Les mesures d’accumulation de l’hiver 2026 ont été réalisés les 26 et 27 mai au glacier Blanc par les équipes du Parc national et de l’IGE (Institut des Géosciences de l'Environnement). L’enneigement hivernal accumulé cet hiver est tout juste dans la moyenne des 27 dernières années, avec une épaisseur moyenne de neige de 3,10 mètres sur l’ensemble du glacier (entre 1,9 mètre à 2800 m et 7 mètres de neige à 3960 m d’altitude à proximité de la brèche Lory). Ceci représente une lame d’eau de 1,48 mètre sur les 400 hectares du glacier Blanc (un stock de 6 millions de mètres cubes d’eau emmagasiné cet hiver).
Il s’agit somme toute d’une bonne réserve, car la fonte totale de neige et de glace avoisine les 13 millions de mètres cubes d’eau chaque été depuis 2014, et ceci conduit le glacier à perdre un volume net de 4 à 5 millions de mètres cubes chaque année. Depuis la fin de l’hiver, entre le mois de mai et la fin juin, juste avant la seconde canicule de ce printemps observée entre le 17 et le 28 juin, l’épaisseur de neige a diminué d’environ 1,5 mètre (environ 2 mètres vers le front du glacier et 1 mètre dans les parties supérieures du glacier) en raison de la densification de la neige (le tassement est d’environ 20 %), mais surtout de la fonte de la neige. Celle-ci s’est faite à un rythme de 2 à 3 centimètres par jour.
Le glacier a donc abordé les deux épisodes de canicule avec sa couverture de neige. Celle-ci l’a bien protégé du fort rayonnement solaire alors que les températures de l’air très élevées ont dépassé en journée +11°C à 3 200 mètres d’altitude sur le glacier...




