clé prévu par la loi qui permet d'informer le public et de recueillir ses observations sur un registre spécifiquement mis à sa disposition.

L'enquête publique sur le projet de charte du Parc national des Écrins est dirigée par une commission d'enquête nommée par le tribunal administratif, composée de cinq commissaires-enquêteurs. Elle est ouverte à tous, du 21 novembre au 21 décembre 2011 : toute personne peut présenter des observations orales ou écrites et proposer des suggestions. Le public a accès aux observations déjà portées au registre.

2011-10-projet-charte-295Toute personne peut consulter le dossier dans les mairies des 61 communes de l'aire optimale d'adhésion du Parc national des Écrins, aux heures d'ouverture, pendant toute la durée de l'enquête, même en l'absence du commissaire-enquêteur.

Chaque citoyen peut également s'exprimer par courrier adressé au Président de la commission d'enquête chargée du projet de charte du Parc national des Ecrins - Préfecture des Hautes-Alpes
Bureau du développement durable et des affaires juridiques
28, Rue Saint Arey
05011 Gap Cedex

Pour rencontrer un commissaire-enquêteur

À l'écoute des citoyens, la commission d'enquête tient des permanences dans les mairies des communes suivantes afin de recueillir leurs observations.

LA GRAVE : le lundi 21 novembre, de 9h à 12h et le lundi 19 décembre, de 9h à 12h

LE MONETIER-LES-BAINS : le lundi 21 novembre, de 14h à 17h et le lundi 19 décembre, de 14h à 17h

L'ARGENTIERE-LA-BESSEE : le samedi 26 novembre, de 9h à 12h et le mardi 6 décembre, de 14h à 17h

EMBRUN : le vendredi 9 décembre, de 9h à 12h et le mercredi 21 décembre, de 14h à 17h

SAVINES-LE-LAC : le jeudi 1er décembre, 14h à 17h et le lundi 12 décembre, de 9h à 12h

SAINT-FIRMIN EN VALGAUDEMAR : le mercredi 23 novembre, de 9h à 12h et le jeudi 8 décembre, de 14h à 17h

ORCIERES : le mardi 29 novembre, de 14h à 17h et le vendredi 16 décembre, de 9h à 12h

SAINT-BONNET : le mardi 29 novembre, de 9h à 12h et le vendredi 16 décembre de 13h30 à 16h30

LE BOURG D'OISANS : le jeudi 1er décembre, de 14h à 17h et le mercredi 21 décembre, de 14h à 17h

VALBONNAIS : le vendredi 25 novembre, de 14h à 17h et le mercredi 14 décembre de 9h à 12h

Les documents d'information

2011-10-enquet-pub-295Le projet de charte du Parc national des Écrins comprend plusieurs documents qui forment le dossier soumis à l'enquête publique.

Le projet de charte du Parc national des Écrins : fruit de la concertation engagée depuis mi-2008 avec les élus, les partenaires administratifs, associatifs et les acteurs socio-professionnels du territoire, il a été approuvé à l'unanimité par le conseil d'administration du Parc national des Écrins, le 25 mai 2011.

« L'essentiel de la charte » est un résumé du projet qui reprend de manière très synthétique les orientations pour l'aire d'adhésion et les objectifs pour le cœur du parc national.
Ce document est diffusé dans le cadre d'une édition spéciale de l'Écho des Écrins, le journal du Parc national :
Télécharger icon Lécho des Écrins n°35 (4.12 MB)

Le dossier soumis à l'enquête publique comprend aussi des éléments de diagnostics, des documents cartographiques d'état des lieux, une évaluation environnementale du projet ainsi que l'avis de l'autorité environnementale nationale sur cette évaluation.

Consultés précédemment, les collectivités, les représentants des socioprofessionnels et d'associations ont transmis leurs remarques qui sont disponibles sur ce site internet.

Voir les documents à télécharger

Lire aussi : 36 questions et réponses sur le projet de charte du Parc national des Écrins

Une enquête qui compte pour les élus

"C'est la première fois que l'on demande aux gens s'ils adhèrent à un projet de territoire et s'ils veulent faire partie d'un parc national" analyse Bernard Héritier, maire de Valjouffrey et vice-président du conseil d'administration du Parc.

Le projet de charte du Parc national des Écrins a été adopté à l'unanimité par son conseil d'administration au printemps dernier. C'est ce document qui est soumis à l'enquête publique du 21 novembre au 21 décembre 2011.

C'est un moment important puisque l'avis du public, le vôtre donc, sera recueilli dans les 61 mairies de l'aire optimale d'adhésion.

Au-delà de la procédure légale, les élus seront attentifs à l'intérêt que portent les citoyens au projet. Cet « éclairage » sera particulièrement important pour les conseils municipaux qui, au final, se prononceront sur l'adhésion de leur commune au projet, vraisemblablement au début de l'année 2013.

Pour Xavier Cret, conseiller général du canton de la Grave et premier vice-président du conseil d'administration du Parc, « l'implication des habitants dans le cadre de l'enquête publique est nécessaire pour encourager cette démarche mais également pour l'amender si besoin, sur la stratégie générale comme sur des enjeux plus locaux ».

« Les enjeux économiques de nos vallées sont pris en compte dans le projet de charte qui a été élaboré en collaboration avec les élus. Ils ont soutenu le rôle de l'activité humaine, indispensable à l'équilibre d'un territoire vivant ».

Également président de l'association des élus du Parc qui rassemble 80% des communes de l'aire optimale d'adhésion, Bernard Héritier insiste lui aussi sur le "travail collaboratif" qui a permis la rédaction de ce document.

« Pour la zone du coeur, le projet de charte ne change rien d'essentiel avec ce que l'on connaît depuis bientôt 40 ans. Et le coeur restera que l'on adhère ou non à la charte. Ce qui est nouveau concerne l'aire d'adhésion et ne relève pas d'aspects réglementaires mais d'ambitions partagées. C'est important de comprendre l'esprit général : on a voulu que cette charte nous permette de travailler ensemble sur des missions qui sont confiées, au Parc comme aux communes. On ne s'invente pas des problèmes, on essaie de résoudre ensemble ceux que l'on a déjà ».

Le projet aborde de nombreux champs sociaux, économiques et naturels du territoire dans les domaines de l'agriculture, du tourisme, de la culture, du cadre de vie, du respect des ressources et des patrimoines, de la valorisation des savoir-faire, de l'accueil du public et de la découverte du massif...

« C'est un projet de territoire, pas seulement celui du Parc, pour les 15 ans qui viennent » souligne Christian Pichoud, président du conseil d'administration.
Le Parc national et ses partenaires passent un contrat avec des ambitions partagées en précisant les engagements de chacun pour le mener à bien ».

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Christian Pichoud, président du conseil d'administration, entouré par Bernard Héritier et Xavier Cret, vices-présidents.

Le bureau du conseil d'administration du Parc national des Écrins souligne sa volonté « d'un large rassemblement des énergies » pour l'écriture d'un « projet équilibré » (lire ci-dessous)

« Les partenaires de la charte confirment et renforcent leur volonté d'assurer aux montagnards un avenir porteur d'espoir pour les générations futures. »

"Un projet équilibré"

Extraits du préambule écrit par les membres du bureau du Conseil d'administration du Parc national des Écrins pour le dossier d'enquête publique.

« A l'image du développement durable, la philosophie des parcs nationaux, telle que l'a voulue la loi de 2006 réformant la politique française des parcs, repose sur un trépied équilibré entre les approches environnementale, économique et sociale. La concertation intense menée depuis plus de trois ans en vue de l'écriture de la charte et par voie de conséquence, le contenu du projet de charte lui-même, reflètent cette recherche d'équilibre.

(...)

La charte a en effet l'ambition concrète de concilier le développement des activités économiques, notamment agricoles, touristiques, commerciales et artisanales, avec la richesse naturelle et culturelle exceptionnelle du territoire. A travers le projet du parc national, les communes se donnent l'objectif de soutenir les conditions d'une vie quotidienne de qualité pour les habitants, avec une haute ambition de préservation patrimoniale. Au-delà de l'analyse détaillée des objectifs environnementaux, il est nécessaire de rappeler la détermination des collectivités montagnardes du massif à dynamiser, notamment via l'exploitation des stations, la vie économique, garante du maintien des habitants dans leurs villages. L'installation de nouveaux actifs, permanents ou saisonniers, est un objectif essentiel des collectivités pour assurer l'avenir.

(...)

Le projet de charte résulte d'un processus de concertation approfondi avec les élus locaux, les acteurs socio-professionnels du territoire et la population, mobilisant notamment de nombreuses instances de dialogue et de concertation.

Autant que le fond des orientations et objectifs thématiques, le processus de cette « démarche de progrès » est essentiel. Le choix stratégique effectué par le conseil d'administration du parc national de vouloir un large rassemblement des énergies est fondamental. Dans cette logique, il est capital de progresser tous ensemble, dans une logique de solidarité écologique, économique et sociale. »

(...)

Et ensuite...

À l'issue de l'enquête publique, la commission d'enquête examine les observations recueillies, rédige un rapport sur le déroulement de l'enquête et ses conclusions sur le projet. Son travail est alors terminé.

Après l'enquête, le conseil d'administration fera le point sur les observations reçues lors de l'enquête publique et lors de la consultation institutionnelle des partenaires qui l'a précédée. Il décidera des ajustements éventuels à apporter au projet de charte.

Le dossier, les rapports de synthèse sur la consultation et sur l'enquête publique seront alors transmis au ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, pour la suite de la procédure au plan national. L'avis des instances nationales (Conseil national de protection de la nature, Conseil interministériel des parcs nationaux) sera ensuite recueilli, puis le gouvernement sollicitera celui du Conseil d'État.

L'acte final d'approbation du texte de la charte sera ainsi un décret du premier ministre après avis du Conseil d'État.

Fin 2012 ou plus probablement début 2013, le texte ainsi finalisé sera proposé à l'avis des communautés de communes et à la décision des 61 communes, sur leur adhésion à la charte.

Lire aussi :

L'année de la charte - mai 2001
Le texte de la charte est le fruit d'une intense concertation avec les élus du territoire, ses acteurs socio-économiques et les partenaires du Parc national. Quelques uns d'entre eux témoignent des différents champs de réflexions et souhaits traduits dans les grandes orientations de la charte pour la zone d'adhésion.
 

L'année de la charte

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À la fin du mois de mai, les administrateurs du Parc national se seront prononcés sur le texte de la charte. Ce document sera disponible sur le site internet du Parc national dans le courant du mois de juin et soumis à l'enquête publique après l'été.

Le texte de la charte, en cours de finalisation, est le fruit d'une intense concertation avec les élus du territoire, ses acteurs socio-économiques et les partenaires du Parc national. Nous donnons ici la parole à quelques uns d'entre eux. Ils témoignent des différents champs de réflexions et souhaits traduits dans les grandes orientations de la charte pour la zone d'adhésion.

2011-05-charte-c-pichoud Christian Pichoud
Président du Conseil d'administration du Parc national des Écrins

« La concertation menée autour du projet de charte donne un nouvel élan au partenariat actif et entretenu de longue date entre le Parc national, les communes et les acteurs du territoire.

La réglementation dans le coeur du parc est quasiment celle que l'on connaît depuis 35 ans. Pour l'aire d'adhésion, pas plus que dans le passé, le Parc national ne dispose d'un pouvoir réglementaire spécifique.

Qu'y a-t-il de nouveau alors ? Cette charte justement.

Pour le coeur du parc, elle fixe des objectifs de gestion à promouvoir auprès des acteurs économiques et des pratiquants d'activités de loisirs.

Pour l'aire d'adhésion, elle détaille les orientations que les communes, l'établissement public du parc et leurs partenaires se donnent pour les 15 ans à venir, en s'appuyant notamment sur l'agriculture et le tourisme qui permettent aujourd'hui un développement économique.

Il s'agit d'un projet dans lequel tous les habitants des Écrins doivent pouvoir retrouver les ambitions partagées en termes de culture, de cadre de vie, de respect des ressources et des patrimoines, de valorisation des savoir-faire, de l'accueil du public et de la découverte du massif exceptionnel dont nous avons la responsabilité. »

"Nous sommes dans la continuité"

"En deux ans et demi, nous avons organisé plus de 400 réunions de travail sur la charte, dont près de la moitié avec les communes et leurs groupements. Environ 180 réunions thématiques ont également eu lieu sur les divers thèmes à enjeu, avec les associations, les socio-professionnels et bien d'autres partenaires. A cela s'ajoutent les réunions des instances (Conseil d'administration, CESC, Conseil scientifique) et du comité de pilotage de la charte. Mais au delà de ces chiffres, je dois vous dire que ce qui m'importe le plus, c'est la satisfaction d'entendre que les acteurs du territoire qui souhaitaient s'exprimer ont le sentiment d'avoir été écoutés.

Pendant ces deux années de travail, l'établissement et ses partenaires ont intensifié les collaborations et multiplié les réalisations concrètes. Nous sommes dans la continuité. Le temps est venu d'amplifier ce volet opérationnel de la charte. La construction du programme d'actions pluriannuel est d'ores et déjà engagée. La charte a franchi une étape importante et le projet de territoire est en marche."

Télécharger le journal du Parc du printemps 2011 avec un dossier consacré au projet : icon Lécho des Écrins n°34 (1.62 MB)

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UN CADRE DE VIE DE QUALITÉ ET UNE CULTURE COMMUNE

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2011-05-X-CretXavier Cret, Maire de Villar d'Arène (Briançonnais) et conseiller général des Hautes-Alpes

«Dans le cadre des projets d'aménagement de village qui ont une dimension patrimoniale, le Parc joue un rôle d'expertise essentiel, complété par des aides à la réalisation sous la forme de subventions.

Cette ingéniérie est une plus-value certaine qui légitime les projets auprès des financeurs potentiels.

La charte affirme le maintien et le renforcement de cette mission d''accompagnement. C'est un aspect majeur pour les communes qui vont décider de faire partie de l'aire d'adhésion du Parc. L'enjeu sera donc de mettre en phase cette volonté avec des lignes budgétaires suffisantes. Les acteurs de la charte y seront particulièrement attentifs.

Pour moi, cela a vraiment du sens d'avoir des villages et du patrimoine restaurés et vivants. C'est essentiel aussi pour donner au Parc l'image d'un territoire dynamique dans lequel les habitants se retrouvent. C'est comme cela qu'ils peuvent aussi s'approprier l'institution «parc». Pour les visiteurs, la préservation du patrimoine architectural est également un atout. Là encore, le Parc apporte un regard qui est un élément de vigilance. Ce n'est pas un frein mais au contraire un argument supplémentaire pour préserver notre cadre de vie et d'accueil.»

2011-05-B_heritierBernard Héritier, Maire de Valjouffrey (Valbonnais), président de l'association des élus du Parc national des Écrins

«Nous avons beaucoup travaillé avec les communes et je pense que l'on n'a rien oublié de ce qui nous semble important pour nos villages.

Nous avons particulièrement insisté sur l'amélioration de notre cadre de vie, l'embellissement général de nos vallées et de nos villages. En zone d'adhésion, il n'y a pas de coercition. La charte rassemble des volontés, des préconisations. On se met d'accord sur nos champs de compétences et on voit les moyens que l'on peut mettre en commun.

Ce qui intéresse l'association des élus du Parc, c'est l'implication du Parc dans l'aménagement de nos villages, sur le plan paysager, pour la préservation de notre "petit" patrimoine. L'intérêt, c'est de valoriser ce qui peut nous différencier d'un autre territoire. En terme de développement économique, ça passe par le maintien et le renforcement d'un tourisme doux tout en tenant compte des stations situées dans la zone d'adhésion et du bassin d'emploi qu'elles représentent.

L'accompagnement d'un développement harmonieux pour notre territoire, c'est ce que l'on attend. Il faudra pour cela que le Parc dispose des moyens suffisants, humains et financiers, pour mener à bien ce travail collaboratif. C'est notre crainte, dans le contexte général de restrictions des moyens. Ce sera déterminant pour que les phrases de la charte soient suivies d'actions.»

2011-05-j-giraudJoël Giraud, Député-Maire de l'Argentière-la-Bessée, Président du Comité de massif des Alpes

« L'élaboration de la charte du Parc a été l'occasion d'un exercice sans précédent au service du territoire. Une opportunité véritable de conduire, dans la durée, un dialogue ouvert avec tous les acteurs du territoire : élus bien sûr, mais aussi socio-professionnels et représentants du monde associatif ainsi que montagnards des différentes vallées.

Tous les participants, au cours de ces nombreux rendez-vous, ont bien entendu discuté les contenus avec conviction, mais toujours dans un sentiment très fort d'appartenance et d'adhésion à une culture commune autour des richesses patrimoniales du territoire.

Le diagnostic partagé fait de la charte un projet de territoire ambitieux dont les programmes annuels d'actions successifs traduiront les engagements exprimés.

La charte correspond effectivement à la prise en compte et en main par les habitants de ce qui était hier encore perçu comme un objet d'état mal identifié. »

2011-05-g-mGérald Martinez, Maire de Saint-Léger-les-Mélèzes (Champsaur)

Sur les questions d'urbanisme, c'est important que l'on puisse avoir le Parc pour nous accompagner, donner des conseils... C'est un atout pour une commune de pouvoir s'appuyer sur tous les services de l'État, surtout quand les agents sont impliqués et intégrés dans nos vallées. En ce sens, pour moi, les agents du Parc sont des agents de développement du territoire parce qu'ils y habitent, que leurs enfants y vont à l'école... Ils savent composer, faire valoir la vision du Parc mais ils sont en phase avec la réalité du terrain.

Dans la charte, on parle de cadre de vie. Mettre en valeur le patrimoine, le Parc sait le faire. Mais il ne faut pas tout figer. La nature évolue, ce n'est pas un musée. Quand on met en place des actions pour entretenir un patrimoine, il faut que ce soit lié à une activité économique.

Gérer la publicité et l'information, c'est indispensable. On a demandé à ce qu'il y ait une harmonisation de la signalétique pour que les gens qui viennent sachent où ils sont et qu'ils sachent que le Parc est à proximité.

Pour la circulation de véhicule à moteur, c'est simple : il y a les voies ouvertes à la circulation et celles qui ne le sont pas. La charte ne change rien à ce que l'on doit faire et organiser. Pour moi, c'est surtout une question de dialogue mais aussi d'éducation, de savoir-vivre.

Les élus du conseil d'administration se sont impliqués dans la construction de la charte. Les discussions ont eu lieu. Maintenant, il va falloir bien retranscrire tout cela pour lever les craintes et emporter l'adhésion.


L'ACCUEIL DU PUBLIC ET LA DÉCOUVERTE DU TERRITOIRE

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2011-05-t-hoursThierry Hours Directeur du réseau Gîtes de France - Hautes-Alpes

«Avec la charte, nous sommes sur des axes pérennes de travail avec le Parc national. On peut citer la valorisation du bâti patrimonial sur lequel nous avons déjà travaillé, essentielle si l'on veut favoriser un tourisme qui a une âme, qui puise dans les ressources du territoire.

On s'est notamment appuyé sur ces réflexions pour créer la certification des écogîtes qui, depuis 2007. Une formule qui rencontre beaucoup de succès dans les Hautes-Alpes, notamment dans les Écrins mais aussi dans l'Isère. Cela répond à une écoute de la clientièle. C'est aussi le cas du label des gites Panda, porté par le WWF dans les parcs naturels et récemment lancé dans les Écrins. Il s'intéresse plus fortement à la relation au territoire et à la biodiversité.

La relation humaine, mise en avant dans le projet de charte, est aussi le point fort de nos petites structures. On est accueilli par des gens du pays qui partagent, conseillent... C'est une mise en relation avec le territoire qui valorise l'image du parc national».

2011-05-c-peyronClaudine Peyron, Maire de Réallon (Embrunais)

Avec la charte, on est autour de la table. C'est le point positif. Même si parfois les discussions sont ardues, on se sent acteurs.

Quand on arrive dans la station, on doit sentir que l'on est dans un parc national. La signalétique, les sentiers, la valorisation du patrimoine naturel, c'est intéressant pour les gens qui viennent, en été comme un hiver. Ils viennent parce que l'on est dans un espace privilégié. Il ne faut pas faire n'importe quoi, être attentif à l'architecture de nos villages, proposer des hébergements et une restauration de qualité et surtout, faire en sorte que les gens se sentent accueillis, qu'il se passe quelque chose.

Le produit est là. Il n'est viable économiquement que si tous les partenaires sont impliqués.

Si je veux utiliser le label du parc, il faut que ce que les gens trouvent en arrivant corresponde à cette image. On est dans une logique. On écoute le rendu des études d'impact... Quand on a restructuré la station, il y a trois ans, on a associé le Parc. Une station de sports d'hiver n'a pas toujours une bonne image mais c'est un produit économique avec des emplois à la clef.

On a enlevé des téléskis par exemple et on dépense moins d'électricité. On propose une piste de luge naturelle et, en été, on redonne ses droits à la nature.

Pas tout le monde peut aller marcher en montagne. Les remontées mécaniques permettent d'accéder au panorama sur le massif des Écrins et sur le lac de Serre-Ponçon, c'est exceptionnel. Depuis la vallée, les villages et la station, on accompagne vers le coeur du parc dans le respect de l'environnement. C'est un cheminement.»

2011-05-abdou-martinAbdou Martin, Président de la compagnie des guides Oisans-écrins

«La haute-montagne est prise en compte de façon affirmée. Nous avons été présents tout au long des discussions qui ont lieu dans le cadre de la charte et progressivement, cela permet une compréhension mutuelle. J'ai vraiment l'impression que la charte tient compte des préoccupations des acteurs du territoire dont les guides font partie. J'espère que la mouture finale restera fidèle aux objectifs que nous avons proposés lors des contributions.

Quand on échange, on voit bien que les problématiques se ressemblent et les liens se resserrent. C'est ce que l'on a vécu aussi avec la convention escalade qui continue d'évoluer. Pour l'équipement de nouvelles voies, sur la manière de le faire, c'est de l'ordre de l'éthique et finalement, les décisions se prennent de façon relativement unanime.

Ce que l'on a engagé en terme de pédagogie pour faire connaître la haute-montagne aux jeunes est important aussi. On a commencé avec le collège de Bourg d'Oisans. Il y a eu des interventions du Parc et la prochaine étape sera une nuit en refuge et une demi-journée de marche sur glacier. C'est un projet qui rassemble les guides, les accompagnateurs, les gardiens de refuge et le Parc. D'autres collèges pourraient ensuite être intéressés.»

2011-05-m-lasalleMarc Lassalle, Fédération française de vol libre (FFVL), chargé de coordonner les relations avec les parcs nationaux dans le cadre des projets de charte.

«L'expérience des Écrins est exemplaire. On s'appuie sur la convention passée en 1999 avec ce parc national pour montrer qu'il est possible de concilier nos pratiques et la protection du milieu naturel. Le processus de la charte a réactivé les discussions.

Une nouvelle convention «vol libre» s'appuiera sur la réglementation issue de la charte. Le principe est de se mettre d'accord sur des zones autorisant les décollages et atterrissages toute l'année et d'autres au-dessus desquelles le survol reste cantonné au-dessus de 1000 mètres du sol, en hiver et au printemps.

Nous sommes d'accord avec cela. Jamais nous n'avons revendiqué de voler partout, tout le temps. Ces échanges permettent de mieux se connaître et de se mettre d'accord sur des règles de bonne conduite qui concernent aussi l'aire d'adhésion.

Les interventions d'agents du parc national dans les rassemblements de pratiquants, la formation des formateurs et des cadres de la fédération sont aussi des aspects importants.»


PRÉSERVER LES RESSOURCES, LES PATRIMOINES, LES SAVOIR-FAIRE ET...

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2011-05-jc-douJean-Claude Dou, Maire de Puy-Saint-Eusèbe et président du Mandement Forestier de Savines

La Charte du Parc national des Écrins est un travail considérable, nécessaire, vital, entamé voila près de 3 ans.

Pour ma part, je souhaite affirmer d'une manière indéfectible ma conviction que demain nous devrons évoluer, vivre et nous épanouir dans un environnement équilibré. La gestion des espèces est indissociable des préoccupations liées à la gestion des milieux naturels qui les hébergent. C'est ce à quoi nous nous attachons dans les comités de pilotage des sites Natura 2000 tout comme dans les instances de gestion des forêts.

Le travail en réseau, le dialogue et la concertation sont essentiels, notamment pour la rédaction des plans d'aménagement et de gestion forestiers. Nous nous appuyons sur l'analyse nous permettant d'associer au maintien de la biodiversité la nécessaire approche économique (vente de bois). L'engagement dans des processus de certification de type «bois des Alpes» en fait partie.

La gestion de la ressource énergétique renouvelable, l'accueil du public et la protection contre les risques naturels sont d'autres fonctions à prendre compte. Notre forêt est déjà tout cela mais elle a besoin d'être reconnue... comme telle. Le projet de charte l'a complètement intégrée. Je ne peux que m'en féliciter.

2011-05-d-thononDaniel Thonon, Ligue pour la protection des oiseaux, administrateur du Parc national des écrins, représentant des associations de protection de la nature de l'Isère

La démarche qui consiste à impliquer les acteurs locaux pour que tout le monde se comprenne et tente de se mettre d'accord, c'est intéressant même si ça prend du temps. On progresse et on arrive à trouver des compromis acceptables qui ne sont pas remis en cause.

La complexité des différentes lois et réglementations (Loi montagne, Loi sur l'eau, Grenelle de l'environnement, Natura 2000,...) rend aussi les discussions plus difficiles car le rôle de la charte par rapport à ces textes n'est pas toujours clair. Des explications à ce sujet ont déjà été apportées et le travail doit se poursuivre dans ce sens.

Le coeur, avec sa réglementation, est bien intégré dans les esprits. C'est un acquis et c'est déjà un aspect positif. Personne ne le remet en cause ou bien seulement à la marge.

Pour les zones Natura 2000 hors coeur, c'est moins évident actuellement. Pour la zone d'adhésion, c'est plus difficile. Je regrette que les enjeux de développement durable (économies d'énergie, transports...) et d'environnement ne soient pas plus affirmés.

On a beaucoup parlé de tourisme, la culture et l'architecture sont bien pris en compte, l'agriculture aussi mais finalement les questions d'environnement ne le sont pas autant. C'est comme si on avait déjà assez donné avec le coeur. Ce ne sont souvent que quelques velléités et c'est dommage pour un projet à 15 ans.

2011-05-b-fantiBernard Fanti, Président de la fédération de pêche des Hautes-Alpes

Nous avons été acteurs, d'une manière volontaire et constructive, dans la rédaction de ce projet de charte qui, à ce jour, nous satisfait. Nous partageons, avec le Parc national des Écrins, les mêmes préoccupations de gestion raisonnée de ce territoire ; études communes hydro-biologiques des lacs d'altitude, suivi des peuplements aquatiques, plans de gestion..

Dans les Hautes-Alpes, huit lacs seulement, sur la centaine située au coeur du parc national, sont concernés par la pratique halieutique dont l'histoire est ancienne et patrimoniale.

Une gestion spécifique est adaptée à chacun de ces lacs, en fonction de leurs caractéristiques physiques et biologiques propres. Pour les cours d'eau, situés dans le coeur, nous avons adopté une gestion patrimoniale des peuplements piscicoles.

En aire d'adhésion comme dans le reste du département, nous gérons les lacs selon un principe identique.

Nos pratiques halieutiques intègrent la préservation des espèces autochtones. La pêche est une activité traditionnelle pratiquée par les habitants, les vacanciers qui demande à être mise en valeur.

Dans la nouvelle charte, la gestion de la pêche est compatible avec notre mission et nos objectifs de protection et de valorisation du milieu naturel.

Elle constituera un outil supplémentaire pour mener, en collaboration avec le Parc, des actions de réhabilitation des milieux aquatiques, pour contribuer au «bon état écologique» des masses d'eau de son territoire.

2011-05-p-martinPierre Martin, Président de la société de Chasse de Saint-Michel de Chaillol

«La charte est une occasion supplémentaire de travailler ensemble. C'est le point positif qu'il faut développer.

Concernant les populations de chamois par exemple, dès lors que l'on a abandonné les grands comptages, il est important de mettre en oeuvre de nouveaux modes de suivis.

Nous avons déjà eu l'occasion de montrer ce que l'on peut réaliser en concertation notamment pour la gestion des galliformes de montagne, en particulier le tétras lyre. Tous les partenaires (la fédération de la chasse et la société locale, le Parc national, les agriculteurs, l'ONF...) se sont intéressés aux contraintes des autres et tout le monde s'y retrouve. Ce travail que nous avons mené à Chaillol a été reconnu par des instances nationales et nous allons continuer dans ce sens. C'est un bon exemple de ce qu'il est possible de faire.

Mon inquiétude aujourd'hui, et c'est un souci croissant, concerne la prolifération de certaines espèces qui peuvent causer des dégâts sur des patrimoines que l'on cherche par ailleurs à préserver (prés de fauche, murets...). Je pense en particulier au sanglier qui, dans certaines zones, devient un vrai problème. De mon point de vue, on ne fera pas l'économie d'une réflexion qui concerne aussi la zone du coeur même si la réglementation actuelle ne permet pas d'intervenir. Toutes les discussions sont et seront utiles pour mieux se comprendre sur ces préoccupations.»

 

... UNE AGRICULTURE VIVANTE ET DE QUALITÉ

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2011-05-r-jRoland Jacob, Agriculteur et adjoint au maire à La Grave

«Cette charte dit des choses avec lesquelles on est d'accord. En conseil municipal, on y a travaillé et on a fait des propositions. Le problème de la charte, c'est sa lisibilité et cela peut être un frein pour l'adhésion du plus grand nombre. C'est une question de langage. Il y aura une version plus lisible et plus synthétique mais la difficulté restera de faire référence à un texte long et peu accessible.

Du point de vue communal, on a apprécié plusieurs fois l'appui du Parc sur des dossiers d'architecture, d'aménagements pour ses conseils techniques et pour son regard sur le petit patrimoine et sa sensibilité à la culture locale. Bien évidemment, on veut continuer à travailler comme cela dans le cadre de la charte... mais on constate déjà que les restrictions budgétaires touchent aussi le Parc.

Dans le domaine agricole, on sait que l'on peut travailler avec le Parc. Par exemple, pour le problème des campagnols, dès le début, le parc a eu une oreille attentive. Son appui a été important pour l'observation «scientifique» du phénomène, sa cartographie, pour aller voir ce qui se fait ailleurs, rechercher des solutions, les discuter et les mettre en oeuvre. Maintenant, ce fléau est pris en compte plus largement, au niveau de la communauté de communes.

Les questions d'agriculture sont abordées dans la charte : le maintien des prés de fauche, les circuits courts, les aides dans le cadre des mesures agri-environnementales... Bien sûr, on est d'accord avec tout cela. Sur le fait de conserver les terres agricoles actuelles, c'est toujours bien de l'écrire mais je crains que ce soit un voeu pieux. Au moment de faire un nouveau PLU, on sait que ce n'est pas si simple... et on constate que les meilleures terres, celles situées à proximité des villages, servent toujours au développement des communes. »

2011-05-j-p-lJean-Pierre Legeard, Directeur du Centre d'études et de réalisations pastorales Alpes-Méditerranée (CERPAM)

«Dans les grandes lignes, la charte confirme toute une série de relations déjà anciennes entre les activités pastorales et le Parc national. La charte a le mérite de porter véritablement ce partenariat.

Les activités qui se déroulent sur le territoire du parc national sont appelées à participer à ce projet commun. C'est une proposition de contrat qui a été co-construit et dans lequel la partie «pastoralisme» a toute sa place. L'ensemble des mesures et projets développés y sont repris, que ce soit pour l'amélioration des équipements en alpages ou la prise en compte des enjeux environnementaux en lien avec les pratiques pastorales. Les orientations et mesures abordées dans la charte ne s'arrêtent pas aux éleveurs du seul territoire du Parc. C'est un aspect très important. Elles intègrent également les transhumants qui viennent des Hautes-Alpes, de l'Isère et plus largement de la région.

Cette interdépendance entre les différents types d'espaces doit être prise en compte pour accompagner le fonctionnement des exploitations et celui des alpages. C'est ce que nous faisons avec le programme «Alpages sentinelles». Dans les dispositifs d'État concernant les dommages liés aux grands prédateurs, le Parc est l'un des intervenants pour la reconnaissance des dégâts.

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Alain Haret, Agriculteur en Isère, personnalité qualifiée au Conseil d'administration du Parc national des Écrins

«Les difficultés de l'agriculture ne sont pas spécifiques aux Écrins. Un parc national peut les atténuer, c'est en tout cas ce que j'espère. En terme d'urbanisme, on doit pouvoir faire des choix sur la vocation principale de certains espaces. Il me semble que c'est possible au moins à l'échelle d'un SCOT (schéma de cohérence territoriale). Pour un PLU, ce sera plus difficile. En montagne, comme ailleurs, on étale l'urbanisme sans se poser la question d'économiser la terre. C'est inquiétant pour l'agriculture... et on ne pèse pas très lourd.

Dans un système d'exploitation, on ne peut pas faire l'impasse sur le problème du foncier. Le parc a les capacités de faire des projections, de montrer le danger et d'aider à anticiper. C'est ce que l'on essaie de faire avec les alpages sentinelles. Les réseaux et les techniciens du Parc, son conseil scientifique, il ne faut pas s'en priver.

Même à l'échelle de la PAC (Politique agricole commune), il faut faire reconnaître le service rendu par l'agriculture en haute montagne et faire valoir cette spécificité. Cela a une valeur marchande. Les terrasses de La Grave sont un véritable enjeu patrimonial (paysage, biodiversité...) mais l'entretien de ces espaces a un coût très lourd. Le Parc national peut mettre en avant cette haute valeur environnementale et mobiliser tous les partenaires en ce sens. C'est la même chose pour l'installation de nouveaux agriculteurs, il faut une volonté et un investissement collectif.

Un autre aspect important dont on a peut-être pas encore bien pris la mesure, c'est la valeur ajoutée que peut apporter l'image du parc national pour identifier les produits au territoire dans des circuits courts et des filières de proximité. Il ne faut pas faire n'importe quoi mais il y a des solutions à trouver en associant le réseau des chambres d'agriculture et les Parcs sur leurs intérêts communs.»

 

Calendrier, prochaines étapes pour la charte

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> 25 mai 2011 : le conseil d'administration se prononce sur le dossier à présenter à l'enquête publique

> Été 2011 : consultation institutionnelle des communes, des partenaires et des instances nationales

> Automne 2011 : enquête publique

> 2012 : instruction nationale : Conseil national de protection de la nature, Comité interministériel des parcs nationaux, Conseil d'État

> Fin 2012 ou au tout début de l'année 2013 : les communes seront appelées à se prononcer sur leur adhésion à la charte

 

 

L'Écho des Écrins n° 34 est paru au début du mois de juin. Il évoque les grandes lignes des principales orientations pour l'aire optimale d'adhésion et reprend les paroles des acteurs publiées ci-dessus.

Feuilletez le en ligne.

 

Les libéristes s'accordent avec le Parc national

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Sur la base de la convention concernant le vol libre passée en 1999, les représentants de cette pratique, réglementée dans le coeur du parc, argumentent et échangent avec les équipes du parc pour trouver les solutions les plus adaptées à la fois dans le cœur et dans la zone d'adhésion.
Échanges d'informations et formations sont également au menu de ce partenariat.

"Le vol libre est une façon de découvrir le Parc national des Écrins" : cette reconnaissance de leur pratique, inscrite dans les documents préparatoires de la charte du Parc national des Écrins est, pour les libéristes, le fruit d'un partenariat ancien. Dans la première loi sur les parcs nationaux, la règlementation était stricte : le survol du territoire protégé à moins de 1000 mètres du sol est interdit. Cette règle valait pour les engins motorisés ou non.

Mais à l'époque, la pratique du deltaplane et du parapente n'existait pas... Aujourd'hui, la fédération française de vol libre (FFVL) compte quelque 22 000 libéristes en France. Et, pour un parapente, voler à plus de 1000 mètres au-dessus du sol en permanence revient à peu près à une interdiction totale.

Pour les engins motorisés, l'interdiction de survol à moins de 1000 m au-desus du sol n'a jamais été modifiée et elle demeure avec la nouvelle loi de 2006. Pour le vol libre (deltaplane et parapente), des évolutions ont donc vu le jour dans les Écrins voilà plus de dix ans. La première convention signée entre la FFVL et le parc national des Écrins s'appuyait sur une carte du cœur du Parc avec des zones interdites au survol et d'autres possibles selon les périodes de l'année.

Représentant de la ligue régionale PACA de la fédération française de vol libre (FFVL) et membre du comité directeur de cette fédération, Marc Lassalle est chargé de coordonner les relations avec les parcs nationaux dans le cadre des projets de charte : "l'expérience des Écrins est exemplaire. On s'appuie sur la convention passée en 1999 avec ce parc national pour montrer qu'il est possible de concilier nos pratiques et la protection du milieu naturel". Car la nouvelle loi de 2006 prévoit que les pratiques du vol libre et du vol à voile peuvent être "réglementées". C'est tout l'objet des discussions menées avec la fédération dans le cadre des projets de charte.

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La dernière réunion de concertation entre les représentants des pratiquants du vol libre et le Parc national des Écrins, ce lundi 6 décembre à Gap, permet d'avancer vers une convention réactualisée pour cette pratique dans le cœur du Parc national.

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Les représentants de la FFVL (1) participent au groupe de travail sur la pratique du vol libre dans les Écrins.

"Cette démarche a permis de voler dans des endroits exceptionnels" reconnaît ce passionné d'alpinisme et de parapente. Le "bilan" de la première convention a montré des marges d'amélioration comme la nécessité d'établir une carte simplifiée et plus lisible, de développer des modes de diffusion de l'information et de revitaliser le comité de suivi, à l'instar de ce qui se fait pour la convention escalade.

Dans les faits, sur le terrain, depuis l'autorisation dérogatoire permise par la convention, le cœur du parc national n'a pas été pris d'assaut par les libéristes. Il faut dire que l'engouement que pourrait connaître cette pratique est fortement limité par la longueur des ascensions... avec un parapente sur le dos.

L'expérience de ce passé de discussions n'a pas été vain. Le processus de charte l'a réactivé.

Informer les pratiquants et les professionnels

Un texte réactualisé est préparé actuellement par le Parc national, s'appuyant sur les discussions menées avec les représentants des pratiquants. La carte devrait mentionner des zones de décollage possibles toute l'année et d'autres au-dessus desquelles le survol reste cantonné au-dessus de 1000 mètres du sol, de novembre à fin juin. "Nous sommes d'accord avec cela. Jamais nous n'avons revendiqué de voler partout et tout le temps" souligne Marc Lassalle. Aucun aménagement physique de site de décollage dans le cœur du parc et aucune communication à vocation commerciale pour cette pratique particulière ne seront néanmoins autorisés.

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"Les restrictions de survol correspondent aux sites et périodes pendant lesquelles la faune a besoin d'être particulièrement tranquille. Ce sont les ongulés, les rapaces et les galliformes de montagne comme le lagopède qui sont notamment concernés" explique Jean-Pierre Nicollet, technicien de l'environnement au Parc national et chargé plus particulièrement du partenariat avec les pratiquants d'activités de pleine nature.

Les survols inopinés et réitérés sont susceptibles de compromettre la reproduction et la survie de certaines espèces mais cela n'est pas spécifique au cœur du Parc national... Les distances de réaction au survol de certaines espèces ont été étudiées, en Suisse notamment. Elles peuvent varier, selon les aéronefs, de 400 à 800 mètres.

D'une manière générale, "c'est l'effet de surprise qui est le plus risqué" ajoute Christian Couloumy, chargé des programmes de suivi des rapaces au Parc national des Écrins.

Les interventions d'agents du Parc national dans les rassemblements de pratiquants, la formation des formateurs et des cadres de la fédération comptent parmi les aspects importants de la démarche. "Ce qui est nouveau, c'est l'aller-retour entre le Parc national et les pratiquants" ajoute Patrick Belle, représentant de la ligue Rhône-Alpes de la FFVL.

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Les discussions nécessaires aux évolutions de la réglementation dans le cœur du Parc sont autant d'opportunités de mieux se connaître et de se mettre d'accord sur des règles de bonne conduite.

"Ces échanges permettent d'aboutir à des réglementations justes et proportionnées" analyse Jacky Bouvard, directeur technique national adjoint à la FFVL. "On travaille avec les parcs, avec la LPO, avec la fondation Nicolas Hulot et aussi sur les sites Natura 2000. La formation des pilotes est déterminante et c'est important d'avoir des outils pour intervenir et faire connaître les comportements à adopter".

L'évaluation des pratiques permettra d'évaluer la pertinence du cadre mis en place et de statuer, le cas échéant, sur la nécessité de le faire évoluer pour limiter les impacts négatifs des pratiques sur les espèces sauvages.

(1) Les représentants de la FFVL participent au groupe de travail sur la pratique du vol libre dans les Écrins. Cette fédération rassemble la grande majorité des pratiquants à qui elle fournit une assurance responsabilité civile aérienne, obligatoire pour pouvoir pratiquer ; cette assurance spécifique est délivrée également par la FFCAM (Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne). Ces deux fédérations regroupent la quasi-totalité des pratiquants. La FFVL, seule délégataire du vol libre par le ministère, est l'interlocuteur du Parc national pour organiser la pratique dans le massif et informer les pratiquants.

Des recommandations pour les pilotes

Une information conjointe de la FFVL et du Parc national est diffusée dans les clubs et écoles de vol libre, ainsi que sur le site internet du Parc national.

1. S'en tenir aux places d'envol, itinéraires de vol et places d'atterrissage recommandés par les clubs et les écoles ; éviter les zones de tranquillité pour la faune, indiquées par les clubs, les écoles locales et les agents du Parc national des Écrins

2. Au-dessus de la limite des forêts, choisir son itinéraire de manière à survoler le plus haut possible le terrain à découvert.

3. Éviter les vastes zones non habitées, au-dessus de la limite des forêts.

4. Si on aperçoit des animaux sauvages (par exemple des chamois ou des bouquetins), dévier sa trajectoire ou les survoler aussi haut et tranquillement que possible.

5. Jusqu'à fin juillet, éviter de raser les rochers avec des nids d'aigles et s'éloigner d'eux s'ils manifestent de l'agressivité.

Et pour les nouvelles pratiques ?

Les pratiques de "glisses aéro-tractées" (snow-kite) font également partie des compétences de la FFVL. Dans le projet de charte du Parc national des Écrins, l'objectif est de "contenir la pratique du snow-kite sur des espaces ne comportant pas d'enjeux environnementaux majeurs".

Pour l'instant, cette nouvelle pratique reste interdite dans le cœur du Parc national. La vigilance du Parc national n'empêche pas les échanges avec les professionnels de cette discipline.

Lire aussi l'article : Snow kite : une pratique encadrée

Et pour les planeurs ?

Des discussions sont également en cours avec les représentants des pratiquants du vol à voile. Comme pour les autres activités de plein air, il s'agit de mieux prendre en considération la vulnérabilité de certaines espèces animales dans les pratiques mais aussi préserver la quiétude et le caractère des sites dans le cœur du parc pour les visiteurs et les pratiquants des activités de montagne.

Pour en savoir plus

Télécharger le texte de la Convention vol libre : icon Convention vol libre - 21 mai 1999 (46.77 KB)

Lire l'article : Information aux libéristes dans le massif des Écrins
Juin 2010
Quelques recommandations aux pilotes de parapentes, diffusées conjointement par le Parc national et la fédération française de vol libre dans le cadre de leur travail en commun pour concilier au mieux la pratique et le respect de l'environnement.

Lire l'article : Vol au-dessus d'un parc national
Novembre 2009
Parapentes, deltaplanes, planeurs : la concertation avec les pratiquants est en cours pour établir les règles d'un survol des Écrins, respectant certains sites à enjeux environnementaux, dans le cœur du Parc comme dans l'aire optimale d'adhésion.

Lire aussi l'article  Escalade : nouvelles voies concertées
Juin 2010
Dans le coeur du parc national, en lien avec les pratiquants, plusieurs principes sont établis pour la création de voies nouvelles en haute montagne.

ou encore, Escalade et alpinisme : voies nouvelles et terrain d'aventure - mai 2009

 

Rencontres valléennes dans les Écrins

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Généralement à l'automne, les équipes des différents secteurs du Parc national des Écrins vont à la rencontre des habitants. Cette présentation des activités de l'année est l'occasion d'échanges et de débats.
Ce dossier vous annonce les rendez-vous proposés au fur et à mesure de leur programmation.

Initiées lors de l'anniversaire des 20 ans du Parc national des Écrins, relancées à l'occasion de son trentième anniversaire, ces "rencontres valléennes" ont continué à être proposées de façon plus ou moins régulières, pour un public plus ou moins nombreux selon les cas, au printemps ou à l'automne, parfois même lors de ces deux périodes de calme retrouvé dans les vallées du massif. Chaque rencontre est en tout cas l'occasion de présenter les activités du secteur, d'échanger, d'expliquer, de débattre...

Les missions fortes du Parc national, celles de la connaissance et de la protection des patrimoines, comme celles de la sensibilisation et de l'accueil des publics, demeurent le quotidien des agents. Dans le même temps, la mise en place de la future charte du Parc national des Écrins justifie plus encore de multiplier les rencontres et les échanges avec les habitants du massif et leurs représentants.

Généralement organisée en partenariat avec la commune qui accueille la rencontre, voilà une bonne occasion de mieux comprendre cette démarche de "charte" et d'apporter votre contribution au projet de territoire qu'elle portera.

Les rendez-vous à venir...
Cette rubrique est mise à jour au fur et à mesure de la programmation des Rencontres valléennes dans les différents secteurs.

Lors de ces rencontres valléennes, les agents du Parc national des Écrins présentent les activités du secteur, à l'appui d'un diaporama qui favorise les discussions. L'entrée est libre et gratuite, bien sûr.

EN VALLOUISE

Le jeudi 7 janvier à, Freissinières : 18h30, salle de la mairie

Pour en savoir plus, contacter le secteur de la Vallouise, tél. 04 92 23 32 31


ELLES ONT EU LIEU...

C'est le secteur de l'OISANS qui, cet automne, a inauguré les rencontres valléennes proposées régulièrement par les agents du Parc national dans les vallées des Écrins.

Au mois d'octobre, à la mairie de Mont-de-Lans, l'équipe des agents du secteur a animé une première rencontre : lire l'article "Le secteur de l'Oisans à la rencontre des habitants"

2009-12-renc-vallouiseEn VALLOUISE, une rencontre valléenne a eu lieu vendredi 4 décembre à la Maison du Parc, en présence du maire de la commune, Jean Conreaux.
Un compte-rendu plus détaillé de cette rencontre est à lire dans l'article "L'année 2009 en Vallouise"

En EMBRUNAIS, une première rencontre s'est déroulée à Savines-le-Lac ce vendredi 4 décembre également, en partenariat avec la commune. Deux autres  rencontres avec projection et débat ont eu lieu à Réallon le 8 décembre et à Saint-Clément le 9 décembre derniers.

2009-12-renc-orisDans le VALBONNAIS, l'équipe du secteur avait invité les habitants également ce vendredi 4 décembre, à Oris-en-Rattier. Compte-tenu des différentes manifestations et réunions déjà programmées ce soir là dans la vallée, une petite vingtaine de personnes seulement y a participé dont Alain Mistral, conseiller général et Alain Luc, maire d'Oris, tous deux membres du conseil d'administration du Parc national, ainsi que Jean-Pierre Todeschini adjoint à Lavaldens et représentant la communauté de communes.
"Nous avons présenté nos actions à l'aide d'un Power Point et Jean- Pierre Nicollet a ensuite fait une présentation ciblée sur le partenariat" résume Daniel Fougeray, le chef du secteur.
Le débat qui a suivi portait sur le travail du Parc national et le projet de charte, notamment. Pendant et après la petite collation préparée par l'équipe du secteur, les discussions à bâton rompu confirment tout l'intérêt de ces rencontres qui, de l'avis des participants, pourraient être plus régulières.

2009-12-renc-st-bonnetDans le CHAMPSAUR, des rencontres ont déjà eu lieu à Champoléon, le 20 novembre,  à Pont-du-Fossé, le 27 novembre et à Saint-Bonnet vendredi 4 décembre. Les maires respectifs de ces trois communes ont participé à ces rencontres. L'équipe du secteur a présenté les activités du Parc national en mettant un accent particulier sur les patrimoines spécifiques de ces communes. En réunissant une vingtaine de personnes lors de chacune de ces soirées, ces rencontres sont des moments importants de partage des informations et favorisent des échanges conviviaux en petit comité.
Une rencontre a également eu lieu vendredi 11 décembre à Ancelle.

Dans le VALGAUDEMAR, le 14 décembre, c'est à l'Ubac, au foyer de Ski de fond que le rendez-vous était donné, et le lendemain dans la commune de La Motte-en-Champsaur.

 

 

La charte en construction

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2009 est une année décisive pour le Parc national des Écrins.
La concertation qui se met en place doit permettre d’aboutir à une charte qui soit une vision partagée du territoire et de l’avenir que l’on souhaite construire ensemble à l’horizon 2026.

La concertation est engagée avec les communes, les socio-professionnels et les associations : il s’agit actuellement d’une phase d’écoute et de collecte des réflexions. Au printemps, la synthèse des contributions nourrira le choix des principales orientations du projet de charte et éclairera les échanges. En 2008, trois commissions thématiques ont été formées avec des membres du conseil d’administration, du conseil scientifique et d’autres personnalités compétentes, élus, représentants associatifs et socio-professionnels, experts.

Trois commissions thématiques

La commission “Patrimoines” s’intéresse en premier lieu aux patrimoines naturel (connaissance et gestion), culturel et paysager (bâti, savoir-faire, mémoire du territoire). La commission “développement économique” prend principalement en charge les questions relatives à l’agriculture (gestion de l’espace, économie...), à l’artisanat et au tourisme (mise en réseau des acteurs du tourisme, produits, promotion...). Quant à la commission “accueil, pédagogie et culture”, son travail est surtout centré sur les infrastructures d’accueil, les animations scolaires et grand public, la politique éditoriale et de communication et le soutien à la vie culturelle.

Au-delà de l’expression lors des réunions, les membres des commissions peuvent apporter leurs contributions sur une plateforme «extranet». Cet outil permet aussi de rassembler les réflexions collectées directement par les animateurs du projet de charte lors de leurs rencontres avec des acteurs du territoire. Quatre agents du Parc, opérant au sein d’une «mission de coordination du partenariat» sont en effet chargés de collecter et coordonner les propositions de tous ceux qui le souhaitent (voir contacts), en appui aux chefs de secteurs. La communication avec les conseillers municipaux est une étape importante, d’ores et déjà engagée. Des contacts ont été pris avec les partenaires techniques et des réunions thématiques dans les vallées du parc sont organisées avec les socio-professionnels et les partenaires locaux.

L’élargissement du débat à la population est prévue dans un second temps, dans le courant de l’année 2009.

icon La charte en construction - extrait de l'echo 31 - février 2009 (593.53 KB)

 

Le caractère

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Il est au cœur de la loi dont l’objectif est d’organiser sa préservation, ce qui justifie un effort essentiel de définition, spécifique à chaque espace.
C’est quoi pour vous le «caractère» du Parc ? Pas si simple. En images, en textes, parfois avec un dessin, quelque 130 contributions ont été collectées à l’invitation du Parc. Habitants ou visiteurs des Écrins, parcoureurs et admirateurs fidèles du massif, ils ont témoigné de leur attachement à ce territoire dans la diversité de ses richesses qui, ainsi rassemblées, le rendent unique... mais toujours aussi difficile à définir. Tous ces témoignages sont mis en scène dans une «exposition collective». On peut aussi se faire une idée du foisonnement des contributions sur le site internet du Parc.

Cette nécessaire «définition» ne tiendra pas en quelques lignes mais dans un texte synthétique, également nourri par les réflexions suscitées et animées par le comité scientifique. Ce texte de référence, toujours en maturation, sera un élément constitutif de la charte. L’exercice de style, véritable gageure, consiste à mentionner les composantes naturelles et culturelles qui font la force et l’identité du massif... et qui justifient donc son classement en «parc national». Une manière de dire ce que l’on souhaite préserver.

Juillet 2010 - Un film de 56 minutes "Écrins, esquisse d'un caractère" (voir l'article) a été réalisé par Isabelle Mahenc, cinéaste, et Gérald de Viviés, photographe, à partir des enregistrements sonores de trente "grands témoins" du massif des Écrins.

 

Débardage à cheval...

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À Molines-en-Champsaur, un débardage à cheval est réalisé dans une forêt domaniale du cœur du parc national. Le choix de cette technique a permis d'éviter la création d'une piste forestière.
Lire la suite

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