Une formation commune aux Parcs nationaux alpins
Après Barcelonnette en 2022, c’est l’aérodrome de Gap-Tallard qui a été choisi pour accueillir la journée de formation et de sensibilisation organisée par le Parc national du Mercantour. Une formation commune aux Parcs nationaux alpins qui partagent les mêmes enjeux de protection de la biodiversité. Julien Charron, chargé de mission activités de pleine nature au Parc national des Écrins et intervenant à la formation, nous en dit un peu plus. « Cette journée s’adresse aux pilotes de planeurs, de parapentes et d’hélicoptères. Fédérations, clubs, aérodromes locaux, écoles de parapente, armée, sociétés d’hélicoptères privées… : nous avons invité très largement les pratiquants pour toucher le plus de monde possible. » Le défi a visiblement été relevé, puisqu’une quarantaine de participants a fait le déplacement le vendredi 29 mai.
Mieux faire connaître les risques en lien avec les rapaces
Le but de cette journée était double. Tout d’abord, les pilotes ont été sensibilisés à la biologie des oiseaux, en particulier des grands rapaces, et aux conséquences potentielles d’un survol. « Le dérangement par un survol, même non motorisé, peut être important, explique Julien Charron. C’est aussi le cas pour les ongulés. » Les formateurs ont également abordé le risque – réel – de collision d’un aéronef avec un grand rapace. Dans un second temps, des représentants des trois Parcs nationaux alpins ont expliqué leur réglementation quant au survol de leur territoire respectif. Planeurs, drones, parapentes, hélicoptères… sont en effet soumis à des dispositions particulières, qui ne sont pas les mêmes d’un parc national à l’autre. Julien Charron confirme : « Ce type de formation témoigne d’une volonté d’aller vers les pratiquants pour mieux faire connaître nos réglementations, et pouvoir répondre à leurs questions. »
Du côté du Parc national des Écrins, la journée du 29 mai s’inscrit en complément d’un webinaire organisé en février 2026 pour les pilotes de la Fédération française de vol en planeur.
Pour les rapaces, en particulier le gypaète barbu, le risque lié au survol est de deux types : une collision qui peut blesser ou tuer l’oiseau (et occasionner des dommages matériels et humains), et un dérangement qui peut occasionner du stress à l’animal, avec un risque d’abandon du nid en période de reproduction.




