Participer et agir en faveur d’un développement durable basé sur la valorisation des patrimoines
Prendre en compte les patrimoines dans les projets
Les patrimoines du parc national des Écrins constituent une richesse commune. La conservation de ces atouts écologiques et économiques est de la responsabilité de chacun. Les projets territoriaux et documents de planification doivent prendre en compte ces patrimoines. Le Parc met donc à disposition ses connaissances. C’est le cas notamment dans les documents d’objectifs Natura 2000, les contrats de Pays, les documents d’urbanisme, les programmes d’aménagements forestiers, etc.
Aménager les vallées et les sites avec les principes du développement durable
L’accessibilité et la découverte des patrimoines naturels et culturels sont des priorités. Ces aménagements raisonnés intègrent dans leur réalisation les notions de réversibilité, de mise en valeur de la nature et de l’identité des sites. Ces principes sont appliqués à l’aménagement des portes d’entrée, cabanes pastorales, refuges, aménagements de villages ou hameaux.
Réduire les sources de dégradation des patrimoines
Générations et activités se sont succédées sur le massif des Écrins laissant sur place les traces de passage, d’habitations et d’exploitations. Cet héritage est porteur de valeurs, parfois aussi de cicatrices. Requalifier les sites en éliminant les installations obsolètes est une priorité : nettoyage des abords de refuges, des installations industrielles passées, des appareils de mesures obsolètes, etc. Mais au delà des opérations de nettoyage, la limitation de la production de déchets et de polluants en amont reste la plus efficace.
Développer des productions et des pratiques en lien avec le caractère du massif
Le territoire des Écrins classé en parc national est synonyme de qualité. Ce classement peut être un atout pour le développement des activités touristiques et artisanales. Avec les organismes socioprofessionnels représentants l’ensemble des entreprises du bâtiment, le Parc initie et développe des formations spécifiques autour de chantiers démonstratifs. Il s’agit de gérer et transmettre le patrimoine architectural exceptionnel qui forme le cadre de vie du territoire. Fours, lavoirs, chapelles sont autant d’opportunités pour partager et valoriser un patrimoine de qualité qui deviendra demain une ressource dans la construction d’une offre d’accueil et de découverte spécifique.
Alpages et patrimoines, des ressources à partager
Dès l’origine, le Parc a eu pour objectif constant de préserver les pratiques et les usages agricoles traditionnels, garant du maintien et de la transmission d’un patrimoine exceptionnel. Le Parc met en œuvre toute une panoplie de mesures en partenariat avec les Régions et l’Etat et les organismes socioprofessionnels compétents. Des outils sont mis en place (MAE, CTE et CAD pour les connaisseurs) pour assurer la préservation d’espèces sensibles comme les galliformes, la reine des Alpes ou les tritons en permettant des reports de pâturage ou des mises en défens. Les contrats d’entretien de l’espace montagnard, propres au Parc, participent à cette dynamique. Le bilan de ces années d’expérience montre avant tout l’efficacité du principe de gestion des milieux et des espèces.
Pour en rendre compte, 10 fiches techniques de "Gestion des alpages du parc national des Écrins" ont été rédigées, éditées et diffusées avec le CERPAM en 2006. Elles sont disponibles en ligne, dans la rubrique de téléchargement.
Après plusieurs années de déficit en précipitations, que ce soit en neige ou en eau, des pressions de pâturage qui stagnent ou qui augmentent, l’avenir de la qualité fourragère des alpages est une vraie question. Des tournées de fin d’estive sont organisées depuis 2006 et un "observatoire des alpages" a été mis en place pour suivre les évolutions à partir d’une grille de consommation de la ressource en herbe.
Sentiers, vitrines du parc
Presque 700 km de sentiers sont entretenus en partenariat avec l'ONF dans le cœur du parc ou pour y accéder. À ceux ci s’ajoutent une centaine de passerelles et plus de 800 panneaux de signalétique pédestre. Pour le visiteur, le sentier est la première approche du territoire du parc national. Á travers la qualité de ces itinéraires, c’est une certaine image du massif qu’il conservera. En ce sens, l’entretien de ces itinéraires est une priorité. Une vingtaine de saisonniers sont chaque année employés pour renforcer les équipes en place. La réalisation des ouvrages les plus importants est confiée à des entreprises extérieures. L’entretien et la rénovation des sentiers participent au transfert et à la conservation d’un ensemble de techniques traditionnelles.
Constructions d’altitude
Après avoir privilégié la restauration et la gestion du patrimoine bâti dans le cœur, le Parc développe depuis quelques années des initiatives pour accompagner l’évolution des modes de construction et de réhabilitation en y intégrant l’ensemble des problématiques liées au phénomène du réchauffement climatique. Ses modes de construction traditionnelle guident l’approche du Parc en terme d’aménagement de sites naturels : une "architecture de cueillette", avec le souci d’utiliser des matériaux issus du site en les transformant sur place participe à cette volonté d’économiser la planète aujourd’hui indispensable. Le parc national des Écrins tend à devenir un laboratoire, un terrain privilégié d’expérimentation. Cette démarche se développe principalement dans les sites isolés, dans les projets de construction ou de requalification des refuges et des cabanes d’alpages.
Le Parc en action 
