Pour étudier les interactions des animaux domestiques avec la faune sauvage, il faut aussi mieux comprendre les différentes façons d’élever et de conduire les troupeaux. Sur ce constat de départ, Magali Franc a mené en 2025 une soixantaine d’enquêtes auprès d’éleveurs et de bergers dans les Écrins et la Vanoise. Elle a ainsi décortiqué 53 exploitations pour établir une typologie des élevages. En parallèle, elle a recueilli les témoignages des éleveurs sur la façon dont ils gèrent les interactions avec la faune sauvage (prévention face aux risques sanitaires, à la prédation par le loup, à la compétition alimentaire…) et les impacts qu’elles ont sur le fonctionnement de l’alpage et de leur exploitation agricole.
Le croisement de ces données a permis de mettre en évidence le rôle central des pratiques et des savoirs pastoraux dans l’équilibre entre activités d’élevage et préservation de la faune sauvage. Les conclusions complètes des travaux de Magali sont téléchargeables en bas de page.
Cette étude s’inscrit dans un travail plus large de recherche : une thèse sur la gestion multiple des risques des systèmes d’élevages pastoraux liés à l’interface avec la faune sauvage, portée par Morgane Virapin (UMR Herbivores / INRAE - VetAgro Sup à Clermont-Ferrand).





