5 gypaètes pour les 50 ans du Parc !

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Un joli cadeau (un peu en avance) pour le Parc national des Écrins à l’approche de son demi-siècle : désormais, 5 gypaètes barbus, un trio et un couple, sont installés dans le nord du massif. Du côté du trio « historique » du Chambon, une ponte a eu lieu le 29 décembre dernier.

Le trio du Chambon s’expatrie…Gypaète barbu à la bosse de Chamoissière © C. Coursier - PNE

Présent en haute Romanche depuis au moins 2016 avec 4 reproductions réussies côté isérois, le trio de gypaètes a cette année beaucoup hésité sur le choix géographique de l’aire… Après de premiers accouplements fin octobre, le trio a commencé par recharger une ancienne aire d'aigles plus en amont dans la vallée, côté Hautes-Alpes, avant de recharger l’une de leurs anciennes aires iséroises... puis d’en commencer une nouvelle !

Finalement, leur choix s’est porté sur le premier site, haut-alpin donc. Même si les sites sont proches (et que les limites administratives ne représentent rien pour les animaux !), la nouvelle est à noter : il s’agit de la première reproduction du gypaète barbu dans les Hautes-Alpes. Car la reproduction du trio a connu une étape décisive la semaine dernière : une ponte le 29 décembre.

Gypaète barbu survolant le col de Vallonpierre © T. Maillet - PNE

Un couple établi dans le Vénéon

Les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là, puisqu’un autre couple de gypaètes s’est installé dans la vallée du Vénéon, côté isérois du parc national. Ils ont choisi leur aire, s’y posent régulièrement, marquent leur territoire, mais aucune ponte n’a été signalée pour le moment. « Rien d’alarmant, commente Yoann Bunz, chargé de mission faune au Parc national. La ponte peut avoir lieu courant janvier sans problème. » Affaire à suivre donc !

Gypaète à la falaise de Pantalon au Monêtier © C. Coursier - PNE Quoi qu’il en soit, l’installation d’un 2e couple de gypaètes est la preuve de la recolonisation du massif par le rapace. « Et c’est une très bonne nouvelle, se réjouit Yoann. Un autre couple s’est également reproduit l’an dernier en bordure du massif, au col du Galibier. On voit bien que petit à petit, l’espèce recolonise l’ensemble des habitats favorables. »

Un suivi régulier des reproductions

S’il est possible de communiquer ces informations, en particulier les plus récentes, c’est grâce à l’engagement et à la passion des agents de terrain du Parc national, mais aussi de bénévoles, qui peuvent passer des heures à guetter à la longue-vue les agissements des rapaces, souvent dans le froid. Qu’ils en soient remerciés !