Les sols et les parois moins sensibles que les lacs : jusqu’à quand ?
Les deux canicules de 2015 et 2022 ont marqué les esprits, mais aussi les écosystèmes. En montagne, ces deux épisodes ont eu des impacts significatifs et durables sur les parois rocheuses (et leur permafrost), les sols et les lacs. C’est ce qu’a mis en évidence une étude menée sur près d'une centaine de sites dans les Alpes françaises.
Ce sont les lacs qui ont réagi de manière la plus intense, avec un réchauffement de l’eau plus fort que celui de l’atmosphère pendant ces canicules. L’effet a été moindre pour les sols et les parois rocheuses : ils se sont moins réchauffés que l’air pendant ces périodes. Mais les résultats de l’étude suggèrent que ce pouvoir d’amortissement de la chaleur pourrait être affaibli par la répétition des canicules.
De nombreux chercheurs et espaces protégés impliqués dans l’étude
Les résultats de l’étude sont consultables librement en ligne.
Ces travaux se sont appuyés sur un large jeu de données produites par de nombreux partenaires (chercheurs académiques et espaces protégés) de la Zone Atelier Alpes sur une période maximale de 1999 à 2022. Dans le parc national des Écrins, l’étude a été alimentée par des mesures réalisées sur les cinq lacs sentinelles du massif (Pétarel, Pisses, Plan Vianney, Muzelle et Pavé), sur certains alpages sentinelles principalement côté Durance, et sur des parois situées surtout au nord du massif.




