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Connaître et protéger

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connaitre-protegerConnaître et protéger les patrimoines naturels et culturels du massif des Ecrins

Evaluer l’impact des phénomènes extérieurs sur le territoire

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Les changements climatiques, les mutations d’usages influent sur le fonctionnement des milieux naturels et les activités du massif des Ecrins. Un Parc national s’inscrit dans la durée et se doit d’être à l’écoute de ces variations : les observer suivant des méthodes reconnues pour les comprendre, voire les anticiper. Une batterie de mesures sont réalisées dans cette perspective : suivis de l’évolution des glaciers, des écosystèmes de la réserve intégrale et du parc national, des activités socio-économiques.

La montagne n’est pas à l’abri des pollutions. Les mesures des retombées atmosphériques engagées depuis une vingtaine d’années se poursuivent au Casset. Un état de la pollution aquatique a été réalisé. Les autres sources de pollutions sont à surveiller... et à limiter.

Mesurer l’évolution des milieux pour définir des préconisations de gestion

connaitre-proteger-joubarbeComprendre, connaître les mécanismes qui agencent milieux, espèces et activités humaines mais aussi pouvoir restituer et utiliser ces connaissances permet parfois d’orienter les modes de gestion. Cela nécessite une structuration des données pour un recueil et une restitution adaptés aux demandes. La cartographie des habitats et leurs évolutions sont développées.

Définir les conditions de préservation des espèces

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La connaissance du territoire, des espèces présentes (flore et faune) nécessite une veille permanente. Le patrimoine naturel des Ecrins constitue un patrimoine commun, inestimable et fragile. La responsabilité du Parc s’étend à toutes les espèces, parfois discrètes ou méconnues, communes, emblématiques, remarquables ou rares. Les évolutions naturelles ou liées aux activités humaines induisent des changements de dynamique et de comportements. En plus des suivis plus ciblés sur certaines espèces et d'une veille permanente du territoire, le Parc tente de comprendre et de faire partager les expériences sur des phénomènes parfois nouveaux : pullulations ou arrivées d’espèces, développement de certaines maladies, etc.

Mettre à disposition les éléments caractérisant la mémoire du territoire

connaitre-proteger-sentier-crevassesSi le Parc national a 35 ans, le massif des Ecrins en a plus de 60 millions. La diversité des roches et leur agencement constituent un patrimoine géologique à préserver pour comprendre notre relief. Les occupations humaines se sont succédées et ont façonné le territoire. Connaître les racines est aussi un élément permettant de comprendre le présent et d’envisager l’avenir. Depuis une dizaine d'années, le Parc appuie les recherches archéologiques, et recueille (encore trop partiellement) un patrimoine, peut être le plus vulnérable, les mémoires, gestes et savoir-faire.

L’inventaire des sites géologiques du massif se termine par la structuration des informations qui permettra une consultation et une transmission des données suivant des standards nationaux. Le Parc national accompagne la DIREN PACA avec cette expérience pour généraliser cet inventaire à toute la région. Ce sont plus de 200 sites qui ont été décrits et évalués lors d’un travail collectif regroupant associations, chercheurs, géologues de renom coordonnés par le Parc.

La Réserve intégrale du Lauvitel, espace de référence sur le long terme

Créée en 1995, la réserve intégrale du Lauvitel permet de suivre sur 689 ha, l’évolution naturelle des écosystèmes. Le territoire est exclusivement réservé aux suivis scientifiques d'après un plan de gestion élaboré par le conseil scientifique. Après une période d'inventaire, l'heure est au suivi à très long terme : paramètres physiques du climat et du lac, placettes forestières, lignes de lecture de prairies et de pelouses, suivi de l'avifaune, des micromammifères, des chriroptères...

Des randonneurs satisfaits et fidèles

- 1991, 1996, 2001 et 2006, tous les 5 ans, les visiteurs estivaux du parc national des Ecrins sont comptés, questionnés, écoutés. En 2006, l’enquête menée du 15 juin au 15 septembre a montré une nette satisfaction et une fidélité des randonneurs. A cet aspect est associé un léger vieillissement des personnes et une baisse globale de la fréquentation de 8 % environ. Cette tendance à la baisse est observée sur l’ensemble des massifs montagneux français. Un rapport de synthèse, est édité au printemps et met en valeur les spécificités de chaque secteur et de chaque vallée. Au cours de l’été 2007, aucune évolution significative de la fréquentation n’a été observée.

icon Enquête 2006 - synthèse illustrée des résultats (2.41 MB 2009-03-18 17:35:51)

- En hiver, alors qu’un calme naturel semble s’installer, les activités hivernales sont significatives voire plus importantes. Des territoires délaissés en période estivale sont alors parcourus et les densités de fréquentation sont parfois spectaculaires. Les conséquences de ces activités sur la faune doivent être évaluées. Pour répondre à ces interrogations une méthode de suivi de la fréquentation a été testé en 2006 et 2007.

De l’inventaire au suivi

- Après la phase nécessaire d’inventaire, les besoins de connaissance des espèces et milieux s’orientent vers des suivis plus ciblés et plus pointus. La pertinence des grands dénombrements de quelques espèces telles que chamois ou aigles royaux est une vraie question. Ces méthodes de suivi mises en place depuis l’origine sont peut-être à adapter : que veut-on réellement savoir ? Suivre des évolutions au long terme demande une technicité et des savoir-faire sans cesse accrus et renouvelés.

A lire aussi : Comptage chamois - les méthodes évoluent

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Des données pour quoi faire ?

250 000 données, 350 espèces de vertébrés, 30 000 données sur les invertébrés recueillies et classées. Ces dernières années ont été surtout consacrées à la structuration de ces informations pour qu’elles soient utilisables pour une meilleure gestion du territoire. Définition ou actualisation des protocoles, qualités et structuration des données et leurs mises à disposition restent des enjeux majeurs pour les années à venir.

Le Parc comme territoire de recherches

L’espace parc est un territoire d’accueil pour la recherche scientifique. De nombreux travaux sont réalisés avec différentes structures de recherche. Le Parc national des Ecrins travaille en partenariat avec le Conservatoire botanique national alpin et la Station alpine du Lautaret ses plus proches voisins. De plus, il collabore avec le LECA (Laboratoire d'Ecologie Alpine de Grenoble) sur la biodiversité des habitats (programme « Diversitalp »), l’IMEP (Institut Méditerranéen d'Ecologie et de Paléo-écologie de Marseille) sur la dynamique des paysages, l’IGA (Institut de Géographie Alpine de Grenoble) sur les aspects de mesure physique et la géomorphologie, le LGGE (Laboratoire de Glaciologie et  Géophysique de l'Environnement) et le CEMAGREF sur le suivi de l’évolution des glaciers et le Centre Camille Jullian CNRS UMR 6573 à Aix-en-Provence et l'Université de York (G.B.) sur les recherches archéologiques du massif. Le Parc est cofondateur de la "zone atelier" labellisée CNRS du site Alpes pour suivre les évolutions des habitats par rapport aux changements des usages et du climat.

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Mis à jour ( Lundi, 19 Octobre 2009 08:49 )  

Alpages sentinelles

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